Vive l'Anarchie - Semaine 50, 2019

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Hambourg, Allemagne : Revendication de l’attaque contre le sénateur de l’Intérieur Andy Grote (SPD) – 13 décembre 2019 [Mis-à-jour, 14.12.2019]

Publié le 2019-12-16 01:42:05

[Cette attaque à la peinture contre ce politicien expert en sécurité a été revendiqué et reproduite en fin d’article]

Vendredi 13 décembre à 8h15, le sénateur de l’Intérieur, Andy Grote (SPD), était en route de son domicile à St. Pauli vers son bureau au centre-ville, lorsque sa voiture a dû freiner brusquement au carrefour de la Hein-Hoyer-Straße avec la Simon-von-Utrecht-Straße. C’est alors que plusieurs personnes masquées se sont approchées du véhicule et se sont mises à le bombarder de pierres et de peinture. Personne n’a été blessé.

Comme d’habitude, Grote était accompagné de garde-du-corps de la police et se trouvait dans sa limousine blindée. Selon les flics, le pare-brise et le toit de la voiture auraient été légèrement endommagés, mais Grote n’a pas été en danger.

Le syndicat de police (GdP), qui a condamné l’attaque, suppose qu’il y a un lien entre la date de l’attaque „13.12. et les lettres de l’alphabet auxquelles font référence ces chiffres. Cette date correspondrait au “A.C.A.B-Day“.

[Repris de la presse allemande via chronik]


Ci-dessous le communiqué de revendication de cette attaque traduit de l’allemand et publié sur indymedia le lendemain (14.12.2019):

Le sénateur de l’Intérieur de Hambourg attaqué à la peinture

Pour le crew du banc public
Pour les personnes blessées et accusées dans l’affaire Rondenbarg [1]
Pour nous.

Hier matin, le 13.12.2019 peu après 8h dans la Hein-Hoyer-Straße (St. Pauli), nous avons attendu le sénateur de l’intérieur de Hambourg Andy Grote (SPD). Au moment où la Limousine BMW du parc des véhicules de fonction est allée le chercher comme d’habitude dans la cour intérieure de son domicile du Wohlwillstraße 30 et est passée devant nous, elle a été visée par des bouteilles de peinture. Grote est en général assis sur le siège passager. Hier, il a lui-même dénoncé cette « terrible attaque » sur twitter, car il prétend que son fils de 2 ans était avec lui dans la voiture. Ainsi, Grote n’a pas reculé devant le fait de répandre des mensonges honteux. Le premier mensonge est qu’il emmènerait chaque matin son fils à la crèche. Nous, lui et même ses gardes du corps savent pertinemment que c’est des conneries. Si l’enfant était effectivement dans la voiture hier, c’était une exception et une tragique coïncidence. Bien évidemment, l’attaque ne visait pas l’enfant ! La deuxième affirmation de Grote selon laquelle « il s’attend à une telle attaque à tout moment » n’est qu’une connerie. Il ne s’attendait à rien ! Dans tous les cas, en observant son visage il avait l’air plutôt effrayé hier lorsqu’il nous a vu. C’est pitoyable de la part de Grote de tenter de détourner les raisons de cette attaque par des mensonges évidents et maladroits.

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Notre attaque souligne le fait que la lutte combative à Hambourg est encore loin d’être terminée après l’arrestation des trois du banc public en juillet 2019 et que les ennemis de la liberté tel qu’Andy Grote sont toujours dans le viseur et que leurs activités et leur vies sont étroitement surveillées. Quelques oiseaux sauvages ont les autorités de persécution à l’œil, mais les nuées d’oiseaux continuent de voler et continueront aussi à leur chier dessus et au moment opportun, « à retourner les armes contre eux – ça vaudra le coup ». Nous reprenons l’impulsion des compagnon.ne.s qui, en octobre, ont allumé un feu devant la maison du chef de la chancellerie du Sénat, visant à importuner les dirigeant.e.s du Sénat de Hambourg.

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Ces dernières années, Grote, en tant qu’expert du SPD au développement des quartiers, maire de l’arrondissement de Mitte et sénateur de l’Intérieur entre autres, n’a fait que continuer d’aggraver la vie de celles et ceux qui n’ont pas grand chose à perdre à Sankt Pauli, quartier qu’il aime tant. Les personnes sans-abri et assignées « racisées » sont chassées, harcelées, expulsées et arrêtées par la police de Grote. St Pauli est devenu un point chaud des requins de l’immobilier et la collaboration avec la société immobilière Köhler/von Bargen a probablement porté ses fruits pour les intérêts de Grote. Pour sa sécurité, une partie de la Wohlwillstraße (artère commerciale, NdT) est surveillée par des caméras, des patrouilles de police surveillent les rues, des flics en civil glandent devant la porte et un barrage massif s’assure que des enragé.es, comme lors du G20, ne puissent pas entrer directement en contact avec le sénateur de l’Intérieur. Quand il a un peu de temps, il aime aller voir les matchs de « son équipe », le F.C Sankt Pauli, grâce aux billets offerts par le club. Mais sa présence ne plaît pas à tous les supporters. En octobre 2019, quelques centaines d’entre elles/eux ont empêché la tenue d’un débat prévu avec Grote à la Millerntor.

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Le parcours de Grote en tant que sénateur de l’Intérieur est jalonné d’étapes importantes en matière de répression.
– Des milliers de contrôles racistes pour la prétendue « lutte contre le trafic de drogue » ; en 2016, Jajee Diabi, une des personnes arrêtées lors des contrôles, est mort à la prison de Hahnöfersand à l’âge de 21 ans.
– Mise en place d’une prison à l’aéroport pour pouvoir expulser plus rapidement.
– Projet d’un nouveau centre de rétention à Glückstadt.
– Nouvelle loi de la police de Hambourg.
– Des centaines de blessures corporelles et de mesures de privation de liberté pendant le G20 en 2017, en état d’urgence.
– Des avis de recherche sans précédent lancés publiquement après les interventions de police désastreuses pendant le festival du G20.

Dans la pratique, l’apparatchik Grote s’appuie sur des spécialistes de la répression comme l’ancien chef du MEK Meyer (aujourd’hui chef de la police), Voss (aujourd’hui chef de la sûreté de l’État), Ferk (désormais chef de l’intervention de la police du land) ou Klein (aujourd’hui cheffe du service « crime organisée »). De leurs côtés on trouve le terrifiant Dudde et les juges comme Krieten et Tully notoirement condamnés.

Grote a déjà laissé entendre dans la presse qu’il aimerait rester au poste de sénateur de l’Intérieur dans le prochain gouvernement de Hambourg. Allez Andy, on se voit dans la rue…

Liberté pour les deux prisonniers du banc public et Loïc.

13.12.2019 – All Cops Are Bullshit

Angry Birds [2]


NdT :
[1] Procédure liée au contre-sommet du G20 à Hambourg en 2017. L’autre procédure majeure concerne celle de la Elbchaussee, pour laquelle Loïc est actuellement incarcéré.
[2] Littéralement « Des Oiseaux en colère », mais aussi une référence amusante au jeu vidéo du même nom créé en 2009 sur diverses plateformes.

Nouveau lancer de YOYO !

Publié le 2019-12-16 01:43:08

Pour cet hiver voici un nouveau numéro de yoyo, petit journal contre la prison et tous les enfermements, que l’on trouve aussi dans la rue.



Chaque jour dans les tribunaux, les juges envoient des personnes en prison, en centre de rétention, en hôpital psychiatrique ou les mettent sous contrôle à l’extérieur par différents moyens (par exemple avec le bracelet électronique). Chaque jour, l’État utilise ces outils de répression et de punition pour perpétuer les dominations, notamment contre celles et ceux qui n’ont pas les bons papiers, pas de thunes ou se révoltent contre leur situation.

À travers ces lignes, on a envie de relayer les actes d’insoumissions à l’intérieur des taules. Tout y est fait pour mater les velléités de révolte et de solidarité, comme à la prison de la Santé qui vient d’être rénovée. Mais dès sa réouverture, cela n’a pas empêché qu’un prisonnier monte sur le toit pour échapper à son expulsion prévue à sa sortie. Car la prison est aussi souvent suivie d’un passage en CRA voire d’une expulsion pour les personnes qui n’ont pas les papiers que l’État exige.

Enfermer plus et sous plus haute sécurité, c’est ce que cherchent à faire de nombreux États à travers le monde, et partout des prisonnièr.e.s se révoltent. Alors on profite de ce numéro pour parler d’une mutinerie qui a eu lieu au Tchad et qui a permis à des dizaines de détenus de s’échapper. Des évasions il y en a régulièrement, et si souvent les prisonniers se font rattraper, celui qui s’est évadé à Nantes récemment est toujours en liberté !

Pour mieux continuer à mater les révoltes, l’État a prévu de construire un centre de formation continue pour maton.ne.s, à côté de la prison de Fleury-Mérogis. On en parle dans yoyo car on veut se donner des outils pour lutter contre la prison depuis l’extérieur. Se solidariser avec des prisonnièr.e.s est envisageable de pleins de manières différentes, comme cette belle action qui a eu lieu à Nancy en septembre dernier !

Bonne lecture, n’hésitez pas à nous faire des retours et partager des envies !

Des mauvais moments pour les bleus (mi-décembre 2019)

Publié le 2019-12-16 16:12:06

Yvelines : Viser les flics et la prison pour sans-papiers

Infonormandie / dimanche 15 décembre 2019

[…] Dans la soirée d’hier, samedi 14 décembre, des policiers ont essuyé des jets de projectiles au moment où ils intervenaient pour des incendies de poubelles, allée Berlioz, dans le quartier des Musiciens aux Mureaux vers 20h30. Alors que les sapeurs-pompiers venaient d’éteindre le feu, les forces de l’ordre ont été visés par des tirs de mortier d’artifice par une quinzaine d’individus. Aucun blessé n’a été déploré.
Dans le même créneau horaire, vers 21 heures, des individus utilisant des mortiers d’artifice s’en sont pris au centre de rétention administrative (CRA) à Plaisir, avenue François-Mitterrand. Aucun dégât n’a été constaté. […]

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Creil (Oise) : Suuurprise !

Le Parisien / dimanche 15 décembre 2019

La fin de soirée a été agitée, samedi, dans le quartier du Plateau Rouher, à Creil. Les forces de l’ordre ont en effet été attaquées par un groupe de personnes important, alors qu’elles intervenaient dans le secteur. « Un vrai guet-apens » en bonne et due forme, selon un policier.
Il était 23h15 quand un équipage de la police nationale s’est rendu dans le quartier, après avoir reçu un appel signalant un incendie dans une rue. « Nous n’avons même pas eu le temps d’arriver ou de voir le feu en question que nous étions déjà pris à partie », raconte l’un des agents. En face, « une bonne trentaine » de jeunes encapuchonnés qui lançaient des projectiles et les visaient avec des feux d’artifice. […]
Vers 0h30, après avoir reçu du renfort, les forces de l’ordre sont parvenues à disperser les fauteurs de troubles, en utilisant de nombreuses grenades lacrymogènes et quelques tirs de lanceurs de balles de défense (LBD).
Aucun blessé ne serait toutefois à déplorer, et aucune interpellation n’a eu lieu. Ce guet-apens n’aurait pas de mobile particulier, indique un policier creillois, bien que ce ne soit pas une entière surprise. […]

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Vénissieux et Lyon : Il s’en prend aux bagnoles des keufs

Le Progrès / mercredi 11 décembre 2019

L’individu, âgé de 32 ans, s’est d’abord rendu devant le commissariat de Vénissieux pour dégrader les rétroviseurs de six véhicules sérigraphiés ainsi qu’une voiture banalisée. Le suspect a réussi à prendre la fuite avant l’arrivée de fonctionnaires.

Plus tard dans la nuit, l’individu s’est de nouveau défoulé sur des voitures de police, cette fois devant le poste du 7e arrondissement de Lyon. Deux véhicules ont ainsi fait les frais de la fureur du trentenaire. Un policier en civil est alors intervenu, mettant un terme aux dégradations. Interpellé, l’homme a été placé en garde à vue.

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Pontault-Combault (Seine-et-Marne) : Les condés ont des noms, des adresses et… des portes !

RTL / samedi 7 décembre 2019

Ce samedi 7 décembre à 7h30 alors qu’il rentrait de son service de nuit, un policier de la BAC (Brigade anti-criminalité) à découvert que la porte de son domicile avait été recouverte de slogans anti-policiers : « Acab » (all cops are bastards), « flic suicidé, à moitié pardonné ».
Ce policier, employé de la préfecture de police est domicilié à Pontault-Combault (77). […]

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Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) : « On va te retrouver »

Le Parisien / lundi 9 décembre 2019

« On sait qui tu es, on va te retrouver, on va te faire la misère ». La menace a été brandie par un homme muni d’une matraque dimanche soir à un policier hors service dimanche en début de soirée à Choisy-le-Roi. L’individu aurait également tenté de le percuter. C’est ce que le fonctionnaire, qui a sorti son arme sans faire feu, a expliqué à ses collègues. Une enquête a été ouverte.

Vers 19 heures, le policier de 24 ans, travaillant au Service des compagnies centrales de circulation à Paris, rentre chez lui après avoir terminé son service. Il est à pied quand un scooter à forte cylindrée le frôle.
Le pilote, casqué, roule pendant quelques mètres puis fait demi-tour. Il a cette fois une matraque dans la main gauche. Alors que l’engin fonce sur lui, le fonctionnaire se réfugie entre deux voitures en stationnement.
Le pilote poursuit sa route avant, à nouveau, de faire demi-tour et de foncer en direction du policier. C’est alors que ce dernier sort son arme de service. Il braque le pilote qui perd légèrement son équilibre. L’agresseur s’arrête, menace le fonctionnaire, et prend la fuite. […]

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Latresne (Gironde) : ACAB

extrait de Sud-Ouest / lundi 9 décembre 2019

[…] Les lettres s’affichent en noir sur une banderole municipale d’annonce de festivités au rond-point marquant le croisement avec le chemin d’Arcins sur la D113 dans le sens Bouliac-Langon. […]

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Montpellier : Vendredi 13 (/12) pour les pompiers

Métropolitain / vendredi 13 décembre 2019

Des sapeurs-pompiers du Sdis 34 du centre de secours principal de la Paillade, qui intervenaient ce vendredi soir à bord d’un fourgon pompe-tonne de lutte contre les feux urbains pour une poubelle embrasée, près du terminus de la ligne 1 du tramway, non loin du domaine Bonnier de la Mosson, à Montpellier, ont essuyé des jets de projectiles.
Le fourgon et les pompiers ont été caillassés, rue Peter Benenson, par des inconnus qui, selon les premiers éléments en possession de Métropolitain, auraient tendu un guet-apens. Quand les « soldats du feu » sont arrivés, des pierres ont été lancées sur le véhicule. Les pompiers auraient même été visés.
Fort heureusement, il n’y a aucun blessé, même si un pompier a reçu un pavé. La carrosserie du fourgon a été endommagée. Le Sdis 34 et les pompiers ciblés déposeront plainte contre X, dès ce samedi. […]

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Angoulême : Tiens, mais c’est le maton !

La Charente Libre / dimanche 8 décembre 2019

Un surveillant pénitentiaire de la maison d’arrêt d’Angoulême a été violemment agressé samedi matin. Il était 7h30. Il sortait tout juste de son service de nuit et était parti acheter son pain lorsqu’une voiture a percuté le rétroviseur de la sienne. Il est alors sorti pour faire un constat, quand l’un des occupants de la voiture, un ex-détenu, l’a reconnu. Lui et ses amis, une dizaine de personnes réparties dans deux voitures, sont alors sortis des véhicules.
Le surveillant a bien tenté de rejoindre sa voiture mais il a été rattrapé par le groupe et passé à tabac en pleine rue.
Blessé physiquement mais aussi très choqué, l’homme de 39 ans a été pris en charge par les pompiers et transporté au centre hospitalier d’Angoulême. Il en est ressorti dans la matinée avec neuf jours d’incapacité totale de travail.

Une enquête a été ouverte pour tenter de retrouver les agresseurs, qui ont pris la fuite.
Les collègues de la victime, qui ont appris la nouvelle au compte-gouttes au cours du week-end, sont également sous le choc. […]

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Romans-sur-Isère (Drôme) : Les arroseurs caillassés

Le Dauphiné / samedi 7 décembre 2019

Vendredi 6 décembre, vers 20 h 15, alertés pour un feu de conteneur rue Charles-Péguy, dans le quartier de la Monnaie, à Romans-sur-Isère, les sapeurs-pompiers ont été visés par des projectiles. Alertés pour sécuriser l’intervention des soldats du feu, les policiers romanais ont également été ciblés. Ces caillassages n’ont fait ni dégât, ni blessé.
Entre 21 heures et 21 h 30, deux autres conteneurs ont également été brûlés dans ce secteur de la ville de Romans-sur-Isère. […]

Gilets Jaunes Réponse Directe

Publié le 2019-12-16 16:15:04

Gilets Jaunes Réponse Directe (R.D.) c’est juste quelques heures par-ci par-là qui peuvent être facilement efficaces.

Parce que j’en ai marre de me faire traquer, humilier, baffouer, gazer, taper et pour certain-es enfermé-es, juste parce que je viens à un rassemblement pour m’exprimer sur une situation catastrophique pour 95% du peuple français et un foutage de gueules total.

R.D. c’est n’importe qui, n’importe où en France, c’est anonyme, mais ça aime bien montrer ses actes. Cette nuit, dans plusieurs endroits d’occitanie, plusieurs radars nouvelles génération ont brulés.

Vive la mobilisation, vive la grève, vive les samedis après-midi, vive les ronds-points, vive les gilets jaunes, gilets noirs et gilets jaunes R.D.

On est là, même si Macron ne veut pas nous on est là !

Nantes : Boum ! Devant la mairie annexe (MAJ 18/01)

Publié le 2019-12-17 22:13:13

Ouest-France  / mardi 17 novembre 2019

En pleine nuit, une explosion a projeté à plusieurs mètres la porte de la mairie de quartier Nantes sud, dans le quartier du Clos-Toreau. La détonation a été entendue peu après minuit, ce mardi 17 décembre 2019, et n’aurait pas fait de victime.
D’autres détonations auraient été entendues à Nantes plus tôt dans la nuit, mais pour l’heure, seule l’explosion de la mairie annexe Nantes sud a été confirmée.
Malgré le double vitrage interne et externe, une des portes vitrées était étoilée et dégondée. Une autre porte a été projetée une dizaine de mètres à l’intérieur du bâtiment, heurtant et déformant un rideau métallique.

Une source proche de l’enquête indique ce mardi 17 décembre que « la thèse criminelle est privilégiée » en ce qui concerne cette explosion. À leur arrivée sur place, les enquêteurs ont remarqué une forte odeur de poudre. Le procureur de la République s’est rendu sur place dans la nuit, avec un élu de la ville de Nantes. La police judiciaire de Nantes a été saisie et l’identité judiciaire de Nantes s’est déplacée sur les lieux. […]

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Mise à jour du 18 janvier : deux personnes interpellées

L’Hebdo de Sèvre et Maine / jeudi 16 janvier 2020

Les deux hommes interpellés mardi 13 janvier 2020 dans le cadre de l’enquête sur « l’attentat à la bombe » contre la mairie annexe du Clos-Toreau, à Nantes, le 17 décembre 2019, ont été présentés, ce mercredi, à la justice pour être mis en examen notamment pour « dégradations à l’aide d’un engin explosif« , a-t-on appris de la part de l‘agence Press pepper.

L’auteur principal n’est pas issu des milieux anarchistes ni d’extrême-droite, comme on avait pu le penser dans un premier temps : il s’agit en fait d’un « passionné » de feux d’artifice qui a agi « dans un fort contexte d’alcoolisation » a expliqué le procureur de la République Pierre Sennès , lors d’une conférence de presse.

Ce Nantais de 29 ans avait en fait un « ressentiment » contre la mairie annexe du Clos-Toreau, qui lui aurait délivré des documents d’identité « avec retard » et « une faute d’orthographe » à son nom, a ajouté Marc Perrot, chef de l’antenne de police judiciaire (PJ) de Nantes.

L’homme – déjà condamné à dix-neuf reprises par le passé – avait ainsi déjà été condamné en 2016, par le tribunal correctionnel de la Roche-sur-Yon pour « détention » de produits explosifs à son domicile de l’époque, à Luçon (Vendée). Son complice, âgé d’un an de moins que lui, avait pour sa part une dizaine d’inscriptions sur son casier judiciaire.

Les deux hommes ont en fait pu être identifiés grâce à des riverains des bords de Sèvre, entre Nantes et Vertou, où ils avaient fait « des essais » d’engins explosifs ces derniers mois.

Devant la mairie annexe, ils avaient ainsi déposé « entre 400 et 500 grammes » de poudre de feu d’artifices. « Ils avaient accumulé de gros pétards bien compressés entre eux, ce qui a accru la détonation : elle a été entendue beaucoup plus loin que le quartier », a expliqué Marc Perrot. Les portes du bâtiment municipal ont ainsi été « soufflées« , mais n’ont pas fait de blessé.

Les tags retrouvés sur le marché de Talensac, et qui avaient pu ressembler dans un premier temps à une « revendication », ont finalement été qualifiés de « tags opportunistes » par le procureur : « aucun lien direct » n’a pu être fait avec les deux suspects, et ils auraient pu être faits par une personne ayant appris « au petit matin » l’existence de l’explosion.

 » On avait vraiment à coeur de sortir cette affaire : pour nous, cette atteinte à un symbole fort de la République était difficile à accepter. C’est bien sûr rassurant qu’il n’y ait pas de motivation politique : pendant plusieurs jours, j’ai été en contact avec le parquet national antiterroriste  » , a conclu Pierre Sennès. .

Poitiers : Procès d’un anarchiste (MAJ 12/01)

Publié le 2019-12-17 22:13:13

Indymedia Nantes / mardi 17 décembre 2019

Suite à l’interpellation du matin du jeudi 12 décembre aux abords du lycée victor hugo, un anarchiste passe en procès accusé de rébellion, dissimulation du visage pendant un attroupement et refus de fichage (empreintes et photos).

Le compagnon est convoqué jeudi 9 janvier à 14h, au tribunal correctionnel de poitiers (4 boulevard de lattre de tassigny, ancien lycée privé des feuillants). En vue de ce procès, que chacunE exprime sa solidarité de la manière qui lui semblera la plus adaptée, sans récupération politique, hors de toute démarche de faire croître sa puissance ou son organisation. La répression vise à démoraliser, briser les élans de révolte. En face, la solidarité est une arme pour refuser l’isolement et ne pas laisser la justice condamner en paix. La solidarité c’est aussi l’attaque. Solidarité avec les anarchistes et anti-autoritaires sous enquête, en procès, enferméEs et en cavale. Vive les rébellions ! Vive les visages dissimulés ! Vive les refus de fichage ! Vive l’anarchie !

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Mise à jour du 12 janvier :

Report du procès d’un anarchiste

Indymedia Nantes / samedi 11 janvier 2020

Le procès prévu le 09 janvier a été reporté au 13 février à 14h suite à la grève des avocatEs
La solidarité exprimée a fait chaud au cœur

 

 

Video Primitivi : grande redistribution chez Carrouf

Publié le 2019-12-17 22:17:05

VIDEO : Action caddys gratuits ce samedi matin 14 déc au Carrefour du Merlan. Plusieurs dizaines de chômeurs, précaire, GJ se sont rassemblés avec des caddys remplis devant les caisses, en exigeant de pouvoir les sortir gratuitement.



Ce samedi matin 14 décembre, une action caddys gratuits a été menée au Carrefour du Merlan. Dans un contexte de lutte syndical au sein du magasin, des Gilets jaunes et des précaires ont bloqué les caisses en exigeant de pouvoir sortir gratuitement avec leurs caddys remplis, ce qui a entraîné la fermeture du Carrefour pendant plusieurs heures.

Vidéo Primitivi : GRANDE REDISTRIBUTION !

Deux heures joyeuses dans la morosité de la grande surface, où les salarié.es n’ont plus à travailler et profitent du moment, où l’écrasante majorité des client.es bloqué.es reprennent les slogans, en lancent, et attendent bien décidé.es à profiter de l’occasion.
Malheureusement, pas de caddys à la sortie. Carrefour a préféré fermer le magasin aux client.es et y appeler une quarantaine de policiers anti-émeute et la BAC. La foule finis alors par quitter le Carrefour en chantant « Carrefour, Carrefour, on reviendra ! »
Plus d’infos sur MIA :

Grande redistribution au Carrefour du Merlan

Ce samedi matin 14 décembre, une action caddys gratuits a été menée au Carrefour du Merlan. Dans un contexte de lutte syndical au sein du magasin, des Gilets jaunes et des précaires ont bloqué les caisses en (...)

Indymedia Lille

Publié le 2019-12-18 01:12:05

Avis de tempêtes - bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°24 (décembre 2019) vient de sortir.

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 20 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

"Le plus insupportable dans tout cela est peut-être en fin de compte l’hyperbole du nous qui infeste les discours radicaux. « Nous les salariés », « nos colères », « c’est dans toutes les têtes ». Mais quel est ce « nous » dont ils parlent ? De la condition d’exploité que l’on partage (de force, pas de gré) ? De l’opposition « commune » qu’on aurait contre « la réforme », bien qu’en étant aussi large elle rassemble forcément une foule et des intérêts des plus hétérogènes ? C’est le refrain de toujours, de la convergence comme de la composition ou des alliances objectives, celui qui a toujours mené vers les mêmes impasses : la fameuse condition qui créerait la conscience. Pourtant, il semble plutôt que la conscience, c’est le rejet de la condition... et de son monde. L’exploité qui ne veut plus être exploité ne revendique pas une retraite, il revendique la fin du salariat. L’opprimé qui ne veut plus être commandé ne suit pas les mots d’ordres venus d’en haut, il chante sa propre chanson. Le sujet qui ne veut plus être gouverné, ne revendique pas davantage d’État, mais le repousse toujours au loin en l’acculant et le désorganisant pour finalement l’anéantir. Il n’y a aucune dialectique de funambule qui peut casser un raisonnement aussi limpide que celui-ci : tout ce qui renforce l’État nous éloigne de sa destruction."


Caen : déambulation contre le chômage et la précarité

Publié le 2019-12-18 23:49:05

ÇA VA FINIR PAR SE VOIR !


ÇA VA FINIR PAR SE VOIR qu’avec cette nouvelle réforme des retraites, ce gouvernement poursuit, à la suite de ses prédécesseurs de droite comme de gauche,  son travail pour accentuer les profits des plus riches et exploiter les plus pauvres.  Pour notre part, la retraite, ça fait des plombes que l’on a renoncé à la toucher. De tafs de merde, en périodes de chômage, il nous en faudrait un paquet de trimestres à trimer et accepter toutes leurs sales conditions de travail au rabais, harcelés par les mêmes logiques managériales, poussé-e-s à vivre leurs modes de vie mutilés, le tout pour toucher une misère. C’est bien là l’objectif de cette nouvelle attaque du capital et de l’Etat : nous faire bosser toujours plus et plus longtemps, réduire les salaires, mais également les salaires indirects comme la retraite ou l’assurance chômage, réduire également le temps où l’on échappe à l’emprise du travail.  Dans la même veine, les conditions d’indemnisation de l’assurance chômage ont été drastiquement réduites et la chasse aux chômeurs et chômeuses a été ouverte. Il faudra dorénavant travailler plus longtemps pour être indemnisé-e, tout en touchant moins et moins longtemps. Dans le même temps, Pôle emploi finit de dessiner sa fonction véritable : criminaliser les chômeur-ses. Alors que les agences diminuent leur nombres de conseiller-e-s, elles recrutent dans le même temps des contrôleur-se-s fliquant toujours davantage les sans emplois. Et même si les quelques 300.000 emplois non pourvus ne peuvent pas absorber les millions de chômeurs et chômeuses, Etat et patronat continuent de nous culpabiliser, et de nous diviser. Travailleur-se-s, il nous est demandé de bosser plus longtemps dans des conditions de plus en plus précaires. Chômeur-se-s de réduire nos indemnisations et d’accepter des tafs de merde payés des miettes, et de faire pression au passage sur ceux et celles qui taffent. Quelque soit notre condition, c’est la même logique qui fait son sale turbin. Et la bourgeoisie peut quant à elle concentrer toujours plus de profits.
 
CA VA FINIR PAR SE VOIR que, bon gré mal gré, les directions syndicales accompagnent le processus. De manifs traine-savates en refus de risquer de se faire déborder, les centrales entretiennent la résignation. On sent bien qu’en coulisse Martinez et Berger négocient la longueur de la corde qui va nous pendre. Berger et la CFDT sont même de sacrés habitués, qui ont déjà négocié et soutenu la plupart
des  précédentes « réformes »  de l’assurance chômage ou des régimes de retraites. On a même pu voir cet été Laurent Berger, secrétaire de la CFDT, et Thierry Lepaon ex secrétaire de la CGT, participer aux universités d’été du MEDEF.  Rien d’étonnant donc de voir l’intersyndicale organiser des balades inoffensives,  de surprendre le Service d’ordre de la CGT imposer un vide sanitaire entre la manif officielle et tout départ en cortège sauvage comme lors de la manifestation du 07 décembre. Il est même à prévoir que si la base s’énerve, l’intersyndicale organisera des blocages  inoffensifs de zones industrielles sur un temps négocié, permettant aux camions de partir avant ou après les blocages, comme en 2010. Ca va finir par se voir que les syndicats ne participent parfois même plus aux difs’ de tracts organisées aux abords du CHU ou d’autres entreprises. 
 
ÇA VA FINIR PAR SE VOIR que nous avons besoin de nous auto-organiser. Nous sentons tous et toutes que notre colère ne peut qu’étouffer si elle ne trouve pas d’espace où s’exprimer. Au moment des Gilets jaunes, avec nos contradictions et nos limites, nous avons réussi par moment à reprendre souffle. Si nous voulons le retrouver, il va falloir renouer avec les blocages, les sabotages, mais également trouver le moyen d’étendre le mouvement sans attendre les syndicats. Nous avons choisi de répondre, à notre modeste mesure, à cette série d’attaques en rendant visible par une action l’un des acteurs de la précarisation de nos conditions de vie, et ainsi rendre manifeste cette intensification de l’exploitation et de la domination. 

Paris : déco de la manif du 17 décembre 2019

Publié le 2019-12-19 08:23:04

Photos de tags et autres messages subversifs effectués entre la place de la République et la place de la Nation, en passant par la place de la Bastille, pendant la manif du 17 décembre contre la réforme des retraites.



Blocage des lycées en Île-de-France

Publié le 2019-12-19 08:23:06

Il y a eu des blocages ou des tentatives dans une cinquantaine de lycées en Île-de-France, dont 26 dans Paris intramuros. Bravo aux lycéen·ne·s, force à eux·elles ! Comme souvent la répression policière s’est invitée sur les piquets lycéens dans le silence terrifiant des profs et des parents d’élèves.



Cet article est grandement inspiré du suivi qu’a effectué Acta sur twitter. Bravo pour le taf !

Tout d’abord, un lycéen nous explique les raisons du blocage de son lycée

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Peu avant 8h, les lycéen·ne·s commencent à bloquer leur lycée comme au lycée Hélène Boucher dans le 20e. Les flics sont déjà là pour jouer les casseurs de grève

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Comme presque toujours la répression a été au rendez-vous. Les camarades d’Acta-zone était sur place et ont filmé le déroulé des événements. C’est édifiant !

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Mais les lycéens sont déters et ont résisté toute la matinée pour finir par virer les flics de devant leur lycée !

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Ils ont par la suite occupé le cours de Vincennes jusque vers 11h45 ce qui a engendré des bouchons.
Puis, petite manif sauvage dans les rues de Paris.

Francfort, Allemagne : Visite chez le syndicat des flics pour le 13.12

Publié le 2019-12-19 09:52:04

Notre rage au bon endroit – nous avons rendu visite au syndicat de police (GdP), par des coups de marteau et du liquide nauséabond.

Le syndicat de police est une des institutions sociales qui encourage l’armement de la police et dans ce cadre aussi une vision autoritaire de la société.
Il représente les intérêts de la police vis-à-vis de celles et ceux qui prennent les décisions politiques et se montre lui-même comme un acteur politique en attisant les ressentiments à l’encontre des personnes dissidentes ou criminelles supposées. Le durcissement des règlements répressifs de ces dernières années dans tous les secteurs de la société porte leur signature. Elle exige régulièrement plus de pouvoirs et d’armement des porcs en alimentant les peurs racistes et chauvines, malgré une diminution des délits ces dernières années.

Le GdP contribue de manière significative à protéger les réseaux fascistes au sein de l’institution et de l’appareil d’État par la minimisation et les réflexes de défense et à faire en sorte de les consolider activement. Nous n’attendons rien de la police en tant qu’institution et actrice politique, peu importe le contrôle « démocratique » qu’elle n’est jamais censée avoir et peu importe si de nombreux éléments issus de « l’armée de criminels » fasciste sont punis par des procédures disciplinaires ridicules et des mutations.

La police et ceux qui représente ses intérêts légitiment la pratique raciste du « racial profiling » et participent activement au climat raciste en RFA, elle réalise des expulsions de sans-papiers et des expulsions de locataires, harcèle chaque jour les gens qui ne sont pas conformes à leur vision du monde. Plus de caméras de surveillance dans l’espace public, plus d’armes, de technologie et de personnel : en raison de ces déclarations de guerre contre une société « libérée » et même « libérale », ça devrait être évident que la police n’est pas un patron comme les autres mais un acteur politique avec des avis et des pratiques totalitaires et opposé à l’émancipation. Un exemple des points évoqués ci-dessus peut se résumer à l’influence du GdP au cours de l’Antifakongress en 2017 dans les salles dédiées aux syndicats à Munich ou plus récemment une photo de groupe de quelques flics devant un graffiti facho dans le Lausitz avant une action « d’Ende Gelände ». Nous nous référons à cet égard au texte d’une cellule autonome féministe à l’occasion d’une attaque contre une voiture Bosch (1), ainsi qu’au texte d’une attaque informatique contre le site internet du syndicat de police (GdP) (2).
Il y a tellement de raisons. La plupart sont connues. Beaucoup d’entre elles ont déjà été formulées.

C’est pour cette raison que dans la nuit du 13.12 vers 1h45, nous avons attaqué le bureau du GdP à l’occasion du procès contre le Liebig34. La date du procès a certes été repoussée à janvier pour des raisons encore inexpliquées, mais le message parle en lui-même en cette journée.

Nous saluons Loïc, les trois du banc public.
Pas d’amis, pas de complices !
Contre l’État et sa police !
L’oppression n’est pas un travail !
Pour une société libérée !

[Traduit de l’allemand de Chronik]

NdT :
(1) Une « Cellule Autonome Féministe » a revendiqué l’incendie d’une voiture de l’entreprise BOSCH dans la nuit du 1er décembre 2019. Le texte détaille l’implication de la multinationale dans l’industrie de la surveillance et de la sécurité, l’industrie de l’armement, ses recherches dans « l’intelligence artificielle » et membre fondateur du projet „Cyber Valley“, etc. Il revient également sur le passé de collaboration de l’entreprise avec les nazis dès 1933. Le communiqué en intégralité en allemand ici.
(2) Le 3 décembre 2019, le site internet du syndicat de la police allemande (GdP) a été piraté. Un long texte de revendication de cette action est disponible en anglais sur chronik.blackblogs.org. Cf ci-dessous le message qui s’affichait sur la page d’accueil du syndicat de flics.

 

Tourcoing (Nord) : Saccage du local de la CGT – 16 décembre 2019

Publié le 2019-12-19 09:53:06

Quelques heures avant la journée de grève et de manifestation ontre la réforme des retraites du mardi 17 décembre 2019, l’ambiance n’était pas à la fête du côté de l’union locale de la CGT Tourcoing. Pour cause, le syndicat a retrouvé  ses locaux en partie saccagés. La veille, lundi après-midi, entre 16 et 17 heures, une partie de ses locaux situés rue de Lille a été retourné par une main anonyme.

De la nourriture et des produits ménagers ont été répandus sur le sol; un couteau a été planté dans une porte; les murs et les boiseries ont été dégradés…

[Repris de la VoixduNord, 17.12.2019]

Ni Dieu, Ni Dépêche, Ni Moudenc

Publié le 2019-12-19 09:55:05

Quand des manifestant·e·s du samedi chassé·e·s par les flics croisent par hasard des catholiques traditionalistes rejouant leur mythe de Noël, La Dépêche crie au scandale et Moudenc condamne.



14 décembre 2019, la dépêche tient un scoop, des intolérant·e·s ont attaqué une crèche de Noël vivante organisée par l’association Vivre Noël autrement. Des enfants, des animaux, dans cette violence ! Vous imaginez ? Moudenc réagi dans la foulée de l’article pour défendre cette « association laïque […] la liberté d’expression ainsi qu’à respecter l’histoire et les traditions de notre pays ».
S’en suit une série d’article dans toute la presse nationale. Il faut alors se promener sur les réseaux sociaux ou attendre un article de France 3 pour entendre un autre son de cloche. Les organisateurs et organisatrices de cette petite fiesta version culs bénis font parti·e·s des branches traditionnalistes de l’Église, et le moment qui a mené à une fin précipité n’a pas été si violent.

L’enquête de France 3 était bienvenue mais poussons un peu plus loin.

La crèche de Noël vivante toulousaine, une longue tradition...sous Moudenc

2014 - Jean-Luc autorise « des étudiants » à organiser une crèche -

Moudenc vient de prendre le Capitole et souhaite vite effacer les traces du PS au pouvoir. Ça ne veut pas seulement dire mettre des caméras et des flics armés à chaque coin de rue, mais aussi retrouver « la magie et l’esprit de Noël ». Mettre une crèche de Noël dans le Capitole amenerait la polémique, alors une autre proposition tombe à pic :

« Si nous n’en sommes pas organisateurs nous sommes satisfaits de l’arrivée de la crèche place Saint-Georges, qui concorde avec notre volonté de retour de la magie et de l’esprit de Noël dans la tradition la plus populaire, en dehors de toute question religieuse » explique le maire. »
La Dépêche se fait le parfait relais de cette initiative « bon enfant » initiée par « un groupe d’étudiants et anciens étudiants catholiques ». Frédéric Brasiliès (ex) élu délégué aux festivités et aux animations à la mairie de Toulouse (et depuis accusé de plusieurs viols) « annonce une belle crèche vivante avec une chorale ». La Mairie et Moudenc approuve puisqu’apparemment il n’est pas question ici de religion. La « tradition » (pas très laïque) est lancée !

2015 - La crèche des« jeunes chrétiens » place de la Trinité « soulève le débat » -

Reblote un an plus tard. Les étudiants de l’année passée ont sûrement un peu vieilli puisque les voilà devenus « jeunes chrétiens ». Mais la mairie valide toujours, et la Dépêche fait son reportage décrivant un public « plutôt satisfait ». On friserait même « l’unanimité », la preuve avec ce témoignage recueilli par le torchon local : « C’est une très belle idée en cette période de Noël, approuve une senior. La crèche est tout de même le symbole du monde catholique et donc de la France, fille aînée de l’Église ». Nous sommes bien en 2015.

2016 - On continue, atterrissage place Saint Georges -

Et c’est toujours un succès selon le journal le plus détesté des toulousain·e·s qui décrit des « badauds nombreux à prendre des photos et à reprendre en chœur les chants.. »
Même Moudenc est venu célébrer ce Noël laïque, y allant de sa petite vidéo publié (en direct !) sur son compte Facebook. « Quelle belle initiative » confie Moudenc.

De droite à gauche : Jean-Luc, Jean-Jacques Bolzan et...un autre type

2017 - Retour à Saint Georges avec la maîtrise des enfants de Saint-Etienne et la chorale des Béatitudes -

La Dépêche sort un publi-reportage le matin pour promouvoir l’événement.Sans surprise le site Infos Toulouse (site d’information des extrêmes droites toulousaines) alors récemment créé sort un compte rendu. Parmi leurs photos de la crèche, une black face.

Les cathos tradis ont mis les moyens pour attirer les ouailles et sortent une vidéo teaser annonçant le rendez-vous « venez chrétien et chrétienne » y chante les choeurs. Mais nous sommes toujours face à une tradition laïque pour la Mairie de Toulouse.

2018 - « Gloire à Dieu » -

Un petit teaser pour la route ?

Le site Famille Chrétienne dans sa catégorie « évangélisation » interview Alice de Guillebon alors responsable de l’Association Noël autrement qui se félicite de « cet événement inspiré d’une initiative bordelaise comparable. « Les gens sont très contents, ils retrouvent des traditions qu’ils avaient quand ils étaient jeunes », assure-t-elle, évoquant également un très bon accueil par les commerçants du quartier et la bienveillance de la mairie de Toulouse. » On apprend qu’à cette occasion « plusieurs milliers d’images de la Nativité du Christ seront distribuées aux passants, avec les horaires des célébrations de Noël dans les églises de Toulouse ». Mais tout cela reste laïque évidemment.

2019 - Pas du prosélytisme -

Une nouvelle fois la presse locale a assuré la promotion de l’événement, afin qu’il sorte potentiellement du petit milieu catholique traditionaliste toulousain. La Dépêche s’inquiète tout de même d’une éventuelle controverse mais Erwan Demolins l’un des organisateurs rassure : « Ce serait raccourcir les choses de penser qu’il s’agit d’une action de prosélytisme ». Pas de raccourci. Il ne s’agit que de quelques heures de chants d’églises et de millers de tracts pour la messe. Ok ?

Cette année aussi Infos Toulouse était présent à l’événement où dans une «  ambiance bucolique, les bénévoles ont distribué entre deux chants de l’Avent, des petits prospectus avec les horaires des messes de Noël », laïcité oblige.

Vous avez dit laïque ?

Après Alice de Guillebon c’est un certains Erwann Demolins qui semble faire office de devanture pour l’association Vivre Noël autrement organisatrice de ces séances de prières de rue annuelles. Erwan a épousé Violaine Poirier en août 2015. Violaine Poirier ex scout Europa (une branche catholique traditionnaliste des scouts) à Bordeaux dans une « compagnie » lié à la Fraternité Saint Pierre de Bordeaux où l’on fait la messe en Latin.

chez les Europa Scouts, on ne badine pas avec la Loi, Dieu, la famille et l’obéissance.

Depuis leur mariage, Erwan et Violaine ont eu un enfant, baptisé par l’Institut du Christ Roi Souverain Prête (...) dont parlait l’article de France 3.

L’association qui organise ces créches de Noël vivantes n’est pas seulement liée par ses membres à une partie de l’Église catholique, mais aussi par les moyens financiers et matériels.Un tour sur le Facebook de l’association permet de se rendre compte que les réunions et répétitions de la crèche vivante sont hébergées dans des églises et autres lieux possédés par différentes branches du catholicisme toulousain. L’association a même déclaré son siège 13 Place Saint Sernin soit…à la basilique Saint Sernin ! Basilique qui par affection permettait il y a quelques années de défiscaliser ses dons à Vivre Noël autrement.

2020 - ? -

Toulouse reste une grande ville relativement épargnée par les tentatives de retour des traditionnalistes catholiques et de l’extrême-droite dans l’espace publique. Mais cela pourrait changer. Faut dire que Moudenc et ses potes en bon manifestants de la Manif pour Tous leur tendent la main.

Alors l’an prochain, on vient nombreu·x·ses place Saint Georges le dernier samedi avant Noël ?

Landerneau (Finistère) : Simple comme un feu de poubelle bien placé …

Publié le 2019-12-19 10:00:17

Lorsqu’un sabotage d’une infrastructure technologique se produit, il n’est pas toujours évident d’avoir une idée de ses répercussions dans le temps, au-delà de la destruction de cette dernière, bien entendu.
Prenons par exemple ces armoires de téléphonie qu’on trouve un peu partout, dont plusieurs ont été incendiées pendant le mouvement de gilets jaunes, privant des zones industrielles ou commerciales entières de téléphone ET d’internet, ou celles cramées lors de manifestations récentes, privant comme à Nantes ou Lorient tout le centre-ville de téléphone/internet ou aveuglant à Paris (place d’Italie) toutes les caméras du coin après leur sabotage. Pour les amoureux d’infrastructures électriques, des centres nucléaires, thermiques, éoliennes jusqu’au plus petit pylone ou poste de transformation près de chez vous, sans oublier non plus les grandes antennes de téléphonie mobile, il existe d’ailleurs une chouette petite carte en open data, réalisée par un amoureux des infrastructures critiques, et qui répertorie tout cela en permettant de naviguer dessus avec facilité : https://openinframap.org/#2/26/12

Pour en revenir à nos moutons avec un exemple récent, dans la bonne ville de Landernau (Bretagne) le 6 décembre 2019 vers 3h30 du matin, l’armoire Orange est partie en fumée à l’aide d’un container à poubelles enflammé allée des Quatre-Vents. Parfois la méthode peut être simple pour provoquer quelque d’effet durable, et pas besoin d’aller chercher plus loin. Il s’agit même d’un beau doublé, puisque cela s’était déjà produit sur la même armoire il y a neuf mois, la nuit du 8 mars, qu’ils avaient réparée depuis (coût des répérations estimé : 30 000 €). En tout cas, si la presse locale nous précise à présent que « 1 100 lignes sont hors service, plus de 600 foyers sont privés de téléphone et Internet », cela concerne aussi particulièrement un collège et les entreprises et commerces d’une zone d’activité (celle de Bel-Air).

Et puisque qu’on parlait de conséquences durables, voilà qu’on apprend dix jours plus tard que non seulement Orange n’a pas encore réussi à tout remettre en état, mais aussi qu’ils ne prévoient pas de retour à la normale avant le 23 décembre (s’ils y arrivent), soit une vingtaine de jours minimum ! Quant à la vielle rengaine stalienne que tout cela fait essentiellement marcher les assurances, le monde capitaliste n’est pas aussi simple, comme s’en plaint d’ailleurs le chef d’une entreprise située dans la « pépinière » concernée : « Ils [Orange] ont porté plainte dans cette affaire, pour l’incendie. Mais nos assureurs nous disent qu’ils ne peuvent nous rembourser sur un sinistre qui s’est produit à l’extérieur de nos locaux. Et nous renvoient vers Orange. Qui ne veut rien entendre et qui refuse même d’étendre nos forfaits de données sur nos mobiles alors qu’ils saturent vite… »

Dernière précision fournie par ce petit môssieur qui dirige l’entreprise Anaximandre, notamment spécialisée dans le Big Data ou la « bioinformatique », puisque ce sabotage incendiaire a aussi touché le Parc d’innovation de Mescoat : le coût des dégâts se monte pour lui à « plusieurs dizaines de milliers d’euros sur les deux épisodes de cette année« . On vous laisse imaginer tous seuls la somme globale pour l’ensemble des boîtes de la pépinière innovatrice qui ne pépie plus du tout en ce moment. Tous comptes faits, une poubelle peut certainement rendre bien d’autres services que celle d’héberger des déchets, une fois déplacée au bon endroit…

[Reçu par mail]

Comment intervenir dans ce mouvement ? Et au-delà !

Publié le 2019-12-19 10:00:17

Nous sommes de plus en plus nombreux·euses dans le cortège de tête, à nous retrouver dans différentes A.G., dans les gares, dans les actions de blocage etc. A nous revendiquer de l’autonomie.
Ras le bol de ne pas franchement menacer l’ordre établi, de ne pas porter collectivement, dans ce mouvement, des critiques qui remettent en cause les fondements de ce système.
Venez avec vos idées, on repartira avec des actions et de prochains rendez-vous.



Nous sommes de plus en plus nombreux·euses dans le cortège de tête, de plus en plus nombreux·euses à nous retrouver dans différentes AG, dans les gares, dans les actions de blocage, etc.

De plus en plus nombreux·euses à nous rencontrer dans des pratiques de luttes autonomes, dans leurs volontés d’horizontalité et de refus de la représentativité.

De plus en plus nombreux·euses à nous revendiquer de l’autonomie.

Nous en avons ras le bol d’être tributaires de l’agenda des politiciens qui veulent nous diriger, d’être spectateurs de notre récupération par une certaine gauche.

Ras le bol de ne pas franchement menacer l’ordre établi, de ne pas porter collectivement, dans ce mouvement, des critiques qui remettent en cause les fondements de ce système.

Au-delà des catégories, du cloisonnement syndical et de la division que nous impose le travail, rencontrons-nous, échangeons, et essayons de porter collectivement nos positions et notre vision du monde.

Tirons les enseignements des derniers mouvements sociaux (Gilet jaune, loi Travail, etc.).

Ne tombons pas dans une énième réunion sans fin, affublée de spécialistes (la réunion ne durera que 2h30).

Venez avec vos idées, on repartira avec des actions et de prochains rendez-vous ! Car on ne refait pas le monde en 2h30 !

Soyons force de propositions !

Ouvrons de nouveaux fronts !

RDV : JEUDI 19 DÉCEMBRE A 19H AU CICP
21 ter, rue Voltaire, 75011 PARIS,
métro Nation (pendant la grève)

Bloquer le periph, c’est possible

Publié le 2019-12-19 10:08:03

Ce mardi, jour de grève générale, quelques trublions sont allés bloquer le périphérique, tôt le matin. Une action chouette, mais qui mériterait de s’étendre.



On s’était donné rendez-vous à un endroit précis du 19e. Une quinzaine de personnes sont présentes. On nous apprend que d’autres groupes sont disséminés un peu partout dans le quartier selon les mêmes modalités que nous (chaînes de messages sur Signal, bouche-à-oreille, etc.). Cette action avait été visiblement discutée en assemblée.
Nous nous sommes retrouvé·e·s aux environs de la porte des Lilas à une petite cinquantaine. On savait dès le début que nous allions bloquer le périphérique ce qui était très agréable. Quoi de pire qu’une action où les gens se font balader par un « référent » sans savoir où ils vont ? Là, c’était très chouette et très antiautoritaire. Ça permettait aux gens qui ne se le sentaient pas de ne pas y aller.

L’action était relativement bien pensée, avec des guetteurs à des points stratégiques qui permettent de prévenir l’arrivée des keufs.
On bloque à la sortie de porte des Lilas de manière à permettre aux personnes coincées dans leurs voitures d’avoir la possibilité de sortir du périph et donc de moins s’embrouiller avec les gens.

Du matos type dépôt sauvage (plâtre, palettes, détritus divers, etc.) était posé pas trop loin. Chacun prend un bout de matos, un fumigène crame et c’est parti. On fait une irruption sur le bitume au son de « Macron démission ». Une banderole est déployée, le matériel est balancé partout par terre.

L’ambiance est bonne même si un peu tendue. On n’a pas trop envie que les flics se pointent. On est pas super nombreux·euses. Une fois la petite barricade montée, on décampe assez vite. Tout s’est bien passé et, fait notable, il n’y a pas eu d’embrouilles avec les automobilistes. La possibilité de sortir du périph’ était très aidante. Le périphérique intérieur a été bloqué une vingtaine de minutes créant d’énormes bouchons qui renforcent la paralysie du pays et donnent de la puissance au mouvement.

L’initiative était cool, mais plusieurs points peuvent être améliorés :

Il ne s’agit pas de l’action du siècle. Elle est pleine de défauts, mais rappelons-nous que tout est à construire. Et nous le construirons ensemble.

Maubeuge (Nord) : Les déboires du candidat facho aux élections municipales

Publié le 2019-12-19 11:22:08

« Une Maubeugeoise âgée de 54 ans a été interpellée il y a quelques jours alors qu’elle s’apprêtait à vandaliser la vitrine du siège de campagne du RN à Maubeuge. Ayant reconnu d’autres dégradations survenues ces dernières semaines, elle a été condamnée à du travail d’intérêt général. »

Ciblé une première fois fin novembre par un jet de projectile, le local de campagne maubeugeois du Rassemblement national a été victime de plusieurs dégradations au cours des dernières semaines. Principalement des jets de peinture. Une récurrence qui a conduit à une surveillance rapprochée du local situé avenue de France. En plus des sympathisants qui montent régulièrement la garde devant le bâtiment, les services de police ont mis en place un dispositif de surveillance ».

Dans la nuit du vendredi 22 au samedi 23 novembre dernier, la permanence d’Aymeric Merlaud, candidat du Rassemblement national (RN) aux élections municipales, avait été attaquée à coup de pavé, « laissant un trou béant » dans la vitrine. Des planches en bois étaient depuis installées pour éviter les courants d’air…

[Repris de la VoixduNord, 17.12.2019]

Andernos (Gironde) : Plus d’une dizaine de cars du ramassage scolaire immobilisés – 17 décembre 2019

Publié le 2019-12-19 12:59:10

« Surprise ce matin pour les chauffeurs de bus de la Citram (société ‘Transdev’) alors qu’ils allaient monter dans le car pour assurer leur service. Ils ont trouvé douze cars aux pneus lacérés sur le site d’Andernos.
Parmi ces bus, certains devaient prendre la route dans l’heure, pour assurer le ramassage scolaire des communes voisines.

Les familles des élèves concernés ont donc été prévenues par mail. Le service a été assuré même s’il a fallu regrouper des bus et modifier des itinéraires.
Particulièrement touchée par cet acte de vandalisme, la ligne 601 du réseau de transports interurbains qui relie la pointe du Cap-Ferret à la gare Saint-Jean (Bordeaux). Elle a été très fortement ralentie, et beaucoup de rotations de la matinée ont été tout bonnement supprimées.

« C’est très dommageable, pour les usagers de cette ligne du Transgironde, même s’il est vrai que vu le contexte, beaucoup ont du penser que la perturbation était à cause de la grève«  regrette Stéphane Prunier, directrice générale adjointe du pôle « Développement et Cadre de vie » à la Communauté de communes du bassin d’Arcachon nord.
Les pneumatiques ont été changés en urgence pour un coût estimé à plus de 30 000 euros. Le service a repris normalement à partir de 13h. La gendarmerie s’est déplacé sur place pour les premières constations dans la matinée et le chef d’exploitation du dépôt de bus a porté plainte.

[Repris de France3 Aquitaine, 17.12.2019]

Des nouvelles de la gratuité des transports publics à Lyon

Publié le 2019-12-19 23:14:11

Lors du dernier conseil de la Métropole de Lyon, la question de la gratuité des transports en commun a été soumise à délibération. Malgré la résistance futile d’élu⋅e⋅s métropolitain⋅e⋅s qui se sont opposé⋅e⋅s à cette décision, le projet a été accepté.

Il s’agit d’un projet ambitieux pour celleux qui, dans la grande ville de Lyon, sont les véritables laissé⋅e⋅s pour compte. C’est le Grand Lyon qui prendra en charge 70% du coût de cette mesure laissant le Sytral se débrouiller pour les 30% restants. Ainsi bientôt un "Pass congrès" sera mis en place par les TCL. Un titre de transport valable à la journée sera remis au congressistes indigents qui arpentent les rues de Lyon au gré des événements scientifiques ou industriels. Pour la majorité il était urgent d’agir pour ces pauvres malheureux : “En réunissant plusieurs milliers de participants, pendant 3 à 5 jours en moyenne, ces événements génèrent des retombées économiques significatives pour le territoire (hôtellerie, restauration et commerces). Les congressistes dépensent en moyenne environ 180 euros par jour et par personne. Les participants sont des chercheurs ou des médecins en provenance du monde entier qui concourent également à l’attractivité et au dynamisme scientifique et universitaire de Lyon”. La mesure coûtera la bagatelle de 145 000 euros, les institutions qui organisent ces événements seront contentes d’apprendre qu’à Lyon on oublie pas les copains. La cheffe de l’opposition, versant dans le riche-bashing, a déclaré avoir affaire à une majorité “qui ne prête qu’aux riches” et “pas aux Lyonnais” rajoutant que “Certaines et certains n’ont pas manqué de nous expliquer que la gratuité ce n’était pas bien, c’était démagogique, cela nuirait aux investissements du Sytral (…) Mais visiblement pour bénéficier de la gratuité il faut ne pas habiter Lyon et il faut avoir un pouvoir d’achat largement supérieur à la moyenne. Nous ne pensons pas non plus qu’un homme ou une femme vaut pour ce qu’il ou elle est capable de dépenser en une journée”.

Les opposant à la gratuité des transports en Commun, eux, jubilent déjà. Jean-Édouard de la Marche aurait déclaré : "là au moins on va avoir une vrai montée en gamme dans la population des transports en commun à Lyon, on réfléchit à demander le retour de la première classe dans le métro".

On le voit, à Lyon comme à l’Élysée, la majorité sait prendre soin des plus vulnérables d’entre nous.

Nantes et Rennes : Rompre avec la paix syndicale (MAJ 22/12)

Publié le 2019-12-19 23:25:07

Nantes : Les syndicats appellent à la dispersion de la manif, mais on s’en fout

Ouest-France / mardi 17 décembre 2019

Les syndicats avaient appelé à la dispersion à 13 heures. Quelques milliers d’individus sont néanmoins repartis pour un tour, en direction de la préfecture. Quelques pavés sont lancés en direction de la préfecture, lors du deuxième passage du cortège. La police réplique alors avec des lances à eau, les manifestants repartent en courant vers le cours des Cinquante-Otages.

À 13 h 30, le cortège est bloqué au rond-point du cours des Cinquante-Otages. Les gendarmes reçoivent à nouveau des débris et des projectiles, de la peinture de couleur. Certains manifestants veulent emprunter une petite rue : les tirs de gaz lacrymogènes tombent alors sur les cours des 50 otages pour les en empêcher et siffler la fin de la manifestation.

Mais les participants sont déterminés à ne pas en rester là. À Nantes, un peu plus tard, vers 14 heures, il y a beaucoup de grenades lacrymogènes à la croisée des trams. La fumée a totalement envahi le quartier Bouffay, dont les clients désertent les terrasses. Les manifestants les plus déterminés sont désormais devant le CHU.

Dans le même temps, comme à Lyon ce matin, Enedis évoque des actes de malveillance sur le réseau électrique à Nantes. [enfin, la CGT a baissé l’interrupteur pendant quelques heures avant de le relever, bien sagement, et tout est retourné à la normale… NdAtt.]

*****

Rennes : Emprunter un autre chemin

Rennes Infos Autrement / mardi 17 décembre 2019

En marge de la manifestation contre la réforme des retraites, ce 17 décembre, 200 à 300 ultras [sic ! NdAtt.] dont quelques gilets jaunes ont préféré prendre le quai nord au lieu du quai Sud emprunté par le cortège officiel. Arrivés à hauteur de la place Saint-Germain, certains ont tenté de briser les vitrines d’une agence. Immédiatement ils ont fait l’objet d’une charge des policiers beaucoup moins passifs que lors des premières manifestations. “Ceux-ci étaient plus mobiles”, reconnaît un observateur. “Ils voulaient prendre les devants pour éviter toute dérive.”

Après des jets de lacrymogènes, à hauteur du pont enjambant la Vilaine, les manifestants les plus ultras ont été arrosés par un camion en eau en bas de la rue Le Bastard, sous les cris de “tout le monde déteste la police” Quelques dizaines de minutes plus tard, les policiers ont effectué plusieurs charges le long du boulevard de la Liberté où ils ont confisqué une banderole des manifestants. Trois interpellations au cours de la manifestation se sont transformés en garde à vue pour refus de donner son identité. Une quatrième garde à vue est en cours pour port d’armes. […]

*****

Rennes : Les pompiers n’ont rien à vois avec les manifestant.e.s ! 

Ouest-France / mardi 17 décembre 2019

Une nouvelle fois, les pompiers étaient dans le cortège de la manifestation de ce mardi 17 décembre. Une cinquantaine d’hommes et de femmes chaleureusement accueilli et applaudi par les autres manifestants lors de leur arrivée avenue Janvier.
Des pompiers protestant contre le projet de réformes des retraites mais aussi pour dénoncer leurs conditions de travail qui se dégradent. Depuis plusieurs semaines, ils mènent un bras de fer avec leur direction. Une délégation doit d’ailleurs être reçue au Conseil départemental en ce début d’après-midi.
Des soldats du feu qui ont été pris à partie par des casseurs cagoulés au cours de la manifestation. Vers la place Bretagne, ils ont essayé d’infiltrer notre groupe, explique un pompier. On leur a fait comprendre que l’on n’y tenait pas. On n’a rien à voir avec eux.
Quelques minutes plus tard, nouvelle tentative des casseurs sur le boulevard de la Liberté, près de l’esplanade De Gaulle. Selon plusieurs témoignages, des personnes cagoulés ont essayé de prendre le camion de pompier miniature qui défilait avec les pompiers.
Un symbole de leur mouvement. Pas du goût des hommes du feu qui ont dû user de la force pour dissuader les casseurs.
Un incident qui s’est soldé par l’échange de quelques coups de poing avant que la police n’intervienne quelques minutes plus tard.

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Mise à jour du 22 décembre

Lille : Des vitrines brisées, d’autres défendues par des pompiers (au sens propre et au sens figuré)

La Voix du Nord / mercredi 17 novembre 2019

Contrairement aux cortèges précédents, la manifestation contre la réforme des retraites de ce mardi à Lille s’est accompagnée de nombreuses dégradations de commerces, notamment rue Nationale et Solférino. Une petite dizaine d’enseignes a vu leurs vitrines brisées ou même effondrées. Les commerçants expriment leur ras-le-bol.

Ce mardi soir, après le passage de la manifestation contre la réforme des retraites, les commerces des rues Nationale et Solférino constatent les dégâts. Des manifestants en noir s’en sont pris aux vitrines. Certaines sont tombées, d’autres ont été étoilées. La violence était telle que des pompiers (manifestants) se sont placés devant les boutiques restantes en fin de parcours pour les protéger.

Au total, outre un abribus et des panneaux publicitaires, une petite dizaine de commerces ont été impactés… [article payant ; NdAtt.]

Lille: Trois jeunes mis en examen

Le Parisien / samedi 21 décembre 2019

Deux mineurs et un jeune majeur scolarisés dans un lycée de Lille ont été mis en examen, soupçonnés d’avoir jeté mardi un « engin explosif artisanal » en direction de policiers devant la gare Lille-Flandres, a-t-on appris samedi auprès du parquet.

Mardi, vers 12h30, une bouteille remplie d’explosif artisanal avait été projetée au sol en direction des forces de l’ordre qui sécurisaient la gare à l’occasion d’une manifestation contre la réforme des retraites, et avait explosé sans faire de blessé.

Le parquet de Lille avait rapidement ouvert une enquête pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique », permettant l’interpellation d’un mineur et d’un jeune homme de 18 ans en fin d’après-midi au cours de la manifestation, puis d’une troisième personne mineure dans la soirée.

A l’issue de leur garde à vue jeudi, les deux mineurs ont été présentés à un juge pour enfants, mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, a indiqué samedi le parquet de Lille à l’AFP, confirmant une information de la Voix du Nord.

Le suspect de 18 ans devait lui être jugé vendredi en comparution immédiate. Mais à la demande de l’avocat des parties civiles, le tribunal a décidé de renvoyer le dossier au parquet en vue de l’ouverture d’une information judiciaire pour « violence sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et « détention de substance explosive », a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Le suspect a donc été présenté vendredi soir à un juge d’instruction, mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, selon le parquet, qui avait demandé une mise en détention provisoire. […]

Marseille : Les riches n’auront pas leur balade en bateau pour Noël

Publié le 2019-12-19 23:25:07

France3 / mardi 17 décembre 2019

[…] Il était 23 heures quand les marins-pompiers ont été alertés par d’immenses flammes au quai de la Lave, dans le quartier de l’Estaque, au nord de la cité phocéenne.


Une cinquantaine de soldats du feu ont été mobilisés toute la nuit pour tenter d’empêcher le sinistre de se propager aux bateaux entreposés les uns au dessus des autres.
L’intervention des pompiers a permis de sauver 11 bateaux directement au contact de l’incendie.
L’incendie ne s’est pas propagé aux racks de stockage situés à proximité et aux 410 bateaux qui y étaient entreposés, a précisé le BMPM. Après sept heures de lutte, au petit matin, le feu était éteint.
Une quinzaine de bateaux stockés dans le port à sec de la Pointe Rouge, au sud de Marseille, avaient déjà été détruits par les flammes en mai, là aussi dans un incendie a priori criminel.  Les images des caméras de vidéo-surveillance montraient distinctement deux hommes encagoulés mettre le feu avant de repartir.
Le même port à sec de la Pointe Rouge avait déjà été touché par un incendie en octobre 2017.

Maubeuge (Nord) : Une interpellation pour des attaques à la permanence des fafs

Publié le 2019-12-20 02:24:07

La Voix du Nord / mardi 17 décembre 2019

Une Maubeugeoise âgée de 54 ans a été interpellée il y a quelques jours alors qu’elle s’apprêtait à vandaliser la vitrine du siège de campagne du RN à Maubeuge. Ayant reconnu d’autres dégradations survenues ces dernières semaines, elle a été condamnée à du travail d’intérêt général.

Ciblé une première fois fin novembre par un jet de projectile, le local de campagne maubeugeois du Rassemblement national a été victime de plusieurs dégradations au cours des dernières semaines.
Principalement des jets de peinture. Une récurrence qui a conduit à une surveillance rapprochée du local situé avenue de France. En plus des sympathisants qui montent régulièrement la garde devant le bâtiment, les services de police ont mis en place un dispositif [article payant ; NdAtt.].

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Un trou dans la vitrine

CanalFM / samedi 23 novembre 2019

Le local se situe Avenue de France, soit l’artère principale pour rejoindre le centre-ville de Maubeuge. Cette nuit, la vitrine a été brisée par un jet de pavé et un ou des individu(s) ont tenté de rentrer dans le local. Aucun matériel n’a été volé selon les premiers éléments de l’enquête. La police sécurise en ce moment-même l’endroit. Le candidat du Rassemblement National Aymeric Merlaud demande au Maire Arnaud Decagny de « prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des différents candidats ».

Blocages de lycées du 17 et 18 décembre

Publié le 2019-12-20 02:24:08

Lyon : Un moyen efficace de bloquer le bahut

actuLyon / mercredi 18 décembre 2019

En marge d’un blocage lycéen contre la réforme des retraites, plusieurs poubelles ont été incendiées volontairement devant le lycée Lumière, dans le 8e arrondissement de Lyon (Rhône).
Mercredi 18 décembre, les pompiers sont intervenus vers 8h10 pour circonscrire les flammes qui touchaient la façade de l’établissement. Le feu a rapidement et facilement maîtrisé par les pompiers. Par mesure de sécurité, le chef de l’établissement a décidé de faire évacuer les mille élèves et le personnel du lycée. […]


Par ailleurs, la circulation du tramway T4 a été perturbée pendant l’intervention des pompiers. Des simples dégâts matériels ont été constatés et les services de la ville se sont rendus sur place pour nettoyer les débris incendiés.

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Paris : Une cinquantaine de lycées bloqués ou perturbés mercredi

extrait de Paris-Luttes / mercredi 19 décembre 2019

Il y a eu des blocages ou des tentatives dans une cinquantaine de lycées en Île-de-France, dont 26 dans Paris intramuros. Bravo aux lycéen·ne·s, force à eux·elles ! Comme souvent la répression policière s’est invitée sur les piquets lycéens dans le silence terrifiant des profs et des parents d’élèves.

Peu avant 8h, les lycéen·ne·s commencent à bloquer leur lycée comme au lycée Hélène Boucher dans le 20e. Les flics sont déjà là pour jouer les casseurs de grève […]
Mais les lycéens sont déters et ont résisté toute la matinée pour finir par virer les flics de devant leur lycée !
Ils ont par la suite occupé le cours de Vincennes jusque vers 11h45 ce qui a engendré des bouchons. Puis, petite manif sauvage dans les rues de Paris.

Et les médias minimisent

France3 / mercredi 19 décembre 2019

Ambiance tendue ce matin dans une dizaine de lycées parisiens. Les lycéens qui souhaitent poursuivre le mouvement d’opposition à la réforme des retraites voulue par le gouvernement, se sont rassemblés devant les établissements. […]

D’après BFM Paris, les établissements concernés seraient le lycée Hélène Boucher (20e), le lycée Maurice Ravel (20e), le lycée Honoré de Balzac (17e), le lycée Jacques Decour (9e) et le lycée Colbert (10e). Joint par téléphone, le rectorat de Paris a confirmé qu’une quinzaine de lycées étaient bloqués ce matin.

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Angers : Tour des lycées avant la manif

Ouest-France / mardi 17 décembre 2019

Les lycéens angevins impriment le rythme de cette journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Depuis 8 h, ce mardi matin, une centaine de jeunes fait le tour des lycées d’Angers. Le tour a commencé par le lycée Chevrollier dès 8 h, maintenant la mobilisation se trouve au lycée de Joachim-du-Bellay, et se dirige vers David-d’Angers. Objectif : grossir les rangs des manifestants pour le rassemblement prévu à partir de 11 h, place Leclerc. Les établissements ont pris soin de fermer leurs portes. Le recrutement est donc limité.

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Bolbec (Seine-Maritime) : Attention, les flics travaillent

Le Currier Cauchois / jeudi 19 décembre 2019

Des élèves du lycée Coubertin de Bolbec ont été entendus par la police. Mardi matin, le 17 décembre, alors qu’ils espéraient mobiliser d’autres jeunes pour manifester en ville, ils sont soupçonnés d’avoir commis des dégradations.
Les adolescents étaient suspectés d’avoir brisé la vitrine de la banque BNP, en bas de la rue piétonne. Puis ils auraient incendié deux poubelles rue du Calvaire. Selon nos informations, au moins l’un des jeunes a reconnu les faits.
Lundi soir, des messages propagés sur les réseaux sociaux appelaient à bloquer les lycées bolbécais Coubertin et Curie.
Le lycée Coubertin a fait état d’une « quinzaine de lycéens tout au plus, qui n’ont pas voulu entrer en classe », commente la proviseure Véronique Martin, sans savoir s’il s’agissait d’un véritable militantisme ou d’une quête d’absentéisme. Le lycée Curie assure, de son côté, n’avoir eu aucun souci à déplorer. Avertie des messages circulant lundi soir, la police s’est rendue aux abords des établissements concernés.

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Fresnes (Vals-de-Marne) : Blocage le lundi 16 décembre

extrait du Parisien / lundi 16 décembre

Les écharpes se remontent sur le nez dans le brouhaha du blocus. Derrière la rangée de policiers en tenue d’intervention qui se protègent de la volée d’œufs frais qu’on leur balance depuis le bas de la rue, les poubelles finissent de brûler. Le feu éteint par les pompiers laisse la foule d’élèves bras ballants devant leur lycée bloqué.

Ce lundi matin, troisième jour de mobilisation à Frédéric-Mistral à Fresnes. Neuf jeunes interpellés dans un calme relatif. Et des revendications toujours aussi fourre-tout. La réforme des retraites, celle du baccalauréat. Les emplois du temps mal fichus, un proviseur controversé, des profs pas remplacés…
Comme si, par capillarité, le climat social tendu de ces dernières semaines avait ouvert les vannes et autorisé la révolte. Finalement, le même constat. « On ne nous écoute pas, on s’en fout de notre avenir » se résument les discours des ados. Et d’invectiver, presque poliment, les policiers : « Si on restait dans notre lycée à faire un sit-in, personne ne nous entendrait. Là au moins on est visible, le gouvernement, l’académie, il faut qu’ils sachent qu’on ne se laissera pas faire, qu’ils doivent respecter notre droit à l’éducation comme ceux des travailleurs qui se battent pour nos retraites à tous », se justifient deux élèves.
Un peu partout dans le Val-de-Marne, écoles fermées, piquets de grève, comme au collège Politzer ce lundi matin à Ivry, et blocus, au lycée Mistral à Fresnes et Branly à Nogent ont assuré la poursuite du mouvement contre la réforme des retraites engagé depuis le 5 décembre. […]

Le Noël Gratuit de la Grande (Re)Distribution ! Appel national à l'auto-réduction : 22-24 et 29-31 décembre 2019

Publié le 2019-12-22 11:30:04

On sait assez combien ils nous prennent, combien ils se font sur nos dos. On n’est pas prêt d’oublier non plus les x milliards d’argent public (à ce niveau là, on ne compte plus) offerts comme tant de cadeaux de Noël aux chefs de la grande distribution dans le cadre du CICE.
On a déjà assez raqué ... Cette fois, c’est eux qui pleurent à la caisse !



On n’a pas inventé la poudre : toute période de crise a connu ses mouvements de réquisitions, comme autant d’actes d’autodéfense contre la misère organisée.
Et si Noël est LA grande fête qui génère le plus de profit, n’est-ce pas une occasion en or de venir collecter notre dû ?

Face à la gronde populaire contre la réforme des retraites, le gouvernement - et son nouveau héraut Laurent Pietraszewski (ex-cadre d’Auchan, heureux hasard) - appellent à stopper des luttes pendant la période des fêtes. Décevons-les.

Le capitalisme ne connaît pas de trêve. Le chiffre d’affaires de la grande distribution double d’ailleurs en décembre. Pas de trêve contre le capitalisme : on se sert de nous, servons nous !

Réquisition et blocage

Concrètement, nous appelons à nous servir collectivement et massivement dans les supermarchés pour freiner leur course au profit ... tout en faisant les nôtres, de courses, en imposant nos méga-soldes de fin d’année.

On veut du caviar - en attendant le Grand Soir.

Samedi dernier, à Marseille, une opération caddie gratuit a déjà eu lieu dans les quartiers nord au Merlan : sitôt les gilets enfilés et les premiers slogans clamés au milieu des caisses de Carrefour, ça se rencontre, ça discute, ça bloque, les gens suivent et s’incrustent dans la file : un caddie plein ça le fait. Ça renverse le vieux cadre marchand, tout le monde en sort le rire aux lèvres.

Se faire plaisir sans trop de risques dans une mission réappropriation de supermarché, easy : un fois tous les caddies remplis, on exige de la direction qu’elle nous laisse sortir sans payer. Pour ne mettre personne en danger, il est malin de laisser ouvertes les caisses prioritaires et d’instaurer un blocage festif qui renforcera l’adhésion. Pour la direction, le choix est simple : perdre un chiffre d’affaires monstrueux en laissant les caisses bloquées ou laisser passer les caddies et nous offrir de grands banquets et redistributions en perspective.

Profitons de l’effet de masse et de la volonté de chacun. Offrons nous enfin de belles tablées gratos pour Noël et la fin d’année sans pleurer au moment de passer à la caisse.
Merry Christmas chez vous.

A bas la grande distribution, on veut la redistribution.
Bloquons tous les Carrefours de l’économie.

On demande pas la charité : on se sert.
Tous les moyens de paiement sont inutiles.

Pour un récit d’une journée heureuse au Carrefour du Merlan :

Italie : Une nouvelle inculpation contre Giuseppe

Publié le 2019-12-22 11:30:08

Macerie / mercredi 18 décembre 2019

Le matin du 17 décembre, Giuseppe, déjà en prison à cause de l’opération Prometeo, a fait l’objet d’un nouveau mandat d’arrestation, dans le cadre d’une opération menée par le ROS des Carabinieri et dirigée par le parquet antiterrorisme de Turin. Il est accusé d’avoir essayé de dégrader et d’incendier un DAB de la Poste, à Gênes, en juin 2016. Il s’agir d’une attaque qui figure déjà parmi celles dont sont inculpées les personnes visée par l’opération Scintilla.

Pour lui écrire :

Giuseppe Bruna
C. C. di Pavia
Via Vigentina, 85
27100 – Pavia (Italie)

Exemples d’interactions entre la justice italienne et des entreprises de surveillance

Publié le 2019-12-22 11:30:08

Ears and eyes / jeudi 12 décembre 2019

On a reçu par email neuf documents officiels publiés par des tribunaux italiens ou d’autres agences italiennes qui illustrent les interactions entre la justice italienne et des entreprises de surveillance. Dans cet article, on explique le contenu de ces documents, et on donne des liens vers les documents eux-même (en italien).

Sur ce site web, on écrit généralement à propos de l’utilisation de dispositifs de surveillance physiques (comme des micros ou caméras cachés, des balises GPS) par les flics dans des enquêtes. Mais dans de nombreux systèmes de justice, les enquêtes à long terme impliquent aussi des procureurs et des juges spéciaux. En Italie, comme on va le voir, les procureurs achètent souvent directement des services d’interceptions environnementales (intercettazioni ambientali), ce qui veut dire placer des appareils d’espionnage là où vous vivez.

Appels d’offre

Des appels d’offre (bandi di gara) sont publiés quand le ministère public d’un tribunal italien recherche des entreprises pouvant fournir de l’équipement ou des services pour aider dans des enquêtes ou des opérations de surveillance. Les entreprises sont invitées à répondre à l’appel d’offres si elles veulent fournir l’équipement ou les services au ministère public.

Parfois, un appel d’offres est directement adressé à certaines entreprises de surveillance italiennes. Pour certaines de ces entreprises, on a été capables de confirmer qu’elles commercialisent des dispositifs de surveillance physiques destinés à être cachés dans des espaces auprès d’agences du maintien de l’ordre ou de ministères publics. Quand c’est le cas, les entreprises sont incluses dans notre liste d’entreprises et chaque nom d’entreprise renvoie vers la page de l’entreprise sur notre site web.

Appel d’offres du tribunal de Nola (2013)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/8HPK2gNyqyPkX7J/download

Appel adressé à : RCS, IPS, CTE International, Area, Radio Trevisan, Sio, Urmet Sistemi, RPC, RIF

Les entreprises sont invitées à répondre à l’appel d’offres en fournissant les prix par jour pour différents services d’interceptions environnementales, comme la fourniture d’équipement de localisation GPS ou d’enregistrement audio/vidéo, ou l’installation de l’équipement.

Appel d’offres du tribunal de Santa Maria Capua Verde (2015)

Partie une (octobre 2015)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/wPSpfyZ5ExNM3BB/download

Appel adressé à : RCS, IPS, CTE International, Area, Radio Trevisan, Innova, Sio, Urmet Sistemi, RPC, RIF

Cet appel d’offres inclut une liste de services qui devraient être fournis par les entreprises qui y répondent. Ces services sont identiques à ceux listés dans l’appel d’offres du tribunal de Paola en 2019 (voir plus bas).

Partie deux (avril 2016)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/bmSjJpdbPyB7L9Y/download

Ce document, publié environ six mois après le précédent, est le résultat de l’appel d’offres. Seules les entreprises RCS, RPC, Sio, IPS, Area et Lutech ont répondu à l’appel. Ce document compare les offres des entreprises, et annonce que RCS et Area ont été sélectionnées par le ministère public pour fournir les services demandés.

Appel d’offres du tribunal de Rimini (2018)

Partie une (mars 2018)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/LXP8oCq7PiSANbm/download

Appel adressé à : Area, Innova, IPS, Lutech, Movia, RCS, Sio, GR SISTEMI, Nexia Sistemi, Record.

Le ministère public invite les entreprises à présenter des offres pour la fourniture de services de :

Ce document explique que le ministère public avait des contrats pour la fourniture de ces services avec les entreprises IPS et Record, mais que ces contrats ont expiré. Il est donc à la recherche d’un nouveau contrat pour trois ans, qui incluerait la location de l’équipement et une assistance technique à l’utilisation de l’équipement.

Les entreprises sont invitées à répondre à l’appel d’offres en fournissant :

Partie deux (avril 2018)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/9bJSiipzDBK5CRB/download

Ce document, publié environ un mois après le précédent, est une réponse à des questions envoyées par certaines des entreprises invitées à participer à l’appel d’offres.

La question numéro 7 montre que durant les années 2016 et 2017, les interceptions environnementales audio/vidéo menées par le ministère public de Rimini ont été utilisées contre 165 cibles pour un nombre total cumulé de 3791 jours, et la localisation GPS a été utilisée contre 132 cibles pour un nombre total cumulé de 3745 jours. Il est à noter que ces actions de surveillance ont vraisemblablement eu lieu dans la province de Rimini, qui a une population d’environ 340 000 personnes.

Appel d’offres du tribunal de Paola (2019)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/RSNr25oBYPKbMAp/download

Les entreprises sont invitées à répondre à cet appel d’offres en fournissant les prix par jour de différents services. Le document inclut les prix maximum acceptés par le ministère public. Quelques exemples de prix maximum pour des services d’interception environnementale :

Les entreprises sont également invitées à proposer des prix pour l’installation de l’équipement. Les prix maximum pour ce genre de services incluent :

Autres documents

Barème de prix du tribunal de Milan (2017)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/GX5marrw6yxEftx/download

Ce barème, publié en 2017 par le ministère public du tribunal de Milan, liste les prix par jour qu’il est prêt à payer pour un certain nombre de services d’interception. Les prix sont similaires à ceux listés dans l’appel d’offres du tribunal de Paola (voir au-dessus).

Contrat entre la Guardia di Finanza et l’entreprise Innova (juin 2019)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/AEgR7botnEX7aPx/download

Cet avis d’attribution de marché (avviso di appalto aggiudicato) montre que l’entreprise de surveillance italienne Innova a été sélectionnée par l’agence du maintien de l’ordre italienne Guardia di Finanza pour fournir des batteries rechargeables et un chargeur de batteries pour une balise GPS de modèle PR400. La Guardia di Finanza est une agence du maintien de l’ordre italienne qui s’occupe de la criminalité financière, de la contrebande et de la défense des frontières italiennes (voir leur page sur Wikipédia pour plus d’informations). L’équipement a été vendu par Innova pour 780€.

Contrat entre la ville de Vigevano et l’entreprise Innova (septembre 2019)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/t7yTFmAgNQanDCc/download

Cet engagement d’achat (impegno di spesa) montre que trois entreprises italiennes ont été contactées par la ville de Vigevano pour fournir un système de localisation GPS destiné à être utilisé par l’agence de police locale. Les trois entreprises sont :

Prison de Terni (Italie) : Une lettre de Juan

Publié le 2019-12-22 11:30:10

Round Robin / mardi 10 décembre 2019

Note de Round Robin : voilà enfin ce texte. Juan nous en avait parlé dans des lettres. On pensait qu’il avait été censuré. En effet on a su que le juge d’instruction l’a saisi, le 4 octobre, en le considérant comme une « provocation aux crimes et délits » ou, au moins, une incitation à l’« activité anarchiste » et l’a saisi pour sauvegarder la sécurité des forces de l’ordre.

On partage la volonté de Juan de le diffuser et on vous demande de le relayer.

« Comment faire pour qu’une goutte d’eau ne sèche pas ? La laisser aller dans la mer »

Dans ce texte, je raconte comment s’est passé mon arrestation, le 22 mai 2019. Je le raconte comme un fait, non pas pour dénoncer l’illégalité des méthodes de la police ou comme un récit victimisant.

Ça ne me va surtout pas que la façon dont mon arrestation s’est passée et ce qui a eu lieu pendant mon transfert à Brescia soit un secret entre moi et les agents de la DIGOS qui m’ont interpellé. Sincèrement, je n’ai pas envie qu’il y ait quelque chose de partagé entre moi et eux. Je ne veux rien partager avec eux, encore moins mes angoisses et encore moins « ce que l’on ne peut pas dire », comme un tabou, comme un pacte entre des « chevaliers machos » qui pourrait porter atteinte à ma virilité (?!).

Et enfin les mots prononcé au commissariat par un agent de la DIGOS (probablement du commissariat de Turin, au vu de ce qu’il sait sur moi…) habillé en motard, qui me conseille, en « ami », tel un frère ou un père, d’écrire seulement des lettres personnelles à des amis et pas des communiqués publiques. Cela m’a fait penser que partager ce qui s’est passé est une bonne idée.

Peu avant mon interpellation, j’étais en train de marcher dans la montagne et je suis passé par un chemin où j’ai rencontré un gros chien mi m’a menacé. C’était le même chemin que j’aurais dû prendre au retour. Je respecte beaucoup les chiens et si je peux je les évite, du coup au retour j’ai décidé de prendre la route vers Tavernola.

Là j’ai rencontré des cyclistes suspects : un d’eux avait une tête d’alcoolo plus que de sportif… plutôt quelqu’un qui passe toute la journée au café à boire et fumer… avec tout mon respect pour les alcoolos.
Ils m’ont demandé des informations. Je leur ai gentiment expliqué. J’ai eu des suspicions, mais j’étais trop sûr de moi et de ma connaissance du territoire, trop !
Du coup j’ai laissé de côté suspicions et paranoïa et j’ai continué à avancer.
Au troisième virage, j’ai vu trois voitures. Je me suis arrêté un instant. Je ne les aimais pas, mais j’ai continué à avancer.

Je n’étais pas sûr qu’il s’agissait de flics, je continuais à penser que ce n’était que de paranoïas, même si j’étais vraiment alarmé. En me rapprochant d’eux, j’ai vu deux personnes, chacune seule au volant de sa voiture. Ils étaient habillés en « montagnards ».
Ce qui m’a paru très bizarre (et là j’ai eu la certitude qu’il s’agissait de flics… je le sentais, mais j’étais déjà très proche de la première voiture) c’est qu’ils restaient dans leurs voitures, garées l’une derrière l’autre, sans se parler, immobiles.
Je ne pouvais pas revenir en arrière et au lieu de passer du côté passager, où il n’y avait personne, j’ai préféré passer à côté d’eux, de façon à pouvoir voir ce qu’ils faisaient et éviter qu’il me coincent au cas où ils sortiraient tous les deux. Quand j’ai dépassé la première voiture j’ai vu avec le coin de l’œil descendre le premier « montagnard », muni d’un bâton en bois.

J’ai pensé « Nous voilà ! ».
Je me trouvais devant la portière de la voiture du deuxième montagnard.
J’ai pensé qu’ils voulaient me suivre pour voir où j’allais.
Quand le deuxième montagnard est sorti, j’étais à 50 mètres d’eux.
A côté de moi, droite et gauche, seulement des montagnes.
J’ai pensé : c’est le moment !

J’ai donc sprinté et commencé à courir comme un fou ! En quelques instants, je les avais distanciés de 50 mètres. Je courais à en perdre haleine. Ils criaient et continuaient à me poursuivre.
J’ai continué un peu, en les laissant à une centaine de mètres, peut-être plus, derrière moi. Mais j’avais peur qu’une autre voiture de police arrive de la route sur laquelle je courais, ce que je pense est effectivement arrivé par la suite.
Ils criaient quelque chose, je ne sais pas quoi. Sincèrement, je n’entendais rien, je n’avais pas peur, mais tellement d’adrénaline dans le corps que je ne comprenais plus rien. Mon cerveau courait… trop ! J’étais hors contrôle, comme un animal emballé. Je ne pouvais pas continuer, et parce qu’ils avaient les voitures et à cause du rythme de ma course.

J’avais deux chemins pour continuer à fuir et me cacher, mais j’ai choisi la mauvaise. Sincèrement, j’avais perdu le contrôle. Si j’avais réussi à garder ma rationalité, j’aurais suivi l’exemple de l’instinct des sangliers, qui, dans des situations d’urgence, courent toujours vers le bas de la montagne, parce que comme ça on cours plus vite et c’est plus facile de s’enfuir, au lieu de monter, comme je l’ai fait…
A ma gauche il y avait une berge qui descendait de 3 ou 4 mètres, à ma droite ça montait, de 4 ou 5 mètres.
Je n’étais pas lucide et j’ai fait un saut vers ma droite, jusqu’à la moitié de la montée. Je glissais, mais j’ai réussi à monter presque jusqu’en haut. En bas, étaient arrivés 3 ou 4 flics.
J’étais épuisé. J’étais tout en haut, j’aurais pu aller vers la forêt, mais je ne voyais rien à cause de l’agitation.

C’était une sensation étrange : je me suis rendu à cause du manque des forces, mais en me rendant, j’ai eu l’impression que continuer vers la forêt aurait été dangereux, pas tellement à cause de la forêt, ni des menaces, que je n’entendais même pas. Il s’agissait plutôt un instinct animal de survie. Je me suis rendu et quand je me suis retourné j’avais le pistolet du flic braqué sur moi. Je ne crois pas qu’il voulait tirer, mais… ?

Du coup je suis revenu et je me suis laissé traîner en bas du ravin. Là ils m’ont empoigné et jeté à terre. Ils étaient très agités et très énervés (on sait qu’ils s’énervent quand on les fait courir !). Quand j’ai été à terre, ils m’ont mis sur le ventre, peut-être il y a eu des coups de pieds, je ne me souviens pas bien, mon cœur battait encore la chamade. Quand j’étais immobilisé, une voiture est arrivée. Ils ne m’ont pas menotté, juste immobilisé avec les mains derrière mon dos, et m’ont chargé sur la banquette arrière, couché sur le ventre, avec un flic assis sur moi, me tenant les mains. Le conducteur et l’autre flic assis devant ont commencé à me fouiller, pour ainsi dire : ils m’ont littéralement déchiré les habits. J’avais un petit sac à dos de 22 litres, dont ils ont déchiré toutes les poches. Après une centaine de mètres, la voiture s’est arrêtée, la portière près de ma tête s’est ouverte et quelqu’un, depuis l’extérieur, a commencé à me donner des coups de poing sur la tête, sur l’os temporal et sur la tempe. Sincèrement, je n’ai rien senti. Après, ils m’ont mis les serre flex aux poignées, ils les ont tellement serrés que la circulation du sang dans les mains a été bloquée. Puis, ils m’ont mis en place (une position réfléchie, je crois) : les jambes vers le conducteur, là où met ses pieds le passager assis derrière lui, mon postérieur au milieu de la banquette arrière, la tête entre les deux sièges avant.

Mon corps faisait un « U ». Le flic assis sur le siège passager gardait mon visage dans un étau (si vous essayez vous verrez que c’est un bon étau), avec le pouce planté entre cou et mandibule et les autres quatre doigts sur le visage, qu’il m’écrasait sur le côté de son siège. Je ne voyais presque rien : un œil était fermé par les doigts du flic, l’autre écrasé contre le siège.
Sur la banquette arrière, mon cul et mon dos au milieu, un flic à droite et un à gauche.

On est partis. Le flic de devant a commencé à me demander : « Où crèches-tu ? ». Je n’ai pas répondu. Je ne parlais pas. Alors celui assis à ma gauche a commencé à m’écraser un rein avec son coude, jusqu’à quand j’ai commencé à crier, et ils continuaient à me demander « Où crèches-tu? »
Moi, silence.

On l’a encore écrasé le rein. J’essayais de ne pas crier et de ne pas parler, mais c’était une douleur bizarre et très forte. Je ne pouvais pas retenir un gémissement. Après, il a appuyé encore et je lui ai dit que je dormais dans la montagne. Il y avait un bordel dans ma tête et j’avais peur que si je commence à donner des réponses, les « écrasements » du rein et les questions auraient augmenté, des questions auxquelles en théorie je n’étais pas obligé de répondre. Je ne voulais pas répondre. J’avais peur, mais pas seulement. Entre-temps, quelqu’un d’eux me disait : « Tu aimes poser des bombes ? » « Et si tu tuais un père de famille ? » « T’aimes faire le maquisard, hein ? »Maintenant tu vas voir ! » « Tu pues comme un berger ! »

Oui, je puais le bouquetin et la fumée du feu… bizarre le cerveau, j’ai pensé « qu’est ce qu’il y a de mal avec les bergers ? » (sic!). Il me semblait bizarre de faire de telles réflexions, si « légères », dans une situation si compliquée ! Quand le flic m’écrasait à nouveau le rein, mon cerveau partait en vrille, dans un mélange de changements soudains entre peur, excitation, courage, découragement. Le tout en une fraction de seconde. Des changements continuels dans un vortex de pensées, à une vitesse impressionnante. Puis j’ai pensé au zen. Je ne rigole pas. J’ai respiré et j’ai pensé « Comme ça, ça va pas ! Je ne dois pas lutter contre mon douleur et mon angoisse, plutôt me laisser aller. Les accepter ». Je le sais, ça fait hippie, mais ça s’est passé comme ça.

Je devais me laisser aller au lieu de rester rigide comme je l’étais ; j’étais faible et entravé. Du coup j’ai compris une chose : toutes les fois qu’il m’écrasait, si je criais, même avant qu’il me fasse mal, il arrêtait. De plus, dès qu’on me posait une question, si j’attendais le bon moment entre question et « écrasement du rein », je pouvais crier et donc éviter de répondre. Et je continuais à crier, de façon à ne pas avoir à répondre à leurs questions. Je le sais, ce n’est pas très digne, mais on s’en fout ! C’était une tactique efficace.

A un certain moment du voyage (entre Mamertino et Brescia il y a peut-être quarante minutes de voiture), après 10-15 minutes, je ne sentais plus mes mains, même pas le picotement, je crois à cause des serre flex. Et de temps à autre le flic qui m’écrasait le rein demandait à l’autre si mes mains étaient bleues. Il lui répondait avec des geste et je ne pouvais pas comprendre ce qu’ils disaient… je ne sais pas, peut-être que c’était pour me faire peur. En tout cas, je ne sentais plus mes mains et la position dans laquelle j’étais était horrible : mon corps en « U » les jambes qui picotaient et dès que je bougeais un peu, l’autre m’écrasait le rein.

Ils ne m’ont pas posé beaucoup de question, seulement « Où tu crèches ? ». Mais après les premiers 10-15 minutes, ils n’ont plus rien demandé. Ils ont « juste » continué de m’écraser le rein quand je bougeais. Mais d’une certaine façon, c’était un soulagement de ne plus être questionné. Je voulais seulement arriver au commissariat, au moins s’ils me tabassaient ça n’aurait pas été dans cette position !

Après une demi-heure, 40 minutes, on est arrivés au commissariat de Brescia, au siège de la DIGOS. Pendant les dix derniers minutes, les flics étaient plus calmes et, même si mes mains sans circulation, ainsi que la position, étaient encore très gênant, au moins ils avaient arrête de m’écraser le rein !

Arrivés au commissariat de Brescia, ils m’ont déchargé par terre, comme un paquet, et ceux qui attendaient là ont commencé à me donner des coups de pieds. Quelqu’un leur a dit de se calmer. Ils étaient surexcités. Moi un peu moins, étant donné que maintenant j’étais allongé et qu’on m’avais enlevé les serre flex… quel soulagement !

On m’a enlevé les chaussures pour voir s’il y avait quelque chose à l’intérieur. A partir du moment où je suis entré dans le commissariat, la situation a complètement changé et ils ne m’ont plus touché ! Au contraire… ils m’ont traité de façon très correcte, à un tel point que je le trouvais suspects. Chaque fois que je voulais aller aux toilettes on m’y amenait, on m’a donné de l’eau et même des chocolats (comme à un singe dans sa cage ! Eh eh!). Je suis resté menotté, mains dans le dos, de 11h à 22h, assis sur une chaise dans un bureau avec deux ou trois agents de la DIGOS, cagoulés, qui montaient la garde. Il y en avait pas mal, dans ce commissariat. Parmi eux, certains me « connaissaient » assez bien : le rocker qui m’a conseillé de ne pas écrire de communiqués ; le chef de la DIGOS de Brescia, un homme ; puis une femme, je ne sais pas si elle est un juge ou le chef de la DIGOS de Venise. Le chef m’a demandé de collaborer et parler des clefs que j’avais sur moi, en disant que de toute façon ils auraient découvert où j’habitais. J’ai répondu que je ne savais pas de quoi il parlait. Il n’a pas beaucoup insisté… deux ou trois fois, et il disait qu’il savait, en faisant référence à l’inculpation pour l’attaque de Trévise, que c’était moi le coupable… vivement la présomption d’innocence ! Je lui ai dit que c’était pas à lui de juger. Puis, à 22h, on m’a amené à la prison de Brescia.

J’écris tout ça pour raconter comme je l’ai vécu. J’étais très agité et peut-être que les choses ne se sont pas passées dans cet ordre, mais mes sensations ont été celles-ci, avec milles sensations contrastantes, je ne les ai pas agrandies ni diminuées. Je sais qu’on ne m’a pas traité avec des gants de velours, mais je ne me plains pas. Sincèrement, je ne me sens pas, ni je pense d’avoir été torturé, ni tabassé durement. Mais le fait qu’ils ne l’ont pas fait avec moi, n’enlève pas le fait qu’ils l’ont fait avec d’autres ! Des assassinats, comme l’affaire Cucchi, l’affaire Frapporti à Rovereto, l’affaire Uva [personnes tuées par les flics ces dernières dix années en Italie ; NdAtt.], l’assassinat de Carlo Giuliani, de l’anarchiste Pinelli, tué dans le commissariat de Milan par le commissaire Calabresi, les tortures dans la caserne Bolzaneto pendant le G8 de Gênes, ainsi qu’à l’école Diaz, etc. etc. Ce sont des choses qui ont lieu, et elles sont STRUCTURALES à tout État, capitalise ou pas ; il ne s’agit pas, comme la loi veut nous le faire croire, d’une exception, d’un erreur ou de bavures à corriger, non ! Je le dis encore, cela dépend de la structure de l’État et de cette société.

Il faut tout s’attendre, à tout moment, de la part de l’ennemi ; il faut garder cela à l’esprit et le souvenir aussi aux autre : l’État et ses forces répressives en général n’ont jamais respecté et jamais respecterons leur sacro-saints droits et lois, même s’ils disent le faire : ils ne nous laissent passer même pas une petite infraction, qu’on paye parfois avec des mois de prison. Mais seulement pour les pauvres ! Jamais pour les privilégiés, les politiciens, les puissants des entreprises multinationales et des banques, ou les flics de toute sorte : ils sont régulièrement acquittés. Deux poids, deux mesures ! On le voit chaque jour, au Parlement, dans les tribunaux, dans les rues et les prisons. Tout cela sans retenue et sans honte !

Cela ne m’intéresse pas, un État plus juste, ou parfait, ou encore des droits constitutionnels. Ils seront toujours des instruments de soumission et d’exploitation dans les mains de l’État autoritaire.
Les concepts de « légal » et d’ « illégal » appartiennent à l’autorité, il existe dans l’intérêt de peu de monde, de leur hypocrisie.

Pour nous, il faut…
« Il faut lutter et lutter encore, afin que la disproportion finisse »

Et quel qu’il soit le chemin que nous sommes en train de parcourir, que ce soit avec le cœur ! Pour l’Anarchie !

Juan Sorroche
AS2, Prison de Terni
septembre 2019

 

Pour lui écrire :

Juan Antonio Sorroche Fernandez
C. C. di Terni
Strada delle Campore, 32
05100 – Terni (Italie)

Creil (Oise) : Quand le maire a le dos tourné – 20 décembre 2019

Publié le 2019-12-22 11:30:17

Il était 15h30, ce vendredi, quand un véhicule de type SUV a pris feu dans la rue Blaise-Pascal, à l’entrée du quartier des Cavées, à Creil. Dans l’agglomération de l’Oise la plus touchée par ce type d’acte de malveillance, l’événement aurait presque pu passer inaperçu. Mais la voiture n’est autre que celle du maire (PS) Jean-Claude Villemain. L’élu était en visite auprès des commerçants des Cavées quand l’incendie a eu lieu.

Une enquête est en cours au commissariat de Creil. Des traces d’essence ont été relevées sur place, corroborant la piste d’un acte volontaire.

[Repris de la presse, 21 décembre 2019]

Lille : En service ou en manif, les pompiers restent les ennemis de tout révolté – 17 décembre

Publié le 2019-12-22 12:40:04

Si les cortèges déposés par les syndicats sont mornes comme la pacification depuis le début du mouvement contre le réforme des retraites, avec des exceptions pour la journée du 5 décembre à Paris, Rennes, Nantes et Toulouse), on a fait le choix de relayer ce qui s’est passé à Lille ce mardi 17 décembre. Une dizaine de commerces attaqués, des panneaux publicitaires fracassés, et des pompiers manifestants qui se mettent comme d’habitude en travers des révolté.e.s, comme à Rennes notamment.

« Ce mardi soir, après le passage de la manifestation contre la réforme des retraites, les commerces des rues Nationale et Solférino constatent les dégâts. Des manifestants en noir s’en sont pris aux vitrines. Certaines sont tombées, d’autres ont été étoilées. La violence était telle que des pompiers (manifestants) se sont placés devant les boutiques restantes en fin de parcours pour les protéger.

Au total, outre un abribus et des panneaux publicitaires, une petite dizaine de commerces ont été impactés… » (LaVoixduNord, 17.12.2019)

Hambourg, Allemagne : Des profiteurs de la taule attaqués. La flotte de Car2go et DriveNow sabotée – 17 et 18 décembre 2019

Publié le 2019-12-22 12:40:10

Hambourg : des profiteurs de la taule attaqués. La flotte de Car2go et DriveNow sabotée

Ces dernières nuits, (17 +18.12.), des voitures de car2go et DriveNow ont été dégradées dans différents quartiers de Hambourg. Les pneus ont été crevés, les vitres défoncées et les véhicules recouverts de peinture.

« SHARE NOW » est le nom de la nouvelle entreprise d’auto-partage qui réunit car2go et DriveNow sous la même enseigne. La fusion des deux services fait de SHARE NOW le principal fournisseur mondial d’auto-partage en free-floating. Dans 30 tropoles d’Europe et d’Amérique du nord, il met à disposition une flotte de plus de 20.000 véhicules.“

SHARE NOW est une filiale de BMW Group et Daimler AG, qui toutes deux profitent de la taule en faisant travailler pour leur compte des personnes enfermées. La taule ne sert pas seulement à intimider et à mettre sous clef les indisérables de la société. Depuis longtemps déjà, le système carcéral est une affaire rentable pour beaucoup d’entreprises. Il n’y a par exemple pas de salaire minimal pour les prisonnier-e-s, les grandes boites comme Daimler et BMW voient donc en elles et eux de la main-d’oeuvre bon marché. Grâce à leur position de monopole dans les taules, des supermarchés comme Edeka et des opérateurs de téléphonie comme Telio peuvent refourguer leurs marchandises à des prix excessivement élevés. Par ailleurs, les entreprises de BTP et les architectes, les entreprises de sécurité et les fabricants de technologies de sécurité, comme beaucoup d’autres, tirent bien-sûr aussi profit de la taule.

Si nous voulons détruire la taule et libérer les prisonnier-e-s, il n’est malheureusement pas si facile de faire exploser ou de réduire les murs en cendres. Mais nous pouvons en revanche attaquer les entreprises et les personnes qui font en sorte que le système carcéral fonctionne, et qui en profitent. C’est une manière pratique de montrer de la solidarité avec les prisonnier-e-s. De plus, c’est une proposition de lutter contre les taules et la société qui en a besoin. C’est aussi un acte d’autodétermination, en bafouant les règles que protègent des organes répressifs tels que la prison et, à contrario, en ne se laissant pas intimider en permanence par la menace de la taule. Si nous laissons la peur de la prison limiter nos actions, nous remarquons que la taule fait son effet dans nos têtes. Lorsque nous enfreignons malgré tout les lois, la taule perd un peu de son efficacité.

La taule n’est pas la seule à permettre à l’État d’opprimer sa population. La ville en tant que telle est aussi conçue pour contrôler les gens. Dans un processus qui s’accélère, cest particulièrement optimisé par les technologies. L’objectif est une taule à ciel ouvert, alias la smart-city, dans laquelle tous les coins de rue sont filmés et le moindre pas des habitant-e-s surveillé. Cette stratégie fonctionne particulièrement bien parce que les gens y participent volontairement et, tels des cobayes, installent volontiers les applications sur leur smartphone. Ils et elles se connectent ainsi avec les projets de la smart-city et fournissent des données qui facilitent le contrôle extérieur sur leur propre vie. La mobilité partagée est l’un des projets parmi d’autres de la smart-city, offrant aux gens la possibilité de passer d’un véhicule à un autre et, ainsi liés par la laisse de leurs applications, de fournir aux multinationales comme Daimler et BMW des données, par exemple sur où ils et elles se trouvent et à quel moment. Ces entreprises sont les principaux acteurs et profiteurs de la smart-city, entre autres avec leurs nouvelles offres reliées sous le nom YOU NOW. En font partie les applications REACH NOW, avec laquelle les différents moyens de transport peuvent être combinés; PARK NOW est un système „smart“ de coordination pour les places de parking dans la ville; CHARGE NOW, pour charger la voiture électrique; FREE NOW, pour les taxis par transaction électronique et SHARE NOW avec laquelle on peut s’inscrire pour des voitures de location. Ainsi, Daimler et BMW non seulement smartisent avec leurs nouveaux services différents aspects de la circulation dans la ville, mais elles obtiennent en outre des quantités considérables de données de leurs client-e-s.

Dans les visions des géants de la technologie, il n’y a plus que des voitures roulant toutes seules, et en „partage“. Roulant toute seules signifie qu’elles filment en permanence leur environnement et en partage veut dire qu’elles sont reliées à tous les utilisateurs et toutes les utilisatrices, rendant leurs données encore plus accessibles. Les véritables objectifs de la smart-city, davantage de contrôle et de profit, sont sans cesse occultés par les mensonges verts. Au moins depuis le mouvement des Fridays For Future, le greenwashing est la stratégie de marketing préférée et la plus efficace. Nous soutenons le fait que des personnes se retrouvent en cercles d’ami-e-s ou dans le voisinage pour partager des voitures. Mais la guerre doit être déclarée sans trève contre les projets de smart-city.

En effet, dans cette sorte de ville la taule serait de moins en moins nécessaire pour nous priver des libertés que nous avons encore. Il serait toujours plus difficile de transgresser les règles qui nous sont imposées. N’en arrivons pas là. Attaquons et dépassons le système qui a besoin de taules (à ciel ouvert) !

Solidarité avec les trois du banc public !
Feu à toutes les prisons – Liberté pour tou-te-s les prisonnier-e-s !
Attaquons la smart-city !

Ici une liste von d’autres profiteurs et profiteuses et la taule à consulter de préférence avec TOR Browser :
https://ggboberlin.blackblogs.org/clickandact/profiteurinnen/

 

[Traduit de l’allemand d’indymedia, 19.12.2019]

Dijon : La poubelle sur la crèche, la crèche à la poubelle !

Publié le 2019-12-22 12:41:04

Le Bien Public / vendredi 20 décembre 2019

[…] Mauvaise surprise ce vendredi matin : des dégradations ont été signalées sur l’installation. D’après Emmanuel Pic, prêtre à Dijon, « des sacs poubelles ont été jetés sur la crèche et des détritus ont été déposés devant la grille« .

D’après le prêtre, c’est la deuxième fois que cette crèche est prise pour cible. Dans la nuit du 18 au 19 décembre, des sacs poubelles auraient déjà été jetés. Une plainte a été déposée par Emmanuel Pic. […]

De Salon-de-Provence à Valenciennes, en passant par Lyon : Évasion !

Publié le 2019-12-22 12:42:07

Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) : Il se barre sous les yeux de matons, dirlo et juge !

Le Dauphiné Libéré / jeudi 19 décembre 2019

Un détenu a profité d’un après-midi dédié à des rencontres sportives au stade des Canourgues à Salon-de-Provence pour s’évader. Ces rencontres sont organisées dans le cadre de réinsertion. Des détenus tout comme les forces de sécurité avaient constitué des équipes. La direction de la prison ainsi qu’une magistrate auraient également assisté à cet après-midi.

D’après les informations de Vaucluse Matin, l’homme n’était plus là lors du comptage des détenus à l’issue de cette journée. Il pourrait avoir pris la fuite au moment de remballer le matériel et s’être fondu dans la cité des Canourgues située en face du lieu des rencontres sportives. L’homme ne serait pas un petit délinquant.
Jeudi soir, il est toujours recherché par la police. Un maître-chien de gendarmerie a également été mobilisé pour participer à ces recherches.

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Valenciennes (Nord) : L’important c’est de toujours essayer

La Voix du Nord / vendredi 21 décembre 2019

L’escorte avait été renforcée, mercredi après-midi, pour la comparution d’un prévenu pas comme les autres. M. R., 24 ans, est arrivé encadré de près au tribunal de Valenciennes. Et pour cause.
Vendredi dernier, il avait faussé compagnie à ses gardes après l’énoncé du verdict  : trois ans et trois mois de prison ferme pour menace de mort avec arme, en état de récidive, à Denain. Il est 20 h 35, ce vendredi 13 : M. R. et son complice viennent d’être condamnés et sont sur le point de regagner la maison d’arrêt. M. R. ne laisse pas le temps au policier de le menotter, lui donne un violent coup de coude et pousse le co-détenu sur les deux autres fonctionnaires avant de prendre la poudre d’escampette. [article payant – bref, malheureusement ils l’ont choppé; NdAtt.]

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Lyon : Il a défendu chèrement sa liberté ! 

Lyoncapitale / vendredi 20 décembre 2019

Le 16 décembre vers 23h30, un homme en état d’ivresse incendie une poubelle boulevard Émile Zola à Oullins. Un témoin appelle la police qui intervient rapidement et interpelle un individu de 25 ans, soupçonné d’avoir mis le feu.
Lors de son arrestation, il aurait insulté et menacé les policiers. Les pompiers également sur place l’ont transporté sous escorte à l’hôpital Lyon Sud en vue d’un examen médical. Lors du trajet, l’homme aurait également porté des coups de pied à la tête des policiers (3 et 4 jours d’ITT pour deux d’entre eux).
Une fois à l’hôpital, lors de son examen, le mis en cause a profité de l’intimité du secret médical pour prendre la fuite. Il a été à nouveau interpellé le 19 décembre, sur son lieu de travail, après des recherches effectuées par la Brigade de Sûreté Urbaine.
Placé en garde à vue, il a reconnu les faits et sera présenté au parquet ce vendredi 20 décembre pour « dégradations par incendie, outrage à agent public, violences aggravées, rébellion, menaces de mort et évasion« . L’homme comptabilise déjà 101 antécédents judiciaires.

Bristol (UK) : Sabotage chez l’entreprise d’armements Babcock

Publié le 2019-12-22 12:42:07

325 / samedi 21 décembre 2019

La machine de la guerre travaille 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Malgré le service de garde de nuit à l’entreprise Babcock à Long Ashton [petite ville dans la banlieue sud-ouest de Bristol ; NdAtt.], nous nous sommes faufilé.e.s par-dessus la clôture et avons endommagé un réservoir de carburant de leur système de chauffage.

Babcock est le deuxième plus gros fournisseur du ministère de la Défense du Royaume-Uni. Ils ont 4 installations rien qu’à Bristol. Ils sont spécialisés dans la marine et le nucléaire. Nous espérons que notre petite action montrera de combien de manière différentes il est possible de résister, sans avoir à voter !

Cette « île prison » [surnom de la Grande Bretagne ; NdAtt.] continuera à être telle, peut importe qui en est le premier ministre. Nous rejetons tous les politicien.ne.s et n’avons que du mépris pour ceux/celles qui croient à leurs mensonges et à leurs promesses bon marché.

A celles/ceux qui oublient les nombreux aspects du contrôle et de la répression qui sont utilisés dans la guerre sociale, et qui croient aux battage médiatique du Parti travailliste, en se concentrant uniquement sur le Service sanitaire national… dans l’obscurité, nous rions de vous et vous demandons, avec colère : Vous souvenez-vous de l’Irak ? [lors des élections législatives de décembre 2019, gagnée par les Conservateurs, le Parti travailliste a fait propagande, entre autre, pour une augmentation des fonds publics pour le service sanitaire ; en 2003 le Royaume Uni, guidée par le travailliste Tony Blair, a participé à la guerre contre l’Irak ; NdAtt.]

Solidarité avec celles/ceux qui sont dans les rues de la Green zone [quartier international et siège d’institutions de gouvernement, interdit à la population civile jusqu’à 2015 ; ces dernières semaines des importants manifestations contre le gouvernement secouent l’Irak, aussi dans cette zone huppée de la capitale ; NdAtt.], à Bagdad, et salutations tardives à tou.te.s celles/ceux qui se sont révolté.e.s lors de la Journée internationale d’action pour la Rojava, le 14 décembre.

Blocages des lycées du 19 décembre

Publié le 2019-12-22 14:29:06

Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) : Blocage, tensions et interpellations

Sud-Ouest / jeudi 19 décembre 2019

Jets de cailloux, fumigènes, gaz lacrymogènes… Vives tensions ce jeudi 19 décembre au matin entre la police et les manifestants aux abords du lycée Georges-Leygues, sous fond de mouvement social. Syndicalistes CGT, 10 gilets jaunes et élèves… Ils sont une centaine à avoir tenté de bloquer l’entrée de l’établissement.

Un militant d’Attac convoqué. Ce dernier se serait interposé et aurait montré son postérieur.
Après la pause méridienne, la police a dû intervenir pour mettre fin à un feu de palettes devant les grilles du lycée mis par quelques élèves, « ceux qui ne sont pas pacifiques comme nous, regrette Lilou [sic ! NdAtt.]. On tient à dire qu’on n’est pas solidaires de leurs actes, comme les jets de cailloux également. Mais on tient aussi à dénoncer les violences des policiers qui abusent de leur force.  »
Si aucun blessé n’est à déplorer, un jeune a été placé en garde à vue pour jet de cailloux. Cinq autres personnes ont été interpellées puis relâchées pour outrage et jets de cailloux sur des policiers, y compris une mère venue accompagnée son fils…

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Val-de-Marne : Plusieurs lycées bloqués

actuval-de-marne / jeudi 19 décembre 2019

[…] La gronde s’est faite sentir dans plusieurs établissements du Val-de-Marne, qui participaient ce jeudi à la grève contre les réformes des retraites. Ce jeudi, un blocus a ainsi été mené au lycée Jean-Macé, dans la commune de Vitry-sur-Seine. C’était également le cas au Plessis-Trévise, au lycée Champlain. Une dizaine d’élèves y ont initié un blocage. […] Le calme est revenu au cours de la matinée.
Depuis le début des mobilisations contre la réforme des retraites, plusieurs établissements ont été la cible de blocage, notamment à Fresnes (lycée Mistral), à Ivry-sur-Seine (au collège Politzer), à Limeil-Brévannes (lycée Guillaume-Budé) ou à Créteil (lycée Gutenberg), notamment.

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Seine-et-Marne : Lycées bloqués, mais un blessé à Roissy-en-Brie

Le Parisien / jeudi 19 décembre 2019

L’accident est survenu ce jeudi matin peu avant 9 heures au lycée Charles-le-Chauve de Roissy-en-Brie. A l’instar d’autres établissements de Seine-et-Marne, des élèves ont tenté de bloquer l’entrée du lycée dès 7 h 45.
Selon des sources concordantes, entre cent et deux cents jeunes se sont regroupés devant l’arrêt de bus proche du portail principal, à l’extérieur de l’établissement scolaire. Certains s’étaient emparés de barrières de chantier récupérées près de la pharmacie pour organiser le blocus. Deux conteneurs poubelles ont été incendiés.

Un extincteur a été jeté dans le brasier, provoquant une explosion, entendue jusqu’à la résidence des Aulnes. Résultat : un jeune, qui se trouvait à proximité et regardait la scène, a été blessé. Outre le souffle de l’explosion, il a reçu le culot de l’extincteur dans une jambe. Il souffre d’une double fracture tibia-péroné et a été transporté aux urgences du Grand Hôpital de l’Est francilien à Jossigny.

Après l’accident, la situation est revenue à la normale et les cours ont pu être assurés. Il n’y a pas eu d’interpellation en lien avec cet incident. Toutefois un jeune a été appréhendé par les forces de l’ordre en tout début de matinée. Une enquête a été ouverte au commissariat de Pontault-Combault. […]

D’autres lycéens étaient mobilisés ce jeudi matin en Seine-et-Marne. Selon les autorités, ils étaient une centaine au lycée La Fayette de Champagne-sur-Seine et quatre-vingts au lycée Les Pannevelles de Provins. Cette fois sans heurts.

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Lille : Blocage reconductible au lycée Montebello

La Voix du Nord / jeudi 19 décembre 2019

Comme presque chaque matin depuis plus de deux semaines, l’entrée du lycée Montebello, à Lille, est bloquée ce jeudi matin. Devant l’entrée de l’établissement, les grilles sont fermées, et l’unique accès comblé par un cordon serré de lycéens. Environ 200 personnes étaient rassemblées, vers 8 heures. Rares sont les élèves à avoir pu entrer. L’un d’eux a d’ailleurs été escorté par des policiers, qui effectuaient, de l’autre côté de la route, un contrôle d’identité… [article payant; NdAtt.]

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Nantes : Plus de frites à la cantine !

Ouest-France / jeudi 19 décembre 2019

Depuis 7 h 30, ce jeudi 19 décembre, des élèves du lycée Albert-Camus organisent un blocus pacifique, devant leur établissement, situé dans le quartier Bellevue, à Nantes.
Les lycéens veulent, par leur action, dénoncer la réforme des retraites. Ils ont accroché des pancartes sur les grilles de l’établissement, avec divers messages. Seuls des élèves en BTS, actuellement en période d’examens, ont pu entrer dans le lycée, un peu avant 8 h.
Au lycée Nelson-Mandela, sur l’île de Nantes, des élèves organisent également un blocus pacifique.

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Orthez (Pyrénées-Atlantiques)

extraits de Sud-Ouest / jeudi 19 décembre 2019

Depuis 7h30, le lycée Gaston-Fébus d’Orthez est bloqué par des élèves. Ils se disent opposés à la réforme des retraites – et à celle du lycée. Tôt ce matin, ils ont barricadé l’accès aux salles de cours. Les lycéens mobilisés se sont réunis en assemblée générale ce jeudi matin, ont fait signer une pétition et ont prévu d’occuper les lieux toute la journée. […]

Déplorant la logique du « chacun pour soi », et une réforme « vite fait », qui selon eux, prévaut pour les nouvelles dispositions sur le lycée, comme pour les retraites, les élèves demandent à ce que leurs revendications soient entendues. […]

Le Meux (Oise) : Se battre pour ne pas devoir partir

Publié le 2019-12-22 14:29:06

Le Parisien / mercredi 19 décembre 2019

L’arrêté préfectoral leur ordonnant de quitter les lieux n’est pas passé. Ce jeudi, en fin d’après-midi, les gens du voyage installés depuis le 12 décembre sur un terrain privé situé le long de la D 13, au Meux, ont vu rouge.
Plusieurs d’entre eux ont brûlé des pneus et des palettes, obligeant les gendarmes à dévier la circulation. Des projectiles auraient été envoyés par les plus jeunes sur les pompiers venus éteindre les feux, les gendarmes ont été obligés de riposter avec des jets de lacrymogène.

La situation est ensuite revenue au calme et le dialogue a pu s’établir entre forces de l’ordre et nomades.

Une série d’incidents se sont enchaînés, liés à leur raccordement « sauvage » aux armoires électriques.
A Chevrières, sur l’ancien terrain où ils étaient installés, les gens du voyage ont fait surchauffer l’armoire électrique, qui a pris feu. Puis, quand les 75 à 80 caravanes sont arrivées au Meux, elles se sont raccordées une nouvelle fois, plongeant les riverains dans le noir.

« On nous expulse de partout. Là, encore, on doit partir demain. L’agglomération nous a dit d’aller à l’aire d’accueil de Jaux, mais il n’y a pas de place, se lamente Sabrina ce jeudi soir. Nous, tout ce que l’on veut, c’est passer les fêtes à un même endroit, en famille, comme tout le monde. On vit ici depuis des générations, on ne peut pas partir loin et être éloignés des nôtres. »

La gendarmerie était déjà intervenue mercredi, confisquant les rallonges du campement improvisé. « Ils sont d’accord pour qu’on leur installe un compteur forain et pour payer l’électricité mais pour l’heure, il n’y a pas de terrain à proximité pour tous les accueillir, constate-t-on à la gendarmerie. Tout ce que nous pouvons faire, c’est appliquer l’arrêté et les obliger à partir. » [bel exemple de langue de bois ! NdAtt.]

Castelnau-d’Estrefonds (Haute-Garonne) : Incendie d’un relais téléphonique

Publié le 2019-12-22 14:29:09

La Dépêche / vendredi 20 décembre 2019

Mardi, un relais téléphonique a été incendié à Castelnau-d’Estrefonds. Plusieurs clients des opérateurs SFR et Bouygues Télécom ont été impactés. Le rétablissement du réseau devrait être effectif avant les fêtes de fin d’année.

Il était près de 20 heures mardi lorsqu’un relais téléphonique SFR, situé route de Bouloc, a été incendié. Selon les techniciens venus sur place, le grillage, pour accéder au relais a été coupé. Le site a ensuite été mis à feu.
L’incident a provoqué de nombreux problèmes sur le réseau téléphonique et internet de nombreux clients Bouygues Télécom et SFR dans le secteur. En effet, sur place, les réseaux deux opérateurs sont mutualisés : de nombreux clients des deux entreprises ont ainsi vu leurs réseaux impactés. Selon les premières estimations, le relais fournissait près de mille abonnés, et desservait des clients dans un rayon allant de 10 à 15 kilomètres autour.
Les techniciens ont déposé plainte contre X auprès de la gendarmerie de Fronton, pour « destruction » de matériel. Sur le terrain, des experts doivent encore réaliser une estimation des dégâts.
Les techniciens de l’opérateur SFR expliquent qu’ils sont mobilisés à réparer le réseau « aussi vite que possible » : « Le réseau devrait être à nouveau opérationnel avant les fêtes de Noël ».

Fécamp (Normandie) : Charrier le feu – 17 décembre 2019

Publié le 2019-12-22 14:29:13

« L’origine de ces incendies ne peut être qu’intentionnelle », confient les policiers de Fécamp. Depuis une dizaine de jours, des personnes mal intentionnées mettent le feu aux chariots des supermarchés. Cela commence samedi 7 décembre 2019 sur le parking du magasin Carrefour, rue Charles-Leborgne à Fécamp. Vers 22 h, 28 chariots y sont brûlés.

Dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 décembre 2019, rebelote. Cette fois, c’est Leclerc à Saint-Léonard qui est visé : 120 chariots y sont retrouvés calcinés.

Les incendiaires s’y sont repris une troisième fois mercredi 18 décembre 2019, peu avant 2 h du matin, mettant le feu à 35 chariots de l’hyper Carrefour, rue Leborgne. Les flammes se sont ensuite propagées à l’abri. Au total, 183 chariots ont été incendiés.

[Repris de la presse locale, 18.12.2019]

Nevers (Nièvre) : Procès pour quatre saboteurs des réseaux de télécommunication – 10 décembre 2019

Publié le 2019-12-22 14:29:14

Il y a un an, on apprenait que des inconnus avaient décidé de fêter la nouvelle année de la meilleure des manières. Au cours de la même nuit du dimanche 30 au lundi 31 décembre 2018, dans six communes de la Nièvre – Guérigny, Pougues-les-Eaux, Fourchambault, Varennes-Vauzelles, Saint-Aubin-les-Forges, Murlin -, des incendies volontaires avaient détruit les armoires techniques de téléphonie, parfois deux dans la même ville, comme à Guérigny. Résultat, plus de téléphone ni d’internet dans le coin, les entreprises et les commerçants qui se retrouvent « privés d’un outil de travail, toute communication et tout paiement par carte bancaire étant devenus impossibles ».

Le fidèle porte-parole local des flics, le Journal du Centre, précisait même que les joyeux noctambules avaient pris quelques précautions face aux caméras qui infestent villes et campagnes : « ces actes semblent avoir été l’œuvre d’une bande très organisée, composée d’individus cagoulés, qui se déplacent dans des voitures aux plaques d’immatriculation masquées. »

Il y a six mois, début juillet, quatre hommes de 31 à 56 ans étaient accusés de ces attaques et arrêtés par les gendarmes de la brigade de recherches de Nevers et de la section de recherches de Dijon. Participants au mouvement des gilets jaunes, ils avaient décidé de « Taper sur des multinationales qui se gavent à coups de milliards » selon une déclaration que le parquet a fait fuiter. Mais ce n’est pas tout, puisqu’on apprenait à cette occasion que l’ennemi qu’ils avaient identifié s’incarnait certes dans les quatre armoires de téléphonie incendiées à Guérigny et Saint-Aubin-les Forges (deux à chaque fois), mais également dans quatre sites-relais de téléphonie mobile, qui étaient partis en fumée la même nuit à Pougues-les-Eaux, Chaulgnes, Murlin et Varennes-Vauzelles (avec parfois plusieurs antennes par site), soit 8 objectifs détruits l’un après l’autre.

Ils ont été mis en examen pour « destruction de bien d’autrui, par un moyen dangereux pour les personnes », et laissés sous contrôle judiciaire jusqu’au procès qui s’est tenu devant le tribunal corrrectionnel de Nevers le 10 décembre dernier. Lors du procès, les opérateurs de téléphonie se sont portés partie civile, précisant via leur avocat que « le préjudice par pylône s’élève à 28.016 €. Huit ont été détruits ! », obtenant une audience ultérieure sur intérêts civils en juin 2020. Quant aux quatre noctambules, ils ont pris quatre ans de prison dont trois avec sursis mis à l’épreuve et paiement d’une amende délictuelle de 1.000 € / et quatre ans de prison avec sursis simple et paiement d’une amende délictuelle de 3.000 €. Le procureur avait également demandé la privation de leurs droits civils, civiques et familiaux, ce qu’il n’a pas obtenu, mais a été suivi par les juges sur l’interdiction de détenir une arme soumise à autorisation pendant cinq ans.

Avis à tous les révoltés contre la domination technologique, l’arme du feu ne requiert toujours pas d’autorisation !

l’antenne du relais téléphonique du mont Givre à Pougues-les-Eaux, incendiée le 30/12/2018

[Reçu par mail]

Livry-Gargan (Seine-St-Denis) : Le réseau Bouygues K.O. – 19 novembre 2019

Publié le 2019-12-22 15:39:05

Il faut être naïfs pour croire que les médias sont toujours présents pour relayer les infos quand il s’agit de sabotages et d’actions directes. Peut-être des fois ils lachent quelques infos qu’ils tournent à leur sauce, mais bien souvent c’est la censure totale. En gros: pas un mot.

Et pourtant…

Sur le blog de Bouygues, entreprise déjà connue entre autre pour sa responsabilité dans la construction et la gestion de centres de rétention, de prisons et d’autres bâtiments dégueulasses, un article a été publié le 11 décembre, « Un élément du réseau mobile incendié réparé en 48h », qu’on peut lire ici xxxps://blog.bouyguestelecom.fr/reseaux/un-element-du-reseau-mobile-incendie-repare-en-48h/, et dans lequel elle se vante et dévoile une info intéressante.

En résumé, dans la nuit du 19 novembre, vers 4h du matin, un local technique d’une antenne a été incendié et presque complètement détruit, et peut-être que le pylône de 40 mètres aussi, vu qu’ils ont du treuiller et échanger à la nacelle trois antennes de faisceaux hertziens. Jusqu’à 30 personnes qui ont travaillé jour et nuit pendant deux jours pour changer 1,5km de cables coaxiaux et 200 mètres de fibre optique, plus tout le matériel (routeur IP, climatisation distribution d’énergie, raccordement au réseau, matériel informatique…), bref de gros dégâts.

En plus de cette antenne quarante autres qui couvrent le nord est de la Seine-Saint-Denis ont été impactées, on peut voir leur localisation sur une carte publiée sur le site hxxps://www.bbox-mag.fr dans l’article qui s’appelle « Gestion de crise d’un incident sur le réseau mobile de Bouygues Telecom ». Au total ça fait 70.000 clients coupés de 2G, 3G et 4G. Peut-être aussi que ça a eu un impact à l’intérieur de la grande foire à la mort, autrement dit le Milipol, vu que le 19 novembre c’était le jour de l’ouverture du salon, et qu’il est dans la zone en question.

Merci à Bouygues Telecom pour l’info donc, sans la promo qu’ils se font sur ce coup on l’aurait jamais su.

[Publié sur indymedia nantes, 21 décembre 2019]

Saint-Just-en-Chaussée (Oise) : Une nuit d’attaque contre les institutions – 18 décembre 2019

Publié le 2019-12-22 15:39:12

« Le réveil a été rude, ce mercredi 18 décembre au matin, pour les représentants de plusieurs institutions de Saint-Just-en-Chaussée : certaines d’entre elles ont été la cible d’actes de vandalisme, dans la nuit de mardi 17 à mercredi 18 décembre.

Un véhicule de la Police municipale de la Ville a été dégradé, la porte vitrée de l’entrée de la mairie également, le volet des locaux de la Police municipale a aussi été touché. Une voiture de la Mairie de Paris, stationnée sur la Place Théron, a été incendiée, et le feu s’est propagé à un véhicule appartenant à la mairie de Saint-Just. Rue de Montdidier, la porte vitrée des services des Finances publiques a été touchée par deux impacts. L’agence du Crédit Agricole, située tout près de la mairie, a vu sa vitrine prise pour cible également et son distributeur automatique de billets est hors service.

Les services de la gendarmerie et de la police municipale ont été appelés sur les lieux, et divers relevés ont été effectués ce mercredi matin. Une enquête a été ouverte.

« C’est quelqu’un qui s’attaque aux institutions, est convaincu le maire de Saint-Just, Frans Desmedt, qui souhaite toutefois insisté sur le caractère sporadique de ces faits : Ce sont des faits isolés mais je ne laisserai pas passer ça« . Rien que pour les actes contre la mairie, le maire évalue le préjudice à une somme variant entre 30 000 et 40 000 euros« . »

La voiture de la mairie de Paris réduite en cendres

Les locaux de la mairie vandalisés et fermés pour la journée !

Le DAB du Crédit Agricole en piteux état

[Repris quasi-intégralement du Bonhomme Picard, 18.12.2019]

Brest (Finistère) : Une interpellation pour des actions antispécistes (MAJ du 11/06/20)

Publié le 2019-12-22 15:40:08

Côté Brest / vendredi 20 décembre 2019

La police nationale de Brest a interpellé un Brestois de 27 ans, se réclamant de la cause antispéciste (qui conteste la supériorité de l’être humain sur les animaux) et soupçonné d’être l’auteur d’actes de vandalisme à l’encontre de plusieurs commerces dont une boucherie, une poissonnerie ou un magasin de vêtements en fourrure et en cuir.

Le magasin de vêtements, situé en centre-ville, avait subi trois dégradations entre le 11 et le 21 novembre 2019 : des tags portant les inscriptions Go végan ou encore On aura ta peau. Le 12 novembre, le propriétaire avait été menacé de mort par un individu ayant pénétré dans son magasin et mimé un égorgement. Enfin, dans la nuit du 21 au 22 novembre, l’établissement avait subi des jets de projectiles.

En se basant sur des vidéos du réseau de transport en commun, la police a pu établir le rapprochement entre ces agressions et des faits similaires produits le 23 novembre : des tags inscrits sur la façade d’une agence de déménagement, d’un immeuble et de stations de tram en haut de la rue Jean-Jaurès. L’auteur présumé des faits, interpellé, a été présenté devant le propriétaire du magasin de vêtements, qui a reconnu son agresseur.

Lors de sa garde à vue, l’individu a reconnu l’ensemble des faits, se présentant comme un militant antispéciste depuis l’âge de 15 ans. La police l’a identifié comme étant l’auteur de deux autres dégradations sur les façades d’une poissonnerie et d’une boucherie, fin octobre dans le quartier de Recouvrance. Au total, il est soupçonné d’être responsable d’une dizaine de dégradations.
Présenté devant le parquet, il a été remis en liberté et convoqué en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) le 8 juin 2020.

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Mise à jour du 11 juin 2020 : Huit mois avec sursis… et des excuses…

extrait de Ouest-France / lundi 8 juin 2020

[…] Ce lundi 8 juin 2020, au tribunal correctionnel de Brest, vêtu d’un pantalon ample et d’un pull à capuche de couleur sombre, le jeune Brestois de 28 ans, sans emploi, se présente à la barre. Se décrivant lui-même comme « anti­spéciste depuis ses 15 ans », défenseur de la cause animale, il est accusé d’une dizaine de dégradations et menaces de mort.

Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2019, l’homme est à l’origine d’inscriptions pro-végans sur la vitrine d’une boucherie et d’une poissonnerie du quartier de Recouvrance. Un mois plus tard, à trois reprises, il s’en prend à une boutique en centre-ville qui vend des articles de fourrure. Deux fois pour y inscrire, à la peinture rouge sang, des tags prônant la cause animale ainsi que des menaces de mort visant directement le gérant du commerce. Une dernière fois, il fracasse la vitrine avec des pierres. […]

Les enquêteurs sont parvenus à l’identifier en faisant le rapprochement avec les dégradations d’une agence de déménagement et d’un arrêt de bus, les 21 et 22 novembre 2019. Grâce aux images des caméras de vidéosurveillance du tram, le gérant de la boutique a pu reconnaître son agresseur. L’individu résidant en centre-ville a été interpellé le 18 décembre. «  Mon client a reconnu les faits et s’excuse auprès de ceux qu’il a pu blesser », conclut son avocate.

Le Brestois écope de huit mois d’emprisonnement avec sursis et de 120 heures de travaux d’intérêt général. Il devra dédommager les victimes.

Volgoda (Russie) : Un bureau du parti Russie Unie incendié, en souvenir de Mikhail Zhlobitsky

Publié le 2019-12-22 15:41:08

AMWEnglish / samedi 21 décembre 2019

Le 31 octobre à Vologda, en Russie, le bureau de la section régionale du parti au pouvoir Russie Unie a été incendié, en mémoire du compagnon anarchiste Mikhail Zhlobitsky, mort lors d’ une attentat contre le FSB [les services secrets russes; NdAtt.].

Nous saluons les relations de correspondance dans la guérilla.

Le 31 octobre à Vologda [dans le nord de la Russie européenne ; NdAtt.], des vengeur.e.s inconnu.e.s ont mis le feu à la porte d’entrée de la section régionale du parti Russie Unie. Le feu a également endommagé l’extérieur du bâtiment.

Un compagnon qui a partagé la nouvelle a noté : ces actions sont destinées à montrer que l’on n’oublie pas le sacrifice de Mikhail Zhlobitsky (ce qui est visible par la date de l’action : le 31 octobre, jour anniversaire de l’attaque d’Arkhangelsk), ni les dures conditions de détention d’Ilya Romanov et de tou.te.s ceux/ceux que le régime cherche à briser…

Nous attendons d’autres messages de ce type. Ils sont comme le bruissement du vent dans la forêt, à minuit, ce qui rappelle : la nuit ne durera pas pour toujours.

Manif sauvage vendredi à caen

Publié le 2019-12-22 16:32:08

Un rassemblement était appelé ce vendredi soir à Caen, place bouchard, par l’interpro (regroupant en gros cheminots et Solidaires avec quelques gilets jaunes), suivi par l’intersyndicale (cgt, fsu, fo, Solidaires – qui sont malins, un pied partout, acquiesçant même mollement sur certains débordements, mais ne nous y trompons pas, leur allégeance ira toujours à l’intersyndicale en dernière instance). Le rassemblement est assez ridicule, et comme la veille, les rangs syndicaux bien clairsemés. On s’autocongratule, on annonce le grand déchaînement et on promet qu’on ne lâchera rien même si l’âge pivot est retiré, comme pour mieux annoncer les reculades à venir. La grande majorité des gens sont sans étiquettes, voire hostiles à l’intersyndicale. Beaucoup n’en ont pas grand-chose à faire des retraites, énième réforme renforçant l’exploitation.

Un cortège finit par s’élancer pour une manif sauvage, banderoles contre l’Etat et le Capital en tête, avec beaucoup de gens masqués et de slogans anticapitalistes. 200 à 250 personnes. Solidaires, face à cette prise de risque inimaginable, précise qu’elle ne mettra pas en péril son camion dans cette voie illégale, mais, bon prince, invite celles et ceux qui le veulent à aller manifester. Comme si une lutte avait besoin d’autorisation syndicale ; comme si la révolte ne devait pas se diriger aussi contre leur bureaucratie, au même titre que toutes les autres. Tags (notamment sur des banques, sur Bagelstein ou sur Bouygues), pétards, poubelles renversées, petit blocage de flux place Fontette et de Mcdo boulevard Leclerc égayent cette marche nocturne qui rompt avec la normalité consommatrice d’un vendredi soir avant Noël. Les luttes contre le patriarcat et la misogynie, contre les enfermements et bien d’autres choses s’invitent donc à la fête. Au boulevard Leclerc, un grand feu de poubelles finit par faire venir les flics jusque-là peu visibles. Il ne reste qu’une petite centaine de personnes. Les flics n’ont pas l’air contents de s’être faits surprendre par cette promenade peu ordinaire. La dispersion est un peu confuse.

Pour info, le Préfet a déposé un interdit de manifester dans l’hypercentre pour ce samedi, afin de protéger les commerçants et commerçantes qui pleurnichent sur la baisse de leur chiffre d’affaires depuis le début du mouvement. Leur cauchemar de l’année passée ressurgit ! Cela redonne un petit goût giletjaunesque, où cet interdit était déposé chaque samedi, n’empêchant pas les pénétrations répétées de cette zone interdite et la perturbation acharnée de la consommation.

Et le mot du jour : «  »S’il s’agit de rénover, il faut briser la loi. Le véritable révolutionnaire est illégal par excellence ». (Ricardo Flores Magon)