Vive l'Anarchie - Semaine 47, 2022

Sommaire

Gênes : une journée pour les morts par l’etat et en solidarité aux prisonniers en lutte

Publié le 2022-11-21 09:15:06

Une initiative pour les morts par l’État s’est tenue à Gênes le 17 novembre et en solidarité avec les prisonniers et les anarchistes en lutte.
Une quarantaine de compagnon-nes ont traversé certaines rues du centre historique avec des prises de paroles en italien, français et arabe pour se souvenir des décès d’État et en particulier :

Farid Aoufi, 46 ans défenestré le 6 novembre 2008 depuis le troisième étage de la caserne Carabinieri via Ponte Calvi, dans le centre historique;
Jefferson Tomalà, le jeune Équatorien tué à la maison dans son lit  par 5 coups de pistolet tirés par le policier Luca Pedemonte lors d’une intervention de “ soins de santé ”;
Moussa Balde, décédé dans le Centre de rétention de Turin après avoir été emprisonné à la suite d’un passage à tabac subi à Vintimille par trois racistes italiens;
Ahmed Safi, renversé sur l’autoroute il y a quelques jours en tentant de traverser la frontière entre l’Italie et la France.

Les interventions ont rappelé la lutte actuelle des prisonniers anarchistes / et la grève de la faim contre le 41 bis et l’emprisonnement à perpétuité incompressible, la mobilisation en cours pour les soutenir ainsi que tous les responsables de leur détention et l’accusation de « massacre ”: en particulier le rôle de la Direction nationale de la lutte contre la mafia et le terrorisme, du DAP, des Carabiniers et d’un État qui a détenu son pouvoir sur le massacre et qui reste responsable à ce jour des massacres en Méditerranée, de ceux des missions militaires à l’étranger, ainsi que ceux dans les prisons.

Traduit de ilrovescio

Réunion d'information sur la lutte contre le 41 bis et la répression en Italie

Publié le 2022-11-21 10:05:05

Alfredo Cospito, prisonnier anarchiste, est en grève de la faim illimitée en Italie depuis le 20 octobre 2022 pour protester contre le régime d’isolement 41 bis auquel il est soumis et contre la peine de perpétuité incompressible.
Après vingt jours de grève de la faim, Alfredo avait perdu 16 kilo. Trois autres prisonnier·e·s en Italie et en France l’ont rejoint dans sa lutte et se sont aussi mis·e·s en grève de la faim.

Le 41 bis, ça veut dire entre autres horreurs :
une heure de parloir par mois avec Plexiglas, deux heures par jour de promenade en compagnie de trois autres détenus maximum, censure et restriction des lectures (quatre livres en même temps maximum en cellule), etc.

Indymedia Lille

Publié le 2022-11-21 10:45:03

La ZFE, on ne la présente plus. Elle attaque notre portefeuille et veut nous empêcher de rentrer en ville. Nous, pour les 4 ans des GJ, on voulait aussi attaquer au portefeuille, et se venger un peu aussi. Donc on a cramé trois de leur voitures électriques de merde, dans un de leur concessionnaire pourri.

Bon anniversaire les Gilets Jaunes, contre la ZFE et leur ville toute connectée.

On est là.


“Fuori Alfredo dal 41 bis!”, il 26 novembre presidio a Brescia

Publié le 2022-11-21 15:50:03

“Fuori Alfredo dal 41 bis!”, il 26 novembre presidio a Brescia

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Riceviamo e diffondiamo

 

Turin: Présence solidaire le 20 novembre

Publié le 2022-11-21 19:40:08

Turin – Dimanche 20 novembre 2022, le 31ème jour de grève de la faim par le prisonnier anarchiste Alfredo Cospito, auquel Juan Sorroche, Ivan Alocco et Anna Beniamino se sont joints, une présence solidaire avec slogans, interventions, collages et banderoles s’est déplacée dans le centre-ville, et a rompu le silence face à la létalité de la prison, la torture du 41bis et l’emprisonnement à perpétuité incompressible, et a exprimé sa solidarité inconditionnelle avec l’initiative des compas de la grève de la faim.
Lorsque les solidaires sont arrivé-es devant l’église de la « Gran Madre », un groupe d’entre elleux était déjà à l’intérieur du temple, l’occupant avant le début de la messe de 11 heures. Après que les CRS aient forcé le rassemblement des solidaires à la porte d’entrée de l’eglise, les solidaires qui étaient à l’intérieur sont sortis et ont rejoint la procession qui a parcouru le centre via Po jusqu’à la Piazza Castello, où des banderoles ont été suspendues et des interventions ont eu lieu. Les solidaires ont ensuite dispersé la manif sans plus d’ennui avec DIGOS et autres uniformes.

 

 

Marseille: charivari anti-gentrification le samedi 26 novembre 2022

Publié le 2022-11-21 20:05:06

Marseille: charivari anti-gentrification le samedi 26 novembre 2022

Grand charivari festif et offensif contre la gentrification. Départ de la Plaine le 26 novembre aux alentours de 15h avec de quoi faire du bruit et vos valises à roulettes (subtilisées ou non à des badauds fraichement sortis d’un Airbnb).

Le saviez-vous ? 16 000 annonces Airbnb en août dernier à Marseille, 2ème ville après la capitale pour la plateforme numérique dégueu qui assèche nos quartiers.

Des loyers qui explosent en centre-ville, les prix aussi, des commerces branchés, des valises à roulette qui se répandent un peu partout. Et même des immeubles en péril parfois transformés en T1 pour acheteurs pétés de thune ou touristes d’un soir…

Marseille subit de plein fouet la brutale transformation urbaine et sociale qui porte un nom : gentrification.

Avec elle, promoteurs immobiliers, élus flottants et appétits dévorants.
Les Marseillais.es seraient en apparence impuissant.e.s devant ces forces qui les dépassent.

Wallou ! La coordination des luttes anti-gentrification appelle dans la foulée des réflexions et soirées passées à la contre-offensive en forme d’un grand Charivari contre la gentrification. Au menu, des chorales à qui mieux mieux, des valises à roulette à n’en plus finir, des ballades surprises à tout va, des gentrifieurs de tous bords à retrouver dans une grande chasse aux trésors…

A bonnes entendeuses, venez armées !… de vos valises à roulette (dress code franchement recommandé) !

[Publié le 19 novembre 2022 sur Mars-Infos.]

Taggia ( Ligure ) : Incendie d’une usine travaillant avec les CPR et les prisons

Publié le 2022-11-22 11:15:06

Rogo Marr : la piste des anarchistes apparaît
Similitudes entre l’incendie d’Arma di Taggia et l’attaque d’Anzola à Bologne

 © ANSALa piste anarchiste apparaît, à côté de celle du crime organisé, sur l’attaque de l’usine Taggia della Marr (une entreprise fondée à Rimini en 1972, qui s’occupe de la distribution de produits alimentaires), qui a brûlé le 13 novembre dernier.

Il n’est pas exclu que l’épisode d’Imperia puisse être lié à ce qui s’est passé ces derniers jours à l’usine Marr d’Anzola, dans la ville métropolitaine de Bologne, où – selon ce qui a été rapporté par Il Resto del Carlino – quatre cocktails Molotov non explosés ont été trouvés, qu’ils avaient été placés sous autant de camions garés dans le dépôt de l’entreprise.

En ce qui concerne Anzola, il semble que l’attaque ait été revendiquée par des anarchistes, qui s’opposent au fait que l’entreprise approvisionne les cantines des prisons et le CPR en produits alimentaires. Dans les deux cas, la police enquête. Le Marr di Taggia avait fait l’objet d’une autre attaque, dans la nuit du 29 au 30 septembre 2018, au cours de laquelle sept camions avaient été incendiés

Traduit de la presse Ansa

Bologna, 1° dicembre: Presidio solidale al tribunale di sorveglianza

Publié le 2022-11-22 11:45:03

Bologna, 1° dicembre: Presidio solidale al tribunale di sorveglianza

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Riceviamo e diffondiamo

Sassari, 27 novembre: presidio al carcere di Bancali in solidarietà ad Alfredo

Publié le 2022-11-22 11:45:04

Sassari, 27 novembre: presidio al carcere di Bancali in solidarietà ad Alfredo

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Riceviamo e diffondiamo:

Domenica 20 novembre dal presidio al carcere di Bancali abbiamo mandato musica per Alfredo Cospito, letto i comunicati di Anna, Juan e Toby, letto la lista di azioni di solidarietà dell’ultimo mese!

Domenica 27 novembre dalle 16 saremo di nuovo sotto le mura del carcere di Bancali per portare la nostra solidarietà ad Alfredo!

Rinnoviamo la proposta di inviarci messaggi da fargli arrivare tramite l’amplificazione! potete scrivere a evaliber2@inventati.org  “

Torino, resoconto del 20 novembre: occupata la chiesa della Gran Madre e poi corteo

Publié le 2022-11-22 11:45:07

Torino, resoconto del 20 novembre: occupata la chiesa della Gran Madre e poi corteo

Gran Madre

Riceviamo e diffondiamo

Torino – Domenica 20 novembre 2022, al trentunesimo giorno di sciopero della fame del prigioniero anarchico Alfredo Cospito, al quale si sono uniti Juan Sorroche, Ivan Alocco e Anna Beniamino, si è mossa per il centro della città una presenza solidale con slogan, interventi, attacchinaggi e striscioni che hanno rotto il silenzio rispetto alla letalità del carcere, alla tortura del 41bis e dell’ergastolo ostativo, e hanno espresso la solidarietà incondizionata all’iniziativa dei compas in sciopero della fame.
Quando i/le solidali sono arrivati davanti alla chiesa della Gran Madre, un gruppo di loro era già all’interno del tempio, occupandolo prima che iniziasse la messa delle 11. Dopo che la celere ha forzato i picchetti dei solidali alla cancellata di ingresso al tempio, i/le solidali che si trovavano all’interno sono usciti e si sono uniti al corteo che ha percorso la centrale via Po fino a Piazza Castello, dove sono stati appesi striscioni e fatti interventi. I/le solidali hanno poi sciolto il corteo senza ulteriori noie con DIGOS e divise.

Matinée venteuse chez les vendeur.euses de condos

Publié le 2022-11-22 13:35:07
Nov 222022
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Ce lundi 14 novembre, les courants d’airs seront les seuls visiteurs des bureaux de vente des condos Le Moden, métro Frontenac.

La ville est déja fucking laite mais les nouveaux condos nous font quand meme chier. La yopisation de la place Frontenac et du quartier Centre-Sud est imminente. La domination du capitalisme avance a grands pas. N’attends pas une seconde de plus pour pratiquer ton lancer fracassant avec tes chum.e.s!

CLOU DE CHEMIN DE FER:
-accessibilité 9/10
-impacte 9/10
-discretion 7/10 (moins bruillant qu’on pensait)
-maniabilité 10/10
-fun 10/10

Affaire du 15 juin : où en sont nos camarades ?

Publié le 2022-11-22 22:45:03

Début octobre, était mis en ligne sur La Bogue l’interview réalisée par Radio Vassivière, radio associative du Plateau de Millevaches, de Marie-Claire, l’une des trois mis.e.s en examen pour l’affaire du 15 juin.
Ses propos ont été retranscrits et elle les a enrichis de quelques réflexions.
En pièces-jointes, deux documents permettront d’avoir les dernières nouvelles (dont des bonnes, enfin). L’un concerne les contrôles judiciaires, le second rappelle les principaux événements depuis ce funeste 15 juin 2021.



Chronique d’une arrestation ordinaire

Rappel des faits

Le 15 juin 2021, dans plusieurs endroits du Limousin, la police antiterroriste a arrêté une dizaine de personnes entre la Creuse et la Haute-Vienne. Douze personnes ont été perquisitionnées, six ont été mises en garde à vue dont certaines pendant 4 jours, trois seront mises en examen sous contrôle judiciaire. Les faits instruits dans l’enquête menant à ces arrestations sont, d’une part, des incendies qui ont eu lieu début 2020 à Limoges sur des véhicules Enedis avec des revendications taguées contre le déploiement des compteurs Linky et, d’autre part, début 2021, près de Limoges, l’incendie du relais des Cars sur des émetteurs de tv, téléphone. Les accusations vont de "destructions en bande organisée" à "participation à un groupement formé ou une entente établie en vue de la préparation (…) d’un ou plusieurs crimes ou délits punis de 10 ans d’emprisonnement" soit la fumeuse "association de malfaiteurs".

Interpellation

Danièle :
Tu es à la retraite depuis un an. Tu as été toute ta carrière institutrice, impliquée syndicalement et dans la vie locale. Ta sensibilité pour le vivant t’a amenée à t’intéresser à des problématiques rangées sous l’étiquette de l’écologie. Tu chantes dans des chorales qui donnent de la voix à ces problématiques. Il y a quinze mois, le 15 juin 2021, tu as été violemment interpellée chez toi avant d’être mise en examen sous le chef d’inculpation d’association de malfaiteurs. Est-ce que tu peux nous décrire les conditions de ton arrestation ?

Marie-Claire :
Le 15 juin 2021 à 6h15 du matin, je dormais encore. Je m’apprêtais à me réveiller et à aller à l’école pour une dernière ligne droite avant ma retraite, puisque c’était trois semaines avant les vacances scolaires et la fin de ma carrière. J’ai entendu des cris dehors. Je me suis levée et ai regardé par la fenêtre. J’ai vu un spectacle ahurissant. Le hameau était rempli de gens en uniformes, surarmés, avec des cagoules. Un mauvais cauchemar en somme. Mais ce n’était pas un cauchemar ; c’était bien chez moi, enfin dans mon hameau, que ça se passait. J’ai eu très peur. J’ai compris que c’était chez mon voisin que ça hurlait. Je suis descendue, paniquée, en imaginant le pire. Je suis sortie et dans le même temps des policiers sont arrivés à ma porte. J’ai demandé : « Qu’est-ce qu’il se passe, enfin ? ». On m’a attrapée, rentrée dans la maison, mis les menottes, assise sur mon canapé et je me suis dit : « Ouf ! Ce n’est pas mon voisin. Il n’y a pas eu de malheur en fait ! ». Je crois que la redescente a été salutaire pour moi. Je ne suis pas retournée en panique et mon cerveau s’est déconnecté en fait. Cette situation était tellement surréaliste. Je ne comprenais pas du tout ce qu’ils faisaient chez moi, pourquoi il y avait autant de monde, pourquoi ils m’avaient mis les menottes. On m’a lu un chef d’inculpation avec toutes les accusations. Je ne comprenais absolument rien de ce qui se passait. Ce qui m’importait sur le coup c’était de demander : « Vous faites quoi ? Pourquoi vous êtes chez moi ? » et on me répondait « Ouh ! lala ! Mais madame si on est là ce n’est pas pour rien ! On sait tout, vous êtes au courant forcément. » Je ne comprenais rien à rien. J’ai demandé : 
« Mais vous faites quoi là ? 
On va perquisitionner et vous emmener ».
 Alors j’ai dit : « Non, non, là, il faut que j’aille à l’école ! » ce qui a déclenché des éclats de rire dans les uniformes et ils ont continué :
« Vous savez, ce qu’il vous arrive c’est grave, l’école n’est pas la priorité.
Oui mais moi je suis directrice d’école et on m’attend. »
Devant mon insistance, ils ont appelé l’inspection de l’éducation nationale pour prévenir. J’étais obnubilée par cette histoire qu’il fallait que je prévienne, que je ne pouvais pas quitter l’école comme ça. C’était un mardi matin en pleine semaine.
Donc il y a eu la perquisition de la maison qui a duré des heures et des heures. Il fallait que je suive. Ils me posaient des questions, je ne répondais pas forcément. Il fallait que je suive parce que je devais être présente et témoin de ce qu’ils fouillaient, prenaient pour mettre dans les scellés. Tout un protocole complètement dingue qu’on voit dans les films ou qu’on lit dans les livres. C’est à ce moment-là, en observant, que j’ai réalisé qu’il y avait la SDAT (sous direction de l’antiterrorisme), le PSIG d’Aubusson, la police judiciaire. J’ai appris plus tard qu’il y avait des gendarmes qui barraient les routes d’accès au hameau. Cette opération avait commencé très tôt dans la nuit.
Après on m’a emmenée à Limoges, menottée dans le dos pour un voyage de 1h30 avec déviations et erreurs d’itinéraire grâce à l’abus de confiance en un GPS de la part de personnes ne connaissant pas le territoire. Il y avait beaucoup de gens rassemblés dans le hameau et qui étaient apparemment très choqués de ce qu’il m’arrivait. Et ça m’a fait du bien de les voir. Je me suis dit okay ils m’emmènent à Limoges, très bien, on va suivre, ça va se régler, qu’est-ce que c’est que cette plaisanterie.

Garde à vue

Ce n’était pas une plaisanterie. Puisqu’une fois arrivée à Limoges je suis restée quatre jours en garde à vue, l’ancien régime de l’antiterrorisme qui est maintenant passé dans le droit commun. Et on m’a interrogée longuement. J’ai été accompagnée par un avocat qui m’a beaucoup soutenue et qui m’a demandé de garder le silence [à ce propos se reporter à l’article [https://labogue.info/spip.php?article1331]]. Je ne comprenais rien de ce qu’on me disait et je ne connaissais rien de ce dossier. C’est un droit de garder le silence en garde à vue et je le conseille vivement à tout le monde parce qu’on est dans un état psychologique de choc, on ne sait pas de quoi on nous parle et parce que l’avocat ne connaît pas le dossier lui non plus. Il n’y a que les policiers, en face, qui connaissent le dossier, qui essaient de piéger les gens jusqu’à ce qu’ils s’accusent eux-mêmes. C’est vraiment un travail de psychologie sur les gens et on n’est pas à armes égales avec eux. On est en état de choc, on n’est pas formé ni pour manipuler les gens ni pour résister à ces stratégies de manipulation.
À la sortie de ma garde à vue, la juge, après avoir entendu un résumé de l’affaire par la police, m’a mise en examen sous contrôle judiciaire pour association de malfaiteurs. C’est-à-dire qu’on a des amis qui sont peut-être impliqués dans des actions, des délits, qui se retrouvent au centre d’une enquête et on peut être accusé d’association de malfaiteurs. Ce mot fait très très peur mais ça peut arriver à tout le monde. C’est, pour reprendre un terme que l’on a beaucoup entendu dans un autre contexte, ce que j’appelle « cas contact d’un cas suspect » !

Danièle :
À l’occasion de cette affaire tu as découvert que tu as fait l’objet, pendant plusieurs mois avant l’arrestation, d’une surveillance policière particulière.

Marie-Claire :
Dans les interrogatoires, pendant les 4 jours de garde à vue, on commence à comprendre pourquoi on est là, quelle est la logique du récit policier qui fait qu’on est venu m’arrêter. Même si ça paraît délirant, il faut essayer de comprendre leur logique à eux, ce qu’ils se sont racontés pour aller me chercher, moi. Et effectivement, on s’aperçoit qu’on a été surveillé. Et puis après, en ayant accès au dossier – puisqu’en tant que mis en examen on a accès au dossier de l’instruction – il y a une autre violence : on a été suivi, écouté, les courriers éventuellement lus, les domiciles des amis chez qui on était sur écoute, les voitures, les téléphones. Je me suis aperçue que des policiers de la SDAT étaient envoyés à Limoges pour suivre les manifestations. La SDAT – sous direction de l’antiterrorisme - on voit tout de suite des trucs horribles, les attentats, des massacres. Mais il faut savoir qu’il y a un tiers des effectifs qui est dédié à la surveillance des militants notamment ceux qu’ils disent d’ultragauche et/ou écologistes. Alors les agents de la SDAT suivent des gens en manifestation pour voir leur attitude, leurs liens avec d’autres. Ils font du renseignement. Il s’agit de manifestations autorisées, où je suis allée, pour la défense des retraites, du service public, du climat, où en général je chante. D’ailleurs la récolte était maigre : on n’a rien su me reprocher durant ces manifestations.

Contrôle judiciaire

Danièle :
Après la garde à vue, tu as pu retourner chez toi, placée sous contrôle judiciaire. De quelles contraintes il s’est agit jusqu’à maintenant ? Tu as fait plusieurs fois appel pour obtenir la levée de ce contrôle. Peux-tu nous dire ce que ça implique de vivre avec ça ?
Marie-Claire :
Quand je suis sortie de garde à vue, j’ai été placée sous un contrôle judiciaire sévère (heureusement à ce jour Marie-Claire n’est plus sous contrôle judiciaire lire le doc en PJ) : je ne pouvais pas sortir du département de la Creuse, or j’habite à la frontière de trois départements – Creuse, Corrèze, Haute-Vienne et quand on habite sur le plateau de Millevaches, la vie sociale, économique, relationnelle, etc. se déroule sur les trois départements. D’ailleurs ma fille et mon petit-fils habitent à 10 km… en Corrèze. Donc je ne pouvais pas aller voir ma fille ni mon petit fils ; je ne pouvais pas aller au marché à Eymoutiers (tout le plateau y va au marché), au cinéma Art et essai, à la piscine sans chlore de Saint-Léonard-de-Noblat, bref, c’était assez cauchemardesque. J’avais une vision très traumatisante du territoire avec la Creuse et moi tout au bout, tout près du barbelé qui entourait ce département. Je n’avais pas le droit de participer à des manifestations sur la voie publique, je n’avais pas le droit de voire cinq personnes dont deux inculpé.e.s et trois qui ne le sont pas, qui avaient le droit d’aller où ils voulaient mais je ne pouvais pas avoir de contact avec ces gens qui ne sont d’ailleurs pas dans mon cercle d’amis. Je devais également pointer tous les quinze jours à la gendarmerie de Gentioux. Je crois que je n’ai rien oublié. Ça a duré six mois. On a fait plusieurs demandes avec mes avocats pour lever ce contrôle judiciaire, ça a été refusé à chaque fois. En faisant appel on a obtenu quelques miettes au fur et à mesure. Les quelques miettes c’était : d’accord vous pouvez aller partout mais pas en Haute-Vienne. Là, l’image de mon territoire s’est transformée en un vaste espace avec un trou à la place de la Haute-Vienne. Je pouvais quand même participer à un concert de chorale, la juge ayant précisé que manifestation publique ne voulait pas dire un concert de chorale dans la rue ou une place publique ce qui me permettait de continuer à chanter et à pratiquer une activité culturelle que j’adore. Le reste n’avait pas bougé. Puis dernièrement, ça c’est un peu allégé de nouveau : je peux aller partout, en France ; avant je pouvais aller à l’étranger et j’avais uniquement la Haute-Vienne d’interdite, maintenant je n’ai plus l’autorisation pour l’étranger ! Ce sont des écritures. Ils ne se rendent pas compte qu’en nous donnant quelque chose ils nous en enlèvent ; ça c’est… la justice ! Et je dois pointer seulement une fois par mois à Gentioux, ce qui tombe bien parce qu’il n’y a pas souvent de fonctionnaires à la gendarmerie de Gentioux et c’est assez difficile pour pouvoir signer le contrôle judiciaire. Apparemment la brigade de Gentioux-Pigerolles est « mutualisée » avec Felletin et Royère-de-Vassivière et, comme partout dans le service publique, il y a un manque d’effectifs. Donc, théoriquement, il y a une permanence de 14 à 18 heures le mardi, mais souvent ils sont en opération à l’extérieur, etc. Donc quand j’allais pointer, souvent il n’y avait personne, je devais sonner, être en communication avec Felletin qui me disait « Ah ! C’est pas possible, il faut appeler ». Donc il faut prendre rendez-vous avec les gendarmes pour signer son contrôle judiciaire !

Gérard :
Précisons que nous sommes dans un département rural, que Felletin est à 25 km de Gentioux et qu’ils ont du mal à mettre en place un contrôle judiciaire avec pointage en gendarmerie. Donc situation kafkaïenne…

Marie-Claire :

Souvent, ils sont agacés eux aussi par ça parce qu’ils doivent faire des allers retours juste pour me faire signer, ils doivent trouver des gendarmes qui sont en opération ailleurs, je dois revenir le lendemain. Il m’est arrivé de mettre trois jours avant d’avoir un rendez-vous pour pouvoir signer.
Un contrôle judiciaire, théoriquement, sert pour les besoins de l’enquête. Donc c’est pour éviter la réitération des faits – avec l’association de malfaiteurs je ne voix pas ce que ça peut être… il ne faut plus que j’ai d’amis ! Le contrôle judiciaire est aussi mis en place pour éviter une communication entre les inculpés, la préparation d’un récit commun ou la destruction de preuves. Ce sont des interdictions et des obligations qui sont plus ou moins contraignantes pour les personnes. Il faut savoir que le contrôle judiciaire est appliqué à des gens qui n’ont pas forcément une implication énorme dans certains dossiers. On pourrait croire qu’un contrôle judiciaire c’est parce qu’on a des preuves, des éléments vraiment importants pour mettre en examen les gens. En fait non ! Il y a eu un glissement de la Justice depuis quelques années. Dans la logique de "justice", pour être mis en examen, sous contrôle judiciaire, il faudrait que les enquêteurs aient des éléments probants. Maintenant il suffit de faisceaux d’indices concordants, des soupçons de corrélations. C’est très flou.

Gérard :
« des raisons plausibles de supposer que... »

Marie-Claire :
Exactement ! Le conditionnel est vraiment surexploité. On met en examen, sous contrôle judiciaire voire en détention provisoire des personnes que les renseignements génér"eux" désignent comme potentiellement "activistes", sans preuves et en foulant aux pieds joyeusement la présomption d’innocence. Quand on croit encore à la Justice, à son fonctionnement, on se dit que les gens placés en détention provisoire ont forcément été pris en flagrant délit ou qu’il y a des preuves. Mais non, pas du tout. Les contrôles judiciaires, c’est pareil, il n’y a pas forcément de preuves. La garde à vue et les arrestations spectaculaires servent éventuellement à recueillir des aveux, faire pression sur les gens, les faire craquer. Une perquisition sert à chercher des preuves, à faire du renseignement, à faire des liens entre les gens, les militants, etc. C’est un peu gratuit, le contrôle judiciaire, en France. Sauf que c’est une atteinte à la liberté des gens, c’est une souffrance psychologique, sans compter les arrestations qui sont d’une violence inouïe.

Danièle :
On peut dire aussi que c’est une forme de punition avant un jugement qui n’interviendra peut-être que dans plusieurs années.

Marie-Claire :

Oui, c’est l’idée. C’est le sentiment qu’on a face à ces mesures arbitraires, injustes. On se dit okay ils nous détestent. Ils nous détestent mais pourquoi ? On essaie de s’opposer à une logique mortifère de ce monde, on essaie de dénoncer des abus sur le vivant, sur les gens, le social, etc. On n’est pas de leur bord. C’est une sorte de punition sans jugement, d’avertissement et de menace sur le seul critère de nos opinions politiques qu’on n’avait pas cru utile de taire !
Les journaux s’en donnent à cœur joie avec des titres terrifiants et des descriptions de personnes qui sont tout aussi claires que s’ils donnaient leurs noms et prénoms. Encore une violence, médiatique celle-là, tentant de démolir la réputation de personnes pour vendre des journaux en flattant du côté du manche.
Après mon arrestation, le directeur académique m’a suspendue de mes fonctions de directrice d’école et d’enseignante, à titre conservatoire, pour me protéger et protéger le service a-t-il précisé. Sauf qu’il n’a fait que bafouer la présomption d’innocence à laquelle j’avais droit et m’a volé ma fin de carrière contre mon avis, celui des élus de Gentioux-Pigerolles et des parents d’élèves qui avaient communiqué à monsieur le directeur académique leur souhait de me voir terminer l’année scolaire dans l’école communale.
C’est une telle violence, sur la violence déjà subie, que je n’ai pas de mots pour décrire mes sentiments d’alors. Une longue période de dépression nerveuse et d’abattement a suivi cette décision cruelle et inhumaine.

Danièle :
En plus de ça pour te défendre tu as du dévoiler une partie de ta vie intime en rendant publique le fait que tu avais une relation affective avec une autre personne inculpée dans cette affaire. Comment tu as vécu ça ?

Marie-Claire :
Comme une autre violence, une énième violence. Toute cette affaire n’est que violence de la part de la police et de la justice. En ce qui me concerne, je trouve que c’est un véritable scandale. On n’est plus dans un État de droit. On ne peut plus sérieusement croire ni en la démocratie ni en la justice de ce pays. C’est une orchestration d’injustice, de pression sur les gens, d’humiliation de la part d’un pouvoir arbitraire et il faut bien qu’on sente ce poids sur la nuque. Tout est fait pour qu’on le sente bien, à chaque instant. Et effectivement, se faire arrêter chez soi, gardée à vue, mise en examen, placée sous contrôle judiciaire, et après ; qu’est-ce qu’il nous reste pour nous défendre ? Alerter l’opinion publique en disant : « Regardez ce qu’il se passe, ce qu’on nous fait ». Il reste à dévoiler des choses intimes auxquelles ils se sont attaquées et étaler sa vie. De toute façon, eux, sont allés gratter dans notre vie. Ils ont fouillé partout, alors on le publie aussi parce qu’il faut que les gens comprennent ce qu’il nous est arrivé. C’est difficile de garder dans l’intimité les choses qui ont été violées par la police et la justice, et de demander aux gens de comprendre qu’on est dans une situation terrible. En fait on est obligé à un moment d’expliquer aux gens que dans toutes ces violences et ces injustices, il y a encore une violence et une injustice supplémentaire. Nous avions une relation amoureuse depuis trois ans Anne et moi. Pourquoi la justice a-t-elle utilisé cette information pour faire pression sur nous deux ? Serait-ce de l’homophobie, l’occasion de profiter d’une situation ? Depuis plus de 16 mois, je n’ai pas pu revoir Anne mise en examen elle aussi. Comment peut-on justifier de séparer deux personnes qui s’aiment, briser leur vie pendant des mois, des années peut-être sans même leur permettre de s’expliquer sur les faits qui leur sont reprochés ?
Pendant un an la justice n’a pas eu le temps de nous entendre et même après un premier interrogatoire elle continue à nous broyer en silence. Notre relation amoureuse n’est sans doute pas conforme au modèle de la famille nucléaire hétéronormée et peut-être paie-t-on pour ça aussi, en 2022, en France, comme beaucoup de personnes qui pensent et vivent différemment de la norme dominante ?
Nous sommes des victimes parmi tant d’autres de cette machine à élaguer tout ce qui dépasse.
Cette souffrance qui nous est infligée depuis trop longtemps maintenant, nous avons décidé de la rendre publique parce que cette situation n’est plus tenable pour nous. C’est notre intimité que l’on jette en pâture parce qu’on n’a plus le choix, parce qu’on nous la refuse.
Oui c’est, avec toute la retenue que je peux avoir, car malgré ce qu’ils disent - ils m’ont classée dans les ultra je n’sais pas quoi – je suis quand même une personne assez réservée et raisonnable, mais c’est une colère qui est en train de monter par rapport à toute cette injustice, à cette mise en scène, à cette violence. Et jusqu’à quand ? Ça fait seize mois ! Mais quand est-ce qu’on me lâche ?

Danièle :
Et, là, tu as déposé un nouvel appel pour la levée du contrôle judiciaire.

Marie-Claire :
Il sera examiné en chambre de l’instruction le 27 octobre. J’ai été interrogée par la juge. Elle m’a questionnée longuement, plus de deux heures, sur tous les points qui me concernent dans le dossier et qui finalement sont assez peu nombreux. Sur un dossier qui fait presque 8 000 pages, je crois qu’il y avait 43 points, enfin c’est une recherche de mots-clef : il y a 43 mots ou choses qui font penser que peut-être… j’étais au courant ou je connaissais des gens. Donc l’interrogatoire pour moi s’était bien déroulé. J’avais pu, à l’aide de mes avocats, m’expliquer et renverser tout le récit policier. Parce que quand on vous dit « Ah ! Vous avez parlé du vent au téléphone, c’était dans le mail de revendication », là j’ai dit à la juge : « Beaucoup de gens parlent du vent, qu’il y en ait ou pas, c’est un mot assez courant. » Et tout à l’avenant. Vraiment le fil est mince pour faire des raccords entre mes propos, mes blagues et cette affaire. Mais voilà, c’est leur logique, c’est le récit policier, c’est le but. Donc je suis sortie du bureau de la juge assez confiante en me disant, ça y est on s’est expliqué, c’est bon. On a fait une demande de levée de contrôle judiciaire après cet interrogatoire, demande qui a été refusée. C’est à cette occasion que la juge a allégé un peu le contrôle judiciaire en autorisant la France entière et en me faisant pointer une fois par mois mais en m’interdisant toujours de manifester et de voir 5 personnes dont mon amie. Donc on a fait appel, évidemment. Je ne veux pas de miette. Je veux seulement que la juge prenne le temps de lire ce dossier et qu’elle en conclut ce qu’elle doit en conclure : que je n’ai rien à faire là-dedans. Et tout ce cinéma depuis seize mois, c’est tout bonnement scandaleux.

Où en est-on aujourd’hui ?

La chambre de l’instruction a décidé le 27 octobre 2022 de lever mon contrôle judiciaire et dans la foulée la juge a ordonné la restitution du dernier scellé (sur 12) encore maintenu, à savoir mon ordinateur.
Mon amie a vu son contrôle judiciaire allégé et nous pouvons donc nous revoir. Il aura fallut plus de 16 mois pour obtenir ce qui était pour moi le minimum d’un point de vue humain !
Je suis toujours mise en examen pour association de malfaiteurs en attente d’un procès ou d’un non-lieu.

J’ai eu la chance d’avoir beaucoup de soutien autour de moi. C’est grâce à toutes ces personnes impliquées dans notre calvaire et notre défense que nous avons tenu mon amie et moi pendant presque un an et demie sans pouvoir communiquer alors que nous avions une relation amoureuse depuis trois ans.
J’ai perdu beaucoup de points de vie dans cette histoire et vais sans doute mettre beaucoup de temps à retrouver mes capacités physiques et surtout psychologiques.
Ces méthodes sont dignes d’un État qui bafoue le droit d’opinion et qui ne supporte aucune contestation. Mais ces méthodes deviennent banales à force d’être utilisées contre tous les militants surtout s’ils sont de gauche avec un penchant vers l’écologie. Personne aujourd’hui ne peut se dire à l’abri d’une arrestation arbitraire et d’une mise en examen avec comme seuls indices ses opinions politiques.
Je voulais partager cette expérience tellement incroyable pour la plupart des gens que j’ai besoin de l’écrire et de la raconter, de dénoncer encore et encore cet acharnement policiaro-judiciaire sur des personnes dont les opinions politiques dérangent le pouvoir et/ou la logique capitaliste. La stratégie utilisée est la terreur, avec une mise en scène délirante lors des arrestations, des moyens démesurés, un budget incroyable qui serait tellement utile ailleurs et puis des mois et des mois de privation ou de limitation de liberté qui feront dire à certain.es qu’"il n’y a pas de fumée sans feu quand même depuis le temps ..." et le tour médiatique est joué !
Et pendant ce temps-là, les puissants peuvent continuer tranquillement à détruire la vie en toute impunité.

Merci encore à toutes les personnes qui nous ont soutenus sans réserve et qui ont donné de leur temps pour freiner la machine infernale qui essaie de nous broyer.
Le combat n’est pas fini et il nous faudra encore beaucoup de force pour cette affaire comme pour les nombreux autres scandales en cours ou à venir.

La criminalisation des mouvements écologistes légitimée par des lois de plus en plus liberticides

La terre chauffe, la violence contre les plus faibles s’accentue, les délires industriels grossissent mais devant l’évidence de plus en plus visible de la folie du capitalisme... on muselle, on écrase, on défait les liens, on criminalise à tout va.
Si tout l’argent et tout le pouvoir que l’on met à faire taire ceux et celles qui essaient de sauver la vie étaient utilisés pour le bien commun, l’espoir serait encore permis. Il est si tard... On est au contraire encore à accélérer dans la mauvaise direction et à remettre à grands coups de bottes les lucides dans le droit chemin qui nous mènera tous dans le précipice – et d’abord les plus fragiles !
Les véritables criminels sont nos bourreaux aujourd’hui comme hier.
La criminalisation des mouvements écologistes n’est pas nouvelle, pas plus que les arrestations arbitraires pour pensées, orientations politiques, chants, écrits, lectures qui dérangent un pouvoir qui n’a sans doute pas tout à fait bonne conscience, mais les moyens utilisés sont de plus en plus redoutables, légitimés par des lois de plus en plus liberticides.
On ne veut voir qu’une tête, devant sa télé le soir... Dormez braves gens, fermez vos gueules, on s’occupe du reste !
Et quand tous les fonctionnaires aux ordres s’acharnent à fabriquer de la rumeur à partir d’autres rumeurs et à en rajouter une louche à chaque fois qu’ils le peuvent, on voit enfermer dans un carcan d’injustices, de pressions et de tentatives de destruction, des êtres humains dont les seules fautes sont finalement d’avoir une conscience sociale, écologique et de tout simplement se préoccuper de la vie en général.
À celles et ceux qui avaient encore quelques illusions sur la liberté d’expression et de pensée de notre « démocratie » ou « État de droit », l’État, aidé de toutes ses forces de répression, appuyé par une presse décomplexée vis-à-vis de la déontologie et des fonctionnaires zélés qui devancent la justice, cet État donc, vient de faire la démonstration encore une fois de la dérive totalitaire dans laquelle il entraîne ce pays.

Marie-Claire, arrêtée brutalement le 15 juin 2021 à son domicile, gardée à vue pendant 4 jours, mise en examen et sous contrôle judiciaire pendant 16 mois, suspendue par sa hiérarchie, privée de relation avec son amie le temps de la durée du contrôle judiciaire. En attente d’un jugement ou d’un non-lieu !

Paris – Rassemblement contre le 41bis devant le consulat Italien le 25/11

Publié le 2022-11-23 07:35:05

Paris – Rassemblement contre le 41bis devant le consulat Italien le 25/11

Contre l’isolement, Liberté pour toutes et tous !

Cela fait plus d’un mois que le compagnon anarchiste Alfredo Cospito est en grève de la faim, six mois qu’il est à l’isolement total ( 41 bis ) et plus de dix ans qu’il est en prison en Italie.

Cet été il a été condamné pour « Atteinte a la sécurité publique », ce qui signifie que la peine minimale est la perpétuité incompressible (sous couvert de repentir). Ce sera confirmé le 5 décembre. Un appel de son placement au 41bis aura lieu le 1er décembre.

L’Ètat, par le biais du ministère de la justice, a décidé de l’enterrer vivant, le mettant à l’isolement complet. Alfredo a décidé qu’il en serait autrement. Sa vie est entre les mains de ses geôliers. Nous pouvons participer à augmenter la pression contre l’état italien.
Il n’est pas étonnant que l’Etat se venge contre les irréductibles qui, après s’être attaqués au monstre nucléaire et à ce monde d’autorité continuent à lutter y compris lorsqu’ils sont en prison.

Ici aussi, de nombreux-ses prisonnièr-es sont dans des régimes similaires, et la répression fonctionne avec la carotte et le bâton. Pour qu’il y ait des régimes plus softs, il faut qu’il y ait la peur d’un régime plus dur. Si il est urgent de sortir Alfredo du 41bis, c’est tout le système carcéral qui justifie ces mesures. C’est contre toute forme d’enfermement et pour un monde débarrassé de tout pouvoir que l’on se bat à ses côtés.

Rassemblement vendredi 25 novembre à 18h
Devant le Consulat d’Italie
5 Boulevard Émile Augier Paris 16e
métro ligne 10 La Muette

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Chili : Déclaration de Mónica Caballero en solidarité avec Alfredo Cospito

Publié le 2022-11-23 08:15:05

Chili : Déclaration de Mónica Caballero en solidarité avec Alfredo Cospito

Il y a quelques jours, j’ai reçu la nouvelle que l’indomptable Alfredo Cospito a entamé une grève de la faim pour faire cesser l’application du régime de torture légal 41 bis auquel il est soumis.

Pour ceux qui ne connaissent pas Alfredo Cospito, c’est un compagnon anarchiste qui est séquestré par l’État italien depuis 2012 pour l’attaque contre l’un des responsables de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Cette action a été revendiquée par le noyau Olga FAI-FRI et assumée par Alfredo.

Après cette condamnation, le compagnon a été poursuivi pour d’autres opérations répressives, telles que Scripta Manent et l’opération Sibilla, ce qui a ajouté des années supplémentaires à la peine déjà longue du compagnon.

Le 41 bis est un régime d’isolement total, dans lequel le prisonnier est restreint, limité et censuré dans toutes ses formes de communication. La censure est l’une des principales raisons pour lesquelles l’État italien a appliqué le 41 bis à Alfredo. Le compagnon a toujours su diffuser des idées anarchistes informelles qui incitaient à l’action et, de même, il s’est engagé à participer aux différents débats que des groupes et des individus promouvaient sur leur territoire.

En ce sens, Alfredo, malgré toutes les difficultés, continue à être un compagnon actif et très précieux dans la construction d’idéologies destructrices. Les puissants savent que l’enclos d’Alfredo est dangereux, c’est pourquoi il vaut mieux le laisser dans une cage, la plus petite possible et avec le plus d’yeux possible qui peuvent épier et surveiller ses moindres mouvements.

Le 41 bis a été créé pour briser la criminalité organisée, les mafias, en soumettant leurs chefs, en leur extorquant le repentir en échange d’un régime carcéral plus clément et moins rigide. Il est nécessaire et urgent de dénoncer le fait qu’un détenu puisse mourir, comme cela s’est déjà produit, à cause du 41 bis, un régime pénitentiaire spécial qui, entre autres restrictions, prévoit 22 heures d’isolement par jour, avec la possibilité de recevoir la visite d’un membre de la famille une fois par mois seulement, pendant une heure maximum, à travers une cloison vitrée, sans aucun contact physique. Il est également interdit de recevoir des livres, des lettres et tout autre type de document de l’extérieur.

Selon les derniers amendements de 2009, le ministre de la Justice peut imposer cette peine de prison à tout détenu accusé d’infractions liées à la criminalité organisée, avec un décret initial pour une période de quatre ans, renouvelable indéfiniment tous les deux ans.

Dans le cas d’Alfredo, quitter ce régime spécial est un peu plus complexe, car il n’appartient à aucune organisation et devrait abandonner l’anarchie pour se repentir.

Alfredo a toujours été très clair sur sa position contre le régime carcéral. Sa réponse ferme en ne voulant pas se soumettre ou se repentir, en maintenant la volonté de se battre, en utilisant son corps comme un outil, est un autre exemple des fortes convictions subversives qu’il possède.

Par ces mots, je voudrais lancer un appel à tous ceux qui se sentent proches d’Alfredo pour qu’ils fassent connaître sa situation, qu’ils soient solidaires et surtout qu’ils agissent contre ceux qui ajoutent des maillons à sa chaîne déjà longue.

Je profite également de cette occasion pour embrasser mon compagnon Juan Sorroche, qui a rejoint la grève de la faim en solidarité avec Alfredo. Alfredo et Juan, leurs actions et leur cohérence remplissent de fierté les cœurs anti-autoritaires !

Pour la destruction de toutes les formes de domination

Feu aux prisons

Fin du 41 bis.

Vive l’anarchie !

Mónica Caballero Selpúlveda
Prisonniere anarchiste
Novembre 2022

Pour écrire à la compagnonne :

Mónica Caballero Sepúlveda
Centre de détention préventive pour femmes de San Miguel
San Francisco 4756
San Miguel, région métropolitaine
Chili

Traduit de InfernoUrbano

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Udine, 26 novembre: mostra e contributi sonori sul 41 bis e i regimi differenziati, in solidarietà ai prigionieri in sciopero della fame

Publié le 2022-11-23 17:35:02

Udine, 26 novembre: mostra e contributi sonori sul 41 bis e i regimi differenziati, in solidarietà ai prigionieri in sciopero della fame

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Riceviamo e diffondiamo

12 décembre – La justice contre la révolte. Présentation – discussion autour du procès des émeutes qui ont suivit l’assassinat d’Adama Traoré

Publié le 2022-11-23 18:40:03
Ca vient de sortir !

 « La justice contre la révolte » est une brochure qui offre un récit et des réflexions autour du procès aux assises qui s’est tenu en juin 2021 contre 5 personnes accusées d’avoir tiré à l’arme à feu contre les flics.

« En juillet 2016, lors d’une interpellation dans la rue à Beaumont-sur-Oise, des  gendarmes tuent Adama Traoré. Un assassinat de plus par les flics. Suite à ce meurtre, cinq journées et nuits d’émeute ont secoué plusieurs villes du Val d’Oise, dont Persan et Beaumont. Durant ces quelques jours, les keufs venus quadriller les quartiers ont essuyé des jets de pierres, de bouteilles, ainsi que des tirs de mortiers d’artifice et des coups de fusil. La gendarmerie a été attaquée et une station-service a été mise à sac. Des attaques sur le territoire métropolitain qu’on n’avait pas vues depuis Villiers-le-Bel. L’État a bien entendu cherché à se venger, poursuivant des présumé-es émeutier-es dans plusieurs procès. »
A l’occasion de cette nouvelle publication, on propose de discuter du procès en présence de gens qui y ont assisté. Il pourra être question des spécificités des assises ou encore des techniques policières, notamment celles utilisées pour pousser des personnes à (s’auto)dénoncer. Comment se solidariser suite à des actes de révoltes venant d’inconnu-e-s, quand la répression frappe, voire même auparavant ? Un récit peut-il permettre de les faire vivre et de s’en nourrir pour enrichir nos luttes et se renforcer face aux flics et à la justice ? Quelles autres formes d’agitation à imaginer ?
La discussion se tiendra le 12 décembre à partir de 18h à la bibliothèque anarchiste Libertad, 19 rue Burnouf Paris 19e, métro Belleville ou Colonel Fabien. 
Télécharger le fly en pdf

Milano, 27 novembre: incontro pubblico sul 41 bis

Publié le 2022-11-23 19:35:04

Milano, 27 novembre: incontro pubblico sul 41 bis

27-11-2022_02

Riceviamo e diffondiamo:

41 bis: quando lo stato d’eccezione diventa norma

Lo sciopero della fame a oltranza di Alfredo Cospito ha riportato alla ribalta il regime detentivo previsto dall’art. 41 bis ovvero la più drastica e afflittiva condizione di isolamento e deprivazione sensoriale disposta per una persona reclusa. Un regime di tortura, democraticamente legiferato e altrettanto democraticamente applicato, inteso a cancellare l’identità del prigioniero al fine di indurlo a collaborare.

Se descriviamo e discutiamo delle modalità d’applicazione del 41 bis, è per unire le forze in una chiamata a raccolta atta a contrastare la supina accettazione di uno stato d’eccezione che, inesorabilmente, diviene la norma con cui regolare le contraddizioni sociali.

Il nostro ragionamento sul 41 bis va collegato all’individuazione dell’uso dell’apparato giuridico e carcerario per contenere e reprimere, ancor meglio se d’anticipo, la ribellione e la voglia di cambiare.

Escogitare sempre nuove occasioni per applicare gravi capi d’imputazione, aggiornare le tecniche di controllo sociale, ispessire la “blindatura” dello Stato, tutto ciò e altro ancora serve a legittimare come “normale” uno “stato di emergenza” che in Italia dura ormai da oltre quarant’anni e che, in questi nostri tempi di profonda crisi e guerra, non è certo destinato a dissolversi da sé. Al contrario, oggi risulta sempre più drammaticamente vero quanto fu scritto all’inizio del 1980: «Permettere che lo Stato si insinui nel nostro “sistema di valori” antagonista, questo sì rappresenterebbe l’inizio della fine».

Solidali con Alfredo, Juan, Ivan e Anna in sciopero della fame!

 

Interverranno, fra gli altri:

Giuseppe Pelazza

Margherita Pelazza

Flavio Rossi Albertini

Frank Cimini

Napoli Monitor

Promuovono l’incontro: Panetteria Occupata, Archivio Primo Moroni, OLGa

Bari, Italy: solidarity gathering at the prison

Publié le 2022-11-23 20:20:03

Bari,solidarity gathering at the prison

We receive and spread:

Wednesday 16th November a gathering was held outside the walls of the prison of Bari in solidarity with Alfredo Cospito and all the prisoners, against 41 bis and against all cages. To emphasise that 41 bis is State torture and that the struggle of our comrades on hunger strike is also our struggle.

ALFREDO OUT OF 41 BIS
FREEDOM FOR ANNA, IVAN AND JUAN
AGAINST ALL CAGES
EVERYONE FREE!

via: ilrovescio.info Translated by Act for freedom now!

Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) : pneus lacérés en solidarité

Publié le 2022-11-23 20:35:03

[reçu par mail le 19 novembre 2022]

Vitry sur seine : Pneus lacérés pour Spie et une entreprise de sécurité en solidarité avec les émeutier.es du lycée Adolphe Chérioux

Mi-novembre une voiture Spie (constructeur de taules entre autre) et une voiture d’entreprise d’installation de système de sécurité ont eu leur pneus aplatis.

Action en solidarité avec les émeutier.es du lycée Adolphe Chérioux à Vitry sur seine, dont certain.es ont fini en prison et d’autres ont leur procès en février. La semaine dernière, les étudiant.es ont bloqué leur lycée, certain.es se sont affonté.es avec la police et ont détruit du mobilier urbain (caméras et autres). Cette mobilisation était en partie contre le système de sélection après lycée Parcoursup.

Quels liens possibles entre anarchistes et mineurs en lutte ?

A bas l’école, institution de perpétuation de l’état, qui a plus à voir
avec une prison qu’avec « la liberté d’apprendre ».

Solidarité également avec les prisonnier.es anarchistes.

Roma, 1° dicembre: FUORI ALFREDO DAL 41 BIS! Presidio al Tribunale di Sorveglianza

Publié le 2022-11-24 06:45:03

Roma, 1° dicembre: FUORI ALFREDO DAL 41 BIS! Presidio al Tribunale di Sorveglianza

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Riceviamo e diffondiamo:

FUORI ALFREDO DAL 41 BIS
Giovedì 1° dicembre 2022 ore 9.30
PRESIDIO AL TRIBUNALE DI SORVEGLIANZA A ROMA

Il 1° Dicembre si svolgerà l’udienza del riesame sul provvedimento di
applicazione del regime detentivo 41bis per i prossimi quattro anni
all’anarchico Alfredo Cospito.
Alfredo, trasferito dal circuito di Alta sicurezza 2, è stato rinchiuso
nel carcere di Bancali a Sassari in regime 41 bis dal 5 maggio e contro
questo provvedimento ha intrapreso uno sciopero della fame ad oltranza
dal 20 ottobre.
Nel frattempo Juan Sorroche, Ivan Alocco e Anna Beniamino si sono unitx
allo sciopero della fame da altre carceri e il sostegno alla lotta è
arrivato da numerosi prigionieri rivoluzionari.
È passato più di un mese ed è sempre più urgente rispondere con la
solidarietà.
L’udienza nei confronti di Alfredo si svolgerà presso il tribunale di
sorveglianza di Roma che ha competenza esclusiva per le decisioni sui
reclami avverso i provvedimenti applicativi del regime di 41 bis per
qualsiasi persona detenuta.
Negli anni le procure sono passate da varie inchieste antiterrorismo,
con tutto il seguito di mediaticità e propaganda degli organi di stampa
e di stato, al facile inserimento dei reati associativi, per poi
arrivare all’oscura ombra del 41bis.
Un regime di tortura che rappresenta una minaccia e un pericolo che
riguarda tutte e tutti.
Sappiamo infatti che la repressione si muove su più livelli: non solo
quello punitivo della pena inflitta per il reato contestato, ma anche
quello preventivo, di monito, per chiunque pensi possibile ribellarsi, e
quello vendicativo, volto a debellare l’idea rivoluzionaria e di lotta
in generale.
Alfredo ha sempre contribuito al dibattito con scritti pubblici e ha
continuato l’attività di editoria anarchica anche dal carcere. Proprio
questa è stata ritenuta dagli inquirenti “istigatoria” del movimento
anarchico, descritto come una organizzazione formale con ruoli e
gerarchie.
Quindi, la logica del 41bis di recidere i contatti con la presunta
“associazione” di appartenenza esterna viene messa in pratica vietando,
nell’isolamento totale, rapporti epistolari con chiunque, la socialità e
perfino letture di quotidiani, libri e riviste, anche di movimento.
L’obiettivo è l’annientamento di un prigioniero rivoluzionario.
Al punto che, al giorno d’oggi, non è possibile conoscere la
dichiarazione con cui Alfredo spiegava le ragioni dello sciopero della
fame perché, durante il processo in videoconferenza, il giudice ha tolto
l’audio al microfono.
Vogliamo fermare questa spirale repressiva. È la lotta di Alfredo in
sciopero della fame che sta rischiando la sua vita, è quella di Juan,
Ivan e Anna ed è la nostra lotta.

PER CHI HA A CUORE LA VITA DI ALFREDO, JUAN, IVAN E ANNA
Giovedì 1 dicembre ore 9.30 presidio al Tribunale di sorveglianza in via
Triboniano 5 (nei pressi di piazza Cavour).
FUORI ALFREDO DAL 41 BIS
CONTRO IL CARCERE E LA SOCIETÀ CHE NE HA BISOGNO

anarchiche e anarchici

Taggia (Italie) : le collabo des taules « Marr » part en fumée [MaJ]

Publié le 2022-11-24 06:45:10

Lundi 21 novembre, les journaleux de la presse italienne ont tenu à sonner l’alarme suite à un incendie volontaire contre un entrepôt de l’entreprise Marr, créée à Rimini en 1972, et qui est un notoire fournisseur de bouffe dans les prisons et les centres de rétention.

La nuit du 5 novembre, une première attaque s’était d’abord déroulée à Anzola dell’Emilia (Bologne) dont on apprend à l’occasion qu’aucune des quatre bouteilles placées sous les camions de Marr ne s’est enflammée–, et qui avait été revendiquée en solidarité avec les grévistes de la faim contre le 41bis et la perpétuité incompressible. Puis, la nuit du 13 novembre à Taggia (province d’Imperia, en Ligure), un incendie anonyme est venu frapper ce même collabo des taules.

Ces derniers jours, après avoir évoqué dans un premier temps l’hypothèse de la « criminalité organisée », c’est désormais vers « l’ombre des anarchistes » que les doigts des journaflics locaux et de l’Ansa (l’agence de presse officielle italienne) ont décidé de pointer. Selon les enquêteurs, l’attaque réussie de Taggia s’est produite vers 3h du matin, à partir des huit camions garés sur le parking de Marr où trois foyers d’incendie ont été appliqués, avant que les flammes ne consument une partie de ses bâtiments, dont l’entrepôt réfrigéré et les bureaux. Deux jours plus tard, l’entrepôt continuait encore de fumer de jour comme de nuit, et c’est finalement une partie de sa toiture qui s’est effondrée avec pertes et fracas le 15 novembre.

{synthèse de la presse italienne, 21 novembre 2022]

[MaJ, 30/11 : cette belle attaque vient d’être revendiquée deux semaines plus tard, en solidarité avec les compagnon.nes en grève de la faim. On pourra en trouver une traduction ici]

Paris-banlieue: quelques rendez-vous contre la proposition de loi dédiée à la répression des squatteur.euse.s et des locataires

Publié le 2022-11-24 08:10:03

Paris-banlieue: quelques rendez-vous contre la proposition de loi dédiée à la répression des squatteur.euse.s et des locataires

De la LSI de Sarko à la loi ASAP en 2020, en passant par les lois DALO ou ELAN, la liste des mesures anti-squats ne cesse de s’étendre au fur et à mesure que l’État affine la législation pour protéger la propriété. Les flics et les juges s’en servent pour réprimer toujours plus les occupations de bâtiments vides, tout comme les locataires qui ne payent plus leur loyer. Alors que la loi ASAP, permettant d’expulser des squatteur.euses sans procédure judiciaire, est de plus en plus appliquée, la majorité parlementaire vient d’annoncer une nouvelle proposition de loi « visant à protéger les logements contre l’occupation illicite ». Elle sera débattue à l’assemblée à partir du 28 novembre prochain.

Comme de coutume, cette annonce coïncide avec la montée en épingle par les médias d’histoires de petits proprios malheureux parce que leur résidence secondaire est squattée, ou parce qu’ils ne pourront pas se payer du champagne à Noël à cause de locataires récalcitrants. Ces récits servent de prétextes notamment pour défendre les profits tirés de la rente immobilière.

Que les propriétaires soient petit.e.s ou grand.e.s, jeunes ou moins jeunes, en bonne ou mauvaise santé, publics ou privés, des entreprises ou des particuliers, dans tous les cas le problème c’est la propriété, en ce qu’elle leur permet de se faire de la thune sur le dos des autres, en ce qu’elle leur donne la légitimité de mettre des gens à la rue. Ces « droits » de la propriété sont de mieux en mieux garantis par divers dispositifs législatifs. Cette énième proposition de loi s’inscrit directement dans cette tendance.

Revenons en particulier sur la loi ASAP. En décembre 2020, un énième fait divers fait le buzz dans les médias. Dans la foulée, Guillaume Kasbarian, député LREM, propose un amendement, intégré dans la loi dite « ASAP ». Cet amendement anti-squat, modifie l’article 38 de la loi DALO, qui permettait déjà une expulsion sans procédure judiciaire, par simple avis du Préfet, dans le cas de squat d’un domicile. Si, jusqu’ici, seules les résidences principales pouvaient faire l’objet d’une telle procédure, désormais, la loi prévoit qu’elle sera applicable pour les « domiciles, qu’il s’agisse ou non de la résidence principale ». C’est donc la définition même de « domicile » qui est élargie, celui-ci devenant simplement la propriété d’un particulier, quelle qu’elle soit.
Dans son application, elle a finalement permis d’expulser sans procédure des occupant.es de la propriété de n’importe quel particulier, quelle que soit l’état de la baraque ou le temps depuis lequel elle était occupée.

Voici maintenant un petit aperçu de l’actuelle proposition de loi :

3 ANS DE PRISON POUR LE SQUAT DE N’IMPORTE QUEL BATIMENT « A USAGE D’HABITATION »

L’article 1-A inscrit un nouveau chapitre dans le Code Pénal : « De l’occupation frauduleuse d’un immeuble ». Il comportera deux articles.
Article 315-1 : « L’occupation sans droit ni titre, de mauvaise foi, d’un immeuble bâti à usage d’habitation appartenant à un tiers s’apparente à un vol. »
Article 315-2 : « Il incombe au tiers occupant sans droit ni titre de présenter un titre de propriété, un contrat de bail en cours de validité le liant au propriétaire de l’immeuble occupé ou une convention d’occupation à titre gratuit signée par le propriétaire du bien. »

L’article 1 modifie la violation de domicile dans le Code pénal (en gras et souligné, les ajouts) :
Article 226-4 du Code Pénal : « L’introduction ou le maintien dans le domicile d’autrui, qu’il s’agisse ou non de sa résidence principale et qu’il soit meublé ou non, à l’aide de manoeuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, hors les cas où la loi le permet, est puni de un trois ans d’emprisonnement et de 15 45 000 euros d’amende. »

ELARGISSEMENT DE L’APPLICATION DE LA LOI ASAP AUX BATIMENTS SANS MEUBLES

L’article 2 modifie une 2e fois l’article 38 de la loi DALO (2007) à la suite de la loi ASAP (2020). Depuis la loi ASAP, le Préfet peut expulser sans procédure des personnes squattant la propriété d’un particulier. Encore fallait-il que ce dernier prouve qu’il s’agissait de son domicile, par exemple en justifiant qu’il y avait des meubles à l’intérieur. Avec l’article 2 de cette nouvelle loi, il est bien précisé que cette expulsion express peut avoir lieu que le bâtiment soit « meublé ou non ».

DES EXPULSIONS DE LOCATAIRES ACCELEREES

L’article 4 rend obligatoire la « clause de résiliation » dans un bail locatif. C’est-à-dire la résiliation automatique du contrat de location après « un commandement de payer demeuré infructueux » (qu’il s’agisse du loyer, des charges ou du dépôt de garantie). Privé.e de la protection du bail, le/la locataire encourt les mêmes peines de prison et d’amende que les squatteur.euses. En plus de ça, la loi supprime la possibilité donnée au/à la juge de suspendre la résiliation du bail si la/le locataire respecte les délais et modalités de paiement de sa dette fixés au moment du jugement. Les locataires devront payer leurs dettes, tout en étant mis.es dehors.
Dans l’article 5, le proprio peut désormais demander l’expulsion de locataires après 1 mois d’impayés de loyers, contre 2 mois jusqu’ici.

LES DELAIS ACCORDES AVANT L’EXPULSION DIVISES PAR TROIS

L’article 5 modifie les délais qui peuvent être accordés par le/la juge aux mal logé.es avant une expulsion : actuellement compris entre trois mois et trois ans, ils seront réduits à un mois minimum et un an maximum.

Petit bonus pour la forme :

Article 2 bis : Les propriétaires d’un immeuble périlleux ne seront plus responsables en cas d’accidents survenus à des occupant.es sans droit ni titre.
Article 2 ter : L’expérimentation des baux précaires et des conventions d’occupation, créant un sous-marché du logement, est prolongée jusqu’en 2026.

C’est la première fois qu’une loi entière porte exclusivement sur la répression des squatteur.euses et des locataires qui ne payent plus. Comme à chaque fois qu’une nouvelle loi voit le jour l’étau semble se resserer un peu plus sur les possibilités de se loger sans enrichir un.e proprio. De fait, une fois votée, elle compliquera la tâche, mais à quel point ?
Il parait important de prendre en compte la différence entre les textes de loi et leur application, qui dépendra aussi de jurisprudences.
Et puis, jusque là il a toujours existé des ruses et combines pour contourner certains obstacles juridiques au squat. Un objectif serait de continuer à les dénicher et se les partager, sous forme de brochures, d’ateliers de partage d’expériences, ou n’importe quoi d’autre.
Par ailleurs, la solidarité face aux expulsions, en plus du soutien physique et moral qu’elle apporte, peut compliquer plus ou moins la tâche des expulseurs. A propos de ces derniers il est aussi toujours possible de trouver leurs adresses, en particulier celle des huissiers et des proprios, et leur montrer qu’ils n’agiront pas sans conséquences.

En attendant, la loi n’est pas encore votée et il est toujours temps de montrer ce qu’on en pense. Ce jeudi 24 novembre à 19h au Malaqueen, 70 rue Gallieni à Malakoff, aura lieu une assemblée pour discuter du contenu de la loi et se mobiliser. Et puis le dimanche 27 novembre à partir de 15h aura lieu un rassemblement, place du Châtelet à Paris.

Moins de proprios parasites, plus d’occupations illicites !

[Publié le 22 novembre 2022 sur Indymedia-Lille.]

Dal Cile: murale per Alfredo

Publié le 2022-11-24 11:05:02

Dal Cile: murale per Alfredo

Riceviamo e diffondiamo:

 

“Desde la zona sur de Santiago, territorio ocupado por el estado chileno recibimos y difundimos gesto de complicidad insurrecta y solidaridad Internacionalista con el compañero anarquista Alfredo Cóspito en huelga de hambre por su salida del régimen 41 bis de extremo aislamiento en el que lo tiene el estado italiano en la cárcel de Bancali, Cerdeña.

“FUERA DE 41 BIS

(A) CÓSPITO”

¡Saquemos a Alfredo Cóspito del aislamiento!

¡Terminemos con el 41 bis!

¡Viva la Anarquía!

#solidaridadinternacionalistaanticarcelaria 

#solidaridadconalfredocospito

#presxssubversivxsyanarquistasalakalle 

#buscandolakalle “

Dal sud di Santiago, territorio occupato dallo Stato cileno, riceviamo e diffondiamo un gesto di complicità insurrezionale e di solidarietà internazionalista con il compagno anarchico Alfredo Cóspito in sciopero della fame per la sua liberazione dal regime di 41 bis di estremo isolamento in cui lo Stato italiano lo tiene nel carcere di Bancali, in Sardegna.
“FUORI 41 BIS
(A) COSPITO”.

Facciamo uscire Alfredo Cospito dall’isolamento!
Mettiamo fine al 41 bis!
Viva l’anarchia!

#solidarietàinternationalistanticarceralistinternationalism
#solidarietàconilmezzodellospedale
#presxssubversivxsyanarquistsalakalle
#buscandolakalle

 

 

Mise à jour sur le compa anarchiste Ivan Alocco

Publié le 2022-11-24 11:40:02

Mise à jour sur le compa anarchiste Ivan Alocco

Bonjour à tous et à toutes,

Je vous écris ces quelques lignes pour vous donner des nouvelles.

Je poursuis la grève de la faim que j’ai entamée le 27 octobre, en solidarité avec le combat d’Alfredo Cospito pour sortir de 41 bis. Je vais bien. Je me sens fatigué et parfois étourdi, mais ma détermination reste intacte.

C’est la première fois depuis juin, depuis que je suis enfermé ici, que j’ai l’impression de faire quelque chose de valable, au lieu de simplement survivre et de regarder le temps passer. Il y a quinze jours, le directeur de l’établissement a menacé de me transférer en isolement si je continuais la grève de la faim (« pour mon bien, pour être mieux soigné au cas où j’aurais un problème de santé soudain »), mais pour l’instant il n’a pas mis son chantage en pratique.

Mon courrier est à nouveau bloqué. Ils m’ont donné des lettres le 24 octobre, puis plus rien. De même, les lettres que j’ai écrites à ma famille depuis la mi-octobre ne sont toujours pas arrivées.

Le jeudi 24 novembre à 13h30, je me présenterai devant la juge d’instruction (Anne Grandjean), au palais de justice de Bobigny, pour un interrogatoire.

Enfin, j’ai pu commencer à lire le dossier d’instruction. Dès le début, une petite surprise : le SDAT explique qu’ils ont commencé à nous suivre, moi et l’autre companon (rapidement disculpé), à partir de janvier dernier. Ceci en raison d' »informations confidentielles » (un juge écrit « informations anonymes ») selon lesquelles nous serions les auteurs des incendies criminels contre certains véhicules diplomatiques ou de grandes entreprises, revendiqués par les anarchistes.

Toute ma solidarité à Alfredo, Anna et Juan, en grève de la faim.

Une pensée pour les prisonniers révolutionnaires et les prisonniers du monde entier.

Liberte pour tous et toutes !

Ivan

traduit de Inferno Urbano 

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Rassemblement dans le centre de Bolzano en solidarité avec Alfredo et les autres et salut à la prison

Publié le 2022-11-24 16:45:02

En début d’après-midi aujourd’hui (mercredi 23 novembre), un rassemblement s’est tenu dans le centre de Bolzano en solidarité avec Alfredo, qui mène une grève de la faim depuis plus d’un mois contre le 41 bis qui lui est appliqué et la condamnation à perpétuité incompressible, et avec les autres compas qui ont rejoint sa lutte. Discours, lectures, présentation d’une exposition sur le 41 bis et distribution de tracts ; immédiatement après, nous nous sommes déplacés sous les murs de la prison pour un salut solidaire aux prisonniers. Vous trouverez ci-dessous le texte distribué.

 

 

Solidarité avec Alfredo et les autres personnes en grève de la faim – 41 bis est une torture

 

Depuis le 5 mai, l’anarchiste Alfredo Cospito est sous le régime du 41 bis à la prison de Bancali (Sassari). Depuis le 20 octobre, il mène une grève de la faim jusqu’au bout contre ce régime de torture institutionnalisé et contre l’emprisonnement à vie incompressible (qui empêche la sortie des personnes condamnées pour certains crimes qui ne choisissent pas de devenir des collaborateurs de la justice). Son combat a également été rejoint par les anarchistes Anna Beniamino et Juan Sorroche et d’autres camarades emprisonnés dans d’autres pays. Le 1er décembre prochain, le Tribunal de Surveillance devra se prononcer sur la confirmation de la demande 41 bis d’Alfredo pour les quatre prochaines années. Ce régime, appliqué jusqu’à présent à certains révolutionnaires communistes et à des centaines de prolétaires accusés de faire partie du crime organisé, vise, par un isolement total du monde extérieur, à l’anéantissement du prisonnier, afin d’obtenir sa coopération – le renoncement à lui-même, à son identité, à son histoire, à ses relations. Dans ce cas précis, elle vise aussi et surtout à faire taire un compa qui, même depuis la prison, n’a jamais cessé de contribuer au débat du mouvement et de revendiquer ses propres idées et actions – et en fait, ces dernières années, la répression a également touché ceux qui, à l’extérieur, ont diffusé ses interventions.

 

Alfredo a été arrêté en 2012 avec un autre anarchiste pour avoir blessé Roberto Adinolfi, PDG d’Ansaldo Nucleare (« J’ai décidé d’agir après la catastrophe nucléaire de Fukushima », a-t-il notamment déclaré lors de son procès). Son transfert au 41 bis s’inscrit dans un climat d’escalade répressive (préparé et poursuivi, rappelons-le, par la Direction nationale antimafia et antiterroriste dirigée ces dernières années par le « héros antimafia » Cafiero De Raho, aujourd’hui élu député du Mouvement 5 étoiles) qui a vu sa condamnation avec Anna pour le crime de massacre politique – passible de la perpétuité – pour l’attaque d’une caserne de carabiniers, et la condamnation de Juan à 28 ans ( ! ) de prison pour une attaque contre le siège de la Ligue du Nord. Ce sont des peines sans précédent pour des actions qui n’ont causé aucune blessure. Dans le même climat, la condamnation à plus de 160 ans de prison des prévenus de la marche anti-frontalière de 2016 au col du Brennero, pour lesquels une sentence en appel est imminente.

 

Le message est clair : s’il suffit désormais de diffuser des idées révolutionnaires pour être frappé par les opérations répressives qui se succèdent avec des arrestations, des enlèvements, etc., ceux qui décident d’agir doivent être littéralement enterrés vivants. Pas de surprise après tout, mais nous sommes confrontés à un changement de rythme significatif, qui ne concerne pas seulement les anarchistes – pensez aux récentes opérations contre les syndicats de base, ou à l’utilisation désinvolte d’accusations de terrorisme ou de dévastation et de pillage face à des épisodes de colère sociale. Rien d' »indigne d’une démocratie », c’est même la démocratie qui fait tomber le masque. En temps de guerre – et de vie chère, lorsque certains décident de ne plus souffrir – l’État a d’autant plus besoin de la paix sociale, et pour la garantir, il s’emploie à anéantir l’ennemi intérieur. Agir de toutes nos forces pour faire sortir Alfredo de 41 bis, défendre les idées et les pratiques révolutionnaires est vital pour nous tous.

 

Alfredo hors du 41 bis – liberté pour tous les prisonniers

 

Assemblée de Bolzano contre la prison traduit de il rovescio

 

Banderoles solidaires avec Alfredo Cospito

Publié le 2022-11-25 14:20:06

Deux banderoles ont été posées sur la rocade toulousaine en solidarité avec Alfredo Cospito.



Mardi 22 novembre, on a posé 2 banderoles sur différents ponts de la rocade toulousaine.
Sur ces banderoles on pouvait lire "Solidarité avec Alfredo Cospito en grève de la faim ; contre toutes les prisons" et "Solidarité avec Alfredo Cospito ; isolement = torture".

On est conscient.es que c’est un petit geste, mais on tenait à manifester notre solidarité avec Alfredo Cospito et tou·tes les autres prisonnièr·es en grève de la faim contre le 41bis : Juan, Ivan, Anna, et Toby.

Le 41bis est une torture, les quartiers d’isolement en France le sont aussi, et plus généralement l’enfermement quelle que soit sa forme est une abomination qu’il faut détruire !

On appelle toutes les personnes qui souhaitent manifester leur solidarité avec Alfredo Cospito et contre toutes les prisons à s’exprimer par tous les moyens possibles et nécessaires.

Varedo (Mi): vandalizzata sede della Lega in solidarietà ad Alfredo

Publié le 2022-11-25 14:25:03

Varedo (Mi): vandalizzata sede della Lega in solidarietà ad Alfredo

Riceviamo da email anonima e diffondiamo:

Milano attacco sede Lega in solidarietà a Cospito

Colpire un partito come la Lega nord significa attaccare il nazionalismo, il razzismo e la xenofobia istituzionali. Significa combattere la politica di “legge e ordine”. Ieri notte, 23 novembre, sono state sfondate le vetrine della sede leghista di Varedo, comune dell’hinterland milanese.

Questa azione è un gesto concreto di solidarietà ad Alfredo Cospito (e agli altri anarchici detenuti che lo sostengono) in lotta fino all’ultimo sangue contro la duplice tortura del 41bis e dell’ergastolo ostativo. Questo ultimo provvedimento, peraltro, è stato recentemente riconfermato da un decreto varato dall’attuale governo, di cui la Lega fa parte.

Nessuna repressione potrà fermare la conflittualità anarchica.

 

Sul sito ANSA: https://www.ansa.it/lombardia/notizie/2022/11/23/cecchetti-vandalizzata-la-sede-della-lega-a-varedo-in-brianza_3f729fe9-e6ff-485d-a0b5-aee6ecd3f8cb.html

ZAD Férale

Publié le 2022-11-25 14:25:05

A propos des violences qui découlent des divisions orchestrées par l’État et ses collaborateurs sur la ZAD de NDDL (Notre Drame des Landes)



Déclaration lue le 8 novembre 2022 devant l’Assemblée dite Générale des Usages au sujet de l’agression du 19 octobre et de ses suites

En mai 2018, le jour de la deuxième vague des expulsions qui ont eu lieu sur la zone, un jeune homme venu défendre la ZAD a une main arrachée par une grenade lancée par la gendarmerie. En 2022, c’est l’un d’entre nous, habitant de la zone que tout le monde connaît ici, qui est mutilé à son tour par un engin explosif déposé dans sa caravane par un autre zadiste. Cet acte criminel s’est passé à deux pas de cette salle, dans la haie qui délimite le terrain sur lequel il y a quelques jours encore, certains célébraient comme si de rien n’était le nouvel an celte si ce n’était pas Halloween…

Dans un cas comme dans l’autre il ne s’agit pas d’un « accident », comme voudraient bien le laisser entendre les défenseurs de l’agresseur. Dans un cas comme dans l’autre il s’agit du résultat de l’usage de la force, de l’usage de la violence comme moyen d’imposer sa volonté aux autres, une violence qui soutient depuis longtemps sans dissimulation la politique dite « majoritaire » sur la ZAD, ses mensonges, ses trahisons et ses petits trafics d’intérêts. Face à des personnes comme la victime qui, non seulement ne sont pas dupes mais pour autant ne se résignent pas à s’en laisser imposer, qui ne plient pas, ne cèdent pas, l’intimidation restant sans effet, il n’y a pas à s’étonner que la violence débouche un jour sur de tels passages à l’acte. Il s’agit d’autant moins d’un accident que le conflit était ancien et que, ces derniers temps, certains proches de la victime s’inquiétaient de voir à nouveau la situation s’envenimer.

Comment en est-on arrivé là ? Les faits sont têtus face à celleux qui voudraient dénier toute dimension politique à l’agression dont notre ami a été victime, en la réduisant à une simple querelle entre deux personnes. Car qui sont ces deux personnes ? D’un côté, l’agresseur appartient à ces anciens, ces notables de la zone dont tout le monde connaît le nom. Leur position fondée sur l’antériorité mais aussi acquise et maintenue pour beaucoup par la force et l’exclusion des opposants, s’est trouvé confortée lors des expulsions de 2018 par l’accord qu’ils ont alors passé avec l’État. Occupant déjà avec sa famille une des maisons rescapées des destructions de 2012, il a été choisi pour porter un des projets présentés à la préfecture et est, de ce fait, devenu locataire en titre des terres environnantes, sur lesquelles se trouvent notamment l’Ambazada où nous nous trouvons, mais aussi la caravane dans laquelle a été posé l’explosif. On a pu mesurer l’influence qu’un tel personnage exerce ici à l’ardeur mise par beaucoup à prendre sa défense lors des deux réunions au Gourbi en tentant de minimiser la gravité de son geste, certain-es finissant par s’avouer incapables d’imaginer la ZAD sans lui.

En face la victime, elle, n’est arrivée qu’en 2018 après les fameux affrontements, ce qui ne fait tout juste qu’un peu plus de quatre ans, de quoi selon les mœurs locales pouvoir lui rappeler encore longtemps qu’il est tout juste un nouveau venu bon à la fermer. En tout cas s’il n’accepte pas le meilleur des mondes possibles tel qu’on le conçoit ici sur la ZAD notamment à travers vos groupes de travail et cette assemblée qui vous réunit aujourd’hui. Seulement voilà, la victime, elle n’est pas du genre à s’en laisser ainsi conter. Ce n’est pas non plus un petit jeunot que l’on peut facilement manipuler ou intimider. Très vite notre ami a bien vu que quelque chose ne tournait pas rond ici, qu’il y avait quelque chose de pourri au royaume de la ZAD. Quand on arrive dans vos collectifs avec derrière soi une vie de travail, que l’on a connu l’usine ou les champs... les petits chefs, les exploiteurs, on les repère de loin. Quand par conviction, engagement on a parfois tout risqué, comment supporter les postures et les imposteurs qui règnent ici ?

Voilà comment celui venu ici comme tant d’autres pour participer à ce qui est vendu à l’extérieur comme une si belle expérience de lutte et de vie communes, a vite rejoint devant la triste réalité de la ZAD, les quelques opposant.e.s, resté.e.s réfractaires à la tentative d’hégémonie politique sur laquelle a débouché l’abandon du projet d’aéroport et la légalisation. Alors que découragé.e.s à force de vexations et de brimades, la plupart partaient, lui restait. Pire, comme il refusait de déplacer sa caravane, l’on avait fini par le reléguer dans une haie, et l’entourer de cochons et de poules. Car notre ami qui a perdu la main a tué une poule, c’est cela qui à défaut de la justifier, a déclenché la réaction, certes disproportionnée, du propriétaire de ladite poule. Une simple histoire de poule et de voisinage qui aurait mal tournée alors ? Ceux qui voudraient en rester là oublient le contexte. Depuis quelques semaines c’est toute une portée de poulets issus des poules installées à proximité de sa caravane et des cabanes par son puissant voisin qui envahissaient quotidiennement son lieu de vie. Rendu fou d’exaspération, notre ami connu pourtant pour sa sensibilité envers les animaux a fini par tuer une poule. La riposte n’a pas tardé sous la forme d’une grenade déposée dans sa caravane, grenade ou explosif improvisé qui lui a arraché la moitié de la main et mutilé des éclats sur ses deux jambes !

On sait comment ici les animaux participent des stratégies d’occupation du territoire et d’élimination des opposant.e.s, en vue de l’appropriation de ces terres gagnée par la lutte. Il y a eu le précédent du Rosier, il y a aujourd’hui les luttes d’influences autour des friches de l’est, qui ont été accompagnées des classiques coups de pressions et menaces proférées contre chiens et copain-es autour de la Gaité et de la Belliche... Alors que l’un de nous est encore à subir des opérations à la clinique de la main, il n’y a pas de trêves aux hostilités : dimanche, en l’absence des habitant.e.s, des arbres ont été tronçonnés à la Belliche dans les haies et jusque devant le lieu de vie !

On se rappelle comment, lors du grand monopoly des fiches, le champ où était posée la caravane de la victime a été laissé au Moulin, l’équipe de la Wardine reculant devant la perspective de conflit avec les occupants des cabanes et autres habitats légers qui y étaient établis. Le voisin qui sait manier aussi bien la manière douce que la manière forte s’en chargerait... Si certain.e.s doivent aujourd’hui être soulagé.e.s d’avoir pris une telle décision, on voit où tous ces calculs nous ont menés. Pourtant d’autres ne semblent pas encore découragé.e.s d’user encore et toujours de la manière forte ! Jusqu’à quand ? Jusqu’à quel nouveau drame ?

Il faut dire que l’habitude est ancienne et solidement inscrite dans les fameuses coutumes de la ZAD. Cela commence par les insultes, le mépris, le rejet systématique de tous les trop sensibles, des écorché.e.s, de ceux que l’injustice et les inégalités révoltent, de ceux que l’on juge sur leur mode de vie, leurs chiens, leur dégaine, leurs cabanes de l’est, de tous ceux qui font tâche dans le paysage tel qu’il a été redessiné par les accords entre les agriculteurs de la zone et la préfecture.

Quand les insultes et l’exclusion ne suffisent plus, suivent les menaces et les intimidations physiques. L’agresseur ne s’est jamais caché de participer à de tels coups de pression.

Déjà inquiété par la police pour des violences contre un autre zadiste, il en a été quitte pour quatre mois de préventive. A l’époque vous criiez à la manipulation politique, qu’allez-vous dire aujourd’hui ?

Il se trouvait malheureusement détenu au moment d’officialiser son accord avec l’état ? Qu’à cela ne tienne : il a signé sa COP en prison. En d’autres circonstances, de tels faits lui auraient valu d’être entouré d’une certaine circonspection à son retour parmi les militants. Non ici l’enfant prodige est accueilli en héros. Mais quand on en arrive là comment peut-on encore prétendre poursuivre une quelconque politique si ce n’est faire celle de l’état. bien aise de voir l’esprit militant de la ZAD s’émousser au profit de l’esprit de propriété, quitte à fermer les yeux sur le reste...

D’ailleurs la police ne s’y trompe pas : la commandante de la gendarmerie locale semble déjà sinon avoir pris son parti du moins chercher quelques circonstances atténuantes à l’agresseur. Croisée par quelques copaines lors de la perquisition effectuée au Moulin ne s’est-elle pas enquise auprès d’eux si la victime était bien un « emmerdeur » comme elle se l’était laissée entendre dire. Pourtant ce n’est certainement pas l’image que celle-ci a sur la zone, tout au contraire, mis à part ce conflit avec son voisin, nul ne lui connaît d’histoire.

Alors que du côté des proches de la victime aucun communiqué n’a encore été publié, certains s’empressent de diffuser à Paris et ailleurs la thèse absurde de l’accident, quitte à devoir discréditer la victime pour ce faire. Mais ils n’ont pas le choix, puisque, pour eux, il est essentiel de cacher les causes réelles du drame. Car quelles sont-elles ? Notre vieux compagnon de lutte, Paul, qui connaît la ZAD avant ses débuts, l’a fort bien rappelé lors de la deuxième réunion du Gourbi : la cause de toutes ces violences, c’est la propriété.

Alors qu’il avait encore été promis lors du processus de légalisation que les projets agricoles individuels, les seuls acceptés sur les petites fiches fournies par la préfecture, continueraient à couvrir d’un « parapluie » légal des projets qui resteraient, eux, collectifs et ouverts, force est de constater, cinq ans bientôt après l’abandon du projet d’aéroport et donc le début du processus de légalisation, qu’il n’en est rien. Presque partout l’esprit de propriété triomphe. Combien parmi vous respectent encore cet engagement , ces fameuses propositions ? Lesquels parmi vos vingt et quelques projets, jouent encore un jeu collectif et pratiquent l’ouverture ? Mise à part Sème ta Zad, et quelques autres ?

Est-on condamné à en rester là ? On attend trente ans pour faire le bilan et remettre les terres au pot commun, c’est ça ? D’ici là vous me direz les gamins auront grandi, ils seront peut-être en mesure de reprendre la ferme, la petite exploitation familiale…

Nous n’étions pourtant pas venus pour cela, si vous vous rappelez bien, pas seulement lutter contre un aéroport, mais aussi contre son monde. Comment alors en est-on arrivé.e.s là, comment en quelques années a-t-on pu laisser se reproduire tout ce que nous étions censé-es combattre ?

Ce que nous auront appris aussi ces quelques années, si nous l’avions oublié, ce qu’elles auront confirmé d’un point de vue strictement pratique, c’est à quel point ce sont la propriété et les inégalités qui en découlent qui engendrent la violence !

Nous résigner à voir revenir la propriété sur cette zone gagnée par une lutte commune c’est nous résigner en même temps à en subir les conséquences et en premier lieu la violence qui accompagne l’appropriation des terres et des moyens de production. Car il ne peut y avoir de propriété sans violence, d’autant plus quand elle est fondée sur la privatisation du bien commun.

Voilà qui explique facilement pourquoi les pires violences se sont toujours exercées dans le même sens ici. On crie haro sur les schlags, on les accuse de tous les maux, mais au final ce sont les soi-disant bons élèves, ceux qui ont passé un accord avec l’état pour se partager la zone qui, pour protéger ce qu’ils considèrent comme leur appartenant s’en prennent à ceux qui n’ont rien.

Si c’était l’inverse qui se passait, on sait très bien comment nous serions tous immédiatement tenus pour responsables, collectivement, de la bêtise du copain, nous les schlags ! A l’inverse que voit-on aujourd’hui ? Quel bel élan pour, à la fois, dénier tout caractère collectif au drame tout en volant au secours de l’agresseur !

Que voit-on depuis que cette histoire malheureuse est arrivée ? De qui se soucie-t-on le plus au final ? A qui va la compassion ? A la victime ou à l’agresseur ? Lors des deux assemblées au Gourbi, il a été beaucoup question de « réparation ». Mais que comptez-vous réparer ? La main du copain amputée de deux doigts et dont les médecins tentent de sauver le reste ? C’est un peu tard. Ou plutôt de sauver la position ébranlée de votre camarade ?

Quand vous avancez cette nécessité de réparation, cela ne vous sert encore qu’à plaider la cause de l’agresseur. C’est votre meilleur argument pour lui éviter de devoir quitter la zone comme il est juste. Non, au contraire, on devrait le laisser rester pour lui permettre de réparer ce qu’il a commis et prendre soin de la victime. Où avez-vous vu cela ? Est-ce ainsi que les autres ont été traités, tous ceux que vous avez éloignés de la zone ? Et encore celui-ci ne risque pas de partir dans un coffre, bras et jambe brisés pour finir par être jeté à poil dans un fossé au petit matin. Vous voyez cela vous laisse encore quelques privilèges, quelle que soit la gravité de l’acte en regard des motifs qui ont valu à certains de bien pires traitements. On vous les concède, ces derniers privilèges, mais le temps des deux poids deux mesures est vraiment fini !

La vraie raison de cette soudaine mansuétude a été donnée lors de la première réunion : l’agresseur a son nom sur sa fiche. Plus tolérant que d’autres, nous rappelle-t-on, lui accepte d’accueillir caravanes et autres mobile-homes sur ses terres. Pour qui n’aurait pas encore compris, voilà encore une jolie manière de nous confirmer comment vous prétendez gérer ce territoire, maintenant que vous êtes reconnus légalement : pour s’installer aujourd’hui sur la zone il faut avoir l’aval des gens en place ceux qui ont signé les fifiches de la préfecture… Même pour s’installer sur des terrains où, si ça se trouve, ils n’ont jamais mis les pieds, et même pour rester sur des lieux de vie occupés bien avant les signatures, il faut votre aval, comme le montre l’exemple du collectif du Rosier expulsé par vos soins au bénéfice des voisin.e.s éleveur.euse.s, les pressions actuelles sur les habitants de la Belliche.

Ceci dit, cette hospitalité reconnue du maître du Moulin qui ne saurait lui valoir immunité, lui permet de compter aujourd’hui sur un comité de défense fourni et motivé à défaut d’être toujours bien habile. Il faut dire que la tâche n’est pas facile !

Après avoir de fort mauvais gré fini par accepter l’éloignement de l’agresseur que tous nous demandions, voilà les mêmes qui se constituent à l’initiative de sa propre compagne en un « comité de suivi du conflit du quartier de la Saulce », composé donc essentiellement de leurs amis et qui pousse l’aplomb jusqu’à prétendre choisir parmi les proches de la victime qui serait invité à y participer. Un copain qui a eu ce privilège est allé leur dire ce que l’on en pensait.

Il y a en outre appris qu’on y parle encore beaucoup de justice réparatrice et transformatrice, c’est-à-dire qu’on s’y préoccupe toujours plus du sort de l’agresseur que de celui de la victime. Il est même question de faire preuve d’humanité à son égard ! Il est temps de s’en préoccuper, d’humanité, quand c’est l’un de celleux qui viraient les autres qui doit répondre de ces actes après avoir enfreint toutes les limites que vous aviez fixées pour justifier les coffrages et autres expéditions punitives. Mais après tout ce n’étaient que des schlags !

Ah oui, le comité prohibe aussi toute référence aux conflits politiques antérieurs !

Malgré leur proposition, trop aimable, d’envoyer un délégué de plus laissé à notre libre choix, ce comité on le leur laisse. Ils n’ont qu’à le transformer ouvertement en comité de défense de l’agresseur, ce sera plus clair.

Nous apprenons aussi que c’est maître Vallée, le principal avocat de la Legal Team de la zone qui serait chargé de la défense de l’agresseur dans cette affaire qui pourtant n’a rien à voir avec la lutte contre la répression. Certains bien naïvement proposaient que l’on fasse appel à lui pour s’occuper des droits de la victime, mais non encore une fois, c’est l’agresseur qui en bénéficiera. Il faut dire que cet avocat avait assuré sa défense lors de son incarcération précédente.

Quant aux éventuelles réparations évoquées pour la victime de la part de son agresseur, ce n’est certainement pas ce que celle-ci attend. Tout simplement la victime, elle ne s’imagine pas revenir sur la zone pour le croiser, lui, son agresseur. Faut-il donc que ce soit elle qui cède la place ? Non ce n’est pas imaginable, donc l’agresseur doit partir et il est vraiment prématuré et déplacé de s’inquiétait des conditions d’un éventuel retour.

Et pour conclure, qu’en est il de cet autre monde que nous prétendions vouloir construire collectivement, ici ? Allons nous continuer dans la violence, les inégalités, les tensions, les séparations ?

Il serait plus que temps que chacun réfléchisse à ce qu’il poursuit ici.

Sommes nous capables de faire preuve de partage, d’entraide, de respect ? Ou allons-nous continuer à nous battre pour l’occupation des terres ?

Peut-on mieux faire que de reproduire les schémas de la société capitaliste ?

Tout le monde a le droit d’exister.

Il est temps de cesser les querelles et de chercher collectivement un apaisement pour tous et toutes ici sur zone.

(Photo du Chêne Mort-Vivant de Bison Fumé - D281)

Milan – Attaque du siège de la Ligue du Nord en solidarité à Cospito

Publié le 2022-11-25 14:40:03

Frapper un parti comme la Ligue du Nord, c’est s’attaquer au nationalisme institutionnel, au racisme et à la xénophobie. Cela signifie lutter contre la politique de la « loi et de l’ordre ». La nuit dernière, le 23 novembre, les fenêtres du siège de la Lega Nord à Varedo, une municipalité de l’arrière-pays milanais, ont été brisées.

Cette action est un geste concret de solidarité avec Alfredo Cospito (et les autres anarchistes détenus qui le soutiennent) qui se bat jusqu’au bout contre la double torture du 41bis et de la condamnation à vie incompressible. Cette dernière mesure a d’ailleurs été récemment reconfirmée par un décret pris par le gouvernement actuel, dont la Ligue est membre.

Aucune répression ne pourra arrêter le conflit anarchiste.

traduit de :

Varedo (Mi): vandalizzata sede della Lega in solidarietà ad Alfredo

Berlin, Allemagne : 100 personnes à la manifestation en solidarité avec Alfredo Cospito

Publié le 2022-11-26 06:20:03

Aujourd’hui, 23 novembre, une centaine de personnes sont descendues dans les rues de Berlin en solidarité avec les compagnon Alfredo, Juan, Ivan et Anna, en grève de la faim.
La manifestation a commencé par un rassemblement devant l’ambassade d’Italie à Tiergarten. Des communiqués ont été lus dans de nombreuses langues. Des voix se sont fait entendre du monde entier. Après environ une heure, la manifestation a traversé les rues désertes du quartier des ambassades, où des slogans ont été criés dans différentes langues. Sur la Potsdamer Platz, les rues étaient plus fréquentées et, par des discours et des tracts, les passants étaient informés de la situation d’Alfredo et des autres compagnons. Passant devant l’ambassade des États-Unis, la manifestation faisait référence au combat de Mumia Abu-Jamal et s’est terminée peu après à Brandenburger Tor.

À la fin de la manifestation, la police a arrêté et contrôlé les documents de trois personnes et leur a infligé une amende pour « distribution illégale de tracts », car certains tracts n’indiquaient pas la personne responsable du contenu (VISDP). Les personnes ont été libérées après quelques minutes. Nous sommes restés là, en solidarité et en criant des slogans, jusqu’à ce que tout le monde soit libéré.

Marquez la date ! 30 novembre : journée d’action en solidarité avec Alfredo et les autres compagnons en grève de la faim.

Source : kontrapolis.info

traduit de InfernoUrbano 

Elon Musk bannit CrimethInc. de Twitter à l'instigation d'un troll d'extrême droite

Publié le 2022-11-26 13:35:06

Le 25 novembre, à la demande d’un troll d’extrême droite, Elon Musk a suspendu le compte Twitter @crimethinc. L’objectif de Musk en acquérant Twitter n’avait rien à voir avec la "liberté d’expression" - il s’agissait d’une démarche partisane visant à faire taire l’opposition tout en ouvrant un boulevard à l’extrême droite. Cela met en évidence les dangers de dépendre des plateformes de médias sociaux appartenant aux grandes entreprises.



Suivez Crimethinc sur Mastodon et Telegram et abonnez-vous à leur flux RSS. Vous pouvez même les trouver sur Tumblr et Reddit. Si vous voulez les aider à continuer à sensibiliser les gens hors ligne, commandez des autocollants et d’autres matériels à distribuer ici.

Le 24 novembre, un nationaliste blanc qui intervient lors de conférences aux côtés de Richard Spencer [1] a publié un tweet approuvant une vague d’interdictions sur Twitter. Elon Musk lui a répondu favorablement, et le troll d’extrême droite Andy Ngo a répondu à Musk, demandant spécifiquementque le compte @crimethinc soit banni de Twitter. Quelques heures plus tard, Musk a exécuté la demande de Ngo [2].

Le compte @crimethinc sur Twitter date de mai 2008. Le compte n’a jamais été suspendu ni reçu d’avertissement au cours des quatorze années d’administration de Twitter. Ngo n’a pas apporté de nouveaux éléments à l’attention de Musk, mais a reposté des captures d’écran vieilles de plusieurs années. D’autres utilisateurs de Twitter ont également été bannis dans des circonstances similaires aujourd’hui.

La rhétorique de Musk sur le fait de faire de Twitter un lieu de " libre expression " était un mensonge. Musk a acheté Twitter afin d’imposer son programme sur ce qu’il considérait comme la plateforme de médias sociaux la plus influente, échappant au contrôle de personnes comme lui. Comme Donald Trump, Musk dit effrontément le contraire de ce qu’il pense, et ses partisans interprètent cela comme une démonstration de force.

En même temps qu’il fait de nouveau bon accueil à Donald Trump, aux nationalistes blancs et aux fascistes sur Twitter, Musk élimine ceux qui font obstacle à ses aspirations autoritaires. Ne vous méprenez pas, l’intérêt de faire taire nos voix est de préparer le terrain pour d’autres types de violence.

Le milliardaire et les anarchistes

Afin de comprendre un peu plus finement la suspension du compte Twitter du média anarchiste Crimethinc. nous avons traduit ce texte retraçant l’histoire de Twitter et exposant les enjeux politiques derrière l’achat (...)

Une partie de la classe dirigeante s’est toujours alignée sur l’extrême droite et les fascistes. À cet égard, Elon Musk emprunte un chemin déjà emprunté par Henry Ford, en soutenant des réactionnaires qui visent explicitement à s’attaquer à de larges couches de la population et à des mouvements sociaux. Comme à l’époque de Ford, le reste de la classe dirigeante, y compris les centristes et les libéraux, espère bénéficier de l’élimination forcée des voix radicales du discours public sans avoir à se salir les mains.

Cela est possible, en partie, parce que la majorité des employés de Twitter ont démissionné ou ont été licenciés. Les employés restants dépendent de manière disproportionnée de leur emploi chez Twitter pour obtenir des visas leur permettant de rester aux États-Unis - un exemple sinistre de la manière dont les frontières servent à imposer le programme de la classe dirigeante aux travailleurs, même aux travailleurs relativement riches.

Lorsque Musk dit qu’il construit Twitter 2.0, il fait référence à la transition de la première itération d’Internet - forums de discussion, indymedia, un modèleplus ou moins ouvert et participatif - au Web 2.0, dans lequel toutes les interactions sont façonnées par les algorithmes de quelques seigneurs de la technologie. Ils visent à déterminer ce que nous sommes capables d’imaginer ainsi que ce que nous sommes capables de dire et de faire. Ce qui s’est déjà produit sur Facebook et Instagram et se produit maintenant sur Twitter est la conséquence inévitable d’une dépendance aux plateformes médiatiques des entreprises de plus en plus généralisée .

En réponse, nous vous encourageons à diminuer votre dépendance à Twitter et aux autres plateformes médiatiques des grandes entreprises, à explorer d’autres sources d’information et d’autres moyens de communication. Nous vous invitons à vous mobiliser contre l’extrême droite sur tous les terrains qu’elle tente de conquérir et à continuer à vous organiser contre le capitalisme, la violence d’État, la suprématie blanche, le patriarcat et les autres formes d’oppression. Nous vous invitons à discuter avec vos amis et voisins de ce qu’il faudrait faire pour créer un monde dans lequel un seul milliardaire ne pourrait pas contrôler la façon dont tout le monde peut communiquer.

Rencontrons-nous dans un espace où aucun algorithme ou autocrate ne peut déterminer ce que nous sommes capables de rêver et de créer ensemble.

Je peux confirmer que mon compte a été suspendu après qu’Elon Musk a été informé de mon existence par des extrémistes d’extrême droite qui ont tenté de me faire assassiner à de nombreuses reprises. J’ai également été placé sur la liste "antifa" créée par les nazis et utilisée par des bots pour signaler en masse les comptes qui s’opposent au fascisme. Mes derniers tweets ont mis en évidence le montage visant à supprimer mon compte en abusant du système de signalement ainsi que les preuves certifiées qu’Andy Ngo était sciemment ami avec le célèbre pédophile Amos Yee. J’ai également mis en lumière le passé nazi du fondateur de Gays Against Groomers, Jaimee Michell. Je ne cesserai pas mon travail de dénonciation des fascistes malgré les campagnes organisées pour me faire taire et m’assassiner.

[

-Vishal P. Singh

->https://kolektiva.social/@VPS_Reports/109406098587329940]

Quand nous disons "abolir Twitter", nous ne voulons pas dire supplier les politiciens de le réglementer. Nous voulons dire prendre des mesures à la base pour l’empêcher de continuer à faire du mal - jusqu’à ce que des fleurs poussent dans les décombres de leur système de médias sociaux.

Abolir Twitter signifie développer des moyens de communiquer et de s’adresser à des publics qui ne dépendent pas de la concentration de toute la force coercitive et communicative dans des institutions non responsables. C’est un projet qui s’étend de nos relations interpersonnelles et numériques à l’action de masse contre la violence des États et des entreprises. "



Notes :

[1militant d’extrême droite américain à l’origine de l’expression « alternative right » en 2008, il préside depuis 2011 le National Policy Institute (en), un think tank destiné à la promotion du suprémacisme et du nationalisme blancs

[2Le même matin, à 9 h 21, nous avons reçu un courrier électronique de notify@twitter.com établissant que notre compte n’était pas en violation de la politique de Twitter, se présentant comme suit : "Twitter est tenu par la loi allemande de fournir une notification aux utilisateurs qui sont signalés par des personnes d’Allemagne via le flux de signalement de la loi sur l’application des réseaux. Nous avons reçu une plainte concernant votre compte, @crimethinc [...] Nous avons examiné le contenu signalé et avons constaté qu’il n’est pas susceptible d’être supprimé en vertu des règles de Twitter (https://support.twitter.com/articles/18311) ou de la loi allemande. " Nous n’avons pas reçu d’autres courriels de ce type. Cela suggère que la décision de bannir notre compte peu après a été dictée par Musk lui-même. 

Turin : Jeudi 1er décembre – Rassemblement au tribunal en solidarité avec Alfredo Cospito

Publié le 2022-11-26 16:00:06

Turin : Jeudi 1er décembre – Rassemblement au tribunal en solidarité avec Alfredo Cospito

Turin Jeudi 1er décembre 2022 – 10 heures – Rassemblement au Tribunal, Via Bologna 47

Le 1er décembre, l’audience sur le recours contre l’application du régime 41 bis au compagnon anarchiste Alfredo Cospito se tiendra au Tribunal de surveillance de Rome. 7 mois depuis son transfert à Bancali dans la province de Sassari. 42 jours depuis le début de sa grève de la faim jusqu’au bout contre les 41 bis et la condamnation à perpétuité incompressible.

Chaque jour, dans ces salles d’audience, des hommes et des femmes en toge décident de la liberté d’autrui, de la vie et de la mort de milliers de personnes qui, par choix ou par nécessité, ont échappé aux lois d’un État qui, chaque jour, exploite, affame, empoisonne.

En solidarité avec tous ceux qui ont vécu et continuent de vivre la farce de cet état démocratique. En solidarité avec Alfredo et tous les prisonniers révolutionnaires. En solidarité avec Anna, Juan et Ivan qui ont rejoint la grève de la faim.

19 heures Radio Blackout – Assemblée permanente contre la prison et contre le 41 bis.

LIBERTE POUR ALFREDO  ! LIBERTE POUR TOUTES ET TOUS ! LE 41 BIS EST UNE TORTURE D’ETAT

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Oregon – USA Incendie solidaire contre KONE pour alfredo cospito

Publié le 2022-11-26 20:05:03

NDans la nuit du 21 novembre, un camion de service de KONE a été incendié alors qu’il était garé derrière leur siège social à Milwaukie, Oregon.

Ce feu a été allumé pour le prisonnier anarchiste Alfredo Cospito en solidarité avec sa grève de la faim contre le régime 41Bis en Italie dans le cadre de l’appel international à l’action.

Cospito a été arrêté en 2012 et est resté emprisonné par l’État italien depuis lors. Selon les procureurs, il était lié à diverses actions clandestines et membre à la Fédération anarchiste informelle (FAI)*. Tout au long de son emprisonnement, il est resté engagé dans la lutte anarchiste par des textes et des interventions. Finalement, le 5 mai, il a été coupé de tout contact avec les autres humains. Depuis ce jour et pour une durée indéterminée, il vit sous le régime dit 41Bis, dans une tentative flagrante de l’État italien d’isolement total.

La multinationale KONE, fabricant d’ascenseurs, d’escaliers mécaniques et de systèmes de portes, a des contrats avec des prisons et des installations militaires dans le monde entier, y compris la base aérienne de l’OTAN d’Aviano, dans le nord-est de l’Italie, par le biais de sa filiale KONE SPA.

Par la pratique de la solidarité révolutionnaire, nous visons à briser l’isolement de la cellule de prison. En attaquant l’infrastructure des entreprises qui permet le système d’incarcération de masse, nous avons l’intention d’étendre la lutte contre les prisons au-delà de leurs murs. Nous voulons nous assurer qu’aucun prisonnier luttant pour sa liberté ne le fasse dans l’isolement.

Solidarité avec Juan Sorroche, Ivan Alocco et Anna Beniamino qui ont rejoint Alfredo Cospito en grève de la faim contre le régime 41 Bis.

Solidarité avec le mouvement carcéral de l’Alabama qui vient de terminer un arrêt de travail de 3 semaines qui a touché les 13 prisons du système correctionnel de l’Alabama.

Traduit de Anarchist News

[*notedeluttercontrele41bis] Alfredo a assumé avoir jambisé le patron d’Ansaldo Nucleare, Roberto Adinolfi, se revendiquant par ce seul fait de la FAI. Et plus généralement il adhere au projet de la FAI-FRI, Cf sa déclaration au procès scipta manent, disponible ici en français

 

Grèce : Appel a la solidarité avec les prisonniers politiques anarchistes V. Stathopoulos et D. Chatzivasileiadis

Publié le 2022-11-26 20:30:04

Abolition media / dimanche 20 novembre 2022

Le procès en appel de V. Stathopoulos et D. Chatzivasileiadis arrive à sa fin, puisque on en est aux « déclarations » des deux prisonniers politiques anarchistes. Dans la personne de D. Chatzivasiliadis, qui a été condamné à 16 ans de prison pour avoir revendiqué la possession des armes nécessaires à continuer l’activité révolutionnaire, l’État se venge de ceux/celles qui incarnent la lutte révolutionnaire. En même temps, dans la personne de V. Stathopoulos, qui a été condamné à 19 ans de prison pour sa solidarité concrète, dans un procès sans preuves, ils essayent de criminaliser la solidarité sociale et concrète.

Nous vous invitons à la solidarité avec les anarchistes Vangelis Stathopoulos et Dimitris Chatzivasileiadis, samedi 26 novembre à 14 heures, place Syntagma, dans le cadre de l’appel national à des actions solidaires.

« La solidarité est une relation qui inspire le mouvement plus large, c’est une composante importante pour bâtir un monde contre l’exploitation de l’homme sur l’homme, une pratique commune aux mouvements subversifs partout à travers la planète. La solidarité concrète n’est pas un lieu, c’est une attitude de vie, c’est une question de conscience, elle devient une expérience dans nos vies ».
V. Stathopoulos

« L’enjeu principal de ce procès […] est l’acquittement du compagnon Vangelis Stathopoulos, qui est frappé par cette brutalité à cause de sa solidarité sociale aux côtés de la lutte révolutionnaire. J’ai défendu la lutte révolutionnaire, la guerrille et l’importance de la résistance sociale armée. Je suis au service de la solidarité sociale, de la liberté et de l’égalité ».
Dimitris Chatzivasileiadis

La chronologie de cette affaire

En octobre 2019, une agence de l’OPAP (la société d’État qui a le monopole des paris) a été braquée à Cholargos [banlieue nord d’Athènes; NdT], l’anarchiste D. Chatzivasileiadis est blessé et part en cavale, jusqu’au 9 août 2021, quand il est arrêté à Thessalonique, après une expropriation armée. Le 8 novembre 2019, la police antiterroriste envahit un grand nombre de maisons, rafle des dizaines de personnes et en arrêté trois, parmi lesquels l’anarchistes V. Stathopoulos.

Stathopoulos et Chatzivasileiadis seront condamnés à 19 et 16 ans de prison respectivement, pour création et participation à une organisation terroriste, braquage à main arme et possession d’armes, aggravée par l’art. 187A ; Chatzivasileiadis a été jugé en contumace, car il était encore en cavale. L’utilisation de l’article 187A concerne l’organisation « Autodéfense Révolutionnaire » et ses armes, trouvées dans la maison de la troisième personne arrêtée. Chatzivasileiadis, qui a assumé la responsabilité du braquage à l’agence OPAP, a déclaré que cette organisation est inactive et qu’il a entrepris d’en préserver l’« héritage politique » (ce qui implique en garder les armes). Il a aussi clairement expliqué que Stathopoulos n’a pas participé au braquage ni à l’organisation. Stathopoulos a, depuis le début, nié sa participation aux braquage et aussi à l’organisation et a admis que, dans le cadre de la solidarité avec un compagnon, il a fourni de l’assistance médicale à Chatzivasileiadis, blessé.

Solidarité avec l’anarchiste Vangelis Stathopoulos.

Solidarité avec l’anarchiste Dimitris Chatzivasiliadis.

Jusqu’à la démolition de la dernière prison.

Assemblée en solidarité avec les combattant.es prisonnier.es, en fuite ou persécuté.es.

Hambourg (Allemagne) : La crise c’est vous ! Action contre un centre pour l’emploi et un fournisseur de bateaux de guerre

Publié le 2022-11-26 20:35:03

de.indymedia.org / vendredi 18 novembre 2023

La crise c’est vous ! Action contre un centre pour l’emploi et un fournisseur de bateaux de guerre, dans la Behringstraße, à Hambourg.

Dans la nuit du 17 au 18 novembre 2022, nous avons rendu visite, avec de l’acide butyrique, des pierres et de la peinture, au centre pour l’emploi et aux bureaux du fournisseur d’armements Wärtsilä.

Le centre pour l’emploi est un endroit de peur, de dressage, de bas
salaires et d’exploitation exacerbée.Les bureaux de Wärtsilä, parce qu’il s’agit d’un profiteur de guerre et de la crise, qui équipe depuis des décennies des bateaux de guerre en moteurs et en hélices.

Combatif.ves contre les conditions dominantes !
Pour la révolte sociale !

Est des États-Unis : Communiqué d’une action solidaire

Publié le 2022-11-26 20:35:03

Philly Anti-Capitalist / vendredi 18 novembre 2022

La nuit du 5 novembre, un petit groupe de colons anarchistes anti-colonialistes de Lenapehoking [le territoire ancestral des populations Lenape, entre les actuels États du Delaware, Pennsylvanie et New York ; NdT] a bloqué un point d’étranglement d’une ligne ferroviaire a haute fréquentation, en solidarité avec les Wet’suwet’en qui résistent aux forages dans le Wedzin Kwa [pour la construction d’un gazoduc qui devrait traverser ce territoire, dans la province canadienne de Colombie-Britannique ; NdT] et avec toutes les personnes qui résistent au développement et aux infrastructures du capitalisme colonial, dans l’Ile de la Tortue [le nom que certaines populations autochtones donnaient au continent nord-américain ; NdT] et a travers le monde !

Ça a été une action très simple et facilement reproductible, faite avec du matériel d’usage commun qui se trouvait déjà à côté des rails.

Nous espérons d’inspirer des nombreux autres blocages de lignes ferroviaire, de manière répétée, en tant qu’actions efficaces pour perturber les infrastructures coloniales et écocides à travers l’Ile de la Tortue et toute la planète.

Abattons le Canada, le colonialisme et le capitalisme, partout !

Francfort-sur-le-Main (Allemagne) : Incendie sur le chantier de l’A66/A661. Fecher résiste !

Publié le 2022-11-26 20:35:04

de.indymedia.org / mardi 15 novembre 2022

Dans la nuit de dimanche [13 novembre ; NdT] à lundi, nous avons mené une grosse attaque contre plusieurs excavatrices qui travaillent à la construction du tunnel sous le Riederwald*.

Nous l’avons fait en solidarité avec l’occupation de la forêt de Fechenheim, qui dure depuis l’automne 2021, et avec tou.tes les autres compas.

Depuis novembre, l’occupation est fortement menacée d’expulsion, parce
se la forêt de Fechenheim doit céder la place à la jonction des autoroutes A66 et A661.

Nous faisons appel à toutes les structures locales pour qu’elles rejoignent la lutte pour l’occupation Fecher. Controns la destruction de la Nature et la construction de nouvelles autoroutes et luttons pour la justice climatique !

Défendons Fecher – pour l’Anarchie !

Plein d’amour pour les pompiers involontaires. Free them all!

 

* Note d’Attaque : dans l’est de la ville de Francfort, des travaux sont
en cours pour construire le prolongement de l’autoroute A66, jusqu’au sa
jonction avec l’A661. Ce nouveau trajet devrait passer sur des bois,
dont le bois de Fechenheim, qui a été occupé pour le défendre du
défrichement.

30th November: Day of Action in Solidarity with Alfredo and other Comrades on Hunger Strike

Publié le 2022-11-27 07:35:05

Since 20 October, the anarchist Alfredo Cospito has been on hunger strike against his detention in total isolation and torture and against imprisonment without parole. Other detained comrades (Anna Beniamino, Ivan Alocco, Juan Sorrocho and Toby Shone) as a sign of solidarity and to give strength to Alfredo’s struggle, have also started a hunger strike.

Alfredo has been in prison uninterruptedly for ten years, spent in High Security sections until his transfer to 41 bis. The 41 bis is a prison regime of annihilation, as it is designed to cause physical and mental damage through the technique of sensory deprivation; it is a political and social death sentence, aimed at cutting off all contact with the outside world.
Our comrade was transferred to these torture chambers because, despite his imprisonment, he never stopped contributing to the international anarchist debate with articles, editorial projects and proposals.

The re-examination of the 41 bis measure against Alfredo is set for 1 December. This hearing will be very important because it will have to pronounce on the legitimacy of the previous Justice Minister Marta Cartabia’s decision to apply the 41 bis prison regime against our comrade.

Alfredo was convicted, along with Anna Beniamino and other anarchists, in the mega trial Scripta Manent, a trial aimed at criminalising anarchist ideas and hostile practices against all forms of authority and domination. Specifically, Alfredo and Anna were accused of being responsible for the double explosive attack against the Scuola Allievi Carabinieri in Fossano, on 2 June 2006, claimed by Rivolta Anonima and Tremenda / Federazione Anarchica Informale. For this attack, on 6 July, the Court of Cassation reformulated the sentence to ‘political massacre’. Life imprisonment is the only penalty the Italian penal code provides for political massacre. After reclassifying the crime, the Cassation sent the case back to the Court of Appeal to redetermine the convictions. The hearing that will decide the extent of these sentences is set for 5 December in Turin.

The Italian state, which has always protected the fascist strategy of mass murder, now wants to convict two anarchists of massacre for an explosive attack that caused neither victims nor injuries.

This affair breaks into the increasingly dark repressive climate with which we all have to deal: that is why the struggle of Alfredo, Juan, Ivan, Anna and Toby is close to the heart of those who do not want to resign themselves to a world that is more and more an open-air jail.

We call for 30 November (the day before the re-examination of the 41 bis measure against Alfredo), a day of action in solidarity with Alfredo and the other comrades on hunger strike.

Let us make them feel our solidarity that breaks the isolation beyond all borders and all cages. Let us break the deafening silence in which they want to bury our comrade alive. Let us give voice to our comrades’ struggle with our actions.

Let us make the symbols of oppression and exploitation the targets of our actions. Targets are everywhere. Every action is necessary: whether it is spreading the ideas of anarchist hunger strikes or sabotaging and disrupting the normal functioning of the state and capital. Target the Italian, German or any other state and the symbols of domination to abolish the prison system!

From: de.indymedia.org

30 novembre : Journée d’action en solidarité avec Alfredo et d’autres compagnons en grève de la faim

Publié le 2022-11-27 13:35:02

30 novembre : Journée d’action en solidarité avec Alfredo et d’autres compagnons en grève de la faim

Depuis le 20 octobre, l’anarchiste Alfredo Cospito est en grève de la faim contre sa détention en isolement total sous la torture et contre l’emprisonnement sans liberté conditionnelle. D’autres compagnons détenus (Anna Beniamino, Ivan Alocco, Juan Sorrocho et Toby Shone), en signe de solidarité et pour donner de la force à la lutte d’Alfredo, ont également entamé une grève de la faim.

Alfredo a été en prison sans interruption pendant dix ans, passés dans des sections de haute sécurité jusqu’à son transfert au 41 bis. Le 41 bis est un régime carcéral d’annihilation, car il est conçu pour causer des dommages physiques et mentaux par la technique de la privation sensorielle ; c’est une condamnation à mort politique et sociale, visant à couper tout contact avec le monde extérieur.
Notre camarade a été transféré dans ces chambres de torture parce que, malgré son emprisonnement, il n’a jamais cessé de contribuer au débat anarchiste international par des articles, des projets éditoriaux et des propositions.

Le réexamen de la mesure 41 bis contre Alfredo est fixé au 1er décembre. Cette audience sera très importante car elle devra se prononcer sur la légitimité de la décision de la précédente ministre de la Justice Marta Cartabia d’appliquer le régime de prison 41 bis contre notre camarade.

Alfredo a été condamné, avec Anna Beniamino et d’autres anarchistes, dans le cadre du méga procès Scripta Manent, un procès visant à criminaliser les idées anarchistes et les pratiques hostiles à toute forme d’autorité et de domination. Plus précisément, Alfredo et Anna ont été accusés d’être responsables du double attentat à l’explosif contre la Scuola Allievi Carabinieri de Fossano, le 2 juin 2006, revendiqué par Rivolta Anonima et Tremenda / Federazione Anarchica Informale. Pour cet attentat, le 6 juillet, la Cour de cassation a reformulé la peine en « massacre politique ». La prison à vie est la seule peine prévue par le code pénal italien pour le massacre politique. Après avoir requalifié le crime, la Cour de cassation a renvoyé l’affaire devant la Cour d’appel pour qu’elle statue à nouveau sur les condamnations. L’audience qui décidera de l’étendue de ces peines est fixée au 5 décembre à Turin.

L’État italien, qui a toujours protégé la stratégie fasciste du meurtre de masse, veut maintenant condamner deux anarchistes pour un attentat à l’explosif qui n’a fait ni victime ni blessé.

Cette affaire s’inscrit dans le climat répressif de plus en plus sombre auquel nous devons tous faire face : c’est pourquoi la lutte d’Alfredo, Juan, Ivan, Anna et Toby est proche du cœur de ceux qui ne veulent pas se résigner à un monde qui est de plus en plus une prison à ciel ouvert.

Nous appelons à faire du 30 novembre (la veille du réexamen de la mesure 41 bis contre Alfredo), une journée d’action en solidarité avec Alfredo et les autres compagnons en grève de la faim.

Faisons-leur sentir notre solidarité qui brise l’isolement au-delà de toutes les frontières et de toutes les cages. Brisons le silence assourdissant dans lequel on veut enterrer notre camarade vivant. Donnons une voix à la lutte de nos compagnons par nos actions.

Faisons des symboles de l’oppression et de l’exploitation les cibles de nos actions. Les cibles sont partout. Chaque action est nécessaire : qu’il s’agisse de diffuser les idées des grèves de la faim anarchistes ou de saboter et perturber le fonctionnement normal de l’État et du capital. Visez l’État italien, allemand ou tout autre État et les symboles de la domination pour abolir le système carcéral !

Traduit de Abolition Media

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Carasco – Gênes : Un hangar de la Marr et une dizaine de camions incendiés

Publié le 2022-11-27 13:40:04

Un grand incendie s’est déclaré ce soir vers 19 h 45 dans le hangar de la compagnie Marr de Santa Maria di Sturla, à Carasco, dans la province de Gênes.

Huit équipes de pompiers sont intervenues sur place avec le camion de la zone et le camion moussant. Les flammes sont actuellement éteintes, les carabiniers et la polic  e scientifique sur place. Heureusement, il n’y a eu aucune blessure, mais les dégâts sont énormes, certains camions sont également pris feu.

C’est la même entreprise, Marr dont le siège de Taggia, a récemment été touché par une attaque incendiaire, ainsi qu’un dépôt autour de Bologne. Marr, en effet, a été frappé le 5 novembre avec 4 cocktails Molotov, trouvés sous les camions à l’intérieur d’un entrepôt dans la province de Bologne. Une attaque infructueuse, probablement parce que les criminels auraient été forcés de fuir. Il s’agit d’une tentative revendiquée par les anarchistes, qui pourraient donc également être à l’origine de l’attaque de Taggia.  Dans la revendication bolognaise, l’entreprise également touchée dans notre province aurait été accusée d’avoir fourni de la nourriture aux cantines des prisons et des centres d’expulsion pour immigrants.

Quant à l’incendie de Taggia, le préfet Armando Nanei a convoqué un comité de sécurité

Traduit de la presse

 

 

Rome – Interruption d’une représentation au Teatro Argentina en solidarité

Publié le 2022-11-27 14:05:18

Rome – Interruption d’une représentation au Teatro Argentina en solidarité

Interruption d’une représentation au Teatro Argentina en solidarité avec les anarchistes emprisonnés en grève de la faim contre le 41 bis (Rome, 26 novembre 2022).

Aujourd’hui, 26 novembre 2022, la représentation de « Hamlet » au Teatro Argentina de Rome a été interrompue. Malgré le fait que les travailleurs du théâtre se soient transformés en un véritable service de sécurité pour protéger les intérêts des patrons, nous avons réussi avec détermination à monter sur scène, à déployer une banderole disant « Il y a quelque chose de pourri en Italie : NON au 41 bis », à jeter des tracts et à lire une partie du communiqué que nous reproduisons intégralement ci-dessous :

Nous sommes ici parce que Alfredo Cospito est dans le 41 bis. Le 41 bis est un régime de détention spécifiquement conçu pour annihiler l’individu. Nous sommes ici parce qu’Alfredo fait une grève de la faim depuis plus d’un mois. Nous ne sommes pas ici pour pleurer sur une injustice subie par notre camarade anarchiste, car il n’en est rien. Tout comme il ne s’agit pas d’une aberration juridique. C’est la réaction logique de l’État démocratique aux attaques d’Alfredo. D’abord physique, avec la blessure du bureaucrate Adinolfi, à l’époque administrateur délégué d’Ansaldo Nucleare et pour laquelle il a fini de purger la peine à laquelle il avait été condamné. Puis avec les mots avec lesquels, pendant sa détention de haute sécurité, il a contribué aux débats du mouvement anarchiste. Le 41 bis d’Alfredo n’est pas seulement une vengeance, c’est aussi la volonté de faire disparaître la parole. Parce que le mot, quand il ne reste pas un simple exercice rhétorique, est une arme.

Alfredo fait une grève de la faim depuis plus d’un mois pour obtenir son déclassement et contre l’emprisonnement à vie incompressible.

Il a été rejoint par les prisonniers anarchistes Juan Sorroche, Ivan Alocco et Anna Beniamino. Ils utilisent la grève de la faim parce que, dans la condition d’isolement dans laquelle ils se trouvent, c’est peut-être la seule forme de lutte dont ils disposent. Avec force et courage, ils risquent leur sécurité, leur vie… tandis que vous êtes assis ici à regarder une imposture et ne vous rendez pas compte que tout est une imposture. Chaque jour, quelque chose vous est enlevé, pour le moment, cela n’a aucune conséquence sur vous et vous vous en détournez. Aveuglés par vos privilèges, vous pensez que la démocratie est le meilleur système possible et vous regardez avec indignation les nations exotiques où les gens sont piétinés. Vous voulez la vérité et la justice pour Giulio Regeni et vous n’avez rien à foutre des 14 morts en prison le 8 mars 2020 par la démocratie italienne. Vous n’avez rien à foutre des 80 suicides en prison depuis janvier. Vous n’avez rien à foutre des camps de concentration pour migrants disséminés dans ce beau pays.

Nous ne sommes pas venus pour vous sensibiliser. Si vous dormez encore profondément… nous gâchons votre plaisir.

Nous brisons la paix sociale dans laquelle vous vous complaisez.

Mort à l’État !
Vers l’anarchie !

Traduit de InfernoUrbano

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Incendie d’un fourreau de câble le long de l’autoroute Pise – Florence

Publié le 2022-11-27 20:00:05

Le soir du 28 octobre, j’ai mis le feu à un fourreau de câbles le long de l’autoroute florence – pise nord. J’ai choisi de saboter la ligne après avoir lu sur les câbles le nom d’une entreprise qui produit des câbles pour les lignes électriques et la fibre optique. pour ce faire, j’ai attaché deux morceaux de bois avec du fil au-dessus et en dessous des 6 câbles. J’ai mis de l’allume feu dans les fissures et j’ai arrosé le tout d’essence. je ne connais pas l’impact de cette action car les médias n’en ont pas parlé. L’action se veut également solidaire d’alfredo, qui est en grève de la faim. Aucune punition ne peut décourager ceux qui vivent pleinement leur vie, ceux qui ne connaissent ni calculs ni compromis.

 

[extrait de « bezmotivny », bimensuel anarchiste internationaliste, année II numéro 22, 21 novembre 2022]

Traduit de la nemesi

Appel à un week-end de rencontres No borders le 3 et 4 décembre

Publié le 2022-11-27 20:00:08

Les 3 et 4 décembre se tiendront à Paris un événement avec pour but de rassembler des militant.e.s des diverses frontières et grandes villes françaises et frontalières afin de permettre des rencontres et d’actualiser les situations et pratiques de luttes qui y prennent place. L’événement s’articulera autour d’une grosse demi-journée de présentation des différents territoires de luttes suivie d’une journée de réflexions autour de thèmes transversaux aux luttes No border, le tout ponctué par une soirée en soutien à deux lieu de luttes à Calais et Cesana, ainsi que par des repas partagés.





Notes

[1"Le traumatisme vicariant Le fait d’entendre et de vivre de façon
répétée des événements perturbants et traumatiques, par exemple subir de l’agressivité ou de la violence, ou encore être témoin d’une détresse
qui mène au suicide, peut créer un traumatisme chez l’infirmièr.e. Iel
peut réagir à ces événements comme s’ils étaient les siens et ainsi
souffrir de stress, d’anxiété, voire d’attaques de panique. S’imprégner
d’une situation traumatisante vécue par un patient provoque une
excitation psychologique chez lae soignant.e et lae maintient dans un
état d’hypervigilance avec reviviscence des événements. Lae soignant.e
peut ensuite chercher à s’isoler afin d’éviter tous les stimuli qui
raviveraient le traumatisme. La traumatisation vicariante transgresse de
façon récurrente les convictions, les valeurs et les croyances du/de la
soignant.e. Son cadre de référence personnel est attaqué et il se
modifie. Ce faisant, il s’enlise lui-même dans un état de stress
post-traumatique décrit comme un traumatisme vicariant. (Rothschild,
2006 ; Brillon, 2013)."

Suspension de la grève de la faim de Juan

Publié le 2022-11-27 20:00:11

Suspension de la grève de la faim de Juan

Nous apprenons que le compagnon Juan Sorroche a arrêté la grève de la faim depuis minuit le 24 novembre, après exactement un mois.

Traduit de Il Rovescio

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Infrante le vetrate di una sede di Endesa, azienda di pertinenza dell’Enel, in solidarietà con gli anarchici imprigionati in sciopero della fame (Madrid, Spagna, novembre 2022)

Publié le 2022-11-27 20:05:03

Infrante le vetrate di una sede di Endesa, azienda di pertinenza dell’Enel, in solidarietà con gli anarchici imprigionati in sciopero della fame (Madrid, Spagna, novembre 2022)

Riceviamo e diffondiamo:

Infrante le vetrate di una sede di Endesa, azienda di pertinenza dell’Enel, in solidarietà con gli anarchici imprigionati in sciopero della fame (Madrid, Spagna, novembre 2022)

https://lanemesi.noblogs.org/post/2022/11/26/infrante-le-vetrate-di-una-sede-di-endesa-azienda-di-pertinenza-dellenel-in-solidarieta-con-gli-anarchici-imprigionati-in-sciopero-della-fame-madrid-spagna-

Nuit étoilée contre l’austerité

Publié le 2022-11-27 20:05:04

27 novembre 2022
Par Rebellyon (source)
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Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures

Dans la nuit du 25 novembre 2022 aux premiers scintillements du matin nous avons étoilé les vitres de ceux qui brisent le système de santé.

Cette fois-là ce sont :

l’assurance Generali avenue Lacassagne

l’agence d’intérim LIP, pour RH

Le labo pharmaceutique Merck rue Villon

En faisant les poches des retraités, Generali spécule sur les fins de vies, le cynisme des marchés financiers fait de ce monde un cimetière où nous ne voulons pas vieillir, ni à Orpea ni dans la solitude organisée. Entre autres fossoyeur, l’intérim a su faire profit en liquidant ce qui restait de postes pérennes. Déjà que c’est chiant de travailler, ni intérim, ni cadre, à jamais !

Entre autres profiteurs de guerre, les labos Merck ont bien mérité notre mépris cassant. Fuck big pharma, et vous savez pourquoi.

Rendez-vous le 29 novembre à la manifestation du medico-social. Pour une santé communautaire, sociale et solidaire.

Contre la privatisation par les marchés et par l’État.

Pour être en bonne santé manger bouger casser




Source: Rebellyon.info

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

Bologna: Interruzione messa

Publié le 2022-11-27 20:05:04

Bologna: Interruzione messa

 

Riceviamo e diffondiamo:

Bologna – Nella domenica del 27 novembre, trentasettesimo giorno di sciopero della fame del compagno anarchico Alfredo Cospito, un gruppo di solidali ha interrotto la messa mattutina presso la chiesa del Sacro Cuore di via Matteotti. Megafonata, lancio di volantini, urlati cori e srotolato uno striscione “41-bis=tortura. Alfredo Cospito libero!”.

Bologne – Messe interrompue en solidarité

Publié le 2022-11-27 21:20:04

Bologne – Messe interrompue en solidarité

Dimanche 27 novembre, 37 ème jour de grêve de la faim du compagnon anarchiste Alfredo Cospito, Un groupe de solidaires a interrompu la messe matinale à l’église du Sacré Coeur de la rue Matteotti. Megaphone, lancé de tracts, cris en coeur, et débalage d’une banderôle :  » 41 bis = Tortura Alfredo Cospito libero !  »

 

le tract :

LE 41 BIS, c’est la TORTURE

750 personnes sont détenues dans un état de torture en Italie. Le bon mot pour le 41 bis est L’ISOLEMENT : 22 heures dans une cellule unique, temps de promenade souvent avec un seul une seule personne, un maximum de quatre livres dans la cellule, impossibilité d’en recevoir de la part de à l’extérieur (imaginez une longue détention avec seulement la misérable biblioteque de la prison !), censure de la correspondance et impossibilité de communiquer avec l’extérieur, cloisons vitrées et absence de tout contact physique ou caresses lors des parloirs. On ne s’en sort qu’en calomniant ou en abjurant ses idées.
Pour n’en citer que quelques-unes des conséquences. Un état de privation sensorielle qui mène à des dommages physiques et psychologiques permanents s’il se prolonge pendant des années. Imaginer pour qui ce régime est renouvelé à chaque fois pour la peine de prison à vie !
La torture existe donc dans ce pays depuis des décennies, saluée par l’hypocrite et très  discrétionnaire « lutte contre la mafia » qui justifie tout. Mais le 41bis est-il uniquement destiné à la mafia ou est-ce un instrument adaptable à la catégorie plus large de ceux qui ne courbent pas l’échine devant l’État ?

Depuis le 20 octobre, notre camarade, l’anarchiste Alfredo Cospito est en grève de la faim jusqu’à la mort pour être transféré du 41 bis.
Condamné à la prison à vie, et de surcroît transféré au 41 bis depuis le 5 mai de l’année dernière. cette année, il a préféré lutter jusqu’à la mort plus digne que d’être annéanti par l’État dans une condamnation à mort non déclarée.

Depuis la prison où il est détenu depuis des années, il n’a jamais cessé de participer aux débats du mouvement anarchiste, d’exprimer ses idées, de rêver de révolution. Des idées dangereuses que les siennes, qui parlent à ceux qui méprisent l’injustice, à ceux qui veulent répondre au harcèlement qu’ils subissent chaque jour de la part de l’État, aux moqueries des politiciens, à l’exploitation des patrons. Ils parlent d’agir face aux morts au travail, de plus en plus souvent des mineurs, aux morts ou aux disparitions au milieu de la mer des désespéré-es en quête de mieux, aux matraques que la police offre à ceux qui luttent, aux catastrophes présentées comme naturelles ou inévitables que le capitalisme produit dans sa course. Et le faire même avec violence, si au milieu, comme c’est de plus en plus évident, il en va de notre survie et de celle de nos proches.

EN SOLIDARITÉ AVEC ALFREDO
LIBERTE POUR TOUTES ET TOUS

Trouvé sur Telegram NO41BIS

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Zbeul chez Vidéo 3/4 + Assemblée Action Autonome mercredi 30/11

Publié le 2022-11-27 21:20:08

Ce mardi 22 novembre, les bureaux de Vidéo 3/4 (prestataire privé de contrôle social pour pôle emploi, la CAF et le département Haute Garonne) ont eu une mauvaise surprise préparée par l’Assemblée d’Action Autonome



Une trentaine de personnes ont pénétré dans les bureaux de l’organisme pour perturber son fonctionnement a grands renforts de slogans, d’affiches, et de stickers, collés sur toutes les surfaces adaptées (vitres, murs, ordinateurs, caméras).
Un tract a été lu aux personnes convoquées aux formations obligatoires, ce qui a engagé des discussions. Puis des confettis ont animés la salle de travail, et le doux bruit de l’alarme incendie a sonné l’heure de notre départ.

On ne se fait pas d’illusions, même si ils présentent partout leur sale dispositif comme quelque chose d’humaniste. Ils sont juste la pour faire passer la pilule du salariat en nous forçant a accepter des taffs tout pourris. C’est du chantage : soit aller aux rendez vous et accepter toutes leurs injonctions soit se faire radier du RSA et se retrouver sans rien.

C’est pourquoi nous les avons occupés aujourd’hui, c’est possible et ça peut avoir lieu ailleurs, préparez le café on reviendra !

NOUS NE VOULONS PAS REVENDIQUER DES MIETTES MAIS TOUT PRENDRE

Nous ne voulons pas de blabla déconnecté de pratiques concrètes. Nous voulons trouver des prises pour agir, lutter, pas juste panser nos plaies collectivement. Face aux patrons, aux organismes de la CAF, de pôle emploi, des caisses de retraites, face aux proprios : partout nous sommes attaqués, partout nous avons besoin de sortir de l’isolement. Ce que nous voulons construire, c’est aussi la possibilité de se coordonner, entre différents endroits en lutte, pour densifier un réseau de solidarité de classe concrète, basé sur des pratiques de luttes partagées (le blocage, le sabotage, les manifestations sauvages, les prises de bâtiments, etc.) et la confiance acquise en agissant ensemble.

Nous ne sommes ni ne roulons pour aucun parti, aucun syndicat et n’avons pas l’intention que ça change. Nous cherchons à ce que des initiatives foisonnent, incontrôlables, pour l’autonomie de classe et la révolution.
Pour toutes ces raisons, nous proposons un espace d’organisation, que nous sommes déterminé à maintenir dans le temps. Et nous le voulons rejoignable, sur la base d’un accord avec ce texte. [1]

Assemblée d’Action Autonome le mercredi 30 novembre a 18h
RDV au Local Camarade, 54 bd Déodat, Toulouse, M°Arènes
Canal telegram ==> @TSUNAMITOULOUSE



Notes