Vive l'Anarchie - Semaine 49, 2024

Sommaire

[Pays-Bas] Attaque anti-militariste de véhicules KPN

Publié le 2024-12-02 09:00:06

Initialement publié sur Act for freedom now!, le 29/11/2024.

Dans la nuit du mardi 25 novembre, deux véhicules de KPN à Amsterdam ont été attaqués (KPN est un des opérateurs mobiles majeurs aux Pays-Bas).

Une camionnette a été incendiée, l’autre s’est fait casser ses vitres. Cette action est en représailles de la décision de KSN de sponsoriser le salon de l’armement NEDS, contre le militarisme et les technologies de répression.

Contre le génocide et l’apathie.

Amour et courage à celleux qui luttent. Les coeurs révolutionnaires brûlent pour toujours.

reçu par email

[Royaume-Uni] Incendie solidaire de camions d’abattoirs

Publié le 2024-12-02 09:05:03

Initialement publié sur unoffensive animal, le 27/11/2024.

25 Novembre, Lincolnshire UK

Reçu anonymement par email :

“Dans la nuit de l’anniversaire de Lobo, Elefteria Hambi, [Note: un.e anarchiste tué.e par une frappe turque après avoir rejoint la lutte au Rojava, on peut en lire plus ici par exemple] nous avons incendié deux camions d’abattoir garés sur la route à côté d’un abattoir à Lincolnshire. Nous avons placé une petite bouteille d’essence à côté d’une roue avant, et utilisé un allume-feu pour un allumage rapide qui nous a permis de surveiller la sécurité de l’opération. Avec aucun bâtiment ou personne autour, l’opération a été un succès et personne n’a été mis en danger.

Nous commémorons par le feu, avec l’espoir que des cendres nous pourrons construire un monde dont toustes nos martyrs seraient fièr.e.s.

Lobo jamais oublié.e.

Kyriakos Ximitris toujours présent.

Howling wolf commando.

Des prisons alternatives ?

Publié le 2024-12-02 09:10:06

Ce mois-ci, nous aborderons la question des « prisons alternatives ». Toujours dans une perspective anticarcérale anarchiste.



Des prisons alternatives ?

Personne ne peut ignorer que les geôles françaises sont surpeuplées et insalubres. D’ailleurs, l’État est régulièrement condamné pour les sévices qu’il inflige aux individus qu’il y enferme.
C’est donc tout naturellement qu’un certains nombres de personnes, au sein de l’appareil d’État ou dans l’opposition de « gauche » appellent à construire de nouvelles prisons. De nouvelles prisons pour mettre fin à l’entassement des prisonnier·eres, de nouvelles bastilles pour « réinsérer »...
Des prisons plus humaines, plus lumineuses, avec plus d’espaces, plus d’intimité, moins de murs, d’autres règles defonctionnement...
Nous nous pencherons sur ces prisons « modèles » et nous montrerons en quoi, non seulement elles ne font pas partie de la solution, mais du problème.

Lancement ABC - Limoges

L’évènement sera précédé d’une présentation de la future section limougeaude de l’Anarchist Black Cross. Ce sera l’occasion pour les personnes intéressées par le projet de le rejoindre

Tout cela se déroulera le mardi 10 décembre à 18 heures à l’EAGR, 64, avenue de la Révolution à Limoges.

PDF - 316.7 ko

[ANTINUK à Bure] Soirée d'information et de discussion

Publié le 2024-12-02 09:15:06

Le dimanche 8 décembre 2024, à la Dar, venez !



Bonjour à toustes !

Le 8 décembre à 16h30 est organisée une aprèm/soirée sur la lutte contre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse).

Au programme il y aura :

  • une présentation générale puis centrée sur les mesures d’expropriation notamment de la gare (un des lieux collectif et militant)
  • des discussions
  • des projections
  • un infokiosque
  • une cantine végan à prix libre en soutien au collectif Anticra Marseille (repas à 20h)

Le but de cet évènement est de donner des nouvelles de la lutte mais aussi de vous donner des infos sur comment s’impliquer là-bas car il y aura surement bientôt besoins de monde sur place et de soutien autour.

Venez nous retrouver après le vide cafoutch !!

A bientôt :)



PS :

Plus d’infos sur les luttes à Bure : https://bureburebure.info

Un nouveau squat à Caen (et des rendus de jugement pour d'autres squats)

Publié le 2024-12-02 09:20:07

Ce samedi, l’Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions a rendu public un squat situé au croisement du boulevard Detolle et de la rue Caponière, et habité depuis le mercredi 27 novembre.



Il s’agit d’une grande maison qui donne sur le boulevard. C’est une ancienne clinique vétérinaire laissée à l’abandon. Plusieurs familles y vivent désormais.

Dans la semaine, deux rendus de jugement concernant d’autres squats sont tombés.
Le squat de Cambremer, où vivent une trentaine de personnes depuis la fin octobre, a obtenu 8 mois de délais (jusqu’au 31 juillet 2025). La plupart des habitant-es de ce lieu avaient été expulsées récemment de différents squats à Lisieux.
Le squat de Fleury-sur-orne officialisé début avril 2024 a obtenu 11 mois de délais, plus 2 mois de commandement à quitter les lieux.

Les chantiers se poursuivent au squat de l’ex-Chiffo, route de Trouville, où une cinquantaine de personnes ont élu domicile à la toute fin octobre à la suite d’une semaine de mobilisation à Caen..

Et le 23 novembre 2024, un squat a été officialisé à Colombelles (14) par le collectif Solidarités éxilé-e-s Lisieux Pays d’Auge et alentours

La prochaine assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions aura lieu mardi 3 décembre à 18h au squat de la Demi-Lune.

Société nucléaire, société policière.

Publié le 2024-12-02 09:25:06

Mardi 19 novembre, deux compagnons sont interpellés en plein centre-ville de Caen par plusieurs équipages de flics dont la BAC.



Mardi 19 novembre, deux compagnons sont interpellés en plein centre-ville de Caen par plusieurs équipages de flics dont la BAC. Après une fouille rapide du véhicule avec lequel ils circulent et une prise d’identité autorisées par un arrêté exceptionnel couvrant le secteur de la gare, ils sont embarqués au commissariat central.

Sur place, les flics les informent qu’ils sont placés en garde à vue pour « entrave à la circulation d’un train ». Ils apprennent alors que leur voiture a été aperçue près de deux heures plus tôt à proximité des voies de chemin de fer qui traversent la ville. Ils devineront que les flics les soupçonnent d’avoir voulu stopper ou ralentir un transport de déchets nucléaire CASTOR se dirigeant vers l’Allemagne. En effet, la veille 4 colis Castor contenant des combustibles nucléaires retraités à La Hague ont été acheminés au terminal de Valognes. Ce 19 novembre, le convoi s’est élancé vers Philippsburg encadré de flics, en passant par Caen. Depuis quelques semaines, un appel à mettre des bâtons dans les rails de l’industrie nucléaire circule sur des sites militants.

Au poste, les compagnons comprennent que les flics sont en pleine construction d’une petite histoire : il s’agit de les impliquer dans une tentative de sabotage. Le moindre outil, le moindre tract présent dans la voiture deviennent des preuves à charge. Les flics scotchent sur de vieux morceaux de bois, puis sur du vinaigre blanc qu’ils pensent inflammable (si, si !), saisissent un vieux texte antinucléaire et un autre anarchiste. Des preuves infaillibles on vous dit.

L’un des compas demande à ce qu’une amie soit prévenue et à ce qu’il puisse s’entretenir avec elle, comme il est dorénavant possible en garde à vue. Elle ne reçoit aucun coup de fil, mais les flics informent pourtant le compagnon qu’elle a été contactée.

Durant cette garde à vue, la colocation d’un des compagnons est perquisitionnée au motif d’établir son identité. Les flics en profitent, malgré le rappel du compagnon qu’ils doivent s’en tenir à sa chambre et aux pièces communes, pour fouiller les chambres des colocataires. Là, une seconde équipe, pour certains masqués, intervient et prend des photos, sans qu’il ne soit précisé au compa de qui il s’agit.

Mercredi en fin de matinée, le premier compagnon sort enfin après 19h de garde à vue, et doit attendre encore plus d’une heure pour qu’on lui restitue sa voiture. Pour le second compagnon, c’est seulement en fin d’après midi après 24 h de garde à vue qu’il est enfin autorisé à sortir.

La procédure est toujours en cours et donnera peut-être lieu à un procès. L’un des compagnons est déjà convoqué en janvier pour refus de signalétique. Cette charmante nuit au poste a pour origine une entrave à la circulation d’un train... dont la circulation n’a à notre connaissance, et c’est bien malheureux, jamais été entravée. Mais chez nos braves inspecteurs Clouzot, c’est sans doute une preuve décisive à ajouter à la présence de vinaigre blanc…

Cet arsenal répressif continue de nous révolter malgré sa banalité dans le contexte répressif actuel, et dans un contexte plus spécifique de relance du programme nucléaire qui vise à prolonger l’existence de réacteurs de plus en plus vieillissants, à construire une nouvelle série de réacteurs EPR, mais également à investir massivement dans la recherche nucléaire et dans le nucléaire militaire et ses mille et un raffinements pour anéantir la planète.

Nous gardons en mémoire qu’en matière de nucléaire, l’État n’a jamais badiné avec les flics et la répression. Nous nous souvenons de Vital Michalon soufflé en 1977 par une grenade offensive et des nombreux-ses blessé-e-s de Malville, de Sébastien Briat happé par un train de déchets nucléaires en 2004, du compagnon dont les tendons avaient été sectionnés par une meuleuse et des autres blessé-e-s en 2010 lors d’un blocage de convoi nucléaire à Caen, des blessé-e-s du camps anti-THT de Montabot de 2012, ou plus récemment des inculpé-e-s de Bure…

Si l’État a ainsi accompagné son programme nucléaire d’une armée de flics, c’est que l’industrie nucléaire joue un rôle central dans son développement récent. Au cœur du mode de production énergétique, de l’armement et de la politique coloniale puis post-coloniale, il s’est imposé comme une de ses fondations les plus importantes. Le bon fonctionnement de l’exploitation capitaliste et de la domination étatique repose sur cette infrastructure énergétique et militaire. La nouvelle génération écologiste née des luttes contre le réchauffement climatique devrait s’en souvenir : le nucléaire ne répond pas au problème climatique, il participe de l’ossature du monde qui fabrique ce réchauffement, et qui peut précipiter notre anéantissement. Un monde où l’État et le capital mêlent leurs intérêts pour faire perdurer leur domination.

Nous ne pouvons que regretter que les déchets issus de l’industrie nucléaire qui empruntent régulièrement routes et voies ferrées ne rencontrent plus les oppositions déterminées qu’ils ont rencontrées jadis, et qu’encourager à ce qu’elles s’expriment de nouveau par les gestes ou les formes de mobilisation que leurs protagonistes jugeront nécessaire, sans chefs, ni états majors. Pour notre part, nous restons déterminés, et cette répression sur des camarades antinucléaires n’entame en rien cette détermination, à en découdre avec le nucléaire et son monde.

Notons pour terminer, que les flics qui escortaient le convoi de déchets nucléaires ont eux-mêmes entravé la circulation, en blessant quatre personnes lors d’un accident (dont trois flics et un personne dont la voiture a fait des tonneaux), à Teurthéville-Hague le 20 novembre.

On espère que le temps dédié à surveiller le trou du cul de nos compas a servi à d’autres personnes qui veulent lutter contre le nucléaire et son monde à passer sous les radars.

Des antinucléaires.

Grèce : Pour mon compagnon Kyriakos X.

Publié le 2024-12-03 09:00:12

athens.indymedia.org [traduit de la traduction anglaise] / dimanche 1er décembre 2024

Au revoir, mon compagnon,
« Tu sera cendres, vieux monde,
Tu es destiné au chemin de la destruction
Et tu ne peux pas nous plier
En tuant nos frères d’armes…
Et sache que
Nous en sortirons vainqueurs,
Même si nos sacrifices
Sont lourds »
Nazim Hikmet

Je voudrais, de manière tardive, écrire quelques mots à propos de mon compagnon et compagnon de vie de ces six dernières années, K. Xymitiris, qui est décédé dans un appartement de la rue Arkadias.

J’ai rencontré le compagnon Kyriakos à Berlin, il y a quelques années. Notre détermination commune et notre engagement pour un monde meilleur nous ont rapidement rapproché.es. Lors des conversations de minuit dans le bar où il travaillait, lors des balades dans les rues de la ville, nous avons échangé des points de vue et Kyriakos avait les opinions et les connaissances les plus approfondies sur chacune de mes préoccupations. Notre vision commune s’enracinait simultanément en nous, en créant une relation forte, basée sur la compréhension mutuelle, la camaraderie et l’amour.

Ensemble, nous avons lutté et façonné nos opinions sur tout ce qui nous troublait. J’ai grandi, avec lui, dans un voyage de découverte de mon identité combative. Et Kyriakos a toujours été à mes côtés, ni devant, ni derrière, mais à mes côtés. En tenant ma main, en me soutenant avec son sourire et sa perspicacité. Il donnait toujours les bonnes réponses, alors que nous étions tou.tes en train de mâcher nos mots ; il clarifiait la situation, quand nous nous sentions tou.tes perdu.es. Avec son sens aigu de la solidarité, il était toujours aux côtés de quiconque en avait besoin, indépendamment de la répression, du fait d’en être la cible, indépendamment de son propre confort. Toujours le premier dans toutes les luttes : contre la répression, la gentrification, l’exploitation salariale, le colonialisme, le patriarcat, les prisons. Indispensable comme compagnon et comme ami, il remplissait l’espace de sa modestie et de son militantisme, partout où il se trouvait.

En prônant l’unité dans la lutte pour la cause révolutionnaire, la confrontation, le militantisme et la contre-attaque, toujours dans le respect de ceux/celles qui étaient autour de lui, il a fait de la place là où d’autres étouffaient. Il vivait donc, du moins à mes côtés, militant et persévérant, plein d’espoir et souriant. Prêt à tout, prenant des petits et des grands risques, il a donné son quotidien à la lutte, sans hésitations.

Toujours à nos côtés,
pour moi, pour ses ami.es et ses compas, pour quiconque avait besoin de lui, pour des petits ou des grandes choses.
Toujours à nos côtés,
pour assumer le rôle le plus pénible, le plus risqué.
Toujours à nos côtés,
pour nous tenir la main, pour nous accompagner, pour ouvrir le chemin.
Toujours à côté
du/de la migrant.e, de la personne maltraitée, du/de la le travailleur.se, du/de la prisonnier.e.
Et toujours à mes côtés,
pour me soutenir, m’aider, m’écouter, pour lutter avec moi, m’étreindre en repoussant la peur, pour m’encourager en repoussant les hésitations, pour remplir les jours et les nuits de camaraderie et de combativité.

COMPAGNON KYRIAKOS
Aucun au revoir ne suffit. Aucun texte ne peut décrire la douleur de ta perte. Le 31 octobre, j’ai été laissée à moitié, sur un chemin où je te voulais à mes côtés. Le 31 octobre, j’ai perdu ce sourire que toi, seul, tu savais évoquer. Le 31 octobre, j’ai perdu l’espoir que toi, seul, tu pouvais me transmettre. Mais le 31 octobre je t’ai aussi fait une promesse, à toi, à moi, à nous et à tant d’autres : tu ne seras pas oublié. Le 31 octobre, je suis restée derrière pour parler de toi, de la lutte que tu as menée et de celles que tu n’as pas réussi à mener. Le 31 octobre, j’ai levé mon poing et, avec la bouche pleine de sang, j’ai juré de COMBATTRE. Le 31 j’ai levé mon poing et, dans les décombres de la rue Arcadias, j’ai dit KYRIAKOS XYMITIRIS, TOUJOURS PRÉSENT !

« Les plus beaux de nos jours
nous ne les avons pas encore vus.
Et les plus beaux des mots que je voulais te dire
je ne te les ai pas encore dits… »
Nazim Hikmet

Avec un amour inconditionnel,

ta compagnonne
Marianna M.

( Greece EN/FR/ES/DE ) For my Comrade Kyriakos X. by Anarchist comrade Marriana M.

Publié le 2024-12-03 22:10:03

Marriana a warm embrace from afar. Your strength and courage inspires us, Translated by Act for freedom now!  via: athens.indymedia


For my Comrade Kyriakos X. Goodbye my comrade,

“You shall turn into ashes, old aged world your path towards your crushing end is written and you cannot break us killing our brothers/sisters in battle and know this we will come out victorious even if our sacrifices are heavy”

Nazim Hikmet

So, belatedly, I would like to write a few words about my comrade and fellow traveler for the last 6 years of my life, K. Xymitiris, who departed this life in an apartment on Arcadia Street. I met comrade Kyriakos in the city of Berlin a few years ago.

Our common determination and agony for a better world quickly brought us together. With midnight conversations at the bar where he worked and walks through the city’s alleys, we exchanged views, with Kyriakos having the most solid opinions and insight on every matter I had concerns about.

Our shared vision grew roots within us, at the same time creating a strong relationship based on understanding, comradeship, and love. Together we struggled and formed our positions about everything that troubled us. I grew up with him on a journey looking for my struggle identity.

And Kyriakos always by my side, not in front or behind, beside me. Holding my hand, supporting me, with his smile and his insight. Always giving the right answers when everyone else was unsure , clearing the landscape where all the others felt lost. With a developed sense of solidarity, he always stood by anyone in need, without caring about repression, targeting from authorities, or his own well-being.

Always prominent in all struggles: against repression, gentrification, forced labour, colonialism, patriarchy, prisons. Indispensable as a comrade and as a friend, wherever he was, he filled the space with his modesty and fighting spirit.

Supporting unity in the struggle for the revolutionary cause and the confrontational, fighting and counter-attacking mentality always with respect for everybody standing beside him, giving space where all others suffocated.

This is how he lived, at least next to me, committed and persistent, optimistic and joyful. Ready for anything, taking risks, small and big, he dedicated his everyday life to the struggle, without a second thought.

Always there next to me, his friends and comrades, anyone who was in need of him about the smallest or the biggest thing. Always there to take on the most tiresome, the most risky role.

Always there to hold our hand, to accompany us, to open the way.

Always there by my  side for the immigrant, the abused, the worker, the prisoner.

And always by my side to support me, to help me, to listen to me, to fight with me, to embrace me sending fear away, to encourage me driving second thoughts away, to fill the days and nights with comradeship and fighting spirit.

COMRADE KYRIAKOS No goodbye is enough. No text can describe the pain of your loss. On 31/10 I was left in half, down a road where I wanted you by my side. On 31/10 I lost the smile that only you knew how to bring. On 31/10 I lost the optimism that only you could transmit to me. But on 31/10 I also made a promise to you, to me, to us and to so many others that you would not be forgotten. On 31/10 I stayed behind to talk about you, about the struggle you gave and about those you did not have the chance to give. On 31/10 I raised my fist and with my bloodied mouth I swore to FIGHT. On 31/10 I raised my fist and amidst the ruins of Arcadia Street said KYRIAKOS XYMITIRIS PRESENTE!

“Our most beautiful days we haven’t lived them yet and what I want to tell you the most beautiful of all haven’t told you yet”

Nazim Hikmet

With boundless love

your comrade Marianna M.


FR:  Grèce : Pour mon compagnon Kyriakos X.

athens.indymedia.org [traduit de la traduction anglaise] / dimanche 1er décembre 2024 Au revoir, mon compagnon, « Tu sera cendres, vieux monde, Tu es destiné au chemin de la destruction Et tu ne peux pas nous plier En tuant nos frères d’armes… Et sache que Nous en sortirons vainqueurs, Même si nos sacrifices Sont lourds » Nazim Hikmet Je voudrais, de manière tardive, écrire quelques mots à propos de mon compagnon et compagnon de vie de ces six dernières années, K. Xymitiris, qui est décédé dans un appartement de la rue Arkadias. J’ai rencontré le compagnon Kyriakos à Berlin, il y a quelques années. Notre détermination commune et notre engagement pour un monde meilleur nous ont rapidement rapproché.es. Lors des conversations de minuit dans le bar où il travaillait, lors des balades dans les rues de la ville, nous avons échangé des points de vue et Kyriakos avait les opinions et les connaissances les plus approfondies sur chacune de mes préoccupations. Notre vision commune s’enracinait simultanément en nous, en créant une relation forte, basée sur la compréhension mutuelle, la camaraderie et l’amour. Ensemble, nous avons lutté et façonné nos opinions sur tout ce qui nous troublait. J’ai grandi, avec lui, dans un voyage de découverte de mon identité combative. Et Kyriakos a toujours été à mes côtés, ni devant, ni derrière, mais à mes côtés. En tenant ma main, en me soutenant avec son sourire et sa perspicacité. Il donnait toujours les bonnes réponses, alors que nous étions tou.tes en train de mâcher nos mots ; il clarifiait la situation, quand nous nous sentions tou.tes perdu.es. Avec son sens aigu de la solidarité, il était toujours aux côtés de quiconque en avait besoin, indépendamment de la répression, du fait d’en être la cible, indépendamment de son propre confort. Toujours le premier dans toutes les luttes : contre la répression, la gentrification, l’exploitation salariale, le colonialisme, le patriarcat, les prisons. Indispensable comme compagnon et comme ami, il remplissait l’espace de sa modestie et de son militantisme, partout où il se trouvait. En prônant l’unité dans la lutte pour la cause révolutionnaire, la confrontation, le militantisme et la contre-attaque, toujours dans le respect de ceux/celles qui étaient autour de lui, il a fait de la place là où d’autres étouffaient. Il vivait donc, du moins à mes côtés, militant et persévérant, plein d’espoir et souriant. Prêt à tout, prenant des petits et des grands risques, il a donné son quotidien à la lutte, sans hésitations. Toujours à nos côtés, pour moi, pour ses ami.es et ses compas, pour quiconque avait besoin de lui, pour des petits ou des grandes choses. Toujours à nos côtés, pour assumer le rôle le plus pénible, le plus risqué. Toujours à nos côtés, pour nous tenir la main, pour nous accompagner, pour ouvrir le chemin. Toujours à côté du/de la migrant.e, de la personne maltraitée, du/de la le travailleur.se, du/de la prisonnier.e. Et toujours à mes côtés, pour me soutenir, m’aider, m’écouter, pour lutter avec moi, m’étreindre en repoussant la peur, pour m’encourager en repoussant les hésitations, pour remplir les jours et les nuits de camaraderie et de combativité. COMPAGNON KYRIAKOS Aucun au revoir ne suffit. Aucun texte ne peut décrire la douleur de ta perte. Le 31 octobre, j’ai été laissée à moitié, sur un chemin où je te voulais à mes côtés. Le 31 octobre, j’ai perdu ce sourire que toi, seul, tu savais évoquer. Le 31 octobre, j’ai perdu l’espoir que toi, seul, tu pouvais me transmettre. Mais le 31 octobre je t’ai aussi fait une promesse, à toi, à moi, à nous et à tant d’autres : tu ne seras pas oublié. Le 31 octobre, je suis restée derrière pour parler de toi, de la lutte que tu as menée et de celles que tu n’as pas réussi à mener. Le 31 octobre, j’ai levé mon poing et, avec la bouche pleine de sang, j’ai juré de COMBATTRE. Le 31 j’ai levé mon poing et, dans les décombres de la rue Arcadias, j’ai dit KYRIAKOS XYMITIRIS, TOUJOURS PRÉSENT ! « Les plus beaux de nos jours nous ne les avons pas encore vus. Et les plus beaux des mots que je voulais te dire je ne te les ai pas encore dits… » Nazim Hikmet Avec un amour inconditionnel,

ta compagnonne Marianna M.


 ES:

(Grecia) Para mi compañero Kyriakos X. Palabras de la compañera Mariana M.

extraído desde Actforfree y traducido por Informativo Anarquista


Para mi compañero Kyriakos X.

Adiós amigo mío,

«Te convertirás en cenizas, viejo

Estás destinado al camino de la destrucción.

Y no puedes doblegarnos

matando a los hermanos de batalla

y lo sé

saldremos victoriosos

aunque nos pesen

los sacrificios»

Nazim Hikmet

Así que, aunque con retraso, me gustaría dedicar unas palabras a mi compañero y amigo en este viaje de vida durante los últimos 6 años, K. Xymitiris, quien dejó este mundo en un apartamento en la calle Arcadia.

Conocí al compañero Kyriakos en la ciudad de Berlín hace unos años. Nuestra determinación común y nuestra preocupación por un mundo mejor nos unieron rápidamente.

Con conversaciones a la medianoche en el bar donde él trabajaba y caminatas por los callejones de la ciudad, intercambiamos puntos de vista, siendo Kyriakos quien tenía las opiniones más firmes y una visión profunda sobre cada tema que me preocupaba. Nuestra visión compartida echó raíces en nosotros, creando al mismo tiempo una relación fuerte basada en la comprensión, la camaradería y el amor.

Juntos luchamos y formamos nuestras posiciones sobre lo que nos preocupaba. Crecí con él en un viaje de búsqueda de mi identidad de lucha. Y Kyriakos siempre a mi lado, ni delante ni detrás, a mi lado. Para tomar mi mano, para apoyarme, con su sonrisa y su perspicacia. Dar siempre las respuestas correctas donde todxs lxs demás estaban masticando nuestras palabras, despejar el panorama donde todxs lxs demás se sentían perdidxs. Con un desarrollado sentido de solidaridad, siempre estuvo al lado de quien lo necesitaba, independientemente de la represión, los ataques y los disparos. Siempre primero en todas las luchas: contra la represión, la gentrificación, los campos de trabajo, el colonialismo, el patriarcado, las prisiones. Imprescindible como compañero y como amigo, allá donde estuviera llenaba el espacio con su modestia y su espíritu de lucha.

Apoyando la unidad en la lucha por la causa revolucionaria, la confrontación, lucha y contraataque siempre con respeto a todxs lxs que estaban a su lado, dando espacio donde todxs lxs demás se asfixiaban. Así vivía, al menos a mi lado, comprometido y persistente, optimista y alegre. Dispuesto a todo, asumiendo riesgos, pequeños y grandes, dedicaba su vida cotidiana a la lucha, sin pensárselo dos veces.

Siempre allí

junto a mí, sus amigxs y compañerxs, cualquiera que lo necesitara, ya fuera para lo más pequeño o lo más grande.

Siempre allí

para asumir el papel más tedioso, el más arriesgado.

Siempre allí

para sujetar nuestra mano, acompañarnos, abrir el camino.

Siempre allí a mi lado

para el inmigrante, el abusado, el trabajador, el prisionero.

Y siempre a mi lado para apoyarme, para ayudarme, para escucharme, para luchar conmigo, para abrazarme ahuyentando el miedo, para animarme apartando las dudas, para llenar los días y las noches de compañerismo y espíritu de lucha.

COMPAÑERO KYRIAKOS

Ningún adiós es suficiente. Ningún texto puede describir el dolor de tu pérdida. El 31/10 me quedé a medias, en un camino en el que te quería a mi lado. El 31/10 perdí la sonrisa que sólo tú sabías traer. El 31/10 perdí el optimismo que sólo tú sabías transmitirme. Pero el 31/10 también te prometí a ti, a mí, a nosotrxs y a tantxs otrxs que no te olvidaríamos. El 31/10 me quedé para hablar de ti, de la lucha que diste y de la que no tuviste oportunidad de dar. El 31/10 levanté el puño y con la boca ensangrentada juré LUCHAR. El 31/10 levanté el puño y entre las ruinas de la calle Arcadia dije ¡KYRIAKOS XYMITIRIS PRESENTE!

«Nuestros días más hermosos

aún no los hemos vivido

y lo que quiero deciros

el más bello de todos

aún no te lo he contado»

Nazim Hikmet

Con amor eterno

tu compañera

Marianna M.


DE :  Für meinen Gefährten Kyriakos X.

Adieu mein Gefährte, ”Du wirst Asche, alte Welt. Für dich ist der Pfad der Zerstörung bestimmt Und du kannst uns nicht beugen Indem du unsere Waffenbrüder umbringst…. Und du weisst Wir werden siegen Und das obwohl unsere Opfer schwer sind“ Nazim Hikmet

Mit Verspätung will ich einige Worte über meinen Genossen und Weggefährten der letzten sechs Jahre meines Lebens, K. Xymitiris, schreiben, welcher in einem Apartment in der Arkadias Straße aus dem Leben geschieden ist. I traf Genosse Kyriakos vor einigen Jahren in Berlin. Unsere geteilte Entschlossenheit und der Drang für eine bessere Welt hat uns schnell zusammengebracht. In mitternächtlichen Gesprächen in der Bar, in der er arbeitete, oder auf Spaziergängen durch die Straßen der Stadt haben wir Meinungen ausgetauscht und dabei hatte Kyriakos die tiefgründigsten Ansichten und Wissen was jede einzelne meiner Bedenken anging. Unsere geteilte Vision schlug Wurzeln in uns und schuf eine starke Beziehung, die auf gegenseitigem Verständnis, Comradeship und Liebe fußte. Gemeinsam haben wir gekämpft und uns unsere Meinung zu allem, was uns bewegte, gebildet. Auf der Entdeckungsreise zu meiner kämpferischen Identität wuchs ich mit ihm. Und Kyriakos war immer an meiner Seite, nicht vor oder hinter mir, sondern neben mir. Meine Hand haltend, mich mit seinem Lächeln und seinem Scharfsinn unterstützend. Immer die richtige Antwort parat, wenn wir noch auf unseren Worten herumkauten, um die Lage zu klären wenn wir uns alle verloren fühlten. Mit einem ausgeprägten Sinn für Solidarität stand er – ungeachtet der Repression, der Tatsache, selbst im Visier zu stehen und des eigenen Komforts – immer an Seite derer, die es brauchten. Immer Erster in all den Kämpfen: gegen Repression, Gentrifizierung, Ausbeuterbetriebe, Kolonialismus, Patriarchat, Gefängnisse. Unersätzlich als Genosse und Freund, füllte er, wo immer er war, den Raum mit seiner Bescheidenheit und Gewandtheit . Voll von Respekt für seine Nächsten verschaffte er dort Luft wo andere am ersticken waren indem er für die Einheit im Kampf für die revolutionäre Sache, die Konfrontation, die Militanz und den Gegenangriff das Wort ergriff. So lebte er, zumindest an meiner Seite, militant und ausdauernd, hoffnungsvoll und lächelnd. Bereit zu allem, bereit, große und kleine Risiken auf sich zu nehmen, gab er sein tägliches Leben ohne jeden Zweifel für den Kampf. Immer an unserer Seite der meinen, seiner Freund*innen und Gefährt*innen, eines Jeden, einer Jeden die ihn für die kleinste oder größte Sache brauchten Immer an unserer Seite die lästigste, die riskanteste Rolle zu übernehmen Immer an unserer Seite unsere Hand zu halten, uns zu begleiten, den Weg zu bahnen Immer an der Seite, der Migrant*in, der Misshandelten, der Arbeiter*in, der Gefangenen. Und immer an meiner Seite mich zu unterstützen, mir zu helfen, mir zuzuhören, gemeinsam zu kämpfen, mich in die Arme zu nehmen und die Angst zu bannen, Zweifel zerstreuend mich zu ermutigen, die Tage und Nächte zu füllen mit Gefährt*innenschaft und Kampfgeist. Genosse Kyriakos   Kein Abschied ist genug. Kein Text kann den Schmerz über deinen Verlust beschreiben. Der 31.10. hinterließ mich als Hälfte. Auf einem Pfad, auf den ich dich an meiner Seite wollte. Am 31.10. verlor ich jenes Lächeln das nur du zaubern konntest. Aber am 31.10 gab ich mir, uns und so vielen anderen auch das Versprechen, dass du nicht vergessen werden wirst. Am 31.10. hinterblieb ich um über dich zu sprechen, über den Kampf den du geführt hast und über diejenigen die du nicht geschafft hast zu führen. Am 31.10. erhob ich meine Faust und mit Blut im Mund schwor ich zu KÄMPFEN. Am 31.10. reckte ich meine Faust und in den Trümmern der Arcadia Straße sagte ich KYRIAKOS XYMITIRIS – PANTA PARON*!   “Unsere schönsten Tage haben wir wir noch nicht gesehen. Und die schönsten Worte die ich dir sagen wollte habe ich noch nicht gesagt…“ Nazim Hikmet Mit bedingungsloser Liebe deine Genossin Marianna M. *immer hier

Berlin (Allemagne) : Switch off l’industrie du béton

Publié le 2024-12-04 21:50:05

de.indymedia.org / lundi 2 décembre 2024

Les flammes ont à nouveau éclairé les nuits sombres et froides de Berlin. Des machines et des véhicules appartenant aux géants du béton Cemex et Heidelberg Materials, au matin du 2 décembre il ne restait plus que des cendres. Ce n’est pas la première fois que ces entreprises font l’objet d’attaques bien méritées. Déjà au cours de l’hiver 2023/24, plusieurs camions et un convoyeur de Cemex ont été complètement détruits par le feu et plusieurs camions de la société Heidelberg Materials, qui étaient utilisés pour transporter du béton pour l’autoroute A100, ont été incendiés. Les deux textes de revendication ont expliqué la responsabilité de ces sociétés dans des projets de destruction de la nature et de colonisation. Maintenant, un nouveau coup est porté à l’industrie du béton. Il n’est pas nécessaire d’expliquer pourquoi ces deux sociétés sont à nouveau devenues des cibles. Nous entendons cette action comme la continuation d’une série d’attaques contre les géants du béton, à travers le monde, comme une offensive contre les responsables de l’écocide qui est déjà une réalité dans beaucoup de territoires. Ces sociétés participent activement aux politiques néocoloniales et profitent de la guerre, de l’exploitation et du génocide dans les pays où elles sont présentes.

Le béton joue un rôle important dans le monde d’aujourd’hui. D’innombrables métropoles ont été construites, qui ressemblent à des cages pour les gens, où l’on ne respire que du gaz d’échappement et de la misère. Elles sont des lieux d’aliénation, où il n’est plus possible de voir la beauté impressionnante de la nature sauvage et où des tours sans visage cachent la lumière du soleil, alors que l’idiotie humaine essaie de gratter le ciel en construisant des bâtiments toujours plus hauts. Mais ils oublient qu’il y aura toujours une petite plante qui trouvera une fissure dans le béton, pour y enfoncer ses racines et pousser. Cette couleur, dans le gris triste, est la preuve vivante que la nature sauvage peut résister au béton écrasant. Tout comme, pour notre bonheur et leur malheur, il y a partout des gens qui veulent détruire leur monde de béton. Cela nous inspire et nous apporte le sourire sur nos visages, chaque fois que nous entendons que, ailleurs, des entreprises qui ravagent la terre sont confrontées à la colère et au feu.

Ou comme les compas de la Célula insurreccional por el Maipo. Nueva Subversión [Cellule insurrectionnelle pour le Maipo. Nouvelle subversion] l’on écrit, depuis le Chili : « Que cet incendie soit une accolade aux compas qui ont porté des coups dans d’autres territoires du monde. […] en sachant que l’attaque doit être immédiate et partout où se trouvent les installations et les moyens des responsables de la dévastation, en contribuant au dialogue par l’action directe et conflictuelle, sans aucune forme d’espoir dans des processus institutionnels ou des institutions salvatrices. »

Que la chaleur du feu réchauffe les cœurs de Marianna, Dimitra, Dimitris et Nikos, enfermé.es dans la prison de Korydallos, à Athènes.

En souvenir révolutionnaire du compagnon Kyriakos et de tou.tes celles/ceux qui sont mort.es au combat.

Liberté et bonheur pour Nanuk, Maja, Hanna et tou.tes les autres qui sont enfermées dans les taules, ainsi que pour tou.tes ceux/celles qui sont en clandestinité dans les immensités du nulle-part.

*****

Le rapport des pompiers

extrait d’un commentaire au texte précédent

Lieu : Alt-Hohenschönhausen et Marzahn [deux quartiers du nord-est de Berlin ; NdAtt.]

Pendant la nuit, les pompiers de Berlin ont été en œuvre dans deux endroits.

On nous a signalé plusieurs camions en feu, sur des sites industriels, sur la Gehrenseestraße (à Alt-Hohenschönhausen) et sur le Pyramidenring (à Marzahn). […]

Au total, huit camions ont brûlé sur la Gehrenseestraße et neuf sur le Pyramidenring.

Action contre les entreprises complices du génocide en Palestine à la Journée Défense

Publié le 2024-12-04 22:00:05

Le Pôle Aerospace Valley organisait une Journée Défense ce 27 novembre à Toulouse avec le soutien de la Région Occitanie et du Ministère des Armées ainsi que la présence de plusieurs entreprises de l’armement parmi lesquelles Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space et le CEA/DAM. L’initiative ambitionnait "de [se] positionner sur ces marchés stratégiques pour la souveraineté française et européenne" en discutant "des technologies nécessaires aux futures capacités militaires", en d’autres termes promouvoir les capacités militaires de l’impérialisme français et européen.

Dans ce cadre, plusieurs activistes ont déployé une banderole "Stop Arming Israel" en distribuant des tracts dénonçant la complicité et la responsabilité des entreprises et gouvernements occidentaux dans le génocide en cours en Palestine.

Alors que les militaires et entrepreneurs mangeaient des petits fours, cette action a interrompu leur sauterie et a rappelé leur complicité criminelle ! Partout et tout le temps, combattons l’impérialisme et affirmons notre solidarité avec les peuples qui y font face !

Assemblée anticarcérale et contre une nouvelle prison à Muret !

Publié le 2024-12-04 22:05:04

Les gouvernements successifs depuis 2017 ont prévu un plan prison de 18 000 nouvelles places, ce qui veut dire la construction de tout un tas de nouvelles taules en France. L’une d’elles est prévue à Muret près de Toulouse, qui s’ajouterait à la maison d’arrêt de Seysses et au centre de détention de Muret. Ce projet avance malheureusement petit à petit et les travaux devraient commencer dans les années qui viennent.



Les arguments sont les mêmes à chaque plan prison, et vont dans le sens de toujours plus d’enfermement soit disant pour répondre à une surpopulation systématique en taule dans des conditions souvent merdiques.

Mais l’argument de la surpopulation, brandi historiquement gouvernement après gouvernement pour légitimer de nouvelles prisons, est vite abandonné étant donné qu’une fois ouvertes, les prisons sont vite blindées. Il s’agit donc bien d’enfermer toujours plus d’indésirables. Ainsi l’État intensifie toujours plus sa logique répressive et mortifère d’emprisonnement.

Parce que la prison constitue une torture qui isole et bousille le corps et l’esprit, quelles que soient les conditions, on ne veut pas que davantage de personnes soient enfermées, ni que quiconque soit enfermé tout court.

On ne pense pas non plus que la justice puisse résoudre ou réparer quoi que ce soit, car la logique de punition n’apprend qu’à se soumettre et à souffrir devant une autorité. D’ailleurs cette justice vient la plupart du temps défendre les intérêts de l’ordre dominant de l’État et du capitalisme, en punissant par exemple des pauvres qui s’attaquent à la propriété privée ou des récalcitrants qui se révoltent.

La prison est un rouage essentiel de ce monde pourri, elle permet entre autre à l’État de réprimer celleux qui n’obéissent pas servilement, et de faire peur à celleux qui auraient envie de faire de même.

Mais elle n’est pas une fatalité, et depuis quelques années des personnes se bougent sur Toulouse contre ce projet et contre tout ce que l’existence des prisons implique. Banderoles, tracts, affiches, perturbations d’enquêtes publiques, pic-nics à coté du terrain de la nouvelle prison ... et aussi des moments collectifs et publics autour de cette question à travers des rassemblements, des projections de films et plusieurs week-end de rencontres et de réflexion ont aussi été organisés.

Dans cette continuité nous appelons donc à une assemblée anticarcérale, qui permettrait de rencontrer et de réunir des personnes de différents horizons qui sont contre la prison. Cette assemblée n’a pas pour vocation à être un collectif ou un espace décisionnaire, mais plutôt un moment de réflexion et d’organisation, selon les envies de chacun-e pour lutter entre autre contre cet horrible projet.

La prison te dégoûte ? Le monde qui l’entoure et qui en fait la promotion te donne envie de vomir ? Tu perçois bien que les taules ne résolvent rien et qu’au contraire elles rajoutent de la violence à ce monde qui n’en manque déjà pas ? Tu sens bien que cet outil répressif utilisé à tout va par tous les états du monde n’est pas fait pour éloigner des personnes dites dangereuses, mais bien pour t’éloigner toi si jamais tu venais a trop l’ouvrir ou sortir du rang. T’as pas envie qu’une nouvelle taule soit construite à deux pas de chez toi dans l’indifférence ?

Alors, rendez-vous le mercredi 11 décembre à 18h30 à l’impasse au 1 impasse lapujade.

Crève la taule !

[USA] Jusqu’à ce que toutes les universités soient détruites…

Publié le 2024-12-04 22:10:03

Initialement publié sur Unravel, le 23/11/2024.

Le 11 novembre 2024

En solidarité avec le Jour de Rage des Peuples Autochtones, j’ai paint « Terres Volées » sur l’entrée en pierre de la Fondation de l’Université d’Indiana (IUF) à Bloomington, Indiana. L’IUF existe pour maximiser les investissement privés de l’Université d’Indiana, une institution (comme toute université) qui fonctione grâce à l’exploitation, la destruction environnementale et l’expansion continue sur les terres autochtones volées. Jusqu’à ce que toutes les universités soient détruites !

– Un.e anarchiste

réunion contre Normandy Memory (D-day Land)

Publié le 2024-12-04 22:15:07

Dans l’objectif de lutter contre le grand projet industriel de tourisme de mémoire autour du Débarquement du 6 juin 1944 Normandy Memory (anciennement Hommage aux Héros à Carentan, et auparavant D-Day Land), prévue sur les terrains de l’ancienne Société Métallurgique de Normandie à Colombelles, une nouvelle réunion a lieu le mardi 10 décembre à 18h30 au Local APACHE (35 boulevard Poincaré, 14000 Caen).

Prison de Korydallos (Grèce) : Une lettre du compagnon anarchiste Nikos Romanos

Publié le 2024-12-05 00:00:00

Dark Nights / jeudi 5 décembre 2024

Lundi 18 novembre est le jour où, pour moi, le temps s’est arrêté une nouvelle fois. Policiers cagoulés, menottes, cellules de garde à vue, caméras de télévision, bulletins d’information, scénarios journalistiques, théories policières. Derrière ce schéma familier et la tempête communicative sur ma culpabilité, il y a une autre réalité.

Ce sont les blessures qui refont surface et se multiplient, en brisant des familles, en détruisant des relations humaines, en anéantissant des rêves, des espoirs, des projets d’une vie condamnée une fois de plus à la mort du temps figé.

Puisque le langage de la vérité ne peut pas être occulté, je le répète : je récuse cette accusation dans son intégralité. Une accusation sans fondement, exagérée et non corroboré, qui se présente de façon abusive, en créant plus de questions que celles auxquelles elle répond réellement. Elle suit la logique politique établie par la loi antiterroriste, qui crée une catégorie d’inculpé.es existant en dehors du système juridique, puisque chacun.e est coupable jusqu’à preuve de son innocence. La langue parlée par le système a déjà rendu son verdict. Je suis devenu un trophée ambulant, à exploiter pour toute finalité utile. Un objet d’exposition dans les vitrines des musées du mensonge et de l’oubli. Avec accrochée une étiquette, « terroriste », et l’ajout « toujours coupable », destiné à être regardé par des visiteurs généralement naïfs, mais surtout effrayés et pacifiques.

Pour ceux qui jouent les vies humaines aux dés, dans un jeu politique vulgaire et éhonté, pour ceux qui croient que le pouvoir qu’ils détiennent leur donne le droit d’écraser des âmes pour leurs propres buts, je vais répéter des choses évidentes.

À partir de la rue Missolonghi*, des bureaux d’interrogatoire, des couloirs gris des prisons, des bancs des tribunaux, jusqu’à la mort lente du confinement. Depuis les choix que j’ai faits de toute mon âme, des choix gravés dans du vrai sang, à grands prix et avec genoux qui ne tremblent pas, je ne recule pas d’un centimètre.

Cela fait partie de l’histoire d’une génération qui s’est révoltée et sur le dos de laquelle une grande partie du système politique a lavé ses péchés, en les laissant sécher sur la corde du cannibalisme répressif et médiatique.

Mais maintenant je ne suis pas en prison parce que j’aurais fait des choix conscients qui entraînent les risques correspondants. Au contraire, ma vie est vendue comme un produit politique, sur l’étagère du supermarché de la communication, au prix du sac qui m’incrimine**, en attendant que les électeurs potentiels fassent leurs courses, un produit après l’autre, jusqu’à la prochaine fois.

C’est vraiment triste pour moi (et pas seulement pour moi) qu’on me demande de prouver que je ne suis pas un éléphant, avec une sentence imminente au dessus de ma tête, qui me condamnera à vivre à nouoveau, pour une durée indéterminée, en tant que prisonnier.

J’ai passé la moitié de ma vie d’adulte en prison. Je n’accepterai pas passivement cette statistique si injuste, faite de beaucoup de douleur et d’innombrables solitudes, visant à m’enfermer derrière du béton et des barreaux.

Je n’accepterai pas des mesures extrêmes, comme la détention préventive, sans une bataille juridique et politique pour regagner ma vie.

Dans cette première déclaration, hâtive et nécessaire, je veux remercier du fond de mon cœur ceux/celles qui ont été à mes côtés avec un amour désintéressé. Le combat pour ma défense et ma libération définitive de cette accusation injuste commence maintenant.

Pour finir…

« Honneur à ceux qui dans leur vie
Se sont présentés pour défendre les Thermopyles.
Jamais ils ne se sont dérobés de leur devoir ;
Justes et probes en tous leurs actes
Mais avec tristesse et compassion ;
Généreux lorsque riches et, quand pauvres,
de leur peu encore généreux,
En apportant encore leur aide, autant qu’ils le peuvent ;
En disant toujours la vérité,
Mais sans haine pour ceux qui mentent.
Et plus d’honneur encore leur est dû
Quand ils prévoient (et beaucoup le prévoient)
Que, en fin des comptes, Éphialtès apparaîtra
Et que, à la fin, les Mèdes passeront. »
Constantin Cavafy

 

Notes d’Attaque :
* c’est au carrefour de la rue Tzavella avec la rue Missolonghi, une voie piétonne, que, le 6 décembre 2008, un flic a tiré sur un groupe de jeunes (dont Nikos), et tué l’un d’entre eux, Alexandros Grigoropoulos
** Après l’explosion du 31 octobre, qui a provoqué la mort du compagnon Kyriakos Xymitiris et gravement blessé la compagnonne Marianna M., la police aurait trouvé dans les décombres de l’appartement un sac, contenant une arme, sur lequel serait présente une empreinte digitale de Nikos.

Aimer Toulouse, attaquer la métropole

Publié le 2024-12-05 18:20:05

Aimer Toulouse, attaquer la métropole

La nuit du 4 au 5 décembre, dans le quartier saouzelong de Toulouse, un véhicule de Toulouse métropole et un véhicule de la mairie de Toulouse ont été incendiés dans leur enceinte.

La métropole de Toulouse prend clairement position dans la guerre en cours. Jumelage avec Tel Aviv et accueil à bras ouverts d’une base de l’Otan qui doit être inaugurée à partir de l’été 2025.
La métropole s’impose comme laboratoire des nouvelles technologies militaires ; ce qu’on laisse passer ici, nous bousille au quotidien et ira détruire des vies ailleurs.
Reprenons la ville aux marchands d’armes
A nous de nous positionner à notre tour.

Free Gaza !

Carapatage#79 – Enfance sous surveillance

Publié le 2024-12-05 19:30:08

Télécharger l’émission

Écouter le podcast

La bande de Carapatage s’attaque dans cette émission à plusieurs aspects du contrôle de l’enfance : Comment l’enfance se construit socialement et au travers des lois, comment elle est considérée, et comment elle est gérée. 

Bonne écoute !

SOMMAIRE :

Brèves :

Émission:

PLAYLIST :

RESSOURCES :

Pour écrire à Nunak :

Une cantine pour cantiner #23

Publié le 2024-12-06 00:00:00

Ce mois ci, la cantine nous permettra de faire un colis de Noêl à plusieurs personnes détenu.es.
RDV dimanche 15 décembre à 12h00 à la Tablée.



Ce mois ci, la cantine nous permettra de faire un colis de Noêl à plusieurs personnes détenu.es.
RDV dimanche 15 décembre à 12h00 à la Tablée.

[France] 5 semaines de traque pour des tags pro palestiniens

Publié le 2024-12-06 11:50:53
stuut.info>

[France] 5 semaines de traque pour des tags pro palestiniens

[France] 5 semaines de traque pour des tags pro palestiniens

Ailleurs | sur https://stuut.info | Collectif : Secours Rouge /B_collectif>

Valence, dans la Drôme, les gendarmes ont déployé les grands moyens pour traquer l’autrice de tags pro palestiniens. Le parquet a autorisé la pose d’une balise GPS sous sa voiture. Pendant plus de cinq semaines, Emma S., a roulé avec ce traqueur, ignorant que les gendarmes ont suivi en temps réel tous ses déplacements. Ils ont effectué des planques devant son domicile, épluché ses comptes en banque et adressé des réquisitions aux opérateurs téléphoniques pour géolocaliser son numéro et identifier ses principaux contacts. Elle sera jugée ce jeudi 5 décembre pour des « dégradations légères ».

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Voir en ligne : https://secoursrouge.org/france-5-semaines-de-traque-pour-des-tags-pro-pale

Londres (UK) : L’obédience est une existence programmée, aux ordres

Publié le 2024-12-07 00:00:00

Act for freedom now! / mercredi 4 décembre 2024

L’obédience est une existence programmée, aux ordres

Une explosion intempestive dans un appartement d’Athènes, le 31 octobre, a tué un anarchiste et en a grièvement blessé une autre. En une milliseconde, la préparation d’une seule attaque libératrice contre un aspect de la domination se développe pour devenir un vaste panorama de la guerre sociale.

Avec un souffle retentissant, la lutte est bouleversée, ses acteur.trices, jusqu’alors anonymes, sont jeté.es au premier plan de l’affrontement. Le choc et l’angoisse envahissent nos cœurs et nos esprits, à cause de la mort de Kyriakos Xymitiris et des blessures de Marianna Manoura – des compas bien connu.es et estimé.es, actif.ves dans la lutte anarchiste, aux multiples aspects, en Grèce et au-delà – mais c’est cela qui fait une complicité déterminée et indéfectible. Immédiatement, une alchimie d’amour rebelle et de défiance surgit, en dépassant les frontières par lesquelles les États segmentent leur contrôle sur cette terre en ruine.

De l’autre côté, il y a la haine, la haine que tous les maîtres ressentent quand ils se trouvent face à l’insubordination, une haine qui traverse les puissantes institutions de ce pays et est fidèlement transmise à ses citoyens. Tout au long de la journée, la télé, les journaux et internet pondent cette « opinion publique » – concoctée par des bouchers, avalée par du bétail nourri de force. Juges et procureurs complotent pour une vengeance et préparent le terrain pour la criminalisation des anarchistes. Même les médecins de l’hôpital où se trouve Marianna Manoura déchirent, dans son cas, toutes leurs prétentions éthiques, pour jouer un rôle dans la dernière inquisition en Grèce.

Au milieu de l’hypocrisie sociale, que l’on considère aujourd’hui comme sagesse – où rester à sa place, tourner dans l’autre sens et s’intégrer sont des signes certains de dignité – les rêves portés à leurs possibles conséquences, maintenant, ne sont pas compris, pas plus que les actions qui vont au-delà de la croissance de mouvements qui ne sont que des mises en scène. L’expertise scientifique, la raison économique et la stratégie politique sont discutées sans effort – de simples opinions – parce que ce dont elles parlent (des marchandises et des images) s’est substitué à la richesse insurgée de la vie.

Nous savons que chaque vie prise entre ses mains est une vie mise en jeu, mise en danger. Parce que faire ce choix brise les défenses de la moralité, de la politique et de l’habitude. Se révolter malgré et contre ce conditionnement est déjà une question de vie ou de mort. Mais décider d’agir avec conscience, préparation et intelligence est quelque chose de plus. Quelque chose d’indicible pour les défenseurs de cette société et de clairement plein de sens pour celles/ceux d’entre nous qui, dans notre soif d’une vie libre, cherchent sa destruction.

L’urgence de briser les chaînes de la normalité augmente, nous poussant à aller de l’avant dans la lutte, à chercher les moyens que chacun.e trouve vraiment appropriés – avec la lucidité et la passion de l’individu comme facteur ultime de décision.

Kyriakos Xymitiris, nous ne t’avons jamais rencontré, mais tu as transpercé la conscience de nous tou.tes. Ton acte, c’est la démolition des châteaux construits sur le sable de l’accommodement. C’est secouer les murs des ersatz ritualisés de l’action, pour mettre au jour notre « Moi » le plus secret. Ces tremblements se répandent. Tu seras l’un des nombreux pas sur les chemins du feu et de la liberté.

Marianna Manoura, une chaleureuse accolade de loin. Ta force et ton courage nous inspirent.

La lutte continue, à grand pas, poussée par la rage, forgée par la qualité, dans une attaque sans limites contre l’existant. Qu’est-ce qui peut retenir les pratiques les plus exagérées de liberté, l’élaboration la plus complète de l’insurrection propre à chacun.e, où la vie n’est pas quelque chose à convoiter, à calculer et à prolonger avec crainte, mais à vivre farouchement, sans mesure ?

anarchistes,
Londres.

La rébellion est l’urgence explosive de se mettre en jeu

[France] Faire face au contrôle

Publié le 2024-12-07 14:52:15

Face à l’augmentation constante des prix des tickets de transport, de plus en plus de personnes choisissent tout simplement de frauder, tandis que d’autres s’en prennent directement aux contrôleurs.Voici une (petite) liste non exhaustive des agressions recensées contre les contrôleurs au mois de novembre.

7 novembre : A Saint Denis, un agent de contrôle du réseau Citalis a été agressé par un jeune homme qui lui a asséné plusieurs coups de poing au visage. Rapidement dépêchée sur place, une équipe de la Brigade anticriminalité a identifié et interpellé deux jeunes hommes dont l’un est le porteur de coups présumé. Force a eux !

13 novembre : A Nancy, un voyageur sans titre de transport, agresse le contrôleur du train. Le voyageur est interpellé par la police et la sûreté ferroviaire sur le quai, à l’arrivée du TER. Originaire de Plainfaing (Vosges)

28 novembre : A Rennes, aux alentours de 11 h 30, un contrôleur des titres de transport s’est fait agresser violemment au visage. « Le nez est cassé, déplore Philippe Simon (représentant du syndicat UNSA Keolis). C’est un usager qui n’a pas voulu se soumettre au contrôle, qui a voulu s’enfuir et qui a frappé cet agent. »
Une semaine plus tard le réseau kéolis annonce vouloir un partenariat avec la police pour permettre aux keufs de monter dans le bus sans titre de transport.

Plutôt chômeureuses que contrôleurs !!!!

Berlin (Allemagne) : Une voiture de l’armée endommagée

Publié le 2024-12-08 00:00:00

Kontrapolis / mercredi 4 décembre 2024

La nuit dernière, une voiture avec la plaque d’immatriculation militaire et des sérigraphies de l’armée allemande a été garée sur le quai Maybach, à la hauteur du pont Hobrecht. Quelque chose d’inhabituel à voir. Le matin, elle a dû être remorquée, avec de la peinture neuve, les vitres cassées et les pneus crevés. C’était un trajet privé ? Tous les dix ans, les fonctionnaires fédéraux l’oublient : il ne faut pas se garer à Neukölln [quartier populaire du centre-sud de Berlin – le lien renvoie à un cas semblable, il y a une douzaine d’années ; NdAtt.]…

From Hamburg to Greece – Solidarity-Declaration of the Open Anarchist Assembly Hamburg

Publié le 2024-12-08 08:53:00

 Solidarity-Declaration of the Open Anarchist Assembly Hamburg

[greek below]

Dear comrades,
we are anarchist comrades who came together on December 6, 2024 for the third Open Anarchist Assembly in Hamburg.

We are anarchists from different spectrums, with different experiences and perspectives.

We come together once a month to coordinate existing initiatives,
develop new ones and network.

We are not a homogeneous, fixed constellation – but we are united by our rejection of all forms of authority and our longing for a world free from exploitation and oppression.

We followed the events of October 31, 2024 in Athens with sadness and anger. We mourn with you for the anarchist comrade Kyriakos Xymitiris.
Our thoughts are with the injured and now imprisoned anarchist comrade Marianna M.

We stand in solidarity with the imprisoned anarchist comrades Dimitra Z., Dimitris P. and Nikos Romanos.

And we are angry about the repressive agitation with which the state and the press are reacting to the events.

Today marks the 16th anniversary of the murder of Alexandros
Grigoropoulos on December 6, 2008.

The insurrection that followed his murder and the social struggles of
the last 16 years on the territory controlled by the Greek state are an important point of reference for us.

So today we would like to send you a sign of our solidarity.
It is a modest, essentially symbolic greeting.

We think that anti-national solidarity in particular also lives from the fact that we assure each other that our ideas are connected.
It is an expression of revolutionary tenderness and empathy.
But our solidarity lives above all in our struggles – when we confront
the racist police here, we are also confronting the cops in Exarchia
Square.

When we go in front of the prisons here, when we stand in front of the Holstenglacis remand prison in Hamburg, then we are also standing in front of Korydallos.

When we fight here in solidarity with refugees, we do so side by side
with your struggle against the border regime.

Those who lost their lives in the struggle for freedom live forever in
the heart of social revolt.

OAV Hamburg on 06.12.2024
https://www.instagram.com/oav_hamburg

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Από το Αμβούργο στην Αθήνα – Διακήρυξη αλληλεγγύης της ανοιχτής αναρχικής συνέλευσης

Αγαπημένοι*ες σύντροφοι*ισσες,
είμαστε αναρχικοί*ές που συγκεντρωθήκαμε στις 6 Δεκεμβρίου 2024 για την τρίτη Ανοιχτή Αναρχική Συνέλευση στο Αμβούργο.
Προερχόμαστε από διαφορετικούς χώρους, με διαφορετικές εμπειρίες και  οπτικές.

Συγκεντρωνόμαστε μία φορά το μήνα για να συντονίσουμε υπάρχουσες πρωτοβουλίες, να αναπτύξουμε νέες και να δικτυωθούμε.
Δεν είμαστε ένας ομοιογενής, σταθερός σχηματισμός – αλλά μας ενώνει η απόρριψη όλων των μορφών εξουσίας και η λαχτάρα μας για έναν κόσμο απαλλαγμένο από εκμετάλλευση και καταπίεση.

Με θλίψη και οργή παρακολουθήσαμε τα γεγονότα της 31ης Οκτωβρίου 2024 στην Αθήνα.
Θρηνούμε μαζί σας για τον αναρχικό σύντροφο Κυριάκο Ξυμητήρη.
Η σκέψη μας είναι στην τραυματισμένη και τώρα φυλακισμένη αναρχική συντρόφισσα Μαριάννα Μ.

Στεκόμαστε αλληλέγγυοι*ες με τα φυλακισμένα αναρχικά συντρόφια Δήμητρα Ζ., Δημήτρη Π. και Νίκο Ρωμανό.

Νιώθουμε οργή και θυμό για τον κατασταλτικό μηχανισμό και την
τρομοϋστερία του κράτους και των Μέσων.

Σήμερα συμπληρώνονται 16 χρόνια από τη δολοφονία του Αλέξανδρου Γρηγορόπουλου στις 6 Δεκεμβρίου 2008.
Η εξέγερση που ακολούθησε τη δολοφονία του και οι κοινωνικοί αγώνες των τελευταίων 16 ετών στον ελλαδικό χώρο αποτελούν σημαντικό σημείο αναφοράς για εμάς.

Σήμερα λοιπόν θα θέλαμε να σας στείλουμε μια κίνηση αλληλεγγύης.
Είναι μια λιτή, ουσιαστικά συμβολική χειρονομία.
Πιστεύουμε ότι ιδιαίτερα η διεθνιστική αλληλεγγύη ζει και από το γεγονός ότι επιβεβαιώνουμε μεταξύ μας πως οι ιδέες μας συνδέονται.

Είναι μια έκφραση επαναστατικής τρυφερότητας και ενσυναίσθησης.
Αλλά πάνω από όλα η αλληλεγγύη μας υπάρχει στους αγώνες μας – όταν αντιμετωπίζουμε τη ρατσιστική αστυνομία εδώ, αντιμετωπίζουμε και τους μπάτσους στην πλατεία Εξαρχείων.

Όταν βρισκόμαστε μπροστά στις φυλακές εδώ, όταν στεκόμαστε μπροστά στα κρατητήρια Holstenglacis στο Αμβούργο, τότε στεκόμαστε και μπροστά στον Κορυδαλλό.

Όταν αγωνιζόμαστε εδώ σε αλληλεγγύη με τους*τις πρόσφυγες, το κάνουμε πλάι με τον αγώνα σας ενάντια στο συνοριακό καθεστώς.

Όσοι*ες έχασαν τη ζωή τους στον αγώνα για την ελευθερία ζουν για πάντα στην καρδιά της κοινωνικής εξέγερσης.

Ανοιχτή Αναρχική Συνέλευση (OAV), 6 Δεκεμβρίου 2024, Αμβούργο

Appel à mobilisation En soutien avec les insurgé.es en Géorgie

Publié le 2024-12-08 11:30:00

Appel à mobilisation En soutien avec les insurgé.es en Géorgie

Dimanche 8 décembre, un rassemblement de soutien est prévu à Paris, Place du Panthéon à 15h. Appel internationaliste à le rejoindre

On va rejoindre le rassemblement avec une banderole internationaliste, message de soutien que l’on enverrait aux camarades sur place qui, contrairement au discours dominant médiatique, mènent leur lutte bien au-delà de la question d’intégration à l’U.E.

Pour le rappel, cela fait plus d’1 semaine que des manifestations ne cessent pas d’occuper des rues principales de Tbilisi face à l’autoritarisme grandissant du gouvernement, ses alliances géopolitiques avec l’empire russe, mais aussi sa nouvelle législation répressive : Loi sur « les agents étrangers » contre les foyers de résistances locales, Loi Anti-LGBT contre les communautés queers et leurs soutiens, Loi Off-shore pour l’intensification des politiques d’économies destructrices.
Occupations de rue jour et nuit, affrontements de rue avec les flics, grèves, rassemblements et mobilisations dans plusieurs villes de la Géorgie, ne cesse pas de gagner en ampleur. En parallèle, augmente la répression policière et judiciaire, exercée de façon massive, y compris contre les mineures.
Si à l’anniversaire des cent ans de l’insurrection populaire contre l’annexion soviétique, la lutte pour l’indépendance et la liberté face à l’empire russe reste ici la raison principale des mobilisations, ce mouvement de contestation exprime une colère sociale qui bien va au-delà de l’injonction à choisir entre deux puissances impériales, l’Europe ou la Russie.
C’est cette voie-là que l’on aimerait porter au sein de ce rassemblement et de montrer que la complexité de cette lutte, non réductible à sa médiatisation libérale, exprime également le ras-le-bol contre les politiques autoritaires locales et l’emprise des puissances étrangères qui déferlent sur le Caucase.

💥 Pour la libération de toustes les détenu.es et le soutien internationaliste aux camarades en lutte ! 💥

💥თავისუფლება თანამებრძოლებს ! 💥

Cagnotte de soutien pour :
  • Frais juridiques (centaines d’arrestations)
  • Médicales (hospitalisations liées aux bavures policières)
  • Matériel de protection nécessaire (surtout, suite à l’interdiction de vente des masques à gaz, lunettes de piscine, etc.)

https://paypal.me/solidaritygeo?country.x=GB&locale.x=en_GB

Pour plus d’informations 🔥 :

Mots-clefs : Géorgie
Localisation : Paris 5e

Berlin (Allemagne) : double attaque incendiaire contre l’industrie du béton

Publié le 2024-12-08 13:56:56

[La nuit du dimanche au lundi 2 décembre à Berlin, vers 3h, une double attaque incendiaire a détruit une vingtaine de camions à béton sur deux sites industriels du nord de Berlin. Les 8 bétonnières cramées dans la rue Gehrenseestraße (quartier de Lichtenberg) appartenaient à la multinationale d’origine mexicaine Cemex. Et les 9 bétonnières cramées sur le Pyramidenring (quartier de Marzahn) appartenaient au groupe allemand HeidelbergMaterials.
On se souvient que ces deux géants mondiaux du béton avaient déjà été attaqués à plusieurs reprises dans la capitale allemande : le 27 décembre 2023, CEMEX avait flambé une première fois (cinq camions toupie incendiés ainsi que la ligne de convoyage des matériaux en vrac et un bâtiment technique près des silos), puis une seconde fois le 19 janvier 2024, (deux pelleteuses présentes sur le chantier berlinois de l’autoroute A100). Tandis que le 15 mars 2024, c’est HeidelbergMaterials qui avait été attaquée  (six camions à béton détruits et trois  pelleteuses endommagées sur le chantier de l’autoroute A100).

Voici la traduction du communiqué de la dernière attaque en date, celle du 2 décembre, qui a donc frappé à la fois Cemex et HeidelbergMaterials sur deux sites distincts, texte qui est sorti le jour même sur indymedia allemagne.]


Switch off l’industrie du béton

Les flammes ont à nouveau éclairé les nuits sombres et froides de Berlin. Des machines et des véhicules appartenant aux géants du béton Cemex et Heidelberg Materials, au matin du 2 décembre il ne restait plus que des cendres.

Ce n’est pas la première fois que ces entreprises font l’objet d’attaques bien méritées. Déjà au cours de l’hiver 2023/24, plusieurs camions et un convoyeur de Cemex ont été complètement détruits par le feu et plusieurs camions de la société Heidelberg Materials, qui étaient utilisés pour transporter du béton pour l’autoroute A100, ont été incendiés. Les deux textes de revendication ont expliqué la responsabilité de ces sociétés dans des projets de destruction de la nature et de colonisation. Maintenant, un nouveau coup est porté à l’industrie du béton. Il n’est pas nécessaire d’expliquer pourquoi ces deux sociétés sont à nouveau devenues des cibles. Nous entendons cette action comme la continuation d’une série d’attaques contre les géants du béton, à travers le monde, comme une offensive contre les responsables de l’écocide qui est déjà une réalité dans beaucoup de territoires. Ces sociétés participent activement aux politiques néocoloniales et profitent de la guerre, de l’exploitation et du génocide dans les pays où elles sont présentes.



Le béton joue un rôle important dans le monde d’aujourd’hui. D’innombrables métropoles ont été construites, qui ressemblent à des cages pour les gens, où l’on ne respire que du gaz d’échappement et de la misère. Elles sont des lieux d’aliénation, où il n’est plus possible de voir la beauté impressionnante de la nature sauvage et où des tours sans visage cachent la lumière du soleil, alors que l’idiotie humaine essaie de gratter le ciel en construisant des bâtiments toujours plus hauts. Mais ils oublient qu’il y aura toujours une petite plante qui trouvera une fissure dans le béton, pour y enfoncer ses racines et pousser. Cette couleur, dans le gris triste, est la preuve vivante que la nature sauvage peut résister au béton écrasant. Tout comme, pour notre bonheur et leur malheur, il y a partout des gens qui veulent détruire leur monde de béton. Cela nous inspire et nous apporte le sourire sur nos visages, chaque fois que nous entendons que, ailleurs, des entreprises qui ravagent la terre sont confrontées à la colère et au feu.

Ou comme les compagnons de la Célula insurreccional por el Maipo. Nueva Subversión  l’ont écrit depuis le Chili : « Que ce feu soit une étreinte pour les compagnon.nes qui ont porté des coups dans d’autres territoires du monde […] sachant que l’attaque doit être immédiate et sur tous les territoires où se trouvent les installations et les moyens des responsables de la dévastation de la planète, en contribuant au dialogue par une action directe et conflictuelle, sans aucune forme d’espoir dans les processus institutionnels ou les sauveurs. »

Que la chaleur du feu réchauffe les cœurs de Marianna, Dimitra, Dimitris et Nikos, enfermé.es dans la prison de Korydallos, à Athènes.

En souvenir révolutionnaire du compagnon Kyriakos et de tou.tes celles/ceux qui sont mort.es au combat.

Liberté et bonheur pour Nanuk, Maja, Hanna et tou.tes les autres qui sont enfermées dans les taules, ainsi que pour tou.tes ceux/celles qui sont en clandestinité dans les immensités du nulle-part.

Affaire du 8 décembre : 4 ans de répression et l’appel à venir

Publié le 2024-12-08T19:49:50+01:00

Le 8 décembre 2020, dans divers lieux à travers toute la fRance, se déployait une opération judiciaire et policière « antiterroriste ». A l’approche de la date anniversaire, on avait envie de faire rapidement le point et donner des news.

Cette opération fût déclenchée suite à la surveillance systématique par la DGSI de personnes rentrant d’un séjour dans une des zones considérées par les services secrets comme « dangereuses ». Un juge d’instruction du Parquet National Anti-Terroriste s’est alors saisit de ces notes blanches et a enquêté ​​par l’intermédiaire de la DGSI, sur des personnes entourant un camarade revenu justement d’un séjour au Rojava. Cette enquête, un dossier d’instruction de 1800 pages, se solde par une vague d’arrestations le 8/12/20, suivie de toutes les conséquences subies depuis 4 ans dont on fait un rappel non exhaustif ici.

A l’issue des arrestations, 14 lieux sont perquisitionnés. Après 96h de garde à vue dans les locaux de la DGSI, sous les pressions psychologiques, les interrogatoires sous médicaments, des pièces falsifiées ou hors contexte, 7 personnes sont inculpées. Elles sont alors déferrées devant le juge d’instruction et 5 d’entre elleux sont placées en détention provisoire.

L’affaire a également impacté de nombreuses personnes autour. 12 personnes en tout ont passé 4 jours en GAV à la DGSI, avec de nouvelles arrestations en février et septembre 2021. Un total de 29 convocations, dont la plupart ont été la menace pour obtenir un permis de visite en prison. Sans compter la quantité de matériel et de biens personnels ou informatique qui ont été saisis pendant les perquisitions et qui, à ce jour, n’ont pas été rendus.

Jusque là les inculpé.es ont fait 47 mois de prison cumulés, une mise à l’isolement, des fouilles à nu, des interrogatoires interminables, des refus de soin, des galères d’accès aux colis, cantine, courrier, etc… pendant l’instruction.

Des remises en « liberté » au compte-goutte, le PNAT faisant appel de la libération de l’un d’entre eux, un autre réussi à sortir après une grève de la faim de 36 jours, passant d’une sortie de l’isolement carcéral à 6 mois de bracelet électronique dans le cadre de son CJ.
Pour l’ensemble, c’est 277 mois de CJ, comprenant le pointage, la limitation géographique des déplacements, l’obligation de résidence, de travail, les rdv avec « binôme de soutien » (éduc et psy) et le SPIP (Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation)…

Pour finir, c’est un total de près de 150 000e de frais comprenant le paiement des avocat.es, la préparation des colis en prison (habits, revues, livres), la thune pour cantiner, puis tous les frais et les déplacements des soutiens. Et tout ce qui ne se quantifie pas : les séquelles physiques et psychologiques, le mépris, les menaces, les pressions, des relations durablement affectées, la surveillance continue…

Seize après-midi d’audience, soit 1 mois de procès, un rendu 2 mois plus tard et les arguments de la juge donnés 9 mois après le rendu ! Tous.tes sont reconnu.es coupables d’« association de malfaiteurs terroriste » et trois d’entre-elleux de « refus de communiquer ses conventions de déchiffrement ».
Iels ont été condamné.es en première instance à des peines allant de 2 à 5 ans de prison, dont 15 à 30 mois de sursis probatoire, impliquant un lourd contrôle médico-social : rdv SPIP, suivi addicto, psy, obligation de résidence, obligation de travail, et donc la menace de faire tomber le sursis en cas de manquement.

Pour 6 d’entre elleux une inscription au FIJAIT (Fichier des auteurs d’infraction terroriste) : contrôle des déplacements à l’étranger, pointage, justification de domicile tous les 3 mois et interdiction de travailler dans certains domaines (santé, fonctionnaire, animation…).

Et toujours l’interdiction de communiquer, sauf pour 2 d’entre eux.

Sur les 7 condamné.es, 6 ont choisi de faire appel du rendu du procès, l’audience aura lieu en novembre 2025.

Au delà de la contestation de ce rendu pour les 6 inculpé.es, c’est aussi et surtout le choix de ne pas laisser s’ancrer cette décision comme une jurisprudence qui permettait à l’État de continuer de réprimer plus férocement encore nos luttes et modes de vie.

L’outil anti-terroriste, avec sa législation dite d’exception (qui l’est de moins en moins), reste un outil hyper utile pour l’état. Grâce à cette affaire, comme pour d’autres affaires précédentes, les moyens d’enquête déployés ont permis de faire un instantané de la géographie des relations au sein des groupes militants, anarchistes, anti-autoritaires. Peu importe la finalité, une culpabilité réelle ou non, d’un projet réel ou fantasmé, l’important pour la justice est de maintenir la peur, d’occuper les gens sur de l’antirep. Ainsi il lui est possible d’observer comment les groupes fonctionnent et d’affûter leurs outils de maintien de la paix, le tout grâce à des capacités de surveillance sans limite.

En attendant, l’épée de damoclès judiciaire reste menaçante au dessus de la tête des inculpé.es. On vous invite à aller jeter un oeil sur les blogs, qui contiennent l’historique de cette affaire, les actions mises en place, les comptes rendus du procès et les divers textes d’analyses publiés. On y mettra aussi la suite des évènements, stay tuned !

Nous encourageons toutes les personnes qui se sont retrouvées face à la justice à partager leurs expériences, via la rédaction de brochure ou autres. Parce que raconter comment la justice enquête nous apprend à mieux s’en sortir quand on se retrouve dans ses filets. Parce que réfléchir aux erreurs stratégiques de défense permettra à ce que d’autres puissent les éviter. Parce que discuter de nos expériences de procédures, de procès, de rapport aux avocat.es, de prison, de contrôle judiciaire, nous aide à mieux nous préparer à cette éventualité, pas comme une fatalité mais plutôt comme quelque chose qui peut arriver…

Se soutenir et s’aider dans ces situations nous rend plus fort.es ensemble et évite l’isolement face au rouleau compresseur de la justice.

Restons solidaires !

Les blogs des comités :
https://soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org/
https://soutien812.blackblogs.org/

Cagnotte en ligne :
https://www.helloasso.com/associations/comite-vertigo/formulaires/9

Evènements à venir :
Soirée anti-répression le vendredi 13/12 en Ardèche / Les Blayons – 07270 Nozières. Prix libre. En soutien à des luttes en cours qui subissent la répression policière et l’autoritarisme judiciaire et politique.
Infos / cantine / concerts / tombola !

[Saint-Brieuc le 13/12] Soirée de soutien aux camarades du 8-12

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source : https://soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org/post/2024/12/08/2692/

Chaline – décembre 2024

Publié le 2024-12-08T23:05:27+01:00

Chaline_7

Ce qui est véritablement impossible, ce n’est pas l’anarchie, c’est espérer être libre en
s’entourant de barbelés.
Ce qui est absurde, ce n’est pas de se débarrasser des cheffes, mais de considérer qu’ielles sont toujours
nécessaires. Ce ne sont pas les anarchistes qui sont de douxrêveur·euses, mais toutes les personnes qui pensent que l’on peut construire quelque chose de potable avec les outils qui ont justifié et permis
tant d’exploitations, de souffrances, de meurtres, de guerres et de génocides.