Vive l'Anarchie - Semaine 50, 2024

Sommaire

Affaire du 8/12 : Analyse d'une enquête préliminaire - PNAT & DGSI

Publié le 2024-12-10 00:00:00

Coucou ! Le document que vous avez entre les mains n’est pas un résumé ni une analyse politique de l’opération antiterroriste du 8 décembre 2020.

Ce document décrit les faits et gestes des acteurs répressifs, que ce soit les flics ou les magistrats. Nous souhaitons rendre intelligible et publique leurs méthodes de travail pour apprendre à s’en protéger.

Ce document est incomplet. Il manque encore à l’analyse la suite de l’information judiciaire, les arrestations/perquisitions, la détention, les exploitations de scellés, les contrôles judiciaire, le procès, le sursis probatoire, le jugement, etc.

On parlera essentiellement de l’enquête préliminaire qui s’étend sur plus de 2 mois (du 7 février 2020 au 20 avril 2022), même si on va parfois évoquer des éléments de procédure de ce qui précède (du renseignement opéré par la DGSI) et de ce qui suit (l’ouverture d’une information judiciaire, le procès, etc.).

Nous évoquerons des aspects de procédure (qui fait quoi quand) mais surtout des détails de la mise en place des moyens de surveillance et de renseignement et ce qu’ils en obtiennent. On ne s’attardera pas sur ce que les camarades visées par l’enquête auraient fait ou pas fait. Cela relève de la Défense des inculpé·es.

Face à la répression, notre solidarité se doit d’être sans faille.

Et en vue du procès en appel, qui est prévu pour novembre 2025, toute action de solidarité est la bienvenue.

Pour plus d’informations là dessus, rendez-vous sur les blogs de soutien sur lesquels vous trouverez : informations sur les prochaines mobilisations, brochures, articles, podcasts, tracts, affiches, témoignages, contacts, etc.

soutien812.net
solidaritytodecember8.wordpress.com
soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org

Ce qui nous intéresse par contre, c’est de décrire en détail les méthodes qu’utilise la DGSI pour constituer un dossier permettant l’arrestation et la mise en examen de personnes. Ces méthodes se succèdent et se chevauchent mais suivent une certaine logique. On a essayé au mieux de s’y tenir.

Pour comprendre la logique des acteurs répressifs, il sera cependant indispensable de donner quelques éléments de contexte. Nous avons choisi des pseudos pour les personnes ciblées, pour une meilleure compréhension de la logique policière.

A des fins journalistiques et démocratiques, nous avons décidé de retranscrire les noms complets des acteurs étatiques, afin de mettre en lumière aux yeux des citoyen·nes les activités précises des agents de l’État faites en nôtre nom à touxtes.

AnalyseEnquête_PNAT-DGSI
Brochure_AnalyseEnquête_PNAT-DGSI

La Bâtie-Rolland (Drôme) : feu à l’entreprise extractiviste

Publié le 2024-12-10 09:14:13

Un violent incendie ravage deux hangars d’une entreprise
Le Dauphiné, 28 novembre 2024 (extrait)

L’alerte est donnée peu avant 2 heures, dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 novembre. Un violent incendie est en train de ravager des bâtiments situés le long de la route de Montélimar (RD 540), à La Bâtie-Rolland, à l’Est de Montélimar. À leur arrivée sur place, les sapeurs-pompiers constatent que deux hangars de l’entreprise Soterex, du groupe Poisson, spécialisée dans les travaux publics dans les carrières, sont totalement embrasés.

Face à ce sinistre, un important dispositif est engagé. Au plus fort de l’intervention, près de 80 soldats du feu sont engagés pour lutter contre les flammes. La route départementale 540 est, par sécurité, coupée à la circulation. Aucun blessé n’est, fort heureusement à déplorer, mais les dégâts sont importants. L’un des deux hangars qui abritaient du matériel et deux fourgons, s’est écroulé. Peu après 14 heures, ce jeudi après-midi, douze heures après le début du sinistre, le feu n’est pas considéré comme éteint.

Après les premières constatations effectuées dans la nuit par les gendarmes de la compagnie de Pierrelatte, une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine du sinistre. Différents relevés ont par ailleurs été effectués par les techniciens en identification criminelle.


Une dragline de « Soterex » (groupe Poisson)

Note de ras la mine (qui l’a pompé sur le site même du groupe Poisson) :

 » Depuis plusieurs années, notre entreprise SOTEREX, spécialisée dans l’extraction à l’aide de draglines, participe au réaménagement de certains sites de carrières en fin de cycle !

L’objectif  de cette action ? Restructurer ces espaces pour en faire des zones naturelles ou de loisirs tout en reconstituant des écosystèmes pour accueillir la faune et la flore.
De quelle façon ? Avant même le démarrage de l’exploitation de carrières, il faut prévoir son réaménagement final. Les deux actions sont ainsi menées conjointement :
  • L’extraction de matières premières à des fins de transformation et de commercialisation, mission première de SOTEREX.
  • Le réemploi des matériaux non valorisés à des fins de réaménagement (terres végétales, stériles ou blocs rocheux, refus de trémie…). »

Assemblée ouverte de « Kalimero » jeudi 12 décembre

Publié le 2024-12-10 10:30:00

Assemblée ouverte de « Kalimero » jeudi 12 décembre

| Kalimero

Kaliméro est une caisse et une assemblée solidaire des prisonnier-es de la guerre sociale. La prochaine aura lieu le jeudi 12 décembre à 19h et se tiendra au 19 rue burnouf 75019 paris.

La prison est un des rouages de ce système basé sur l’exploitation et la domination que nous voulons raser au sol, c’est pourquoi nous envoyons des mandats à celles et ceux accusé·e·s d’actes de révolte dont on est solidaires.

Une caisse de solidarité a besoin de continuité. Nous n’avons ni sponsor, ni mécène, aussi avons-nous convenu d’un rendez-vous par mois pour collecter des sous pour alimenter la caisse. Ces rencontres sont également l’occasion d’échanger sur nos pratiques face à la répression, d’assurer le suivi des différentes histoires et de discuter des situations qui se présentent. Elle est également un moment de discussion autour des possibles moyens d’esquive, de résistance et d’auto-organisation offensive contre la machine judiciaire et carcérale.

Dans un souci de régularité, ces rencards ont été fixés le 2e jeudi de chaque mois à 19h, la prochaine réunion Kaliméro aura lieu le jeudi 12 décembre au 19 rue burnouf à Paris 19e.

Pour envoyer de l’argent, pour demander des informations, ou pour être tenu·e·s au courant des prochains rendez-vous de la caisse et être inscrit·e·s sur la mailing-list de Kaliméro, écrivez à kalimeroparis(at)riseup.net

Mots-clefs : anti-carcéral | prison
Localisation : Paris 19e

2019 : Et si ?

Publié le 2024-12-10 10:34:46

[Le 15 avril 2019, une partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris partait en fumée, à la grande joie de ces damnés anarchistes qui n’ont décidément pas le sens du sacré. A l’occasion de la cérémonie de réouverture de ce monument religieux le 7 décembre 2024 (en présence d’un gratin de chefs d’État et autres ordures milliardaires comme Elon Musk), nous republions ici un article sorti à l’époque, qui s’était alors ouvertement réjouit de cet incendie, défendant aussi envers et contre nombre de révolutionnaires actuels, que cette structure du pouvoir reste une cible à démolir.]


Et si ?

Après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris qui a fait l’objet d’un grand concours de larmes en avril dernier, l’État ne s’est pas privé d’admonester une deuxième couche d’union nationale lors du 75e anniversaire du Débarquement de Normandie. En présence d’un gratin composé d’assassins galonnés et autres chefs d’État, il y eut notamment une cérémonie de remise de bérets verts à de jeunes impétrants admis dans les troupes d’élites de l’armée française (les commandos marine). A cette occasion, il aurait sans doute paru incongru à beaucoup de relier les deux événements d’avril et de juin en soulignant qu’apparemment il y a cathédrale et cathédrale à travers l’histoire. Celles comme Paris dont l’incendie accidentel peut être érigé en drame hexagonal destiné à resserrer les rangs, et celles tout aussi gothiques comme Rouen, dont il vaut mieux oublier l’incendie volontaire soixante-quinze ans plus tôt, puisqu’il fut causé par une armée alliée. D’abord éventrée une première fois par sept torpilles lors des bombardements anglo-américains du 19 avril 1944 lorsque 6000 bombes s’abattirent sur la ville, sa tour de Saint-Romain fut également incendiée le 1er juin suivant par les mêmes avions militaires.
Raser des villes aux trois-quarts sous couvert du droit et de la liberté comme ce fut le cas des Alliés en Normandie contre Caen ou Le Havre, puis en Allemagne contre Dresde, et jusqu’au sommet de l’horreur atomique au Japon contre Nagasaki et Hiroshima, est depuis devenu une technique presque banale du terrorisme d’État. Au milieu des massacres aériens pratiqués régulièrement par différents camps (si ceux d’Assad, de la Russie et de l’OTAN en Syrie vous disent quelque chose, ou encore ceux des clients de la France au Yémen), inutile de rajouter que les « chefs d’oeuvre d’art et de culture » détruits en passant font pâle figure. La fameuse phrase de Durruti sur les ruines qui ne nous effrayent pas, partait déjà du même constat puisqu’elle ne concernait pas les actes des révolutionnaires, mais ceux d’un ennemi prêt à tout pour conserver son pouvoir, y compris à basculer dans le fascisme : « Nous, les travailleurs, nous pouvons bâtir des villes pour les remplacer. Et nous les construirons bien mieux ; aussi nous n’avons pas peur des ruines. Nous allons recevoir le monde en héritage. La bourgeoisie peut bien faire sauter et démolir son monde à elle avant de quitter la scène de l’Histoire. Nous portons un monde nouveau dans nos cœurs. »

Au delà des guerres, l’État et l’Église n’ont de toute façon jamais fait grand cas de raser les anciens édifices historiques, quels qu’ils soient (les leurs –selon la mode du moment ou pour afficher un pouvoir accru–, ceux de leurs prédécesseurs et de leurs concurrents, sans même parler de ceux des pauvres), afin d’en ériger de nouveaux. Leur préoccupation était plutôt que ce ne soit pas la population insurgée qui vienne elle même directement raser leurs palais. Pour en rester au domaine de la superstition, beaucoup de cathédrales gothiques n’ont-elles pas remplacé un édifice roman antérieur, ce dernier ayant lui-même pris la place d’un culte païen dont on avait voulu effacer la trace ? La cathédrale Saint-Etienne datant de 1085 n’avait-elle pas été détruite à Besançon en 1675 par l’architecte de Louis XIV pour construire une forteresse à sa place ?

*  *  *

La chose étant entendue du côté de la domination, comment expliquer en revanche qu’à côté de rares individus manifestant leur joie suite à l’incendie de la cathédrale de Paris (comme avec ces autocollants dûment illustrés proclamant « la seule église qui illumine est celle qui brûle »), beaucoup de sujets de l’État se soient indignés de sa destruction partielle ? A cause du selfie touristique de l’année précédente qui venait d’être gâché en ne correspondant plus à la réalité ? Peut-être. En tout cas, se sont surtout des sermons sur le « patrimoine perdu de la nation » qui ont tourné en boucle de droite à gauche, du turbin aux supermarchés, afin de justifier cette communion laïque.
Ce n’est en effet pas pour rien si les notions de patrimoine et de monument historique n’ont commencé à émerger largement qu’à partir de 1790 : avec la confiscation des biens de l’Église, puis ceux des nobles émigrés et de la monarchie, les nouveaux maîtres républicains à la tête de l’État se sont trouvés pris en étau entre tumultes populaires ravageurs et continuité de l’autorité. Avec la Commission des Monuments puis la Commission des Arts, l’État va alors s’arroger le monopole de la décision et de la sélection de ce qu’il convenait de raser de l’Ancien Régime, et ce que ses dirigeants entendaient préserver. En référence à une tribu germanique qui saccagea Rome en 455, un député forgea même le néologisme de vandalisme en 1794 afin de stigmatiser ceux des révolutionnaires qui continuaient les destructions du vieux monde (dont les cathédrales de Liège et de Bruges). De la Grande Révolution jusqu’aux insurrections qui ont parcouru le 19e et le début du 20e siècle, la République mit longtemps pour imposer sa notion de monuments sacrés face aux fureurs iconoclastes et au vandalisme de masses insurgées qui revenaient sans cesse saccager ce dont elle se portait désormais garante.

Pour en revenir à Paris et à cette cathédrale dont la démolition avait même été envisagée par la ville vers 1830 tant elle était délabrée et n’intéressait plus grand monde (une dizaine d’autres avaient été vendues ou démolies depuis la révolution), elle n’est devenue « patrimoine national », « symbole éternel de la nation » et autres fariboles que suite à la décision contemporaine de l’État de la recréer (inventant sa flèche qui s’est consumée en avril dernier, lui adjoignant une sacristie et un parvis six fois plus grand que l’original, mais aussi toutes ses fameuses chimères) puis de raser tous les autres bâtiments historiques de l’île de la Cité où elle se trouve. Et ce sur ordre d’un fameux baron que Benjamin Péret décrivit comme ayant « peigné Paris avec des mitrailleuses ». Si cette cathédrale est donc encore debout, c’est avant tout le fruit de l’alliance forgée entre 1830 et 1880 par les catholiques qui désiraient réconcilier le pays avec une piété perdue, les monarchistes qui s’efforçaient de renouer avec un proche passé et une bourgeoisie libérale qui reconstruisait l’ancienne capitale selon ses nécessités militaires et marchandes, en conservant ici ou là quelques vestiges passés qui l’intéressaient.

* * *

Car au fond, qu’est-ce qu’une cathédrale, et pourquoi l’État a-t-il tenu à leur faire traverser les époques alors qu’il démolissait sans vergogne la plupart des autres bâtiments au fur et à mesure ? Comme une prison, une cathédrale n’est pas un symbole, c’est d’abord un bâtiment du pouvoir qui a une fonction bien précise (la torture physique punitive dans un cas, la torture morale et psychologique préventive dans l’autre). Une cathédrale est une structure pensée et utilisée par et pour les puissants afin de les célébrer, et contre les individus qu’ils entendent dominer, diriger, contrôler, punir et édifier dans leur chair comme dans leur esprit. Une cathédrale en activité est une matière vivante, pas juste un tas de pierre et de verre, c’est la défense d’un rapport social qui perpétue d’infinies souffrances et misères, c’est un monde entier d’oppressions, c’est une continuité de l’autorité à travers le temps.

Dans celle de Paris, pour en revenir au début, c’est là où le président de la République Reynaud se rendit en mai 1940 pour obtenir le Salut de la nation, là où Pétain assista à une messe solennelle en avril 1944 accompagné du cardinal-archevêque de la capitale en mémoire des victimes des bombardements anglo-américains, là où De Gaulle fit célébrer une messe de la victoire quatre mois plus tard en août, puis où le nouvel archevêque de Paris fit applaudir en février 1951 le maréchal Pétain par l’ensemble des fidèles en souvenir de la bataille de Verdun. C’est dans cette cathédrale que furent données des obsèques nationales au ministre de la Propagande de Vichy abattu par la Résistance le 1er juillet 1944 (P. Henriot), puis celles pour De Gaulle en décembre 1970 ou Mitterrand en janvier 1996, devant un parterre de chefs d’État.

Une prison ou une cathédrale qui restent debout pendant une insurrection sont une insulte permanente à la liberté en acte et une offense à tout futur différent. Que ces bâtiments soient dotés de vils miradors ou de charmantes gargouilles n’y change rien, les raser au sol est bien le minimum qu’ils méritent. Ce ne sont pas des lieux neutres ou réutilisables à d’autres fins, tant chaque mur de leur architecture suinte à la fois la puissance des uns et les chaînes de tous les autres. A côté des incendies de l’Hôtel de Ville, du Palais des Tuileries, du Palais de Justice, de la Préfecture de Police, du Ministère des Finances, du Palais d’Orsay, du Palais-Royal et d’une partie du Palais du Louvre, les communards ne s’y étaient pas trompés lors de la Semaine sanglante du 21 au 28 mai 1871 en ciblant également la cathédrale.
Notre-Dame de Paris fit ainsi l’objet d’un incendie planifié au même moment que celui des autres lieux de pouvoir situés non loin, après que des chariots de poudre, de goudron liquide, d’essence de térébenthine et de pétrole aient été entreposés d’avance. Ce mercredi 24 mai 1871, sous la pression de troupes versaillaises entrées trois jours plus tôt dans la capitale au prix de féroces combats, des communards entassèrent les centaines de bancs et de chaises présents dans Notre-Dame afin d’allumer plusieurs brasiers constitués avec force barils de pétrole. Alors que les flammes commençaient à remplir leur office dans le temple du crapaud de Nazareth, c’est la malencontreuse intervention d’internes en pharmacie accourus de l’hôpital voisin qui parvint à éteindre cette mémorable tentative.

* * *

Et si ? Et si l’incendie de Notre-Dame n’avait pas été accidentel ce 15 avril 2019 ? S’il avait été comme par le passé le fait d’anti-autoritaires, avec toutes les conséquences en termes d’opprobre populaire et de répression ? Combien serions-nous à défendre que c’était un patrimoine national à démolir, un monument historique à achever ? Assez en tout cas pour affirmer que nous n’avons pas peur des ruines que nous provoquons nous-mêmes contre les structures du pouvoir. Il suffit parfois d’une simple étincelle.


[Avis de tempêtes, bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°18, juin 2019]

Munich (Allemagne) : la série d’attaques nocturnes continue

Publié le 2024-12-10 23:09:00

Dans la nuit de lundi à mardi 26 novembre, deux pelleteuses sont parties en fumée au sud-est de la ville de Munich, dans le quartier de Au-Haidhausen. Et plus précisément vers 3h du matin dans la Zeppelinstrasse, où était en cours un chantier d’agrandissement de la piste cyclable. Les deux engins de chantier désormais calcinés appartenaient au groupe Strabag, une des plus grandes entreprises de BTP d’Europe, qui participe à toutes les infamies imaginables sur la planète.

Dans la ville-prison qui sert de capitale à la Bavière, ce n’est bien entendu pas la première fois que des engins de chantier crament la nuit, provoquant à chaque fois « plusieurs dizaines de milliers d’euros » de dégâts, comme en cette fin novembre glacée. Depuis 2019, la police a ainsi recensé pas moins d’une trentaine d’attaques incendiaires de ce type à Munich et dans ses environs, dont on trouvera une recension ici, à la suite de l’article « Les fantômes continuent de hanter la nuit » publié en juin 2024.

Alors, comme à chaque fois, c’est le groupe d’enquête spécial Raute chargé d’élucider cette série de sabotages anonymes,  qui s’est rendu sur place, tandis que la police criminelle a été chargée de l’enquête. Et selon un protocole bien rodé, un hélicoptère a également été lancé dans les airs à la recherche des incendiaires dès l’alerte donnée par un passant, mais en vain…

[Synthèse de la presse bavaroise (Süddeutsche Zeitung), 25 novembre 2024]

« Elles refusèrent d’être de la chair à canon, nous refusons d’être de la chair à drones. » Communiqué de revendication de l’attaque de trois transformateurs électriques à Toulouse dans la nuit du 2 au 3 décembre 2024

Publié le 2024-12-10T00:17:36+01:00

Cette nuit là, le cœur léger, nous déambulions dans la ville à la recherche d’un peu d’air frais, d’une belle rencontre, d’une aventure comme la nuit sait si bien les accueillir. Et comme il est impossible de faire 500 mètres dans cette triste mégalopole sans tomber sur l’une de ces horreurs industrielles au service du massacre généralisé en cours, l’aventure s’est vite présentée à nous. Cœurs légers, mais jamais insensibles ni résignés, alors nous sommes allés chercher quelques trésors de notre fabrication, que nous avons disséminés ça et là, pour que dans un espéré grand BOUM, s’éteignent enfin ces industries de mort.

La filière aéronautique et spatiale française, première d’Europe (civile et militaire confondus), concentre la majorité des instances dirigeantes et sièges opérationnels des groupes et programmes européens et couvre l’ensemble du spectre technologique lié à l’aérospatial (y compris la balistique nucléaire). Au niveau national, le plus important pôle de cette filière (instituts d’enseignement, laboratoires de recherche, usines de production, …) se situe à Toulouse.

Nous avons agi sur trois sites, deux au sud et un au nord. Nous avons soulevé des trappes, et avons mis le feu aux câbles qu’elles cachaient. Dans l’une des enceintes nous avons attaqué une ligne à haute tension, à l’endroit où la gaine rentrait sous terre. Aucune mention de ces actes dans les médias, et pourtant, les flammes dansaient bien haut lorsque nous avons quitté les lieux, laissant peu de doute quant aux succès de notre opération…

Nous avons agi la veille du salon annuel de l’aérospatial et de l’aéronautique, parmi les plus importants au monde en la matière. Nous escomptions bien gâcher leur fête. Qu’ils sachent que les récalcitrants n’ont pas dit leur dernier mot ! Cette ville est tristement célèbre pour la prolifération de ses industries de mort, mais elle connaît aussi un regain d’agitation antimilitariste ces dernières années : manifestations et rassemblements, projections et discussions publiques, tags sur des bureaux de recrutements, perturbations d’évènements, déploiement de banderoles et collage d’affiches contre la guerre sur 150 vélos JC Decaux, tractage contre le SNU, blocage de lycées contre le massacre à Gaza, actions contre Thalès, Apside, Carrefour, Latécoère, sabotage de ligne SNCF…

Par notre action, nous avons tenté de couper le jus à une partie de ce « fleuron industriel », (aéronautique, armement, technologies) détenu notamment par l’état français.

Nous aurions aussi bien pu couper l’électricité à l’ancien site chimique SNPE (Héraclès – Ariane) situé au cœur de la ville, mais par peur de créer un nouvel AZF – ou d’en raviver le souvenir -, nous nous sommes ravisés. Que dire d’un monde qui construit à tout va ces bombes à retardement, qui n’attendent qu’une étincelle pour engendrer une nouvelle catastrophe industrielle ? Est-ce au nom du progrès, de la promesse d’un monde débarrassé de toutes les maladies, que nous voyons la terre se faire empoisonner chaque jour un peu plus ? Quelle ironie !

Par ailleurs, nous ne voulions pas spécialement nuire aux habitants et habitantes des quartiers voisins. Mais l’organisation des choses ne nous laisse guère le choix. Devant leurs guerres de conquête et de colonisation, de rivalités inter-étatiques et de mainmise sur les matières premières indispensable à la mutation du capitalisme, nous avons choisi notre camp. Devant leurs guerres industrielles contre les rivières et les océans, contre les montagnes et les calottes glacières, du sous-sol aux étoiles, nous avons choisi notre camp. Devant leurs guerres sociales contre les exploité.es, les femmes, les inadapté.es, les déserteurs et déserteuses du genre et de la race, les autochtones, nous avons choisi notre camp. Devant leurs guerres technologiques contre ce qui croît et ce qui résiste à la machine, nous avons choisi notre camp. Contre leurs guerres : notre camp est celui de la solidarité, de la lutte, de l’entre-aide, de l’offensive et de l’amour rebelle contre tous les États, toutes les industries, tous les massacreurs du vivant… et de la liberté.

Le conflit se généralise, la Russie et l’OTAN nous promettent une troisième guerre mondiale. Alors face à ce monde instable, ne voulons-nous pas nous poser quelques questions ? Jusqu’à quand pourrons-nous encore nous permettre de détourner le regard, où nous contenter d’une maigre contribution humanitaire ? Comment imaginons-nous réagir si le conflit se rapproche ? Si, comme le prévoit l’état, le service militaire est rétabli, et que toute une catégorie de personne est envoyée faire la guerre ? Que l’usine, les bureaux dans lesquels vous travaillez sont réquisitionnés et mis au service de cette même guerre ? Savons-nous par où passent les convois de ravitaillement militaire ? Savons-nous soigner ? Voulons-nous nous en remettre à l’état pour qu’il garantisse notre sécurité, lui qui a prouvé mainte et mainte fois que ça n’était pas sa préoccupation première ? Après tout, s’il n’hésite pas à nous exposer aux risques industriels, pourquoi se soucierait-il plus de notre sécurité en cas de guerre ?

Il reste des anciens et des anciennes pour se souvenir des époques où le mot guerre n’était pas une abstraction lointaine. Les populations ont toujours dû résister aux velléités va t’en guerre de leurs gouvernants. Nous n’y échapperons pas. Elles refusèrent d’être de la chair à canon, nous refuserons d’être de la chair à drones. Loin de vouloir paraître alarmistes, ceci est une invitation à la réflexion, à la discussion, au refus de la passivité. Parlez-en à votre votre voisine, dans la file d’attente à la boulangerie, après le prochain film de guerre que vous irez voir. Parlez loin des oreilles indiscrètes (les téléphones sont des oreilles !). Demandez-vous sur qui vous pouvez compter, et comment vous défendre contre ceux ou celles qui pourraient vous nuire. Si « On ne peut pas changer le monde », on en reste pas moins maître de notre propre vie.

Nous ne pouvions pas terminer ce communiqué sans envoyer toute la chaleur de notre nuit incendiaire aux compas de Grèce et d’ailleurs qui subissent la dure perte de Kyriakos, anarchiste récemment décédé suite à l’explosion d’un appartement, et la répression qui s’en suit. Vous êtes dans nos pensées. Courage.

Merci aux irréductibles de la zad contre l’A69, dont le courage et la détermination renforcent les nôtres. Une occupation est peut-être terminée (et longue vie aux sabotages contre les entreprises du chantier !), mais d’autres naissent, parce que nous ne baisserons jamais les bras. Et ce que ces morceaux de liberté arrachés au réel nous apportent, ils ne pourrons jamais nous l’ôter ! Courage, et solidarité avec ceux et celles qui subissent la contre offensive de l’état suite à cette lutte.

Solidarité avec celles et ceux qui résistent à la guerre génocidaire déclenchée par l’État d’Israël (qui s’approvisionne notamment ici à Toulouse pour équiper Tsahal).

Solidarité avec les activistes, les anarchistes, les écologistes, les peuples autochtones qui résistent aux agressions militaires des États et des paramilitaires. On pense à la Kanaky, à la Martinique, à Mayotte, au Kurdistan, …

Merci aussi à tous les compas qui agissent contre la guerre, et de manière plus générale, à celles et ceux qui tentent d’y résister, de la manière qui leur semble la plus adéquate. Force à vous !

Signé : la nouvelle CNT aéronautique

 

Ps : Pour une idée du nombre affolant de ces entreprises, voici une liste non exhaustive de celle que nous avons pu toucher :

– au nord : les usines d’Airbus à Colomiers & Blagnac, Eads ATR, Safran, Dassault, Stelia Aerospace, Latécoère, British Aerospace, Daher, SopraSteria, Atos, Bolloré Logistics, Collins Aerospace, Alyotech, Groupe Mecachrome, Actia Automotive, …

– au sud : Airbus Defence & Space, Cassidian, le cluster de PME et de startup développant des drones implantés à Labège Innopôle, Diodon Drone Technology, le Centre Spatial de Toulouse, Ansys, Delair, EADS Defense & Security Systems, Magellium, Nexeya, Soditech, Millinav, …

Barcelona – Intervention and banner for Kyriakos and Marianna

Publié le 2024-12-11 08:02:17

Banner of solidarity and honour, intervention with text reading on the Ampelokipi case

In the context of a punk concert in El Clot neighbourhood, comrades hung a banner and read a relevant text in the Catalan dialect.

May the flame not be extinguished, we will continue the struggle.

Kyriakos present

Marianna freedom

via: athens.indymedia.

Berlin (Germany): Army car damaged

Publié le 2024-12-11 08:10:00

Kontrapolis / Wednesday, December 4, 2024

Last night, a car with a military license plate a German army logo was parked on the Maybach quay at the Hobrecht Bridge.

Something unusual to see.

In the morning, it had to be towed away, with new paint, broken windows and flat tires. Was it a private trip? Every ten years, federal officials forget: you must not park in Neukölln [ a working-class district in the south-central part of Berlin – the link refers to a similar case, a dozen years ago; Ed. ]…

via : attaque

Translated by Act for freedom now!

Comment vivre librement à l’ombre d’une prison ?

Publié le 2024-12-11T13:44:30+01:00

Il y a des moments, comme aujourd’hui en Syrie, où l’on ne peut que se réjouir. Voir les statues de Bachar et ses proches saccagées, les foules dans les rues, les portes des prisons ouvertes. Ces moments qui nous rappellent que tous les régimes, y compris les plus autoritaires, peuvent tomber.

S’il est une constante aux révolutions, c’est celle de libérer les prisonnier·e·s. Symbole du pouvoir, de qui peut décider de la liberté de ses sujets, la prison est l’un des nœuds sur lequel repose la soumission à l’État et l’acceptation des normes sociales.

L’une des pires prisons au monde, Sednaya, a semble-t-il été complètement vidée de ses prisonnier·e·s, permettant aux gens de revoir des proches dont iels n’avaient plus de nouvelles depuis de nombreuses années, voire de les rencontrer pour la première fois. Mais ne nous y trompons pas, alors que les « rebelles » vident les prisons du régime déchu, celles sous leur contrôle sont déjà remplies d’opposant·e·s.

Des révolutionnaires sont déjà tombé·e·s dans le panneau en soutenant des organisations pro-État, par tiers-mondisme, contre l’impérialisme, séduit·e·s par le communalisme kurde ou le romantisme de la guérilla. Malheureusement c’est plus une alliance religieuse, souhaitant donner une direction à « la volonté du peuple » que les insurgé·e·s en Syrie qui sont parvenu·e·s à renverser le régime. De telles structures aux pratiques militaires ne seront jamais désirables. Nous voulons porter une solidarité anti-autoritaire et sans frontières avec les révolté·e·s en Syrie, parce que nos espoirs dans la révolution syrienne vont plus loin que la perpétuation d’une société tenue par les armes, soumise à un pouvoir céleste comme terrestre, qui nécessite des prisons pour exister.

Tout en saluant la libération des syrien·ne·s du joug du clan Assad, nous ne pouvons qu’espérer que ce qui était en germe lors des insurrections de 2011 puisse aller encore plus loin, vers une auto-organisation de toutes les sphères de la vie quotidienne, l’attaque et la remise en cause totale du pouvoir et de la propriété.

Ici comme là-bas, il reste tant à détruire.
Prisons, Religions, États.
Bonheur aux retrouvailles des libéré·e·s,
force aux enfermé·e·s partout dans le monde !

Des anarchistes, confian·te·s comme méfiant·e·s, France, le 9 décembre 2024

Prison de Kassavetia (Grèce) : Une prise de position du prisonnier anarchiste K.K.

Publié le 2024-12-12 00:00:00

Act for freedom now! / dimanche 8 décembre 2024

« Notre vie est
un halètement qui n’a pas de sens
dans des grèves programmées à l’avance,
larbins et voitures de patrouille.
C’est pourquoi je vous dis.
La prochaine fois ils nous laisseront faire,
nous ne devrions pas courir. Nous devrions tenir notre ligne.
Ne vendons pas nos culs pour si peu, mec.
Non. Il pleut. Donne-moi une clope. »
Katerína Gógou*

Des voix et des cris résonnent de l’intérieur des cellules, derrière les murs et les barbelés. Des nuées d’oiseaux et des avions de guerre survolent la prison. Peu importe à quel point la morbidité de l’époque veut nous faire plier, il y aura toujours quelque chose de plus fort : la capacité de répondre avec des yeux pétillants, l’obstination de celles/ceux qui luttent pour un monde plus beau, le feu qui brûle en nous et qui refuse de s’éteindre.

Le 11 octobre, un engin explosif a été placé dans une camionnette utilisée par la police pour ses enquêtes. Les médias, locaux et pas seulement, ont publié des articles à ce propos. Fin octobre, j’ai été informé par mes ami.es qu’il y avait une présence forte et constante de policiers en civil dans le secteur où j’habite. En même temps, des informations circulaient sur un garçon de 16 ans qui avait été tabassé par un groupe d’étudiants fascistes, dans un village voisin. À ce moment-là, je n’étais pas à Missolonghi et je suis revenu pour rencontrer le garçon en personne, pour soulever le problème et trouver des moyens d’y faire face.

Le 7 novembre, à midi, j’ai été arrêté par huit policiers en civil, à 100 mètres de chez moi. Dès le premier instant, j’ai demandé avec insistance la raison de mon arrestation. Au lieu d’une réponse, j’ai reçu des mauvais traitements et des sarcasmes. Ils m’ont fait monter dans l’un des deux véhicules banalisés, pendant qu’ils confisquaient le vélo que je conduisais. Ils m’ont emmené dans une zone isolée près de mon quartier et là les mauvais traitements ont continué, pendant environ une heure et demie, jusqu’à ce qu’ils m’emmènent chez moi, où deux autres véhicules banalisés attendaient déjà. Une perquisition minutieuse a été effectuée, au cours de laquelle tous les appareils électroniques appartenant non seulement à moi mais aussi à mes frères et sœurs ont été confisqués, ce qui les a empêché.es de communiquer avec nos parents, qui étaient hors de la ville pour le travail, et a également provoqué des difficultés à ma sœur, dans ses études, pour lesquels elle a besoin d’un ordinateur. De plus, plusieurs objets considérés comme incriminants ont été confisqués, comme des aérosols de peinture, de la peinture, des pinceaux, des livres et du matériel imprimé de caractère anarchiste. Quand ils ont terminé la perquisition, ils m’ont emmené au commissariat, où j’ai été gardé pendant de nombreuses heures avec des menottes dans le dos, sans qu’on me laisse passer le seul appel téléphonique auquel j’avais droit et sans qu’un avocat soit contacté, malgré mes insistances.

Plus tard, après avoir finalement réussi à contacter un avocat et mes parents, j’ai été emmené aux cellules de garde à vue et j’y suis resté jusqu’au mardi 12 novembre, quand j’ai dû passer devant un procureur et un juge d’instruction. Pendant que je me trouvais en garde à vue, il y a constamment eu des patrouilles de police de tous les côtés de la section, ainsi que des gardes autour du périmètre de la zone. Le mardi matin, un énorme spectacle intimidant a été mis en place, avec deux fourgons de la police anti-émeute et des grilles devant les tribunaux, ainsi que des caméras qui enregistraient ce spectacle ridicule. À la fin de la procédure, ils ont décidé de me placer en détention préventive et, le matin du mercredi 13 novembre, j’ai été transféré à la prison [pour mineurs, le compagnon ayant 17 ans ; NdAtt.] de Kassavetia.

Nous vivons dans une époque sinistre, où même les livres sont moralement criminalisés. C’est quelque chose que nous avons observé dans de nombreux cas similaires, ainsi que quelque chose dont je fais l’expérience en prison, étant donné qu’aucun des livres qui m’ont été envoyés n’est jamais arrivé entre mes mains, sous prétexte de perturbation de l’ordre et de la sécurité de l’établissement.

Les règlements de la police en civil et de l’anti-terrorisme sont bien connus, ils ne surprennent donc personne. Le cirque médiatiques obscène qu’ils vont mettre en place, le sale boulot que les médias font, en étroite collaboration avec les flics, les ironies, les menaces et les coups ne me terrifient pas. Je dois cela en grande partie aux personnes que j’ai rencontrées sur les beaux chemins de la lutte. Leur chaleur m’a accompagné pendant les nuits froides dans les cellules de garde à vue du commissariat de Missolonghi, m’accompagne dans la prison de Kassavetia et m’accompagnera dans tous les cachots de la république. J’ai la tête haute et j’ai l’intention de garder cette attitude.

La guerre sociale est là et elle s’amplifie de jour en jour, il est de notre devoir de répandre des relations sociales et les valeurs d’auto-organisation. Des foyers de lutte partout, de Messolonghi au Chili, de la théorie à la pratique et retour. Rien n’est perdu, rien n’est fini, nous continuons à marcher contre l’État, le capital, le fascisme, le patriarcat, les rapports d’exploitation, jusqu’à notre dernier souffle… pour un monde libre.

Le soutien que j’ai reçu me touche vraiment. Peu importe combien de larbins ils recrutent pour faire plier la résistance, la solidarité les écrasera. Notre colère est un fleuve et elle les noiera.

FORCE À CELLES/CEUX QUI SE DRESSENT CONTRE TOUTE FORME D’AUTORITÉ

SOLIDARITÉ AVEC LES COMPAS EMPRISONNÉ.ES POUR L’AFFAIRE D’AMBELÓKIPI

L’ÉTAT ET LA CAPITALE SONT LES SEULS TERRORISTES

UN AMOUR SANS RÉSERVE POUR TOU.TES LES COMPAS

K.K.
décembre 2024
prison de Kassavetia

 

* Note d’Act for freedom now! : Katerína Gógou (en grec: Κατερίνα Γώγου ; 1940–1993) a été une poétesse, écrivaine et actrice grecque, elle a vécu dans le quartier d’Exárcheia.

Assemblée publique contre les centres de rétention

Publié le 2024-12-12 11:19:42

Assemblée publique contre les centres de rétention

| A bas les CRA

Mercredi 18 décembre à 20h au CICP, 21 ter Rue Voltaire, 75011 Paris

L’Assemblée contre les Centre de rétention d’Île-de-France, créée en 2019, se réunit toutes les semaines. On y discute de nos contacts avec l’intérieur, de la situation dans les différents centres et des trucs sur lesquels on travaille en réponse. On s’organise également autour des nouvelles constructions, particulièrement contre le projet de CRA à Goussainville et l’extension du Mesnil-Amelot.

On vous invite ce mercredi 18 décembre à notre troisième réu publique de l’année ! Nos assemblées publiques se déroulent comme nos assemblées habituelles, en prenant un peu plus le temps pour présenter les luttes autour desquelles on s’organise. Familier.es des luttes anti-carcérale ou non, vous êtes toustes les bienvenu.es !

Les CRA (Centre de Rétention Administrative) sont des lieux de privation de libertés dans lesquels l’état enferme les personnes qui n’ont pas les bons papiers. Combinant des logiques d’enfermement et d’expulsion, ils maintiennent le système d’exploitation raciste qui s’appuie sur les frontières et les politiques migratoires. En réaction, les personnes enfermées s’organisent et se révoltent (grèves de la faim, tentatives d’évasion, émeutes, incendie, etc.). C’est en solidarité avec elles qu’existe l’assemblée contre les CRA.

Pour nous, s’organiser contre les CRA c’est à la fois s’inscrire dans une lutte anti-carcérale et s’attaquer aux frontières. Par l’intermédiaire du site https://abaslescra.noblogs.org et de l’émissions de radios l’Envolée, l’assemblée relaye les paroles, les révoltes et les revendications des personnes enfermées en CRA. On organise aussi des formes d’actions en solidarité et en coordination avec l’intérieur et contre les boîtes collabos, notamment lors des moments de lutte, nous diffusons des conseils de débrouille « juridiques et pratiques » à destination des personnes qui n’ont pas les bons papiers, des personnes enfermées et de leurs proches.

Nous partageons également des informations sur le fonctionnement des CRA et les acteurs qui les créent et les font tourner. La lutte contre les CRA se construit de part et d’autre des murs et des barbelés.

Que brûlent les CRA, les frontières et la PAF avec !

Contact :
téléphone : 06 05 94 92 87
mail : anticra@riseup.net
telegram : https://t.me/abaslescra
twitter : @bas_cra
mastodon : @abaslescra@todon.eu

Localisation : Paris 11e

Villars (Suisse) : sabotage de canons à neige

Publié le 2024-12-12 16:10:23
Des perches à neige et des câbles sectionnés à Villars. Dégâts sur les pistes
24H/Le Temps/20Minutes (Suisse), 12 décembre 2024

« Ils ont opéré sur le bas des pistes, parfois à des endroits difficiles d’accès. Des perches à neige ont été démontées, certaines n’ont carrément pas été retrouvées. Des câbles ont en outre été sectionnés. » Martin Deburaux, directeur de Télé Villars-Gryon-Diablerets (TVGD), est toujours consterné par ce qui s’est produit sur les pistes villardoues dans la nuit de samedi à dimanche.

Les dégâts se chiffrent en « dizaines de milliers de francs » [suisses] sur les installations du réseau d’enneigement. Les responsables du domaine skiable de Villars-Gryon-Diablerets indiquent qu’une plainte pénale sera déposée « dans les prochains jours » et que la surveillance des installations du domaine a été « renforcée. » Si aucun blessé n’est à déplorer parmi les auteurs ou les employés de l’entreprise, c’est la nature des actes qui interroge : « Nous comprenons que la production de neige de culture puisse déranger certaines personnes, mais la violence et la déprédation ne sont jamais acceptables », affirme Martin Deburaux, directeur des remontées mécaniques.

Début 2023 déjà, des installations d’enneigement artificiel avaient été vandalisées à Villars. Des déprédations similaires avaient également été constatées à cette période, notamment en France voisine et à Verbier.

Rassemblement au tribunal de Bobigny le 13/12- Les flics veulent des sous pour leurs passages à tabac ? Soyons présents contre leur racket et la répression

Publié le 2024-12-12 16:50:00

Rassemblement au tribunal de Bobigny le 13/12- Les flics veulent des sous pour leurs passages à tabac ? Soyons présents contre leur racket et la répression

Le 13/12, trois personnes passent en procès au tribunal de Bobigny en première instance (après de nombreux renvois) d’une affaire dont les interpellations remontent au 18 septembre 2021. Deux d’entre elles sont accusées d’avoir, suite à l’intervention de la police pour faire cesser une soirée de soutien au squat le marbré à Montreuil, jeté des projectiles sur les flics, s’être rebellés à l’interpellation et d’avoir refusé de se soumettre au prélèvement d’empreintes lors de la garde à vue qui à suivi.

Les flics veulent des sous pour leurs passages à tabac ? Soyons présents contre leur racket et la répression

Le 13/12, trois personnes passent en procès au tribunal de Bobigny en première instance (après de nombreux renvois) d’une affaire dont les interpellations remontent au 18 septembre 2021. Deux d’entre elles sont accusées d’avoir, suite à l’intervention de la police pour faire cesser une soirée de soutien au squat le marbré à Montreuil, jeté des projectiles sur les flics, s’être rebellés à l’interpellation et d’avoir refusé de se soumettre au prélèvement d’empreintes lors de la garde à vue qui à suivi. La troisième est plus lourdement accusée par la police, puisqu’en plus de ces accusations lui est également reproché d’avoir lors de l’interpellation causé une interruption de travail de plus de 8 jours à l’un des baceux, de lui avoir pété la main. Dans cette affaire, nous tenons à montrer toute notre solidarité au camarade qui s’est fait frapper, étouffer, violemment, dans la voiture de police qui à fait un détour spécial par Gagny avant d’arriver au commissariat de Montreuil, c’est à dire une demi-heure supplémentaire menotté entouré de 4 baceux de Montreuil qui le frappent. La police, comme ça arrive régulièrement, se sert de la justice pour faire son sale boulot et pire encore, pour faire incomber au gardé à vue la faute de s’être cassé la main en frappant l’inculpé. Le policier demande d’importants dommages et intérêts à l’inculpé, pour ses séances de kinésithérapie qui ont suivies l’arrestation. Ce flic essaye littéralement de se faire payer son kiné sur le dos de la personne qu’il a défoncé, ce n’est pas une pratique nouvelle, et elle est intolérable.
Dans la séquence actuelle, où l’appareil étatique et sa branche judiciaire semble particulièrement à cran sur les violences contre les forces de l’ordre, et autres rebellions en tout genre, où l’ordre social est à la fois tendanciellement mis en crise par des événements dont nous saluons l’intensité comme les émeutes ayants suivis la mort du jeune Nahel Merzouk à Nanterre, abattu pour un refus d’obtempérer, il est essentiel de montrer notre opposition aux rouages répressifs de l’État. La force de la matraque et de la justice ne pourront arrêter ce qui s’oppose à ce monde.

Montrons notre solidarité aux trois prévenus en étant nombreux pour leur procès, la justice n’est pas une affaire individuelle !

Solidarité ! Rendez-vous le vendredi 13/12 à 13h30 au tribunal de Bobigny pour assister au procès !

Localisation : Bobigny

Sainte-Eulalie-en-Royans (Drôme) : sans scrupules et sans caméras

Publié le 2024-12-13 20:27:28
Drôme. Plusieurs caméras de vidéoprotection vandalisées
Le Dauphiné, 30 novembre 2024 (extrait)

La commune de Sainte-Eulalie-en-Royans a été le théâtre d’actes de vandalisme. Trois caméras de vidéoprotection ont été détruites par des individus sans scrupules : deux des caméras d’entrée du village et celle placée devant la mairie. Le maire Olivier Testoud et son adjoint Franck Wodarczak ont tenu à réagir.

Ils avaient fait installer cinq caméras de vidéoprotection en accord avec les habitants de ce petit village de 560 habitants il y a quatre ans et avaient profité des d’aides de l’État. Le coût pour la commune était de 5 500 € à l’époque. Aujourd’hui, la réparation va coûter à la mairie environ 3 500 €. Les élus s’interrogent sur les personnes qui ont pu commettre ces destructions. Une enquête de gendarmerie est en cours.

Béziers (Hérault) : couper à ras les câbles des bornes de recharge Tesla

Publié le 2024-12-14 20:02:51

24 bornes de recharge de véhicules Tesla vandalisées
Midi Libre/France3 Occitanie, 12-13 décembre 2024

« À fond la forme ! », nous dit le slogan publicitaire d’une fameuse marque d’équipement sportif. « Pas toujours ! », pourraient lui répondre en écho les bornes de recharge des automobiles électriques Tesla, installées sur le parking de Décathlon, dans la ZAC de la Méridienne, à Béziers.

Les 24 dispositifs ont, en effet, été vandalisés, visiblement dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 décembre, et les câbles de charge proprement sectionnés. Un acte bête et méchant, du pur vandalisme gratuit ? Possible mais peu probable, car les câbles ont été coupés au plus court de la borne pour récupérer un maximum de marchandise. La piste envisagée est celle du vol de cuivre, comme sur les réseaux SNCF ou RTE. Une enquête a été ouverte. Le préjudice s’élève à plusieurs milliers d’euros sur chaque machine.

Bandung (Indonésie) : Communiqué pour Nikos Romanos, Sidiq et toutes les victimes tuées par la police

Publié le 2024-12-15 00:00:00

anarchistnews.org / samedi 14 décembre 2024

Nous déclarons que l’attaque incendiaire d’un poste de police, le 13 décembre 2024, à Bandung, dans la province de Java occidental, a coïncidé avec la Journée mondiale contre la police. Cette attaque incendiaire est en solidarité avec notre compagnon emprisonné Nikos Romanos, ainsi qu’avec Sidiq* et tou.tes les anarchistes emprisonné.es. Cette attaque est aussi en solidarité avec les victimes de la brutalité policière, qui ont perdu la vie partout dans le monde et dans ce pays fasciste. Les forces de police ne se désintégreront jamais d’elles-mêmes : comme l’État, elles doivent être détruites !

Jusqu’à ce que tou.tes soient libres !
Jusqu’à ce que toutes les prisons soient détruites !
Feu aux prisons !

Free Association of Autonomous Fire
[Libre Association du Feu autonome]

 

*Note d’Attaque : un compagnon indonésien, arrêté en juillet 2024 pour possession de cannabis (qu’il utilise à des fins médicales). Il se trouve actuellement dans la prison de Kebon Waru, près de Bandung. Pour lui écrire : 

Muhammad Ilyas Sidiq
Lapas (prison) Kebonwaru, Kec.
Batununggal, Kota Bandung, Jawa Barat
40272
Blok B14 (Narkoba)
Indonésie

Dresde (Allemagne) : Attaque d’un poste de police

Publié le 2024-12-15 00:00:00

de.indymedia.org / vendredi 13 décembre 2024

Au petit matin du 13/12, des personnes motivées ont attaqué l’antenne de quartier Pieschen du commissariat de Dresde-Ouest. Elles ont lancé des bombes de peinture sur le bâtiment et tagué le poste de police avec les lettres ACAB.

Cette action se suffit à elle-même.

Solidarité avec toutes les personnes en cavale, qui sont persécutées ou emprisonnées.
Free all Antifas
1312

[Etats-Unis] Inondation de la maison d’un PDG complice du génocide

Publié le 2024-12-15 07:36:51

Initialement publié sur Unity of Fields, le 28/11/2024.

Tôt le matin de Thanksgiving*, nous avons inondé la maison que le PDG de Ghost Robotics, Gavin Kenneally, essaie de vendre. Il y vivait auparavant mais semble avoir déménagé après que la maison ait commencé à être attaquée. En juillet, sa maison a été taguée et en octobre, elle a été à nouveau taguée et les fenêtres ont été brisées. Pour rendre les dégâts plus durables, nous avons glissé un tuyau d’arrosage à travers un petit trou que nous avons fait dans une porte vitrée et avons allumé l’eau. Ghost Robotics produit des chiens robots utilisés en Palestine occupée et à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Nous avons pris le renard que nous avons vu se glisser sous une clôture comme un bon présage et espérons que l’eau continuera à couler toute la nuit.

Soyons chacun•e une petite goutte dans un déluge libérateur qui noie toute autorité !

– des anarchistes

* le 28 novembre

BAD #2 – Bulletin mensuel d’Actions Directes (novembre 2024)

Publié le 2024-12-15 09:21:52

Petit tour non exhaustif de toutes les belles choses qui ont pu se passer en ce mois de novembre 2024… [arrêté au 13/12]

Version papier (à plutôt imprimer en A3) : bad2

Et en dessous, la liste chronologique d’actions, avec liens vers les communiqués de revendication lorsqu’ils existent.


Extra Octobre [revendiqués trop tard pour pouvoir finir dans BAD #1 !]

10/10 Santiago (Chili) : Sortie incendiaire anarchiste à l’université, avec affrontements au molotov contre les flics et blocage de la circulation. Revendiqué dans le contexte de l’assassinat du compa Alonso Verdejo (Risue) par un fasciste, pour la libération de Francisco Solar et des compas arrếté.e.s dans l’affaire du 6 juillet. https://attaque.noblogs.org/post/2024/11/23/chili-agitation-anarchiste-et-blocages-routiers/

30/10 Rome (Italie) : Incendie de deux panneaux électriques de systèmes de ventilation d’un McDo et tags sur celui-ci. Revendiqué par des anarchistes contre la complicité de McDo avec le génocide en Palestine. https://dingueries.noblogs.org/?p=1106

31/10 Italie du Nord : Pour Halloween, le Front de Libération Animale a incendié une tour de chasse. https://unoffensiveanimal.is/2024/11/11/the-animal-liberation-front-burns-a-hunting-tower/

Novembre

01/11 Humboldt (Etats-Unis) : A la rentrée de Cal Poly Humboldt, suivant le précédent semestre d’occupation et de mobilisation pro-palestiniennes, les vitres et portes vitrées de nombreux bâtiments administratifs ont été détruites. https://ewokrevolt.noblogs.org/post/2024/11/08/smash-the-new-normal/

01/11 Sehlem (Allemagne) : Quelqu’un a tiré dix balles sur une tour de chasse. https://unoffensiveanimal.is/2024/11/11/shots-fired-at-an-empty-hunting-tower/

01/11 Balachikha (Russie) : Incendie d’armoires de relais le long de la ligne ferroviaire vers Kazan, retardant les trains dans les deux sens. https://attaque.noblogs.org/post/2024/11/20/russie-et-territoires-ukrainiens-occupes-resistance-radicale-du-28-octobre-au-17-novembre-2024/

02/11 Grenoble (France) : Feux d’artifice devant la prison de Grenoble-Varces.

02/11 Caen (France) : Ouverture d’un nouveau squat dans le bâtiment de La Chiffo. https://trognon.info/Un-nouveau-squat-a-Caen-suite-a-la-mobilisation-contre-les-expulsions-327

02/11 Campo di Cecina (Italie) : Incendie de trois engins de chantier dans une carrière de marbre. https://attaque.noblogs.org/post/2024/11/26/carrare-italie-attaque-incendiaire-contre-trois-engins-de-chantier/

02-03/11 Feluy (Belgique) : l‘action Code Rouge a bloqué pendant environ 30 heures l‘entreprise TotalEnergies avec plus de 700 militant·es au niveau des rails de train par lesquelles des combustibles sont exportés et au niveau de l’accès aux camions de livraisons. De nombreuses actions de sabotages ont eu lieux à l’endroit de l’occupation des voies ferrées. https://stuut.info/Code-rouge-1000-personnes-bloquent-et-sabotent-les-deux-plus-grands-sites-de-4960

03/11 Victoria (Wallmapu) : Incendie de deux résidences secondaires. Revendiqué par la Resistencia Mapuche Malleco exigeant le départ des colons du territoire Mapuche.

03/11 Bachkirie (Russie) : Explosion d’un train de charbon, le faisant dérailler et se renverser. Sabotage aussi de pylônes électriques et de voies ferrées. https://attaque.noblogs.org/post/2024/11/20/russie-et-territoires-ukrainiens-occupes-resistance-radicale-du-28-octobre-au-17-novembre-2024/

04/11 Royaume-Uni : Libération de 23 poules d’une ferme à oeufs. Revendiqué en mémoire de l’antispéciste Barry Horne, tué par la prison en 2001 suite à des grèves de la faim. https://unoffensiveanimal.is/2024/11/04/twenty-three-hens-liberated-in-memory-of-barry-horne/

04/11 Pedro Aguirre Cerda (Chili) : Incendie d’un bus en commémoration des 6 ans de la mort du compagnon Kevin Garrido. https://attaque.noblogs.org/post/2024/11/17/pedro-aguirre-cerda-chili-attaque-incendiaire-dun-bus-de-la-red-a-six-ans-de-la-mort-de-kevin-garrido/

06/11 Berlin (Allemagne) : Les fenêtres de BwConsulting, consultant stratégique pour l’armée allemande, ont été brisées et des tags ont été laissés sur les murs. https://actforfree.noblogs.org/2024/11/07/windows-of-bwconsulting-strategic-consultancy-firm-of-the-german-army-smashed-berlin-germany-november-6th-2024/

07/11 Nueva Imperial (Wallmapu) : Incendie de 9 machines forestières, dont des camions, des débusqueurs et des camionnettes. Revendiqué par l’ORT Lafkenche Leftraru de la Coordinadora Arauco Malleco, pour la libération des prisonniers politiques Mapuche, en la mémoire de ceux tombés dans la lutte, pour le territoire et l’autonomie. https://www.resumenlatinoamericano.org/2024/11/08/nacion-mapuche-un-nuevo-sabotaje-dejo-varios-camiones-y-otros-vehiculos-incendiados/

07/11 Yemassee (Etats-Unis) : Evasion de 40 singes destinés à la vivisection d’une usine d’élevage. https://animalliberationpressoffice.org/NAALPO/2024/11/07/40-non-human-primates-escape-from-vivisection-breeder-in-south-carolina/ 

07/11 Santiago (Chili) : Sortie incendiaire anarchiste avec barricades et molotovs sur la police devant un lycée. Revendiqué en solidarité avec le prisonnier politique Ayekan en détention provisoire. https://attaque.noblogs.org/post/2024/11/23/chili-agitation-anarchiste-et-blocages-routiers/

07/11 Saint-Denis (La Réunion) : Un agent de contrôle du réseau Citalis a été agressé. https://dingueries.noblogs.org/?p=1167

08/11 Zografou (Grèce) : Attaque incendiaire contre un bâtiment administratif de l’université polytechnique, revendiqué par des incendiaires. https://attaque.noblogs.org/post/2024/11/16/athenes-grece-la-passion-de-la-destruction-est-une-passion-creatrice/

09/11 Brême (Allemagne) : Incendie de deux camionnettes d’une succursale du fabricant d’armes Kaefer. Revendiqué contre les nombreux partenariats et implications de l’enterprise dans le secteur de l’armement, mais aussi du nucléaire et du pétrole/gaz. https://bureburebure.info/un-apercu-des-actions-decentralisees-contre-les-transports-castor-lenergie-nucleaire-et-en-memoire-de-sebastien-briat/ https://de.indymedia.org/node/470820

09/11 Province de Como (Italie) : Destruction d’un piège Larsen, revendiquée par l’Animal Liberation Front – Wolf Brigade. https://unoffensiveanimal.is/2024/11/25/the-animal-liberation-front-destroy-a-larsen-trap/

10/11 Halle-sur-Saale (Allemagne) : Vitres cassées avec des pierres aux locaux de l’agence publicitaire Ströer. Revendiqué en solidarité avec Johann (dont le visage a été affiché sur des panneaux publicitaires pendant sa cavale) et tou.tes les antifas persécuté.es et emprisonné.es. https://attaque.noblogs.org/post/2024/11/13/halle-sur-saale-allemagne-vitres-casses-chez-stroer-la-solidarite-doit-devenir-pratique/

11/11 Bruxelles (Belgique) : Tags et fracassage de vitres de l’agence immobilière RE/MAX contre son rôle et sa complicité avec la colonisation israélienne de la Cisjordanie. https://bruxellesdevie.com/2024/11/12/bruxelles-lagence-immobiliere-re-max-grand-investisseur-des-colonies-israeliennes-prise-pour-cible/

11/11 Korydallos (Grèce) : Manifestations devant les prisons de la ville en solidarité avec les compas en détention provisoire suite à l’explosion mortelle d’une bombe dans un appartement, et à l’affaire qui s’en est suivie contre des anarchistes. https://athens.indymedia.org/post/1632687/

12/11 Lebu (Wallmapu) : Incendie d’une cabine de contrôle du parc éolien. Revendiqué par Weichan Auka Mapu en exigeant justice pour plusieurs compagnons assassinés. 

12/11 Toulouse (France) : Un CRS hors service reconnu et tabassé par une quinzaine de personnes. https://dingueries.noblogs.org/?p=1082

13/11 Nancy (France) : Un voyageur sans titre de transport agresse le contrôleur du train. https://dingueries.noblogs.org/?p=1167

~14/11 entre Fort Saint James et New Aiyansh (Canada) : Cloutage de milliers d’arbres contre le gazoduc PRGT. https://bccounterinfo.org/2024/11/14/tree-spiking-targeting-prgt-pipeline/

14/11 Briançon (France) : Expulsion du squat du Boulodrome Libre, ouvert un mois plus tôt. https://valleesenlutte.org/spip.php?article798

14/11 Saintes (France) : Evasion d‘un détenu de la maison d’arrêt de Saintes. https://dingueries.noblogs.org/?p=1084

?/11 Santiago (Chili): Durant les premières semaines de novembre, sortie incendiaire avec molotovs, barricades et affrontements avec les flics devant un lycée. Revendiqué par des anarcho-nihilistes dans le cadre du mois de Novembre Noir en mémoire de Kevin Garrido, et en solidarité avec toustes les compas en prison au Chili et dans le monde. https://abolitionmedia.noblogs.org/12693/

17/11 Argentine : Des anarchistes antispécistes ont libéré 10 poules d’une ferme. https://dingueries.noblogs.org/?p=1209

17/11 Macomer (Sardaigne) : Manifestation bruyante de solidarité devant le CPR. https://ilrovescio.info/2024/11/22/bello-come-un-cpr-che-brucia/

17/11 Komotini (Grèce) : Le squat Utopia A.D. a été réoccupé et réinvesti pour la 5e fois. https://athens.indymedia.org/post/1632805/

17/11 Toulouse (France) : Incendie d’une voiture de MT énergies, entreprise de panneaux solaires photovoltaïques. Revendiqué dans le cadre de la journée de solidarité avec Kyriakos et les anarchistes poursuivi.e.s après l’explosion dans l’appartement d’Ampelokipi. https://lille.indymedia.org/spip.php?article36840

18/11 Héraklion (Grèce) : Une centaine de personnes ont défendu et empêché l’expulsion du squat Evagelismos contre une opération de police. https://athens.indymedia.org/post/1632807/

18/11 Belgique : 9 banques BNP Paribas ont été attaquées dans différentes villes (Bruxelles, Anvers, Liège, Gand, Verviers) en brisant les vitres et avec de nombreux tags ou peinture à l’extincteur. Revendiqué contre les investissement de la BNP dans le fabricant d’armes israélien Elbit Systems. https://bruxellesdevie.com/2024/11/23/palestine-actions-simultanees-contre-bnp-dans-toute-la-belgique

19/11 Bayonne (France) : 34 panneaux publicitaires de JCDecaux ont été fracassés dans toute la ville. https://attaque.noblogs.org/post/2024/11/22/bayonne-pyrenees-atlantiques-sale-temps-pour-les-panneaux-publicitaires/#more-57476

19/11 Dorset (Royaume-Uni) : Destruction de deux tours de chasse. https://unoffensiveanimal.is/2024/11/27/two-hunting-towers-destroyed/

20/11 Austin (États-Unis) : Un boucher a été incendié. https://animalliberationpressoffice.org/NAALPO/2024/11/22/arson-at-austin-butcher-shop-texas-usa/

22/11 Java Oriental (Indonésie) : Incendie d’un bâtiment du campus d’une université. Revendiqué par un.e anarchiste individualiste en solidarité avec Nikos Romanos et tou.tes les prisonnier.es anarchistes. https://attaque.noblogs.org/post/2024/12/04/java-oriental-indonesie-incendie-dun-batiment-du-campus/#more-57550

22/11 Thuir (France) : Évasion (de courte durée) d’un prisonnier lors d’un transfert en HP. https://dingueries.noblogs.org/?p=1145

23/11 Holsbeek (Belgique) : Rassemblement devant le centre fermé pour femmes, en contact avec les prisonnières à l’intérieur. https://www.gettingthevoiceout.org/solidarite-avec-les-femmes-enfermees/

24-25/11 Milan (Italie) : Emeutes avec barricades incendiaires et affrontements avec les flics deux jours de suite après un meurtre policier. https://abolitionmedia.noblogs.org/12765/

25/11 L’Oie (France) : Incendie de huit engins de chantier du groupe Charpentier. Revendiqué contre la participation du groupe auxc chantiers de méga-bassines. https://attaque.noblogs.org/post/2024/11/25/loie-vendee-communique-de-revendication-stop-megabassines-action-charpentier/

25/11 Amsterdam (Pays-Bas) : Deux voitures de KPN (un des principaux opérateurs mobiles du pays) ont été attaquées : l’une incendiée, l’autre en brisant ses vitres. Revendiqué contre son sponsor d’un salon d’armement. https://dingueries.noblogs.org/?p=1161

25/11 Lincolnshire (Royaume-Uni) : Incendie de deux camions d’un abattoir. Revendiqué par le Howling Wolf Commando en mémoire de Lobo (un.e anarchiste tué.e par une frappe turque après avoir rejoint la lutte au Rojava). https://dingueries.noblogs.org/?p=1159

25/11 Munich (Allemagne) : Incendie de deux pelleteuses du grand groupe de BTP Strabag. https://sansnom.noblogs.org/archives/23782

26/11 Brême (Allemagne) : Attaque du siège d’OptoPrecision (entreprise qui développe des technologies de surveillance) avec des molotovs, pierres et plusieurs litres de liquide inflammable. Revendiqué par des anti-autoritaires contre la collaboration de l’entreprise avec flics et armée, et en souvenir de Kyriakos. https://attaque.noblogs.org/post/2024/11/28/breme-allemagne-feu-et-flammes-pour-ceux-qui-profitent-de-la-peur/

27/11 Bruxelles (Belgique) : série d’actions dans le cadre de l‘appel international à intensifier la lutte contre le génocide en Palestine : brisage de vitres et tags de plusieurs banques BNP Paribas Forti. https://bruxellesdevie.com/2024/12/05/bruxelles-nouvelles-actions-simultanees-pour-la-palestine/

27/11 Philadelphie (États-Unis) : Inondation d‘une maison du PDG de Ghost Robotics qui avait déjà été taguée et dont les vitres avaient été brisées en octobre, à l’aide d’un tuyau glissé à travers un petit trou dans une porte. Revendiqué par des anarchistes contre les chiens robots de Ghost Robotics utilisés en Palestine occupée et à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. https://dingueries.noblogs.org/?p=1207

27/11 Caen (France) : Ouverture d’un nouveau squat dans une ancienne clinique vétérinaire. https://fr.squat.net/2024/12/02/caen-ouverture-d-un-nouveau-squat-et-rendus-de-jugement/

28/11 Rennes (France) : Un contrôleur des titres de transport s’est fait casser le nez en voulant contrôler quelqu’un. https://dingueries.noblogs.org/?p=1167

28/11 Paris (France) : Gluage de serrures et mousse expansive dans les distributeurs une BNP, tags sur la BNP, Carrefour des agences immobilières ou d’autres banques. Revendiqué par des anarchistes du Gang AntiZionist Action pour la journée internationale de solidarité avec la Palestine, contre les cibles qui financent le génocide. https://stuut.info/Peinture-mousse-glue-ces-objets-soutiennent-la-Palestine-5253

28/11 Manchester (Royaume-Uni) : Tags et destruction de vitres des bureaux d’Allianz. Revendiqué par Palestine Action contre les investissements de l’entreprise dans Elbit Systems. https://imginn.com/p/DC9FgKSoTHX/

28/11 Rome (Italie) : Incendie de 16 voitures et une camionnette de Italferr, filiale de Ferrovie dello Stato Italiane. Revendiqué par des anarchistes incendiaires contre la guerre, le militarisme et le nationalisme. https://darknights.noblogs.org/post/2024/12/04/rome-italy-incendiary-attack-against-italferr-militarism-and-nationalism/

29/11 Athènes (Grèce) : Le squat anarchiste Zizania a été re-re-squatté 5 mois après sa dernière expulsion. https://athens.indymedia.org/post/1633064/

29/11 France : Libération de 24 dindes/dindons d’un abattoir, revendiquée par des anarchistes. https://unoffensiveanimal.is/2024/12/08/the-animal-liberation-front-helps-chickens-free-from-exploitation/

?/11 : Nançois et Gondrecourt (France) : Fin novembre, afin d’empêcher les travaux de réhabilitation de la voie en vue du projet Cigéo, un rail a été tordu à l’aide d’un cric bouteille. https://lille.indymedia.org/spip.php?article36854