Vive l'Anarchie - Semaine 51, 2018

Sommaire

Compte rendu du procès de « l'Echarde »

Publié le 2018-12-17 09:52:05

Le mardi 4 décembre, le squat l’Echarde était assigné au tribunal d’instance de Montreuil pour une procédure d’expulsion.



Le mardi 4 décembre 2018, le squat l’Echarde était assigné au tribunal d’instance de Montreuil pour une procédure d’expulsion. Le tribunal ayant malencontreusement été touché par un incendie volontaire (pour notre plus grand plaisir), le procès a eu lieu dans une petite salle prêtée par la mairie pour l’occasion. Nous sommes, en compagnie du Jardin d’Alice, assignés en justice par l’EPFIF (qui voyait dans le même temps son colloque perturbé dans les locaux du Monde). Alors qu’on devrait s’attendre à devoir affronter les plaignants (l’EPFIF), c’est l’avocat du Jardin d’Alice qui nous a le plus attaqué. Maître Marc Ganilsy, défenseur de nombreux « squats d’artistes », n’a en effet pas caché l’opposition de nos pratiques, affirmant (très justement) que nous sapions « 15 ans de son travail sur les conventions ». Le conventionnement, théorisé par Ganilsy comme « l’urbanisme temporaire », est une pratique anti-squat et une arme de gentrification permettant à des propriétaires de se faire payer un loyer par les artistes plutôt que d’embaucher des vigiles ou de remettre dans le giron de lÉtat des occupant-es rrresponsables. Rapidement à cours d’arguments juridiques, l’avocat du Jardin d’Alice a choisi la stratégie de la terreur, affirmant à la juge que nous étions « des personnes dangereuses », et que l’Écharde était « l’antichambre de l’Acte IV » [des Gilets Jaunes]. Ce n’est pas le cas, mais peut-être pour un prochain acte ?

Nous aurons le rendu de la décision le 4 janvier. En attendant, il est toujours possible de faire vivre le lieu en participant aux événements (voir le programme de décembre) ou en se rendant à l’AG du lieu touts les dimanches.

Squat partout !

Berne, Suisse : Constructeur de taules en feu – 11 décembre 2018

Publié le 2018-12-17 17:16:04

Dans la nuit du mardi 11 décembre, une voiture du constructeur Implenia a été incendiée rue de Lorraine à Berne.

Cet incendie fait notamment partie de la résistance contre le chantier d’extension de la prison de Bässlergut à Bâle, mais aussi contre toutes les prisons et les camps. Implenia est impliquée dans le chantier d’agrandissement de cette taule.

Beauoup de choses ont été écrites [1] sur les raisons d’attaquer l’extension de cette prison et toutes les prisons, ainsi que sur la responsabilité de la firme Implenia :

Weil am Rhein, Allemagne : Incendie d’un engin du constructeur Implenia, en charge du chantier de la prison de Bässlergut à Bâle

Fribourg, Suisse : Attaque incendiaire d’un collabo de la machine à expulser (et à enfermer)

Sur la lutte contre la prison de Bässlergut et les pratiques insurrectionnelles (en allemand)

 

[Traduit de l’allemand de Barrikade.info]


NdT:

[1] Sur les trois textes mis en lien dans ce communiqué, deux d’entre eux ont été traduits en français ici même.

Bâle, Suisse : Attaque de l’institut de médecine légale, rouage de la machine du fichage génétique – 16 novembre 2018

Publié le 2018-12-17 17:17:04

L’institut de médecine légale (IRM) de Bâle s’occupe entre autres d’analyser les traces ADN et de créer des profils ADN. Ces profils sont transmis à la base nationale de données ADN.

L’institut de médecine légale travaille en étroite collaboration avec divers procureurs et exécute leurs ordres.
Cet institut ne fait pas uniquement partie des autorités répressives mais il est en partie responsable de l’application répressive et disciplinaire de cette technologie.
Pour ces raisons, nous avons attaqué au marteau la façade de l’entrée en verre de l’institut dans la nuit du 16 novembre 2018.

Des personnes pourvues de mauvais gènes…

[Traduit de l’allemand de Barrikade.info, 12. Dezember 2018]

Noël aura-t-il lieu ? Fil d'info sur la semaine du 17 au 23 décembre

Publié le 2018-12-17 17:20:05

Information sur la semaine, rendez-vous de mobilisation, suivi et quelques lectures glanées à gauche à droite.





Notes

[1les comparutions immédiates ont lieu tous les jours ouvrés de 14h jusqu’à épuisement des prévenu.es

Haute-Savoie : Les chasseurs se plaignent des actes de vandalisme

Publié le 2018-12-18 10:06:03

extrait Dauphiné Libéré / samedi 15 décembre 2018

[…] Constatez-vous une montée en puissance des actes de vandalisme envers les chasseurs ?
André Mugnier, président de la Fédération des chasseurs de Haute-Savoie : « Oui, c’est notable, et on peut évidemment penser que c’est en lien avec l’accident de Montriond [où, le 13 octobre, une balle « perdue » d’un chasseur a tué un mec qui faiusait du VTT; NdAtt.]. Dans certains secteurs des maisons de chasse sont saccagées, des miradors sciés et cela se produit un peu plus sur du côté du Vuache, sur Saint-Julien, Jonzier-Épagny, ces temps-ci. Les “agrainoirs” sont détruits alors qu’ils sont là pour éloigner les sangliers des zones agricoles justement…  Des plaintes ont été déposées à la gendarmerie. »

« Même les panneaux installés pour signaler la présence des chasseurs sont vandalisés », déplore le président de l’Association communale de chasse agréée de Chaumont.

Lyon : Vandalisme à la fac lors du blocage

Publié le 2018-12-18 10:06:05

France3 / vendredi 14 décembre 2018

Les portes de l’Université Lyon 2 sont fermées ce vendredi 14 décembre en raison d’actes de vandalisme survenus hier dans l’enceinte de l’établissement.
[…] La raison de cette fermeture émane de la Présidence de l’université qui a pris la décision de ne pas ouvrir les campus de Bron et des quais en raison d’un blocage qui a dégénéré dans la journée du 13 décembre. L’Université rouvrira ses portes lundi 17 décembre matin. […]
« Sur le campus des Berges du Rhône, des bonbonnes de gaz ont été subtilisées sur la zone chantier du bâtiment Clio, les accès de secours ont été bloqués et les personnels et étudiant(e)s déjà sur le campus empêché(e)s de sortir« , détaille l’université sur Twitter. Sur le campus de Bron, la chaufferie a été ouverte par effraction. De nombreux tags sont également visibles sur les murs et les vitres du campus, des meubles ont été sortis et une voiture de service de sécurité a été immobilisée.

« L’établissement rouvrira selon de nouvelles modalités permettant de garantir l’accès à l’université. Les accès seront limités sur les campus et la présentation de la carte étudiante (ou certificat de scolarité et carte d’identité) ou de la carte professionnelle de l’établissement sera requise », précise l’université sans donner de date précise de réouverture.

Soutenus par les enseignants non titulaires de Lyon 2, les étudiants sont notamment mobilisés contre « toute augmentation des frais d’inscription à l’université » notamment pour les étrangers., contre « Parcoursup », « le plan licence ». Ils réclament également « la hausse des moyens alloués par le gouvernement à l’enseignement supérieur et à la recherche ». […]

Toulouse : Viz et Lou ne stoppent pas les flammes

Publié le 2018-12-18 10:06:06

La Dépêche du Midi / lundi 17 décembre 2018

L’école élémentaire Pierre et Marie Curie (Minimes) a été victime, ce dimanche matin aux alentours de 9 heures, d’un incendie volontaire qui a considérablement endommagé l’entrée des enseignants et du personnel, rue Baptiste-Marcet à Toulouse. Sous l’entrée, une poubelle bleue, sur laquelle ont été posées des palettes de bois, a suffi à déclencher un feu qui a ravagé les portes d’entrée, faisant éclater des tuiles au plafond et se propageant dans le hall d’entrée où, au sol, ironie du sort, « seul un livre d’enfants n’était pas consumé : Vinz et Lou, stoppent la violence », confie, consternée, Sophie Aracil, la directrice de cette école classée en réseau d’éducation prioritaire (REP).

Ce sont 359 enfants qui sont scolarisés du CP au CM2 et répartis dans vingt classes. Si l’incendie a été rapidement maîtrisé par les sapeurs-pompiers, alertés par un parent d’élève, les dégâts sont considérables et ont, en premier lieu, des conséquences sur les cours qui pourraient être annulés cette semaine.

Ce lundi, seule une soixantaine d’enfants ont été accueillis au gymnase de l’école. La grande majorité des parents avait été invitée dimanche soir à ne pas envoyer leur enfant à l’école le lendemain, le temps de l’évaluation finale des dégradations par les services municipaux (commission de sécurité) et les experts. Les travaux de décontamination ont commencé et pourraient durer trois semaines, selon l’inspection académique.

Il faut faire le maximum pour assurer la rentrée des classes après les vacances de Noël. Selon la directrice de l’école, « tout le bâtiment est touché : le hall d’entrée est hors d’usage, l’alarme incendie est hors service, même si elle a fonctionné correctement, tout le bâtiment est pour l’instant interdit d’accès, il y a de la suie dans les vingt classes, du sol au plafond, sur les murs, les mobiliers, les cahiers, les dessins d’élèves ; il n’y a plus de chauffage, plus d’électricité… C’est triste de voir ça ».

Maxime Boyer, maire de quartier, dénonce sur son compte Twitter « un incendie criminel ». Une enquête est en cours pour déterminer les causes de cet incendie qui touche un « symbole de l’éducation, une école, c’est lamentable », glisse éberlué un habitant du quartier. Les polices nationale et municipale étaient sur les lieux, dimanche, de même que les services de l’éducation nationale et les services municipaux étaient à pied d’œuvre pour inventorier les dégâts. Manifestement, les auteurs de cet incendie volontaire ont agi sans être vus et il n’y a aucune caméra de vidéosurveillance dans la rue. […]

 

[По Rусский]

Nouvelle loi sur le FNAEG : ça à bougé !

Publié le 2018-12-18 10:07:02

Site d’info sur la lutte contre le fichage ADN / mardi 11 décembre 2018

Bon alors !
Suite à l’amendement dont on parlait mi-novembre concernant le FNAEG dans le cadre de la loi sur la justice, la CNIL a émis une réserve importante, et du coup y’a eu quelques articles qui en ont parlé un peu… Vous pouvez le lire ici.
Comme la classe politique fait semblant que la CNIL serve à quelque chose, les députés ont modifiés leur amendement, pour supprimer les phrases concernant la recherche par « lien direct » et la partie « codant « non codant ». A lire ici.

Ouf !
Non, on rigole.
En fait, leur modification c’est « presque » du bidon.
On reprend. Amendement du 4 décembre :
« Supprimer les alinéas 8 à 10. »
donc, supprimer les alinéas 8 à 10 du premier amendement du 6 novembre soit :
« « I D. – L’article 706‑56‑1‑1 du code de procédure pénale est ainsi modifié :
« 1° Au premier alinéa, les mots : « en ligne directe » sont supprimés ;
« 2° Au second alinéa, les mots : « non codants » sont supprimés. » »

SAUF, que dans cet amendement du 6 novembre, il reste :
« « I A. – Les deuxième et dernière phrases du deuxième alinéa et l’avant-dernier alinéa de l’article 706‑54 du code de procédure pénale sont supprimés. »

Et du coup, l’article 706-54 du code pénale, avant dernier aliéna c’est quoi? c’est ça :
« Les empreintes génétiques conservées dans ce fichier ne peuvent être réalisées qu’à partir de segments d’acide désoxyribonucléique non codants, à l’exception du segment correspondant au marqueur du sexe. »

DONC AU FINAL :
On supprime bien la notion d’ADN non codant. C’est à dire qu’on élargit le FNAEG a une base de données de profil génétiques hyper complète où on trouvera : sexe, maladie, généalogie, origine géographiques et ethniques…
A l’heure où le progrès sur l’ADN via notamment la recherche de généalogie est en plein buzz (aux états unis c’est dingue), ça fait bien flipper du potentiel que les flics (et donc le gouvernement) pourront savoir sur les personnes fichés…
Ce que supprime l’amendement du 6 décembre, c’est la recherche par parenté indirect (frère, soeur, cousin…) ainsi que la comparaison via l’ADN codant :
Article 706-56-1-1
« Lorsque les nécessités d’une enquête ou d’une information concernant l’un des crimes prévus à l’article 706-55 l’exigent, le procureur de la République ou, après avis de ce magistrat, le juge d’instruction, peut requérir le service gestionnaire du fichier afin qu’il procède à une comparaison entre l’empreinte génétique enregistrée au fichier établie à partir d’une trace biologique issue d’une personne inconnue et les empreintes génétiques des personnes mentionnées aux premier et deuxième alinéas de l’article 706-54 aux fins de recherche de personnes pouvant être apparentées en ligne directe à cette personne inconnue.
Le nombre et la nature des segments d’ADN non codants nécessaires pour qu’il soit procédé à cette comparaison sont fixés par arrêté du ministre de la justice et du ministre de l’intérieur. »
La CNIL sera satisfaite et l’amendement passera très certainement comme ça. Sous pression de la police bien entendu qui attend ça depuis des années (on y reviendra dans un prochain article). C’est de l’enfumage complet. Surtout, qu’au vu de l’évolution du FNAEG, on sait pertinemment, qu’à la prochaine loi ou décret, ils modifieront encore une petite phrase ou supprimeront un alinéa, qui élargira encore et encore le pouvoir du FNAEG.

C’est pourquoi il est plus qu’urgent et nécessaire de diffuser et de rependre la pratique du refus de prélèvement ADN avant d’être totalement engouffré dedans…

Coulounieix-Chamiers (Dordogne) : Le laboratoire départemental d’analyse en feu [MAJ du 22 janvier]

Publié le 2018-12-18 10:07:03

France Bleu / lundi 17 décembre 2018

Un enchevêtrement de poutres noircies et de matériels calcinés. Voila le triste spectacle qu’offrent ce lundi les locaux du laboratoire d’analyse et de recherche de la Dordogne, après le violent incendie qui a ravagé dimanche 16 décembre une partie des locaux situés à Coulounieix-Chamiers.
Ce lundi 17 décembre, les experts des assurances se sont rendus sur place pour évaluer l’importance des dégâts, qui sont considérables. La facture pourrait atteindre 15 millions d’euros. 1000 m² de bâtiments qui accueillaient notamment toute la partie analyses ont été détruits. Les 1500 m² de locaux restant, qui hébergent notamment le département vétérinaire, n’ont pas été touchés par les flammes. La suie en revanche s’y est accumulée, avec un risque pour les équipements de pointe qu’il abritait. […]

Mis en service en 2003, le laboratoire départemental d’analyse et de recherche de la Dordogne compte parmi ses clients des collectivités, des cantines, des hôpitaux, des entreprises agroalimentaire du département, de toute la France et même de l’étranger, comme Lactalis ou encore les hôpitaux de Bordeaux. […]

*****

France Info / lundi 17 décembre 2018

Le bâtiment date d’une quinzaine d’années seulement. Des équipements de haute technologie, un savoir-faire qui lui permettait d’honorer des demandes bien au-delà du département, tout cela est parti en fumée dimanche matin. […]
Le bâtiment, lourdement équipé, a été à moitié détruit. Il devra être complètement rasé et reconstruit, et les personnels vont devoir s’adapter. Le coût global du sinistre pourrait avoisinner les 15 Millions d’Euros. 120 professionnels qualifiés sont concernés par la cellule de crise qui vient d’être mise en place. Il s’agit en grande partie d’une activité d’analyses vétérinaires. […]

[По Rусский]

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Mise-à-jour du 22 janvier : trois ans de travaux en vue

FranceBleu / vendredi 18 janvier 2019

[…]  Les 120 employés n’ont pratiquement pas arrêté de travailler depuis, malgré quelques jours de chômage technique, et le Conseil départemental est sur le pont pour assurer la continuité de service.
Pour les clients, depuis début janvier, c’est presque comme si rien ne s’était passé, même si le laboratoire est obligé de sous-traiter pour certaines analyses. En revanche, pour les employés, on est encore loin du retour à la normale, même si petit à petit, le renouveau arrive.
À commencer par le matériel : une grande partie des machines ont été détruites dans l’incendie. Les nouvelles ont été commandées, certaines sont arrivées il y a trois jours dans le service de santé animale. […]
Maintenant, ils travaillent entre les cartons, sur trois sites différents : les bureaux des espaces verts et des service des routes du département, ainsi que l’IUT de Périgueux.
[…] Des travaux sont en cours : la partie administrative du laboratoire, la seule qui n’a pas brûlé, va être transformée en laboratoire, ce qui va donner 60 mètres carré de plus. Ensuite, il faudra fonctionner dans ces installations pendant au moins trois ans, le temps de reconstruire des locaux neufs. Pour cela, le département a prévu plus de 7 millions d’euros dans le budget 2019, dont la moitié pour racheter du matériel neuf.

Saint-Julien-des-Landes, France : L’antenne relais d’Orange cramée, couchée – 11 décembre 2018

Publié le 2018-12-19 13:50:04

Dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 décembre à Saint-Julien-des-Landes (Vendée), une antenne relais téléphonique située rue du Cimetière a été incendiée. Le pylône appartenait à la société Orange. « Des individus auraient dérobé des pneus et des bombes aérosols pour les placer au pied de l’antenne avant d’y mettre le feu. »

De fortes explosions et la lueur des flammes ont fait sortir des riverains de leur sommeil. Les pompiers des Achards et de La Roche-sur-Yon sont rapidement intervenus et ont maîtrisé les flammes qui menaçaient le central téléphonique et le garage Renault à proximité.

L’opérateur Orange a mis au sol le mât de l’antenne par mesure de sécurité. Par ailleurs, l’entreprise a fait savoir qu’une antenne provisoire serait installée prochainement (reste à savoir où). Le maire, Joël Bret, met la pression pour que cette antenne soit opérationnelle au plus vite car de nombreuses personnes sont désormais déconnectés.

Quant à l’antenne définitive, il faudra compter plusieurs semaines voire plusieurs mois avant son installation. Les gendarmes ont lancé une enquête.

[Reformulé de la presse, 17.12.2018]

Pau et son agglo, France : Les DAB se sabotent à la pelle – 19 décembre 2018

Publié le 2018-12-19 13:50:05

Dans la nuit de lundi 18 à mardi 19 décembre, plusieurs distributeurs automatiques de billets ont été sabotés à Pau, mais aussi à Morlaàs. A chaque fois, la technique de sabotage est simple et reproductible: des écrans recouverts à bombe de peinture (ici jaune) et les lecteurs de cartes et sorties des billets obstrués de mousse polyuréthane expansive.

A Morlaàs, ce sont entre autres les DAB extérieurs des agences de La Poste, place Sainte-Foy, et du Crédit agricole, rue Bourg-Mayou, qui sont dorénavant hors-service. A Pau, un distributeur d’une agence du Crédit agricole est inutilisable pour au moins une semaine, voire plus. 

On apprend par La République des Pyrénées, qu’il y a eu au total pas moins d’une quinzaine de DAB sabotés.

Ces dernières semaines, les sabotages de DAB s’enchaînent aux quatre coins de l’Hexagone, avec des procédés multiples et inventifs. Comme à Fougères (35) le 8 décembre, à Varilhes (Ariège) le 3 décembre, à Gournay-en-Bray (Seine-Maritime) le 26 novembre, où six distributeurs de diverses agences ont été recouverts de peinture noire, ou encore à Calais le 19 novembre.

[Reformulé de la presse, 19.12.2018]

Saint-Germain-en-Laye, France : Déconnecter ce monde au coin de la rue…

Publié le 2018-12-21 07:56:04

Un article de 78Actu nous apprend que des armoires de raccordement à la fibre optique (appelées aussi « PMZ » pour « Point de Mutualisation de zone ») desservant le quartier Bel-Air de Saint-Germain-en-Laye sont régulièrement la cible de sabotage: des mains malfaisantes fracturent la porte et y arrachent ou sectionnent les câbles, causant des coupures d’Internet, de télévision et de téléphone fixe dans les alentours.

L’armoire principalement visée est située rue Emmanuel-Chabrier, à proximité du groupe scolaire Marie-Curie, et appartient à Orange.

L’opérateur impacté prévoit de renforcer la solidité des serrures, précisant que les charnières des portes sont également l’un de ses points faibles.

La mairie prévoierait d’installer une caméra de surveillance au-dessus de l’armoire.

Athènes, Grèce : Attaque explosive contre le siège d’une chaîne de télévision – 17 décembre 2018

Publié le 2018-12-21 07:57:04

L’explosion d’une puissante bombe a détruit les fenêtres et dévasté les bureaux de la télévision d’extrême-droite grecque SKAI TV, à Athènes, lundi 17 décembre. Personne n’a été blessé, puisque des appels téléphoniques ont été passés à l’avance, de façon à ce que le bâtiment soit évacué.
SKAI* est l’une des plus grosses chaînes télé de Grèce et un porte-voix des politiques réactionnaires, qui causent de gros problèmes à de larges secteurs de la population grecque.

Il y a eu des dégâts à tous les étages et tous les travaux de réparation s’annoncent énormes.

Dans une époque où le monde tend vers une direction de plus en plus réactionnaire, les actions qui défendent les gens d’institutions barbares comme SKAI deviennent de plus en plus communes.

[Traduction de l’anglais par Attaque, légèrement revue]

NB: selon les médias, le Premier ministre Alexis Tsipras (SYRIZA) a dénoncé un «attentat contre la démocratie». Précisément.

NdT: *qui appartient à la famille d’armateurs Alafouzos, qui possède aussi l’influent quotidien I Kathimeriní

Bâle, Suisse : Retour de flammes pour des profiteurs de guerres et de prisons – 16 décembre 2018

Publié le 2018-12-21 07:58:03

Avent, Avent, deux voitures brûlent !

Elle traverse les époques tel un fil noir, la violence insurrectionnelle, contre la domination de toutes les couleurs et de toutes les tendances.
En dépit de toutes les tentatives d’intégration, de toute répression, de tout désespoir et désarroi apparents, la passion de la liberté continue de flamber aujourd’hui.

Dans la nuit de samedi à dimanche 16 décembre, ces flammes se sont propagées à deux véhicules. D’abord, une voiture de l’entreprise Siemens. Tout au long de son histoire, de sa participation active au national-socialisme à la fabrication de matériel de guerre et de contrôle, en passant par le développement des technologies dites « intelligentes », Siemens a toujours été dans le collimateur des insurgé.e.s. Le progrès technologique est tout sauf un processus neutre mais plutôt la prochaine étape de l’histoire de l’expropriation capitaliste. Puis une camionnette du constructeur Implenia, qui s’enrichit en construisant des prisons, des camps et des temples de la répression. 

Que crève ce vieux monde !

Vive l’anarchie !

[Traduit de l’allemand de Barrikade (17.12.2018) via Aus dem Herzen der Festung]

Arcueil (Val-de-Marne) : On sait où t’habites

Publié le 2018-12-21 08:03:03

extrait du Parisien / lundi 17 décembre 2018

Les murets qui entourent la maison du président de l’Institut national sur la recherche agronomique (Inra), Philippe Mauguin, à Arcueil ont été tagués dimanche midi. La nature des deux graffitis « zoo criminel » ne laisse guère de doute sur la visée de ces inscriptions, écrites en noir et rouge. Selon nos informations, des activistes auraient agi dimanche entre 11 heures et 13 heures alors que le haut fonctionnaire n’était pas chez lui. Les policiers du Kremlin-Bicêtre, saisis de l’enquête, soupçonnent des militants antispécistes, […].

Et pour cause : la mission de l’Inra est d’associer science et technologie pour améliorer les techniques de l’agriculture et de l’élevage en France. Il travaille sous la double tutelle du ministère chargé de la Recherche et du ministère chargé de l’Agriculture. Et à ce titre, cette administration est forcément dans le collimateur des antispécistes, au même titre que les boucheries. Deux commerces de viande avaient d’ailleurs été vandalisés dans fin août à Fontenay-sous-Bois. […]

Philippe Mauguin , Président-Directeur Général de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA). Le 24 février 2018 à Paris au Salon International de l’Agriculture.

Est-ce une première dans ce quartier pavillonnaire très calme ? Dans le voisinage de président de l’Inra, plusieurs adolescents évoquent « des graffitis antispécistes sur les publicités affichées dans le métro, à la station Laplace, mais jamais sur son domicile ». Au sujet de Philippe Maugin [voilà sa gueule, si quelqu’un.e veut a envie d’aller se balader à Arcueil… ; NdAtt.], tous évoquent « un homme gentil et discret ».
Ce week-end, il ne leur a pas échappé qu’il avait tenté tant bien que mal d’effacer ces inscriptions aux allures de menaces.
Contacté, Philippe Mauguin, n’a pas souhaité faire de commentaire mais l’Inra a précisé qu’il avait porté plainte.

Vaucluse : Trois armoires de la SNCF incendiés

Publié le 2018-12-21 08:04:02

La Provence / jeudi 20 décembre 2018

Trois armoires électriques ont été incendiées dans la nuit de mercredi à jeudi le long d’une voie SNCF, près des communes de Montdragon et Lapalud dans le Vaucluse, a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie du département. Les faits, clairement « volontaires », ont eu lieu vers 3h du matin, a précisé à l’AFP le commandant en second du groupement de gendarmerie du Vaucluse, chargé de la communication. Aucune revendication n’a été faite et aucun indice sur place ne permet pour l’instant de privilégier une thèse quelconque, du sabotage délibéré au simple acte de malveillance. Ce type d’incidents n’avait encore jamais été constaté par les enquêteurs de la gendarmerie dans ce secteur.

 

La mobilisation lycéenne marque le pas, la répression frappe [MAJ 22/12]

Publié le 2018-12-21 08:05:02

Mantes-la-Jolie (Yvelines) : Quand on dit « justice expéditive »

Le Parisien / jeudi 20 décembre 2018

Interpellé mercredi matin, écroué jeudi soir. Un lycéen de Mantes-la-Jolie a été condamné par le tribunal correctionnel de Versailles à 6 mois de prison ferme, assortis d’un mandat de dépôt, rapporte le site d’information 78 Actu. L’adolescent, majeur depuis mai dernier, était jugé en comparution immédiate, après les violences en marge des manifestations lycéennes au début du mois. Les trois mineurs interpellés en même temps que lui sont placés sous contrôle judiciaire.
Poursuivi pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, détention de substances ou produits explosifs et destruction de biens d’autrui, cet élève de Terminale STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) au lycée Saint-Exupéry est soupçonné de faire partie de ceux qui ont jeté une dizaine de bouteilles de gaz dans des poubelles enflammées.

Le garçon, sans le moindre antécédent judiciaire, dément avoir participé à cet acte. Il reconnaît toutefois avoir jeté un cocktail Molotov, expliquant s’être laissé entraîner par la foule. Ses regrets exprimés au tribunal n’ont pas suffi à convaincre les juges.

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Compiègne (Oise) : Tentative de faire continuer avec les manifs, mais il y a des arrestations

Le Parisien / jeudi 20 décembre 2018

Cela fait bientôt deux semaines que cela dure. De manière irrégulière. Une nouvelle fois, ce jeudi matin, les lycéens de Mireille Grenet à Compiègne ont perturbé la circulation au niveau de leur établissement. Ils manifestent contre la réforme du bac et Parcoursup. Un rassemblement qui a encore une fois dérapé et tourné à l’affrontement avec les policiers du commissariat de Compiègne venus pour disperser le mouvement.
Cela a donné suite à jets de projectiles sur les fonctionnaires. Trois mineurs, inconnus des services jusque-là, ont alors été interpellés. Ce jeudi soir, ils étaient encore placés en garde à vue.

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Corbeil-Essonnes (Essonne) : Les flics se vengent

Le Parisien / jeudi 20 décembre 2018

Une semaine après les violences urbaines en marge des manifestations lycéennes, une vague d’interpellations s’est déroulée à Corbeil-Essonnes. 14 personnes ont été placées en garde à vue. « Tous les épisodes violents ont donné lieu à des enquêtes. » Jean-François Papineau, le numéro 1 de la police dans l’Essonne, rappelle ce principe après plusieurs jours marqués par des émeutes en marge des manifestations lycéennes dans le département. « C’est un acte grave de s’en prendre à des personnes dépositaires de l’autorité publique », reprend-il.
Ce mardi, une semaine après les faits et à la suite d’une étude de la vidéosurveillance et de la téléphonie, 14 personnes ont été interpellées à Corbeil. Trois majeurs ont été déférés ce jeudi et font l’objet d’une ouverture d’information judiciaire. Les autres, mineurs, ont été placés en garde à vue puis remis à leurs parents en attendant une convocation ultérieure.
Le 6, le 7 et le 10 décembre, plusieurs policiers avaient essuyé des jets de pierres, de cocktails Molotov devant le lycée Robert-Doisneau. Les jeunes cagoulés étaient ensuite allés se réfugier dans la cité voisine des Tarterêts. C’est d’ailleurs dans ce quartier que la plupart des suspects ont été arrêtés, à leur domicile.
Lors de ces violences urbaines, plusieurs policiers avaient été blessés par des projectiles. L’un des fonctionnaires s’est vu prescrire 21 jours d’ITT (Interruption temporaire de travail). En garde à vue, plus de la moitié des mis en cause ont reconnu, en partie, les faits qui leurs sont reprochés : à savoir, a minima, la participation à un attroupement armé.
Des jeunes avaient déjà été arrêtés à chaque fois sur place lors des émeutes. Par ailleurs, d’autres enquêtes ont mené à des interpellations ces dernières heures à Savigny-sur-Orge et Montgeron. Là aussi pour des émeutes et des caillassages de forces de l’ordre aux abords des établissements scolaires.

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Avignon : Tu rentres au bahut le matin, tu ne sais pas quand tu sortira… de GAV

La Provence / jeudi 20 décembre 2018

Le 4 décembre dernier, devant les lycées Robert-Schumann et Philippe-de-Girard, au cours de manifestations, plusieurs poubelles avaient été incendiées devant le campus. Plusieurs lycéens avaient pris à partie les policiers et les CRS. Les policiers avaient été caillassés et un homme de la Bac avait été blessé derrière la tête par un projectile.
Mardi, à l’issue de leur enquête, après l’exploitation de la vidéosurveillance, et en accord avec le proviseur du lycée Schumann, trois élèves ont été interpellés au sein de l’établissement : deux mineurs avignonnais de 15 et 16 ans, et un majeur de 19 ans. Dans le même temps, hier, se sachant recherchés par les policiers, deux autres élèves, un de 15 ans et un de 18 ans, ont décidé de se présenter au commissariat, accompagnés de leurs parents. Tous ont été placés en garde à vue, durant laquelle ils ont reconnu les faits.
Quatre d’entre eux ont été déférés hier et le dernier, le majeur, sera déféré demain. Tous répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes, le juge des enfants pour les mineurs, le tribunal correctionnel pour les deux majeurs.

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Guingamp (Côtes-d’Armor) : Les blocages se poursuivent, mais dans le calme (encadrés par les Jaunes)

Ouest France / jeudi 20 décembre 2018

La mobilisation lycéenne aura été plus faible que celles des semaines précédentes, ce jeudi matin à Guingamp. Environ 80 lycéens se sont réunis pour défiler en ville, avant de se réunir place du Centre, et de voter sur les modalités de leurs futures actions. […]
Réunis place du Centre, les lycéens ont voté : ils suivront les appels à la grève futurs de l’Union nationale lycéenne et ont nommé un comité d’action.
Encadrée par quelques Gilets jaunes, la manifestation s’est ensuite dispersée dans le calme. Les lycéens prévoyaient ensuite de retourner en cours.

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Montpellier : Blocage surprise du lycée

Midi Libre / jeudi 20 décembre 2018

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas dans les établissements montpelliérains. Ce jeudi 20 décembre au matin, alors que la semaine a été relativement calme, certains élèves de Joffre ont bloqué à nouveau l’entrée du lycée, peu avant 8 h. […]

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Mise-à-jour du 22 décembre : Une dizaine d’interpellations pour les manifs du 6 et 7 décembre à Avon et Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne)

Le Parisien / vendredi 21 décembre 2018

Une dizaine d’élèves vont devoir rendre des comptes devant la justice pour leur attitude lors des manifestations lycéennes, à Avon et Dammarie-les-Lys, respectivement les 6 et 7 décembre dernier. Six lycéens, dont une adolescente, ont dû s’expliquer sur leur comportement violent lors de tensions devant l’établissement France-Uruguay, à Avon. Ils sont soupçonnés, à des degrés divers, d’avoir commis des dégradations, à l’aide d’un moyen dangereux, d’avoir commis des violences volontaires et des outrages envers les policiers.
L’un d’eux a d’ailleurs été brûlé au visage et une mineure de 17 ans a eu les cheveux brûlés.
A Dammarie-les-Lys, les cinq mineurs, originaires des villes alentour, sont soupçonnés d’avoir brûlé l’entrée du lycée Joliot-Curie, le 7 décembre. Agés de 15 à 17 ans, ils devront comparaître devant le juge des mineurs. Ils ont tous reconnu les faits.

Bonnée (Loiret) : Incendie à la mairie (MAJ du 24/01 : trois personnes interpellées)

Publié le 2018-12-21 08:09:02

France Bleu / jeudi 20 décembre 2018

La mairie de Bonnée, un village situé à l’est d’Orléans dans le Loiret, entre Saint-Benoît-sur-Loire et Sully-sur-Loire a été visée par un incendie volontaire. L’établissement a été endommagé dans la nuit de mercredi à jeudi. Le procureur de la république de Montargis, Loïc Abrial, a confirmé l’information. « Les dégâts sont essentiellement au rez-de-chaussée, la fumée a noirci l’entrée et tous les bureaux sont incendiés, » décrit le maire de la commune qui est sur place depuis le milieu de la nuit, prévenu par les pompiers.

Des pneus ont été placés contre la porte d’entrée et enflammés une partie du bâtiment. Cela s’est passé vers deux heures du matin. L’incendie a détruit les portes et la fumée a envahi tout le rez-de-chaussée. La brigade de gendarmerie de Gien est chargée de l’enquête. Des techniciens en investigation criminelle sont sur place pour déterminer l’origine de l’incendie. Mais c’est sans doute « un acte malveillant », a précisé le parquet de Montargis qui est chargé du dossier.
Les élus et le personnel de la mairie sont sous le choc. Le maire Michel Auger ne fait aucun amalgame avec l’actualité, « c’est déplorable », réagit-il, « irrecevable, je fais simplement un constat. » Il précise qu’il espère que « les caméras de surveillance permettront de faire avancer l’enquête. »

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Mise-à-jour du 24 janvier 2019 : trois personnes interpellées

FranceBleu / jeudi 24 janvier 2019

Deux hommes ont été interpellés dimanche dernier, le troisième ce lundi après-midi dans le cadre de l’enquête sur l’incendie volontaire de la mairie de Bonnée, dans le Loiret. Ils sont âgés 37, 31 et 21 ans. L’un est originaire de Vieilles-Maison sur Joudry (près de Lorris), un autre de Gien. Le troisième dispose plusieurs adresses mais a été arrêté à Saint-Jean-de-Braye. L’un est auto-entrepreneur, les deux autres sont sans emploi.

Selon Loic Abrial, le procureur de Montargis, ce sont « des gilets jaunes habitués à manifester ces dernières semaines sur le rond-point Tournebride de Bray-Saint Aignan »,  petite commune située sur la route de Gien. C’est à partir de là que les gendarmes de la brigade de recherche de Gien ont pu remonter leur périple dans la nuit du 19 au 20 décembre dernier : via des témoignages et   vidéo-surveillance  de caméras de plusieurs villages voisins, leur véhicule a été signalé à plusieurs endroits. Notamment à proximité du radar des Bordes, détérioré dans la nuit, puis près de la mairie de Bonnée. Des pneus avaient été placés contre la porte d’entrée et avaient enflammé une partie du bâtiment municipal causant d’importants dégâts.

Deux  sont en détention provisoire, le troisième a été placé sous contrôle judiciaire, ils seront jugés selon la procédure de comparution immédiate ce vendredi. Tous trois disent avoir voulu s’attaquer à des symboles de l’Etat  reconnaissent les faits. Très choqué par l’incendie qui a ravagé une partie de sa mairie, Michel Auger le maire de Bonnée sera présent au procès.

Angers: alvarium arrangé !

Publié le 2018-12-22 10:00:04

Ce sur quoi il ne faut pas compter

Avant d’analyser ce qui a pesé en faveur de la fermeture, il convient de pointer les acteurs institutionnels qui, à tous les niveaux, ont eu une attitude légère voire complaisante envers l’essaim de mouches à merde. La préfecture s’est tenue au-dessus de la mêlée, communiquant au compte-goutte sur la question mais faisant preuve d’un déploiement de forces de police ahurissant de disproportion lors de la première manifestation du 24 février. Fait révélateur, bien que classique, la police protégeait l’alvarium en faisant face aux manifestant-e-s pendant que les fascistes paradaient dans leur dos (jusqu’à ce qu’un flic leur intime de regagner la niche). Aussi, à plusieurs reprises, nous avons constaté aux abords de l’alvarium la présence d’équipages de police en faction.

La mairie a fait preuve d’une relative complaisance et son action n’est guère allée au-delà de l’adoption d’un vœu (pieux) proposé par l’opposition en conseil municipal le 28 mai, soit quatre longs mois après l’ouverture du local. Une commission de sécurité limitant à 19 personnes la jauge du local aura été le summum de la radicalité de nos édiles. Cette position de retrait n’est guère surprenante puisque la majorité municipale compte au moins deux élus issus de la frange la plus réactionnaire de la droite. L’un d’eux reste adhérent à Sens Commun, l’émanation politique de La manif pour tous. Qui plus est, la tentation a été forte de renvoyer dos à dos fascistes et antifascistes, comme si la question de l’implantation d’un local d’extrême-droite dans un quartier populaire ne concernait pas les élu-e-s et qu’il s’agissait là d’un épiphénomène impliquant deux bandes rivales. Pour contrer ce discours réducteur, il a fallu marteler aux angevin-e-s que le fascisme n’est pas une opinion comme les autres et que le combat contre l’alvarium nous concernait tou-te-s.

Une des caractéristiques de la lutte contre l’alvarium a donc été la propension de chaque acteur de poid à se défausser sur les autres. La préfecture renvoie la mairie à ses responsabilités. La mairie en appelle à la toute-puissance de l’état afin de rétablir l’ordre public. A un moindre niveau, l’agence immobilière Foncia marmonne sans cesse qu’elle est dépendante des décisions du syndic, le propriétaire complaisant se garde bien de se dévoiler, etc. Tout le monde se passe la patate chaude et attend qu’un autre fasse le premier pas, au mépris des voisin-e-s et habitant-e-s du quartier. Une nouvelle fois le RAAF a eu confirmation, qu’en matière d’antifascisme, il ne faut rien attendre d’autre des institutions qu’un bal de faux-culs qui avancent d’un pas pour reculer de deux.

Ce qui a pesé positivement

Le long travail de renseignement (2) mené en amont par le RAAF a été crucial. Bien connaître des militants qui n’en sont pas à leurs premières frasques permet de rapidement jauger le rapport des forces en présence. Savoir dès l’été 2017, que Baudoin Le Nalio était locataire du 85 avenue Pasteur a permis, par recoupement et élimination, de dévoiler avant même l’officialisation du lieu (le 27 janvier 2018) l’adresse exacte de l’alvarium. Cela évite de se réveiller abasourdi à l’annonce de l’ouverture d’un local néo-fasciste et de vite pouvoir passer à l’action.

L’alvarium et ses déconvenues ont fait les choux gras de la presse locale. La masse de renseignements méticuleusement accumulée nous a offert une position confortable vis-à-vis d’une presse quotidienne régionale en demande. En effet, elle ne dispose pas de connaissance fine de tout le pan de l’extrême-droite qui agit en dehors du champ institutionnel.

Il faut aussi souligner l’importance des médias militants qui travaillent sur l’extrême-droite. Un portail comme La Horde permet une expression exempte du filtre journalistique ainsi qu’une mutualisation rapide de l’information. Cela permet de produire les analyses indispensables issues de ce travail de collecte d’informations éparses qui parfois semblent même triviales. Soit dit en passant, à l’avenir, une plus forte coordination des groupes antifascistes nous semble indispensable. Nous n’en ferons pas l’économie si nous voulons faire face à la montée de l’extrême-droite à laquelle nous assistons en France et un peu partout dans le monde.

Le RAAF a pu bénéficier d’un soutien massif lors de ses appels à manifester. La liste des organisations et collectifs qui appelaient à manifester le 24 février contre l’alvarium est large (3) et présageait d’une mobilisation importante. Pour jauger du soutien dont nous allions bénéficier dans cette lutte à venir, il était nécessaire de commencer par organiser une manifestation qui dépasserait l’habituel public strictement militant. Grosse réussite ! Celle-ci a rassemblé 600 personnes dans les rues de la ville et nous a permis d’entamer notre campagne d’actions en confiance car porté-e-s par un vrai soutien populaire.

Nous avons également pris acte qu’il fallait ménager les appels à manifester pour faire au moins à chaque fois aussi bien. Une pression constante sur l’alvarium venue de toutes parts a reposé sur une grande variété des modes d’intervention. Rassemblement devant la mairie, banderoles sous leurs fenêtres à plusieurs reprises pour réaffirmer notre volonté de fermer le local, action en commun avec Alternative Libertaire où nous avons rebaptisé un square à deux pas de l’alvarium du nom de notre camarade Clément Méric, diff’ de tracts aux habitants du quartier et aux voisin-e-s dans l’immeuble du 85 avenue Pasteur, etc. : rien n’a été négligé. Une forme de harcèlement constant a été indispensable pour faire rendre gorge à l’alvarium.

C’est là qu’il nous faut louer la diversité des modes d’action. En menant une opération de peinturlurage nocturne de leur façade en rouge vif, certain-e-s ont permis de stigmatiser les militants d’extrême-droite aux yeux de toute la ville. La honte leur a collé aux basques puisque la façade est restée défigurée plusieurs mois et que les graffitis vengeurs s’y sont multipliés poussant certain-e-s esprits à la baptiser la « maculée conception ».

Des opposant-e-s au local ont aussi su se décaler et pourrir les membres de l’alvarium jusque chez eux. Là encore cette forme de stigmatisation a opéré à plein sur des fachos parfois peu à l’aise avec leurs convictions lorsqu’il s’agit de les assumer publiquement et en dehors de la protection de la bande. A tel point que certains ont décidé de ne plus apparaître publiquement alors que jusqu’à présent l’impunité était de mise. Ainsi, ils avaient fièrement posé en groupe après avoir intimidé une AG d’étudiant-e-s de la fac de droit à Saint Serge. Quelques mois plus tard, certains visages de la fameuse photos étaient désormais floutés. Respectabilité et fascisme ne font pas bon ménage.

Tout cela prouve que la lutte a été prise à bras le corps par des militant-e-s nombreux et aux approches variées. Il est certain que les fafs ont perdu pied face à des adversaires imprévisibles et que cela a contribué à briser leur dynamique. Avec un lieu et des militants ostracisés, le projet de l’alvarium a été soufflé avant même d’avoir décollé. Même les plus jeunes, intéressé-e-s par l’aspect « culturel » (boire des coups entre blancs de bonne famille) qui auraient pu faire de futures recrues ont tôt fait de déserter les lieux. Sans doute les parents ont-ils craint pour leur progéniture. Gardons à l’esprit qu’à part d’innombrables beuveries, le local n’a organisé guère plus de 4 ou 5 soirées politiques. Et encore, nous comptons les 2 interventions calamiteuses de J.-E. Gannat qui ressert à une audience clairsemée son voyage en Syrie aux frais de Bachar. Quant aux « maraudes » pour venir en aide aux « SDF français », les militants de l’alvarium n’ont pas risqué la tendinite à mener de pures opérations de communication aussi vides de sens que les sacs de denrées distribués.

Il faut enfin souligner que l’implantation dans le quartier a pesé lourd. La connaissance préalable de certain-e-s militant-e-s associatifs ainsi que les liens tissés rapidement avec certain-e-s habitant-e-s et des commerçant-e-s du quartier ont permis aux militant-e-s antifascistes de travailler sereinement dans le quartier. De notre côté, nous pouvions informer les habitant-e-s sur l’alvarium et ses membres et réciproquement rien des affres subies par les fafs ne nous échappait. Croyez-nous, le bouche-à-oreille est presque aussi rapide que les réseaux sociaux. Il est évident que nous nous sommes parfois heurté-e-s à une certaine forme de réticence bien naturelle à notre égard. Il a aussi fallu un petit moment pour que la peur cède la place à une vraie défiance vis-à-vis des fafounets. Défiance qui a parfois mené à la confrontation physique.

Le contexte national et les causes internes de l’échec de l’alvarium

2018 aura été l’année où le GUD a tenté de se donner un nouveau visage au travers d’une volonté d’implantation de locaux de son « Bastion Social ». Des implantations ont eu lieu à Lyon, Strasbourg, Marseille, Clermont-Ferrand, etc. avec plus où moins de succès. L’opposition antifasciste a été vive. Après une courte sidération, le panel des actions organisées un peu partout contre ces locaux a entraîné une émulation. Chaque collectif local piochait et s’inspirait du travail politique des camarades antifascistes de l’hexagone. Il faut noter que l’alvarium a voulu jouer cavalier seul et malgré ses relents fétides, le groupe ne s’est pas rattaché à l’étiquette « Bastion Fécal ». Nos fiers catho-tradis rechignaient à s’associer à une frange « athée » de l’extrême-droite. De fait, ils se sont coupés d’une dynamique qui paraissait prometteuse en ce début d’année 2018 et se sont tirés une balle dans le pied.

Notre petite clique fasciste a toujours eu un fonctionnement de « bande » plus que de groupe politique. Certains se prennent pour des hooligans et préfèrent la confrontation et parader en ville. Cette logique de rue est usante et rien de constructif ne peut en sortir. Le projet de « communauté sociale » trop contraignant de l’alvarium amène forcément des tensions à la longue. La routine aride du travail social entre en contradiction avec la perception romantique du militantisme de nos jeunes bourgeois. Et puis, il ne faut pas négliger que certains traînent des casseroles. Paul-Alexis Husak, alors mineur, a été arrêté à Calais lors de la tentative de blocage de la ville par Dégénération Identitaire.

Il a encore récemment été convoqué au commissariat après avoir lancé une chaise sur des manifestant-e-s. Nous en passons des meilleures. François-Aubert Gannat est en attente du délibéré en appel pour une des deux affaires pour lesquelles il a été condamné. Les fascistes à la petite semaine découvrent que, malgré leur extraction sociale, l’impunité n’est pas absolue, surtout lorsqu’il s’agit de rechercher un emploi… Si on ajoute à ce tableau un chef de bande (dénomination plus juste que « porte-parole ») instable, narcissique et à l’âme de martyr, qui prend rarement les bonnes décisions, qui la joue seul contre tous en s’attirant des inimitiés jusque dans son propre camp politique, qui tweete avec la vivacité et la finesse de Trump, vous conviendrez que leur plus grosse faiblesse est interne et qu’elle se nomme absence d’intelligence collective.

Rapidement, suite aux actions antifascistes qui ont contribué à vider le local, la question financière est devenue centrale pour la survie de l’alvarium. Clairement, l’auto-financement n’a jamais marché. Les tentatives d’appel public à financement et le faible écho rencontré ont signé le délitement d’un projet initial grandiose.

A moyen terme aussi la perspective s’assombrissait : lancement d’une procédure d’expulsion locative pour 2019, perte d’énergie engendrée par les demandes de mise en conformité en vue de l’accueil du public, cohabitation dans un appartement d’un projet collectif qui est aussi le lieu de vie d’un militant, (Baudoin le Nalio aura vécu plusieurs mois volets baissés, terré comme une bête traquée), fonctionnement affinitaire qui vire à la consanguinité. La liste des ennuis prévisibles et ingérables est longue !

L’échec était si patent que beaucoup croyaient l’alvarium déjà fermé. C’était déjà une petite victoire pour nous même s’il était impensable de s’en contenter.

Rester sur la brèche

S’ils sont si nuls, vous pourriez nous rétorquer qu’il n’y a qu’à les laisser patauger dans leur misère intellectuelle. Le hic c’est que le plus souvent la bande agit de manière détournée en se donnant un jour présentable sur les réseaux sociaux et en multipliant les associations/collectifs amis qui leur permettent d’avancer masquer. Ainsi en va-t-il de leur projet de « jardin communautaire » ou de leurs vaines tentatives d’implantation dans le mouvement des gilets jaunes. Leur enjeu majeur aujourd’hui s’ils ne veulent pas disparaître est de recruter au moins quelques nouveaux militant-e-s. Nous gardons aussi à l’esprit que leur fonctionnement en meute peut conduire à des violences physiques de rue comme cela a été trop régulièrement le cas à Angers où Nantes. De plus, le groupe reste facilement corvéable pour jouer les petites frappes, par exemple en servant de service d’ordre improvisé lors des soirées du Cercle Anjou Conférences.

Nous gardons à l’esprit que le consensus antifasciste a joué en notre faveur sur le quartier populaire de Savary, même si pour nous cet avantage n’est pas un acquis éternel. Notre responsabilité est aussi de travailler à reconquérir une forme d’hégémonie culturelle que nous pensons avoir perdue. Il s’agit d’éviter de s’enfermer dans des postures antifascistes préconstruites et trop peu questionnées. L’antifascisme c’est l’affaire de tou-te-s, que ce soit au sein des syndicats, des mouvements politiques, des assos de quartier, des clubs de sport ou dans sa vie quotidienne. En conséquence gardons-nous de devenir des prestataires de service attitrés à la chasse aux fafs.

En attendant, ne gâchons pas notre plaisir, congratulations à tou-te-s les acteurs de cette victoire. Chantons en choeur : On a fermé l’alvarium !

1 – Petite rectification du slogan floqué sur les tee-shirts de l’alvarium et manifestement sorti de l’esprit enclin à la martyrologie de J.-E. Gannat : « De défaite en défaite jusqu’à la victoire ! »

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2 – Par renseignement, nous n’entendons rien d’autre que la récolte et la compilation d’infos le plus souvent « offertes » publiquement par les fascistes. Ne fantasmez aucune barbouzerie.

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3 – Alternative Libertaire 49, Le Cercle, Le Cri des Caves, Coordination Pas Sans Nous 49, Collectif Émancipation, CNT 49, Collectif de Soutien Aux Sans-Papiers 49, Ensemble 49, France Insoumise 49, FSU 49, Jeunes Communistes 49, Liberté Égalité Animale 49, Nouveau Parti Anticapitaliste 49, Nuit Debout Angers, PCF 49, Réseau Angevin Antifasciste, Rudy’s Back, UNEF Angers, UNL Angers, Union Syndicale Solidaires 49, des individu·e·s.

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Vaucluse, France : Un bon moyen pour perturber les flux – 20 décembre 2018

Publié le 2018-12-22 10:22:04

Trois armoires électriques ont été incendiées dans la nuit de mercredi à jeudi 20 décembre le long d’une voie SNCF, près des communes de Montdragon et Lapalud dans le Vaucluse, a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie du département.

Ces incendies, dont l’origine volontaire ne fait aucun doute, ont eu lieu vers 3h du matin, a précisé à l’AFP le commandant en second du groupement de gendarmerie du Vaucluse, chargé de la communication. « Aucune revendication n’a été faite et aucun indice sur place ne permet pour l’instant de privilégier une thèse quelconque, du sabotage délibéré au simple acte de malveillance. Ce type d’incidents n’avait encore jamais été constaté par les enquêteurs de la gendarmerie dans ce secteur ».

[Repris de laprovence.com, 20.12.2018]

Bonnée (45), France : L’institution de proximité incendiée – 20 décembre 2018

Publié le 2018-12-22 10:23:03

La mairie de Bonnée, un village situé près de Sully-sur-Loire dans le Loiret, a été visée par un incendie volontaire qui a endommagé l’édifice dans la nuit de mercredi 19 à jeudi 20 décembre, a-t-on appris auprès de la mairie et de la gendarmerie. Selon un responsable municipal de la commune de 700 habitants, des pneus ont été placés contre la porte d’entrée et enflammés vers 02h00. L’incendie a détruit les portes et la fumée a envahi tout le rez-de-chaussée.

 

[Repris de la presse,

Col de l’Arzelier (Isère), France : Le sabotage a eu raison de l’industrie du tourisme – 20 décembre 2018

Publié le 2018-12-22 10:23:05

Le conseil municipal a décidé, ce jeudi 20 décembre, la fermeture définitive de la station de ski. Une annonce prévisible pour le Col de l’Arzelier en proie aux difficultés financières. La cagnotte, lancée par le maire de la commune le mois dernier, n’a pas été suffisante pour sauver la petite station familiale.

Deux « actes de malveillance » auraient mis un terme à tout espoir d’ouverture cet hiver, selon le maire. La dameuse et le télésiège ont été victimes de dégradations à la mi-décembre, pour lesquelles des plaintes ont été déposées. Impossible pour la commune d’assumer les 13 000 euros de coûts. Le conseil municipal a voté, ce jeudi 20 décembre, la « fermeture définitive en tant que régie communale », deux jours avant la saison hivernale.

[Repris de la presse, 21.12.2018]

La Haye, Pays-Bas : Balade anarchiste à Schilderswijk pour le dixième anniversaire du meurtre d’Alexis Grigoropoulos – 15 décembre 2018.

Publié le 2018-12-22 10:24:04

La nuit dernière (15 décembre 2018), une dizaine d’anarchistes ont déambulé dans le quartier de Schilderswijk à La Haye (1). Cinq banderoles ont été accrochées à différents endroits des tracts intitulés « Solidarité avec les révolté.e.s » ont été répandus.

Des milliers de mini-tracts ont également été diffusés dans toute la zone avec le texte : « Ces nuits sont pour Alexis : assassiné par la police grecque il y a dix ans. Pour la révolte. Pour l’anarchie. »

Le texte du tract « Solidarité avec les révolté.e.s » :

« Ce mois de décembre marque le dixième anniversaire du meurtre d’Alexis Grigoropoulos, tué sous les balles de la police grecque. Sa mort a déclenché un long mois de révolte qui s’est propagée à toute la Grèce et au-delà. Cette révolte a permis aux gens d’ouvrir de nouvelles façons de s’organiser et de voir un nouveau monde en rejetant l’autorité de l’État.

Dix ans plus tard, l’idée de révolte refait surface. Depuis plusieurs semaines, des troubles ont lieu en France et les gens demandent la démission du président. Les manifs ont commencé en réaction à l’augmentation du prix du gazole mais par effet boule de neige, ça vire en insurrection générale contre le pouvoir de l’État (2). Un État qui ne bénéficie qu’aux riches.

Le mouvement n’a ni chef, ni parti politique qui le contrôle et aucune ligne politique. Les soi-disant revendications formulées par les diverses assemblées ne reflète qu’une chose : l’ensemble du système politique et économique peut aller en enfer !

« Nous ne sommes pas des chiens capables de rester en cage ! » – Prisonniers à Curaçao (3).

Cette semaine des prisonniers de Curaçao se sont révoltés contre les mauvaises conditions dans lesquelles ils sont enfermés. La bouffe qu’ils leur servent est pourrie et les soins médicaux ne sont pas à la hauteur. Les prisonniers exigent une solution immédiate et refusent d’avoir recours à un quelconque intermédiaire et exigent de parler au ministre.

L’État français a d’ores et déjà incarcéré des centaines de personnes après les émeutes qui se sont déroulés partout dans le pays. Mais comme le démontrent les prisonniers de Curaçao : même en prison il est impossible de faire taire la révolte !

Vive la révolte !

Vive l’anarchie !

[Traduit de l’anglais de Autonomen den Haag]

« La révolte est partout »

« Solidarité – Vive l’Anarchie ! »

« D’Athènes à Paris, jusqu’à La Haye… »

« politiciens voleurs Salauds »

Ndt :

(1) Sur l’agitation anarchiste dans ce quartier, notamment à la suite du meurtre policier de Mitch Henriquez (et la répression qui s’en est suivie), on pourra relire ce texte : Interdiction de territoire contre des anarchistes dans un contexte de répression plus large à La Haye

(2) Nous ne partageons pas cette courte présentation enthousiaste du mouvement des Gilets Jaunes. A certains endroits, des chefs émergent, des réactionnaires et confusionnistes ont pignon sur rue ; le citoyennisme est bien implanté (même si aucun mouvement social n’en a été épargné jusqu’à présent). Ce mouvement est bien trop hétéroclite pour en tirer un bilan aussi positif, même si simultanément, pas mal de choses nous ont enthousiasmées (émeutes et saccages des villes-prisons, multiplication des actions de blocage et de sabotage de centres commerciaux, propagation des flammes de la révolte du centre à la périphérie, contre les structures et symboles de l’État et du capital (mairies, centre d’impôts, préfectures, sociétés gestionnaires d’autoroutes, stations-service, banques, horodateurs, concessionnaires automobiles, etc..) ainsi que de leurs êtres en chair et en os à leur service (politiques, flics, pour ne citer qu’elles/eux).

(3) Île des Caraïbes qui fait partie du Royaume des Pays-Bas, davantage réputée pour son cadre paradisiaque (ses criques et ses immenses récifs coralliens) que pour sa taule…

Saint-Vulbas (01), France : Sabotage des veines du capital – 20 décembre 2018

Publié le 2018-12-22 10:24:05

Jeudi 20 décembre , vers 4 heures, une armoire de noeud de raccordement à la fibre optique a été volontairement incendiée sur le Parc industriel de la Plaine de l’Ain (Pipa).

Les incendiaires ont forcé l’armoire au pied de biche, ont placé un pneu et des journaux devant et ont déversé un produit inflammable dessus.

Les incendiaires devaient être très bien renseignés, car rien n’indiquait extérieurement qu’il s’agissait d’un noeud de raccordement à la fibre optique.

Cinquante entreprises ont été directement privées de tout accès à Internet et des dizaines d’autres l’ont été indirectement, les noeuds de raccordement du Pipa étant reliés entre eux.

[Repris de la presse locale, 20.12.2018]

Les experts à ambert : saison 1, épisode 2

Publié le 2018-12-22 19:27:05

Déjà il peut être important de donner quelques repères chronologiques. Les éléments analysés ont été saisis le 28 mars 2018 lors de 3 perquisitions simultanées à Ambert. Les analyses n’ont débuté que le 25 mai à la demande de la juge d’instruction en charge de l’affaire. Celle-ci a demandé à ce que les résultats lui soient remis le 30 juin. Elle a reçu le rapport d’expertise génétique le 3 août et le rapport d’expertise informatique le 17 septembre. Le rapport sur les rapprochements de traces biologiques avec d’autres inscrites aux FNAEG lui a été remis le 26 octobre. Les résultats ont été transmis à la défense début novembre.

Pour rappel, le matériel informatique a été analysé par l’IRCGN de Pontoise (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale). En tout, ce sont cinq ordinateurs qui ont été décortiqués. Trois de ces machines étaient cryptées avec LUKS (système de chiffrement de disque dur disponible avec Linux) et n’ont pas pu être exploitées par les méchants. C’est toujours une bonne nouvelle de mettre les flics en échec même s’il faut garder en tête que les disques durs qui n’ont pas pu être décryptés sont quand même copiés et que si un jour les algorythmes de déchiffrement utilisés par les keufs sont plus performants, ils pourront peut-être avoir accès aux informations.

Dans le même temps, le matériel biologique était envoyé au laboratoire Biomnis de Lyon. On compte essentiellement parmi les 14 éléments analysés des brosses à dents, des mégots et des gants. L’expertise a permis de déceler huit profils ADN, six profils dits masculins et deux profils dits féminins. Seuls deux de ces profils correspondent à des identités déjà inscrites au FNAEG. Par contre, les informations génétiques de trois profils non identifiés correspondent avec des traces d’ADN prélevées dans le cadre d’autres procédures, une rattachée à l’INPS de Paris et les deux autres à l’INPS de Toulouse (Institut National de Police Scientifique).

Nul doute que le tandem infernal police/justice cherchera à utiliser ces résultats pour tenter de créer la chimère tant recherchée : un réseau anarchiste articulé entre plusieurs lieux. A la fin de ce texte y a trois liens qui racontent un peu des instructions similaires en cours dans d’autres coins du pays. Qu’ils s’amusent comme ils veulent avec leurs manipulations, en attendant on fait passer ces quelques infos en espérant que ça puisse filer des billes à d’autres qui seraient/pourraient se retrouver dans ce genre de situation. Parce que la machine judiciaire tire aussi sa force du voile opaque qui l’entoure, on continuera de trouver du sens à rendre visibles leurs mouvements autant que possible.

Que crève la justice, ses procédures et ses experts !

Big up aux incendiaires du tribunal de Montreuil et à toutes ceux qui s’en prennent aux rouages de la répression !

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– Instruction de Limoges : https://labogue.info/spip.php?article292

– Instruction de Toulouse : https://iaata.info/Toulouse-une-instruction-en-cours-pour-une-action-au-siege-de-l-UMP-en-2015-2708.html

– Instruction de Bure (attention article repris de la presse mainstream mais assez détaillé) : https://bureburebure.info/bure-le-zele-nucleaire-de-la-justice-article-de-presse/

Deux juges et un proc' croqués

Publié le 2018-12-22 19:27:07

Lundi 17 décembre 2018, on était plusieurs au tribunal de grande instance de Bobigny pour soutenir un pote sans-papiers qui passait pour une histoire de falsification d’identité.



Il ne sera pas question ici de son procès, ni des autres qui ont eu lieu ce jour là dans la 18e chambre correctionnelle (inculpations pour vol et escroquerie, outrage à agents des forces de l’ordre, etc.), même s’il y aurait beaucoup à dire sur la Justice de classe qui est rendue systématiquement dans ce genre d’affaires.

Ici, il n’est question que de quelques dessins pour documenter la personnalité de celles et ceux qui n’ont de cesse de vouloir décrypter les nôtres, de personnalités, avec leurs enquêtes bidons et leurs experts psychiatres, psychologues et autres spécialistes qui finissent par juger nos vies plutôt que des faits précis. Bon, c’est pas comme si la bonne vieille Justice à l’ancienne c’était « mieux », mais force est de constater que c’est de pire en pire dans la manière « subjective » dont la Justice est rendue.

Et là, on a un panel édifiant :

Lille : Procès renvoyé en mai pour les personnes inculpées des attaques antispécistes

Publié le 2018-12-22 19:29:02

20 Minutes / vendredi 21 décembre 2018

Onze devantures vandalisées entre mai et août 2018. En quelques semaines, Lille est devenue la capitale de l’activisme antispéciste. En septembre, deux suspects ont fini par être arrêtés et poursuivis pour « dégradations volontaires en réunion ». Leur procès, qui devait se tenir le 14 décembre, a été reporté au mois de mai 2019. Retour sur une affaire très particulière.
« Le renseignement intérieur avait été mis sur le coup, c’est dire si le dossier a été pris au sérieux par les autorités », témoigne un avocat des parties civiles. Car en parallèle des actions de dégradations de onze commerces de la métropole lilloise, des appels au meurtre ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. [sic ! NdAtt.]

[…] L’enquête a permis de mettre en examen deux suspects, une jeune femme de 22 ans et un homme de 31 ans. Tous deux sont des activistes qui participent régulièrement dans toute l’Europe aux manifestations antispécistes.
Ils ont été confondus par l’ADN retrouvé sur les briques lancées, notamment contre la devanture de L’Esquermoise, une boucherie du centre-ville de Lille. Il s’agissait du premier coup d’éclat d’un trio d’activistes filmé par une caméra de vidéosurveillance.
Par la suite, le scénario sera quasiment toujours le même : deux ou trois personnes se présentent en pleine nuit face à la devanture visée et sortent des pavés d’un sac à dos. Les pavés sont lancés sur la vitrine. En même temps, à l’aide de bombes de peintures, sont tagués des slogans antispécistes.
Selon nos informations, le même genre de bombes de peinture sera retrouvé chez les suspects lors de perquisitions, en septembre. Un autre élément a permis à la police de faire le lien : les vêtements de deux activistes, interviewés masqués par une chaîne de télévision [sic ! NdAtt.], ont été retrouvés chez les prévenus.
A l’époque, six personnes avaient été placées en garde à vue. Seulement deux ont donc été mises en examen et pour seulement trois faits commis à Lille : la boucherie L’Esquermoise, le 15 mai, la poissonnerie Le Petit Mousse, le 18 mai, et le restaurant Canard Street, le 4 juin.
Huit autres dégradations de commerce ont pourtant été répertoriées dans les semaines suivantes : deux Mc Do, sur la grand-place de Lille et à Lesquin, deux Buffalo Grill, à Lesquin et Wambrechies, la rôtisserie lilloise, Les 3 Coqs, ou encore la fromagerie Madame à Wambrechies, le 17 juillet, puis son homologue de Lille, Les bons Pâturages, deux jours plus tard. Mais rien n’a pu être démontré pour cette série de faits.
« Ce qui me rend malheureux, c’est qu’on soit obligés de casser pour se faire entendre » [à quoi de bon « se faire entendre » par les personnes mêmes qu’on combat ? ; NdAtt.], a expliqué l’un des deux prévenus lors de l’audience reportée, niant cependant les faits qui lui sont reprochés. […]

Saint-Gaudens (Haute-Garonne) : Les statues de Maréchaux décapitées

Publié le 2018-12-22 19:29:04

La Dépêche du Midi / samedi 22 décembre 2018

Le «monument des trois maréchaux» de Saint-Gaudens, a été victime d’un acte de vandalisme la nuit dernière : les représentations des maréchaux Foch, Joffre et Galliéni ont été décapitées. Deux têtes ont été retrouvées au pied du monument, la troisième dans la rue qui conduit vers la gare.
«C’est effarant, ils se sont attaqués à un symbole de la République, tout le monde est sous le choc» commente le maire Jean-Yves Duclos.

Le monument, classé aux Monuments Historiques, avait été inauguré en 1951 par Vincent Auriol, alors président de la République (la quatrième), à l’occasion du 100e anniversaire du maréchal Foch.
Le monument avait été commandé par les communes de Valentine et Saint-Gaudens, pour illustrer le 100e anniversaire de la naissance du Maréchal Ferdinand Foch, qui avait grandi à Valentine (sa maison est aujourd’hui devenue la médiathèque). Il partage le monument avec un autre Commingeois, le maréchal Joseph Galliéni, natif de Saint-Béat, et avec le maréchal Joseph Foch, le voisin tarbais. […]

Téléphones, facebook, instagram, snapchat, des outils précieux pour les keufs et la justice

Publié le 2018-12-23 15:42:08

C’est compréhensible de vouloir garder des souvenirs, mais garde bien en tête que ça peut avoir des conséquences graves pour toi et les autres. La prison n’est pas un jeu qui en vaut la chandelle. Et puis les plus belles émeutes restent gravées dans nos coeurs surtout !



PDF - 1.7 Mo

22 décembre à nantes :y aura-t-il un soulèvement à noël ?

Publié le 2018-12-23 15:43:04

INTELLIGENCE COLLECTIVE

Pour éviter de se faire nasser et bombarder de gaz lacrymogène comme à chaque manif, un appel inédit et surprenant avait été lancé le vendredi, au dernier moment. 5 points de rendez-vous séparés dans la ville. Cette forme déroutante de mobilisation a manifestement pris de cours le maintien de l’ordre, les services de renseignement, les médias, et même les habitués des manifestations !

Ce sont donc 5 cortèges de plusieurs centaines de personnes chacun qui convergent timidement vers la préfecture autour de 13H. Dans cette foule, des personnes venues du grand ouest, certains arborant leur département sur le gilet : « 72 » ou « Vendée », ou encore des provinciaux habitués à monter sur Paris qui ont préféré, cette fois ci, éviter de tomber dans les pièges de la capitale. La composition de la manifestation semble différente des précédentes : beaucoup ne connaissent pas Nantes. La détermination et l’énergie paraissent plus fortes. Pour être honnête, il y a aussi plus de drapeaux tricolores et de Marseillaises …

On entend : « Il paraît que la BAC de Nantes a une réputation épouvantable. Tiens, regarde, ils sont là bas». Quelques instants plus tard, un groupe de gilets jaunes part au contact de ces policiers cagoulés, et, quasiment tête contre tête, les font reculer sans la moindre violence, sous les huées. Incroyable.

LE SIÈGE DE LA PRÉFECTURE

Il est enfin possible de défiler dans les rues de Nantes. Le dispositif est pris de cours. La manifestation déambule donc dans toutes les rues qui sont d’habitude interdites, y compris les axes commerçants, dans une ambiance joviale. Le cortège est de plus en plus dense, comprenant jusqu’à 5 000 personnes au plus fort. L’accès à la place de la Cathédrale est bouclé par une ligne de CRS ? Certains Gilets Jaunes font le tour par une rue adjacente pendant que d’autres restent face aux policiers. La ligne est encerclée de part et d’autres, au cri de « Nous aussi, on veut des primes ! ». Et ici encore, le barrage est contraint de céder, sans violence. Un premier moment de tension à lieu devant la préfecture. Fumigènes colorés contre lacrymogènes. Mais le cortège repart, bonhomme, avant de revenir beaucoup plus déterminé une heure plus tard. Des échelles sont amenées, et posées contre les murs de la préfecture, pour envahir le jardin. En 1968, le bâtiment de Nantes avait été occupé par les manifestants. C’est ce vieux rêve qui ressurgi l’espace d’un instant. L’initiative est sérieusement découragée par les CRS, mais un, puis deux manifestants particulièrement téméraires – et visiblement insensibles au gaz – se hissent jusqu’aux jardins. L’un d’eux, en équilibre sur le mur, face aux policiers, tient bon alors qu’il est copieusement gazé. Ce moment de grâce donne des ailes aux manifestants. C’est le début de plusieurs heures de siège de la préfecture.

JUSQU’À LA NUIT

Un feu prend devant l’entrée. Des barricades sont allumées le long du Cours des 50 Otages. Le parasol d’une boulangerie sert de protection face aux tirs policiers. Une ligne de CRS doit reculer en ordre dispersé face à une foule de Gilets Jaunes qui courent vers eux en hurlant, sans jets de projectiles. Les forces de l’ordre, débordées, tirent énormément vers la foule toutes sortes de munitions, et beaucoup de manifestants doivent être évacués vers l’arrière, blessés. Au moins une personne touchée à la tête, à côté de l’œil, saigne abondamment.
Pendant que le gros de la confrontation se concentre à la préfecture, il se raconte qu’un cortège a profité de la confusion pour aller s’en prendre à la mairie. Des gilets Jaunes munis de lance pierre auraient cassé de nombreuses vitre, et jeté des déchets dans la cours.
La nuit tombe. Des flammes de plusieurs mètres de haut illuminent le cours.

Le cortège se remet en mouvement vers le centre-ville, et s’engouffre dans les rues de Bouffay. Il reste encore plusieurs milliers de personnes débordantes d’énergie, comme insatiables. Les magasins ferment leurs devantures sur leur passage. Des affrontements ont lieu rue de Strasbourg. Feux d’artifice. Des grappes de gilets jaunes sont éparpillées dans toute la ville. Le calme ne revient qu’après 20H, alors que le cœur de Nantes baigne encore dans les vapeurs acres.