Vive l'Anarchie - Semaine 51, 2024

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Hambourg (Allemagne) : Switch off the system of destruction! Switch off la « modernisation verte » !

Publié le 2024-12-16 00:00:00

de.indymedia.org / vendredi 13 décembre 2024

Attaque contre le ministre pour l’Environnement de la ville de Hambourg

Dans la nuit du 10 au 11 décembre 2024, nous avons incendié la pompe à chaleur de sa villa, au 16, Sichter, dans le quartier hambourgeois de Bergedorf, à l’aide d’un engin incendiaire à retardement composé de bouteilles d’essence et d’allume-feux.

L’une des thèses les plus aimée de l’ancien président des Verts, Nouripour, est : « Nous sommes fiers d’être un parti qui soutient l’État ». Pour lui, cela n’avait pas une connotation historique négative, mais représentait une caractéristique positive. Le passage du parti des Vert de l’opposition à des responsabilités de gouvernement n’a pas pris beaucoup d’années. Joschka « baskets » Fischer a été l’un des premiers Verts à occuper des postes ministériels au niveau des Länder, en Hesse, et il a aussi conduit les Verts dans la première coalition au niveau fédéral avec le SPD, sous Gerhard Schröder. Peu de temps après, l’armée allemande a participé, avec l’accord explicite des Verts, à des missions de combat à l’étranger ; ils ont organisé, avec ce que l’on appelle l’« Agenda 2010 », l’une des attaques les plus étendues contre le système de sécurité sociale allemand et les Verts ont prouvé qu’ils avaient compris ce que signifie l’expression « qui soutient l’État ». Maintenant encore, des ministres Verts comme Annalena Baerbock [ministre fédérale des Affaires étrangers ; NdAtt.] et Robert Habeck [vice-chancelier et ministre fédéral de l’Économie et du Climat ; NdAtt.] montrent de manière exemplaire ce que la Realpolitik « qui soutient l’État » des Verts provoque : des livraisons d’armes dans les zones de guerre, 100 milliards de fondes spéciaux pour l’armée, des milliards de subventions pour l’industrie des semi-conducteurs, des contrats d’importation de gaz naturel liquéfié passés avec les pires dictateurs-tortionnaires de la planète, l’abolition du droit d’asile, des expulsions vers des régions en guerre, le refoulement des réfugié.es aux frontières…

Le projet politique des Verts est de gouverner, peu importe dans quelles conditions, peu importe avec qui. Parce que seulement celui qui obtient des responsabilités de gouvernement a le pouvoir de faire quelque chose de la société, n’est-ce pas ? La vérité est plutôt que celui qui obtient des responsabilités de gouvernement doit d’abord servir les intérêts des fonds d’investissement et des grands groupes industriels. Ceux qui, jusqu’ici, n’ont pas encore voulu le faire devront l’apprendre très vite. Et ce qu’il y a des super chez les Verts, c’est que quand le système est, une fois pour toute, en crise, ils apportent aussi des idées sur la façon dont on peut moderniser de manière encore plus durable le cycle éternel du pillage des ressources naturelles, de l’exploitation de la main-d’œuvre, de l’augmentation des profits et de la destruction de toutes les bases de vie : avec des énergies renouvelables au lieu des combustibles fossiles, avec des voitures électriques au lieu des moteurs à combustion, avec des pompes à chaleur et des éoliennes au lieu des centrales électriques à charbon.

Ce projet est bien visible aussi à Hambourg, depuis des nombreuses années : en 2008, les Verts de Hambourg ont organisé la première coalition avec la CDU [le parti chrétien-démocrate ; NdAtt.]. Le chef de l’époque du groupe des Verts au gouvernement était Jens Kerstan. Anja Hajduk, aujourd’hui conseillère en chef du ministre de l’Économie Robert Habeck et secrétaire d’État dans son ministère, était sénatrice (c’est-à-dire ministre de la ville-Land) pour le Développement urbain et l’Environnement. Lors de la précédente campagne électorale, les Verts de Hambourg avaient promis d’empêcher la réalisation du projet de centrale à charbon Vattenfall, dans le port de Hambourg. Après les élections, la situation a rapidement changé : la construction de la centrale électrique a été autorisée par le nouveau gouvernement noir [la couleur de la CDU ; NdAtt.] et vert de la ville-Land et elle a fonctionné de 2015 à 2021.

Depuis 2015, Kerstan est ministre pour l’Environnement et l’Énergie dans le gouvernement de la ville-Land, entre-temps devenu rouge [la couleur de la SPD, le parti social-démocrate ; NdAtt.] et vert. Et, pour les vestiges de la centrale à charbon de Moorburg et l’avenir du port de Hambourg, de plus en plus en crise, Jens Kerstan, le maire Tschentscher et Robert Habeck ont développé une vision : Hambourg doit devenir la principale plaque tournante de l’« hydrogène vert ». Une gigantesque installation d’électrolyse doit être construite sur le site de l’ancienne centrale à charbon. À partir de 2027, elle devrait produire 10 000 tonnes d’hydrogène vert et atteindre une puissance de 800 mégawatts. Ensuite, en 2028, le premier terminal de transport d’ammoniac « vert » devrait être opérationnel à Hambourg (pour transporter plus facilement l’hydrogène, celui-ci sera transformé en ammoniac). Le contexte : le ministère fédéral de l’Économie estime qu’au moins 70 % des futurs besoins allemandes en « hydrogène vert » devront être importés. Ainsi, Habeck et son cortège ont fait le tour du monde, à la recherche de fournisseurs de gaz liquéfié ; ils ont signé des contrats et stimulé des projets : au Brésil, au Maroc, en Égypte, aux États-Unis, au Canada, en Australie, au Chili, en Namibie…

L’histoire se répète comme farce.
En Namibie, ils prévoient de monter une gigantesque production d’hydrogène, dans le parc national de Sperrgebiet, sur la côte sud-ouest. Les aménagements portuaires, les installations de dessalement et celles d’électrolyse, les parcs éoliens et solaires prévus à cet effet détruiront les écosystèmes locaux. Les endroits qui rappellent la politique d’extermination du colonialisme allemand doivent disparaître, mais pas sans avoir impliqué dans cette planification les gens qui y vivent. Hahaha ! Au final, à partir de 2030, jusqu’à deux millions de tonnes d’ammoniac « vert » seront exportées vers l’Allemagne et transbordées dans le port de Hambourg. Exactement là où, il y a 120 ans, les soldats et les colonisateurs allemands embarquaient pour mener le génocide des Nama et des Herero et où l’on déchargeait des soutes des bateaux des armateurs de Hambourg qui revenaient les richesses minières volées.

Avec l’hydrogène « vert » importé à Hambourg, on satisfera surtout la soif sans fin d’énergie des aciéries et des usines d’aluminium, ainsi que de l’usine de cuivre Aurubis. Aurubis, par exemple, est une entreprise qui, depuis plus de 100 ans, exploite des mines de cuivre au Chili, dans des conditions inhumaines. L’ ammoniac « vert  » du Chili en direction de l’Allemagne viendrait, quant à lui, de la région de Punta Arenas, où il existe également un projet de Porsche et Siemens Energy pour produire des « e-carburants », notamment pour le modèle préféré par les amateurs de moteurs à combustion, la Porsche 911.

Mais revenons aux bas-fonds de la politique locale de Hambourg. Ici, les Verts de Hambourg avalent beaucoup de couleuvres, depuis qu’ils siègent au gouvernement. Parmi celles-ci, il y a avant tout les grands projets infrastructurels, qui s’accompagnent de gigantesques destructions environnementales. En plus de la réhabilitation de la centrale à charbon de Moorburg, déjà mentionnée, il y aurait par exemple le dragage récurrent, tous les deux ans, de l’Elbe, de façon que des porte-conteneurs toujours plus grands puissent encore accoster aux terminaux de Hambourg. Une quelque résistance du ministre pour l’Environnement Jens Kerstan, qui vient de la famille de grands armateurs propriétaires de la compagnie TT-Lines ? Rien du tout ! S’agit-il de loyauté envers sa famille ou simplement de la prise de conscience de la réalité des rapports de force ? Ou bien, au final, de toute façon, tout est de la merde ? Ou encore l’extension de l’autoroute A26 Est, un projet à plusieurs milliards d’euros, qui génère encore plus d’émissions de CO2 et qui ne peut être réalisé qu’en bétonnant des très grandes surfaces de terrain, en détruisant des tourbières, en déboisant des forêts…

Mais pour les Verts de la ville hanséatique, qui ont des responsabilités de gouvernement, tout cela n’est qu’un détail. Ainsi, avec le maire SPD Tschentscher, après le succès des « Jeux de la démocratie » (le sommet du G20 de Hambourg, en 2017), ils ont décidé de créer à Hambourg un tout nouveau événement international : la Hamburg Sustainability Conference (HSC). Cette pompeuse conférence, soi-disant sur le développement durable et réunissant 1000 décideurs du monde entier, doit offrir au gouvernement régional rouge et vert le contexte pour se présenter comme un lieu important de la « transformation durable ». La première édition de la HSC a déjà eu lieu, en octobre 2024 et, selon les idées du maire Tschentscher et du Ministre pour l’environnement Kerstan, des répétitions annuelles doivent désormais suivre et le tout devrait devenir un théâtre de guignols du même acabit que la conférence sur la sécurité de Munich, la MSC, sauf qu’il ne s’agit pas de guerre, mais d’écologie.

Et Jens Kerstan ? Il attend avec impatience sa retraite politique, après les prochaines élections municipales de mars 2025. Lui qui, pour compenser ses vols privés réguliers vers le domaine familial de Majorque, a acheté un terrain au Panama pour y reboiser la forêt tropicale. Il nous fait gerber ! Notre cadeau d’adieu pour lui :

Dans la nuit du 10 au 11 décembre 2024, nous avons incendié la pompe à chaleur de sa villa, au 16, Sichter, dans le quartier hambourgeois de Bergedorf, à l’aide d’un engin incendiaire à retardement composé de bouteilles d’essence et d’allume-feux.

Switch off the system of destruction!
Switch off la « modernisation verte » !

« La mort de certains a plus de poids que le mont Tai… » Rest in power, Kyriakos!

Liberté pour Marianna, Dimitra, Dimitris et Nikos !
Liberté pour Hanna, Maja, Nanuk, Johann et Daniela !

Des ami.es des nuits claires de Berlin

Paroles claires. La « bonne guerre » des anarchistes italies immigrés aux Etats-Unis (1914-1920)

Publié le 2024-12-16 00:00:00

 

 

 

 

 

 

 

Aux États-Unis, entre 1914 et 1920, s’est déchaînée la plus grande offensive révolutionnaire armée jamais advenue au 20ème siècle contre les institutions gouvernementales, judiciaires, religieuses, industrielles et financières du plus important pays capitaliste de la planète, menée par une poignée d’anarchistes italiens émigrés là-bas au début du siècle. Et c’est justement de leurs rangs que provenaient Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti, devenus malheureusement célèbres pour avoir été exécutés sur la chaise électrique en 1927, au terme d’une affaire judiciaire qui eut une forte résonance dans le monde entier. Pour quelles raisons ces faits sont-ils restés si longtemps méconnus, n’étant redécouverts que récemment ? Car si « les anarchistes ne font pas leur histoire, ce sont leurs ennemis qui la feront ».

Les actions directes de ces subversifs immigrés sont ainsi tombées dans les mains de ceux qui avaient tout intérêt à les réprimer, à les occulter et à les calomnier, car elles constituaient un très mauvais exemple pour la postérité. Contre le réalisme politique, ils attaquèrent l’autorité sous toutes ses formes malgré leur nombre relativement faible. Contre l’impuissance désespérée, ils ne se résignèrent pas à leur manque de moyens, mais s’efforcèrent de le dépasser. Contre tout idéalisme illusoire, ils n’hésitèrent pas à verser le sang. Contre les compromis stratégiques, ils ne vendirent pas leurs rêves. Contre tout lieu commun, ils n’opposèrent jamais la liberté de l’individu et les nécessités de l’association. C’est là que l’amour de la liberté et la haine du pouvoir se fondent en une véritable éthique de vie, que surgit cette correspondance entre rêve et réalité, entre amour et révolte, entre baisers et dynamite, caractéristique de la « bonne guerre » de ces anarchistes italiens.

414 pages  / 12 euros (8 euros pour les distros) / Novembre 2024

Le 24 décembre, c’est l’émission Méga Zonz’ondes… le retour !

Publié le 2024-12-16T14:00:31+01:00

La petite cuillère rencontre de nouveau zonz’ondes ce 24 décembre pour une émission spéciale en direct des studio de radioméga à Valence, rediffusée en direct sur plusieurs radios un peu partout, dont à Nantes/St Nazaire, sur radio Prun’ (92 FM) …

Ca sera le méga Zonz’ondes de fin d’année !

RDV dimanche 24 décembre en direct de 20h à minuit à Valence sur Radiomega 99.2, à Saint-Etienne sur Radiodio 89.5, à Lyon sur Radio Canut 102.2, à Grenoble sur Radio Campus 90.8, à Toulouse sur Canal Sud 92.2, à Paris sur Radio Libertaire 89.4, à Nantes sur Prun’ 92.0 et à Marseille sur Radio Galère 88.4 ou sur le site internet de Radio Mega.

Zonz’ondes, c’est une émission pour les personnes enfermées et leurs proches (habituellement tous les 2ème mercredi du mois, 20/21h sur radioMega Valence). Une émission pour envoyer des dédicaces, des musiques, des pensées…

Le 24 décembre 2023, on fera 4h d’antenne radio, pour:

briser l’isolement le temps de quelques heures, pour s’apporter de la force, écouter du bon son, rire et se sentir bien ensemble…

Alors si vous avez envie de laisser des messages, de nous écrire, de nous faire des vocaux, des courriers, de nous appeler en direct.

Voilà toutes les infos :

Nous contacter :
– adresse postale : zonz’ondes, radio mega 35 rue prompsault 26000 valence
– tél zonz’ondes : 07 44 17 84 13 via SMS, whatsapp, telegram, signal, répondeur les jours d’avant, possibilité d’appeler en direct le jour même

Faites passer le mot!

On nous entendra depuis:

Il est probable que d’autres lieux d’enfemement soient couverts (CRA, hôpitaux, centres de semi-liberté, EPM…) alors regardez et demandez autour de vous ! Tout retour est bienvenu.

Un jingle à faire tourner…

FLY-mega-zz-2024 (.pdf)

Rassemblement contre l'extradition de notre camarade Gino

Publié le 2024-12-17 12:12:00

Rassemblement contre l’extradition de notre camarade Gino

Rassemblement mercredi 18 décembre à 13h contre l’extradition de notre camarade Gino. Place du boulevard du Palais, métro Cité

Mercredi 18/12 à 13h rassemblement contre l’extradition de notre camarade Gino

Le mercredi 18 décembre à 13h, notre camarade Gino, arrêté le 12 novembre, comparaîtra devant la cour d’appel de Paris. Cette audience déterminera son éventuelle extradition vers la Hongrie, où il risque jusqu’à 16 ans de prison pour s’être opposé à des néo-nazis à Budapest.

Nous appelons à un rassemblement devant le tribunal de la cour d’appel de Paris à 13h. Votre présence est essentielle pour montrer notre solidarité et notre détermination. Venez nombreux !

#FreeAllAntifas #FREEGINO #NoExtradition

Communiqué pour la libération de Gino du 26 novembre :

Notre ami et camarade Gino a été arrêté par la police antiterroriste en région parisienne le 12 novembre. Il est accusé d’avoir participé en février 2023 aux affrontements en marge de la Journée de l’Honneur à Budapest, manifestation néo-nazie qui a lieu chaque année dans la capitale hongroise. Pour cette raison il était visé par un mandat d’arrêt européen.

Depuis deux semaines Gino est détenu à Fresnes, en attente de la décision concernant sa possible extradition en Hongrie. Cette affaire juridique, mais avant tout politique, révèle une forte criminalisation des engagements militants de celleux qui se battent pour un monde meilleur.

Nous nous opposons à son extradition en Hongrie, qui empêcherait à Gino d’avoir accès à un procès juste. En effet, le régime fasciste d’Orban a fait de l’affaire des antifascistes de Budapest une vitrine de sa politique. Les peines de prison prononcées à l’égard des accusée.es, pouvant aller jusqu’à 24 ans de détention, complètement disproportionnées par rapport aux chefs d’accusation. Les prisons hongroises ne respectent pas les conditions minimales pour assurer une existence digne, comme l’a bien montré le cas d’Ilaria Salis.

Gino a déjà payé les frais de la criminalisation de ses engagements politiques. Puisqu’il s’est battu contre le racisme, contre le machisme et pour l’accès à des logements dignes pour toustes, il s’est vu refuser la nationalité italienne malgré le fait qu’il ait résidé en Italie pendant presque toute sa vie.

Nous demandons sa libération immédiate et nous invitons tout le monde à multiplier les actions de solidarité avant la nouvelle audience qui aura lieu le 18 décembre.

Nous vous invitons à suivre la page Instagram @liberez_gino pour suivre l’actualité sur l’affaire et écrivez nous pour toute proposition d’évènement.

Mots-clefs : antifasciste
Localisation : Paris 1er

Athens, Greece : Smashing gentrification in the name of Kyriakos X. by Anarchists

Publié le 2024-12-17 19:42:26

Exarcheia has been transformed into a sterile, dead tourist entertainment zone where the culture of consumerism dominates and alienated, superficial relationships prevail. Hipster shops, swanky hotels, flashy airbnbs now flood the neighbourhood, turning it into a flashy showcase for the apathetic apolitical who museumise its rebellious characteristics.

Against this condition that they are trying to impose on us, we keep our political projects alive and unchanged and confirm the prospects of substantial comradeship. Recently, Exarcheia was characterized by a regime of apathy that broke on December 6th, when widespread clashes took place and slogans were shouted for our fallen comrade Kyriakos X.

In this spirit, on Saturday 14/12 we carried out a symbolic strike by breaking the facades of the Alter Athens hotel and the Deklar clothing store on Zoodochos Pigi street.

We prioritize multifaceted action until our messages of resistance evolve into a real threat, until outbreaks of rebellion and expropriation of space and time spring up everywhere.

Undivided solidarity with the severely injured comrade Marianna M. and the other imprisoned comrades for the Ampelokipi case.

FORCED DNA COLLECTION IS TORTURE

KYRIAKOS X. FOREVER PRESENT IN OUR HEARTS AND STRUGGLES

POWER TO THE IMPRISONED COMRADE K.K., ACCUSED OF A VIOLENT ATTACK ON AN INTERROGATION VAN IN MESSOLONGI.

NEITHER CRIMINALS NOR POLITICIANS, DESTRUCTION AND FIRE TO EVERY PRISON


via: athens.indymedia

Translated by Act for freedom now!

RESPONSIBILITY CLAIM//HONOUR TO COMRADE KYRIAKOS XYMITIRIS (Athens,Greece)

Publié le 2024-12-17 19:54:47

RESPONSIBILITY CLAIM//HONOUR TO COMRADE KYRIAKOS XYMITIRIS

It was a long road to get here. Very long, my brother. The handcuffs weighed heavily on the hands. The evenings when the little light bulb shook its head saying “time’s over”. We read the history of the world in small names, in some dates carved with a fingernail on the prison walls, in some childish drawings of the future dead – a heart, a bow, a ship that surely tore through time. In some verses that were left in the middle so that we could finish them, in some verses that were finished so that we wouldn’t finish them. It was a long road to get here – a difficult road. Now this road is yours. You hold it like you hold your friend’s hand and measure his pulse on the mark left by the handcuffs. Normal pulse – Sure hand – Sure road.
Y.Ritsos    (Γ.Ρίτσος) 

On 31/10, an explosive device exploded in an apartment on Arkadias Street in Ampelokipi, resulting in the death of anarchist comrade KYRIAKOS XYMITIRIS and the injury of anarchist comrade Marianna M. In the following days, a media show followed, usual for Greek conditions, which showed the way for what would follow from the counter-terrorism and the authorities in general. The state as a whole, with the cooperation of the cops-media-judicial authorities, presents the well-played scenarios about the revival of domestic terrorism, enriching them, so that the crowd watching does not get bored, with the description of ”third generation terrorism”. All of this has already led to the pre-trial detention of 5 comrades.

For our part, first of all we do not accept the term terrorism when it comes to urban guerrilla warfare and general political violence. For us, terrorism is living below the poverty line, exorbitant rents, exorbitant bills, gentrification and redevelopment, police brutality, non-functional trains, and guns that fire in the air.

Secondly, urban guerrilla warfare is not divided into generations. Organized political violence has been alive in history for hundreds of years and flourishes or declines depending on the social conditions at any given time. Violent struggle will continue until the collapse of capitalism and power.

The state sees this repressive operation as an opportunity to launch an all-out attack on the anarchist movement and all struggling subjects in order to put an end once and for all to its internal enemy. The events of Ampelokipi should build consciousness in all revolutionary subjects and create new insurgent events and bring radical action back to the fore. The death of our comrade inspires and makes us grit our teeth, turn the pain of loss into rage and attack the state and its lackeys with all means.

We assume responsibility for the incendiary attack on 3 ELTA vans (post office vans) in Kallithea in the early hours of 13/12.

We dedicate our action to comrade KYRIAKO XYMITIRIS who will always be here in every aspect of the anarchist struggle.

Solidarity with all comrades imprisoned for the Ampelokipi case

We wish comrade Marianna a speedy recovery.

We are sending incendiary signals to comrade K.K. who has been remanded in custody and is being prosecuted for attacking a police vehicle with an incendiary device.

Incendiary Elves ( Εμπρηστικά Ξωτικά)


ps: Yiannis Ritsos was a Greek poet and communist and an active member of the Greek Resistance during World War II. While he disliked being regarded as a political poet, he has been called “the great poet of the Greek left”

via: athens.indymedia.

Translated by Act for freedom now!

Saint-Lô : Lutte antipub

Publié le 2024-12-18 00:00:00

reçu par mail / mercredi 18 décembre 2024

Salut à tous,
Le sport à la mode à Saint-Lô est toujours (et plus que jamais) la chasse aux panneaux Decaux. Après avoir testé de très nombreuses méthodes (quelques vidéos en libre accès sur Dailymotion ont été faites à ce sujet), nous avons à nouveau innové.

Plus efficace, plus rapide, plus discret, plus jouissif ! Il vous suffit d’accentuer l’angle de la tête d’un foret à béton à la meuleuse (c’est dur) puis de fixer un manche de votre choix (à l’autre bout !). Vous avez le parfait outil pour casser le verre sécurit de chez Decaux. Petit, selon la taille du manche, et très efficace : un seul coup suffit, pas besoin de rayer le verre à l’avance. Il est donc très peu encombrant dans une poche, et on peut s’en séparer facilement et discrètement en cas de besoin (pensez à mettre un manche noir si vous opérez la nuit, ou de le couvrir avec du scotch noir, et à prendre soin d’enlever vos empreintes avant).

Et là, la partie de plaisir commence ! Deux guetteurs et deux qui opèrent est un bon ratio : cela permet de bien voir les différentes directions d’où pourrait provenir le danger, et on peut briser les deux vitres d’une même sucette en même temps : « un… deux… troiaaaaaaassssccchhh ». Vous apprécierez le bruit net et feutré que cela occasionne. La méthode est extrêmement rapide et permet de compter les victimes par sortie comme les oeufs, par douzaines.

Petit appel à contribution : les vitres plutôt en plexi nous posent plus de problèmes : elles ne cassent pas. Les brouiller en les chauffant au chalumeau fonctionne mais prend beaucoup de temps. Si vous avez des idées, pour chauffer plus fort et plus rapidement ou s’en occuper d’une tout autre manière, n’hésitez pas à faire passer.

Merci d’avance, et bonne lutte !

Le Lion d’Angers (Maine-et-Loire) : « Facho dehors »

Publié le 2024-12-18 00:00:00

Ouest-France / mercredi 18 décembre 2024

« Facho dehors » (sic). L’inscription visible sur la façade du Café des sports du Lion-d’Angers, près de Segré-en-Anjou Bleu (Maine-et-Loire) est accompagnée de traînées de peinture noire, que l’on a visiblement tenté d’effacer. Autre signe exposé : trois points, positionnés en triangle. Un symbole autant utilisé par l’extrême gauche que l’extrême droite fasciste pour signifier une insulte aux forces de l’ordre, selon le site spécialisé indextreme.fr.

Le Café des sports, repris au printemps dernier par Louis Guimon, personnalité dont les liens avec l’extrême droite ont été pointés par le collectif Bien vivre ensemble au Lion-d’Angers, a été couvert par ces éléments. Les faits se seraient produits dans la nuit du mardi 17 décembre au mercredi 18  décembre 2024.

Dès ce mercredi matin, la municipalité a pris des photos des lieux, « envoyées à qui de droit », comme le précise Étienne Glémot, maire du Lion-d’Angers. Le parquet d’Angers, en l’occurrence.

Une nouvelle manifestation dans ce dossier polémique, dans lequel s’affrontent une partie des habitantes et habitants de la commune ainsi que les membres du collectif lionnais et ceux de l’association Brasserie Gorin, créée par Louis Guimon en 2021 pour reprendre le local.

Breizh Ressources, la société minière la plus discrète de l’Ouest

Publié le 2024-12-18 00:00:00

[pompé sur splann!]

Trois permis exclusifs de recherches minières (PERM) ont été déposés en Bretagne par la société Breizh Ressources dans la plus grande discrétion. Ils concernent pourtant 42 communes et plus de 850 km². Malgré l’opacité qui entoure ce projet, les citoyens se mobilisent déjà largement pour empêcher le lancement des opérations.

• La start-up Breizh Ressources a déposé trois permis de recherches minières entre la Bretagne et le Maine-et-Loire entre juillet et octobre 2023. Mais l’information n’a été rendue publique que début 2024.
• Depuis, certaines associations, riverains et élus se mobilisent pour s’opposer aux explorations de potentielles futures mines. D’autres y voient une opportunité pour créer de l’emploi.
• Alors que le ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie aurait dû donner son feu vert aux permis fin 2024, une nouvelle jurisprudence a ralenti la procédure.

C’est par hasard, en lisant le Journal Officiel du 10 janvier 2024, que Dominique Williams, spécialiste des mines à l’association Eau et rivières de Bretagne, tombe sur une information détonante : une société nommée Breizh Ressources a déposé, quelques mois auparavant, un permis exclusif de recherche minière (PERM) baptisé « Epona » dans quatre communes de sa région.

Cette start-up basée à Lorient et constituée spécialement pour l’occasion a pour unique actionnaire Aurania Resources, société canadienne immatriculée aux Bermudes, dirigée par Keith Barron, un géologue connu pour avoir découvert l’une plus grandes mines d’or au monde [lire « Un nouvel Indiana Jones à la recherche d’or en Bretagne].

Dominique Williams tire tout de suite la sonnette d’alarme et l’association envoie, dès le 16 janvier, un courrier à la préfecture du Morbihan pour avoir accès au dossier. Deux jours plus tard, la préfecture adresse un courriel aux collectivités locales pour les informer du dépôt du PERM : « Le vendredi 19 janvier, alors que j’étais de permanence, Jean-Paul Pallier et Stéphane Ansermet de Breizh Ressources sont venus me voir pour me présenter le projet », se souvient Élodie Le Floch, maire de Kervignac (56).

Le 22 février, une réunion avec le sous-préfet est organisée à la demande des élus pour détailler le dossier. « Nous étions surpris car la demande avait été déposée en juillet 2023 et nous n’avions eu aucune information jusqu’à cette date », s’étonne encore Michèle Dollé, maire d’Hennebont (56).

Même discrétion pour les deux autres PERM baptisés « Taranis » et « Bélénos », qui concernent une partie du Morbihan, de l’Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique.

Jeannick Martel, adjointe à la mairie de La Chapelle-de-Brain (35) n’a découvert l’existence du PERM Taranis, qui concerne sa commune, qu’en juillet 2024 lors d’un conseil municipal. « La mairie avait reçu un mél de la préfecture pour l’informer du lancement d’une consultation publique. On s’est questionné sur le tempo : non seulement l’information était tardive, mais c’était en pleine période estivale et pendant les législatives. Les conditions n’étaient propices ni à la publicité du projet ni au débat », constate-t-elle.

Quant au permis Bélénos, déposé en octobre 2023, son existence a été médiatisée par un article de Ouest-France daté du 16 mai 2024, qui relatait le débat à ce sujet au sein du conseil Anjou Bleu Communautés.

Sur le papier, pas de quoi s’inquiéter selon l’étude d’impact

Que sait-on vraiment du dépôt de ces PERM, longtemps passés sous les radars des élus et de l’opinion publique ? À la lecture des dossiers, on apprend que le premier d’entre eux, nommé Epona, qui concerne quatre communes dans le Morbihan, et qui s’étend sur 51 km², a été déposé le 21 juillet 2023, alors que Breizh Ressources était encore en cours de constitution.

Le deuxième, Bélénos, a été déposé le 5 octobre de la même année. Il concerne deux départements, 18 communes et s’étend sur 440 km². Enfin, le troisième, Taranis, a été déposé six jours plus tard, il concerne deux régions, trois départements et vingt communes et couvre 360 km². Total : 42 communes et plus de 850 km² concernés, soit 17 fois la surface de Rennes.

Il s’agit d’une demande de permis d’exploration, c’est-à-dire que Breizh Ressources a repéré ces zones comme étant potentiellement intéressantes pour y exploiter du minerai, mais elle doit d’abord réaliser des études approfondies des sous-sols afin de savoir exactement ce qu’ils contiennent.

C’est pour cela que la société a déposé ces demandes de trois permis miniers pour trois et cinq ans renouvelables. « Un PERM donne un droit foncier sur les matériaux sans pour autant autoriser les travaux miniers. […] Il est caractérisé par une limite de durée, un périmètre limité, une liste de substances recherchées, la description des investigations envisagées et de leur enchaînement », précise le cabinet du ministre délégué chargé de l’industrie.

Les trois permis déposés par la « junior », terme qui désigne les entreprises d’exploration, ont un spectre assez large : elle part en quête de métaux stratégiques comme l’antimoine, le zirconium, les terres rares ou le tungstène, mais aussi de minerais plus classiques comme l’argent ou l’or.
Sur le papier, il n’y a pas de quoi s’inquiéter. L’étude d’impact menée par le cabinet ENCEM, basé à Vénissieux, près de Lyon, établit que les techniques utilisées, telles que le prélèvement d’échantillon, l’utilisation d’un hélicoptère pour mesurer le champ électro-magnétique ou la pose d’électrodes dans les sols ne sont pas invasives et n’auront pas de conséquences néfastes sur l’environnement.

Et, de toute façon, il est très peu probable que les recherches soient fructueuses d’après Jean-Paul Pallier, le représentant de Breizh Ressources en France. D’après les nombreux témoins que nous avons rencontrés, qu’ils soient élus ou membres d’associations, Jean-Paul Pallier rassure sans cesse ses interlocuteurs en leur disant qu’il y a une chance très mince de trouver des minerais économiquement viables et qu’en conséquence, il ne faut pas s’alarmer. À ce propos, la société précise à Splann ! que seuls 1 % à 5 % des projets d’exploration aboutissent à l’ouverture d’une mine.

Dans un article de Ouest-France daté d’avril 2024, Stefan Ansermet, présenté comme l’un des dirigeants de la société Breizh Ressources aux côtés de Jean-Paul Pallier (alors qu’ils sont en fait le conseiller et vice-président d’Aurania Resources), conclut ainsi : « même si les mines ne sont pas exploitées, les générations futures sauront quelles ressources minérales sont présentes dans le sol ». Des recherches qui, au pire, seraient donc utiles à nos enfants et petits-enfants.

Contactée, Breizh Ressources insiste sur l’effort de communication qu’elle fournit pour garantir un « esprit de transparence ». La société liste les réunions avec les élus, les rencontres avec les associations : «  cette démarche a été menée individuellement, en groupes, et dans le cadre de réunions organisées avec la préfecture, bien que nos projets soient encore à un stade préliminaire et n’aient pas commencé ».

L’opposition des riverains : un cauchemar pour les entreprises minières

Cette communication peut aussi représenter un moyen de rassurer la population. L’opposition des communautés locales est le cauchemar des entreprises minières : elle peut ralentir les recherches en cours, attirer l’attention des médias, inquiéter les élus et, finalement, leur faire perdre beaucoup de temps et d’argent.

C’est sans doute la raison pour laquelle les sociétés minières aiment manœuvrer discrètement pour attirer le moins possible l’attention. Même si Breizh Ressources s’en défend : « la procédure et la communication autour des demandes de permis relèvent de l’État, et le calendrier est défini par les autorités, notamment la préfecture ».

Pour les trois PERM en question, Breizh Ressources est tombée sur un os : la vigilance de Dominique Williams à Eau et rivières de Bretagne et, dans la foulée, la mobilisation de nombreux habitants.

« Il faut se mobiliser dès maintenant pour prévenir les risques et empêcher une exploitation minière dans nos régions. Les PERM sont une menace sur nos territoires, car il n’y a pas d’exploitation minière ni d’après-mines heureuses », prévient Dominique Williams.

« En Ille-et-Vilaine, seulement 3 % des masses d’eau sont en bon état et ça chute à 2 % en Loire-Atlantique. Il y a peu d’eau souterraine et nous dépendons largement des eaux de surface. Or, avec le réchauffement climatique, nous sommes en vigilance sécheresse régulièrement. Les besoins en eau dans le cas d’une exploitation minière causeraient des dégâts irréversibles dans nos régions », abonde Pauline Pennober, animatrice Eau et rivières.

C’est pourquoi l’association s’est saisie du dossier dès qu’elle a pris connaissance du dépôt du PERM Epona en janvier 2024. Elle a communiqué sur son site, organisé des réunions d’information, rencontré les élus, sensibilisé la société civile sur le terrain ou via des webinaires (évènements en ligne, NDLR).

Surtout, elle a lancé une opération qui a déjà fait ses preuves. « Nous avons initié une campagne de refus d’accès aux propriétés. Les propriétaires de terrains où Breizh Ressources doit mener ses recherches, peuvent signer un formulaire en ligne où ils déclarent qu’ils en interdisent l’accès. Cela complique les démarches de prospection », explique Dominique Williams. Parallèlement, l’association suit de près la mobilisation citoyenne qui s’organise sur le terrain. Comme à Sainte-Anne-sur-Vilaine (35), concernée par le PERM Taranis.

« Tout est parti d’un groupe Whatsapp qui réunit des parents d’élèves. On a appris l’existence d’une consultation publique un jour avant qu’elle se finisse, raconte Olivier Lemoyne, peintre en bâtiment qui habite le village. On s’est rendu compte que la surface concernée par le PERM était énorme, mais que la société noyait le poisson en disant que c’était de la simple prospection sans conséquence. Nous avons décidé de faire des flyers et d’aller informer les gens sur le marché. Puis, nous avons organisé une réunion à Langon, en octobre 2024, où 250 personnes sont venues, dont la députée (NFP-LFI) d’Ille-et-Vilaine, Mathilde Hignet. Maintenant, nous essayons de constituer un réseau régional avec des groupes locaux dans les communes concernées. »

Même réflexe à La Chapelle-de-Brain (35) où, en juillet 2024, Jeannick Martel, adjointe à la mairie, découvrait simultanément le lancement de la consultation publique et le dépôt du PERM Taranis. Elle a alerté les élus sur le sujet, mais selon elle, ils ne semblaient pas inquiets : « Ils m’ont dit qu’il fallait laisser venir et qu’il y avait peu de chance qu’on trouve quelque chose ».

Les collectivités locales ne pèsent pas lourd dans le processus minier

L’association locale La Feuille n’est pas de cet avis. Elle s’est emparée du sujet en bénéficiant de l’expertise précieuse de Jean Baranger, qui a travaillé dans le secteur de la bijouterie de luxe, aujourd’hui retraité, et qui connaît bien les enjeux miniers.

D’après lui, la société Breizh Ressources, bien qu’elle ait étendu sa demande de permis à une vingtaine d’autres minerais, est prioritairement à la recherche d’or. « Quand on lit les dossiers, on se rend compte que les différents points mis en évidence sur les cartes concernent des gisements d’or. D’ailleurs, c’est logique : le cours de l’or a explosé ces dernières années. En 2021, le kilo était à 45.000 € et aujourd’hui, il atteint 75.000 €. À ce prix-là, ça vaut le coup de forer très profond. Avant, on creusait jusqu’à 300 mètres pour extraire des minéraux qui contenaient 2 g d’or par tonne. Maintenant, forer jusqu’à 600 mètres reste rentable ».

Malgré cette analyse, à laquelle adhérent de nombreux interlocuteurs, Breizh Ressources maintient s’intéresser à une variété de minerai : « Les permis d’exploration visent une recherche polymétallique. L’or, bien qu’un indicateur clé des systèmes hydrothermaux pouvant contenir d’autres métaux, n’est pas la cible principale de Breizh Ressources. La société s’intéresse à l’ensemble des minerais de ces contextes, notamment en vue de soutenir des filières industrielles stratégiques ».

Quel que soit l’objectif de la « junior », pour Jean Baranger le but de l’opposition citoyenne est évident : pour qu’il n’y ait pas d’exploitation, il faut lutter contre la prospection. « Jean-Paul Pallier m’a affirmé que s’ils ne pouvaient pas faire leurs recherches ici, ils les feraient ailleurs », relate Jean Baranger.

Le mouvement est lancé et la société civile organise la mobilisation. La plupart des habitants qui s’opposent au permis Taranis se sont rassemblés dans le collectif Stop Taranis qui va organiser une rencontre début janvier 2025.

De son côté, l’association France Nature Environnement de Loire-Atlantique estime qu’il n’y a aucune urgence. « Cela ne sert à rien de s’opposer dès maintenant. Nous avons étudié le dossier, rencontré Jean-Paul Pallier et nous en avons conclu que ces dépôts de permis ne servent qu’à maintenir le niveau de leurs actions. Nous restons attentifs, mais franchement, nous préférons garder notre énergie pour d’autres sujets », tranche Xavier Metay, coordinateur.

Quant aux élus, pour l’instant, ils sont sur la réserve. Ceux qui sont concernés par les permis Taranis et Bélénos essaient de s’organiser entre eux afin de s’exprimer d’une seule voix. De son côté, Anjou Bleu Communauté (Maine et Loire) a d’ores et déjà exprimé un avis favorable assorti de remarques. Tandis que trois des quatre communes morbihannaises couvertes par le permis Epona (Nostang, Hennebont et Kervignac) n’hésitent pas à afficher leur opposition. Leurs conseils municipaux se sont prononcés majoritairement contre entre mai et juin 2024.

Laurent Duval, le maire de Languidic (56), a un avis différent. « Si on a des ressources sous nos pieds, elles seront utiles aux générations futures », estime-t-il en mai 2024 dans un article de Ouest-France. Ces divergences sont à l’image de ce qui se passe sur les autres territoires : certains élus se dressent contre les permis tandis que d’autres plaident la souveraineté énergétique.

Quelles que soient leurs positions, les collectivités locales ne pèsent pas bien lourd dans le processus de décision : le mot final revient à l’État via le ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. « Nous n’avons aucune place dans la procédure, on ne maîtrise rien. On ne connaît pas le délai de réponse et nous n’avons aucune information sur les résultats de la consultation publique », regrette Michèle Dollé à Hennebont (56). « Nous sommes exclus, nous devons aller chercher les informations pour savoir où en est le dossier », ajoute Élodie Le Floch, maire de Kervignac (56).

Peut-être que l’intervention de la députée La France Insoumise de la quatrième circonscription d’Ille-et-Vilaine, Mathilde Hignet, permettra d’en savoir plus. « J’ai interpellé le ministre de l’Économie par un courrier en date du 26 octobre 2024 afin de lui demander de me transmettre et de rendre publique la synthèse de la consultation faite cet été, ainsi que les avis des administrations publiques sollicitées dans le cadre de l’instruction des demandes. La population doit avoir accès à ces informations. À ce jour, je n’ai eu aucun retour », déplore-t-elle.

La lutte contre Variscan Mines : « Un exemple qui nous donne de l’espoir »

Dominique Williams, à Eau et rivières de Bretagne, est assez confiante quant à l’issue de ce mouvement d’opposition. Comme une grande partie du milieu associatif, elle a participé à la lutte contre la société Variscan Mines qui a eu une issue positive. « En Bretagne, nous avons bataillé pendant plus de cinq ans contre l’octroi de trois PERM dans une zone similaire, qui concernait plus de 70 communes. Finalement, face à la contestation, la société Variscan Mines, a fini par abandonner ses démarches en 2019. Nous avons tous cet exemple en tête et c’est ce qui nous donne espoir », raconte-t-elle.

Pour l’instant, l’opposition suit son cours et elle va sans doute bénéficier d’un sursis inattendu. Le ministère de l’Économie a averti Splann ! qu’un nouvel élément s’est glissé dans le processus d’examen des PERM. Une étude d’impact suffisait jusqu’à présent pour déposer une demande de PERM, mais depuis le 10 juillet 2024, la jurisprudence a évolué et les projets doivent maintenant être soumis à une évaluation environnementale.

« Le ministre a demandé au demandeur de compléter ses dossiers et l’Autorité environnementale a donc récemment été saisie de ces trois demandes, afin qu’elle rende un avis dans un délai de trois mois. En fonction de l’avis rendu, le pétitionnaire pourra être, le cas échéant, invité à compléter son dossier », précise le ministère. Qui ajoute qu’« une nouvelle consultation dématérialisée du public sera ensuite organisée sur le site du ministère de l’Économie ».

En conséquence, la décision de Bercy ne sera pas rendue fin 2024 comme cela aurait dû être le cas, mais plutôt courant 2025. Keith Barron, le dirigeant de Breizh Ressources [lire « Un nouvel Indiana Jones à la recherche d’or en Bretagne »], qui regrettait déjà dans des vidéos diffusées en ligne la lenteur bureaucratique de la France, va devoir faire preuve d’un peu plus de patience.

[Brochure] : Mettre le feu aux câbles pour débutant.e.s

Publié le 2024-12-18 00:34:16

[Reçu par mail, 17 décembre 2024]

Cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf

Mettre le feu aux câbles pour débutant.e.s, traduit de l’allemand (voir ici), automne 2024, 22 pages A5


Introduction

« Il y a un moment où le fonctionnement de la machine devient tellement odieux, vous fait tellement mal au cœur, que vous ne pouvez plus y participer. Vous ne pouvez même plus participer passivement ! Et il faut mettre son corps dans les engrenages, devant les roues, sur les leviers, sur tout l’appareil, et il faut l’arrêter ! »
Mario Savio

Un allumage à retardement fiable est la pierre angulaire des campagnes incendiaires durables. Mais pour les petits groupes sans réseau logistique (c’est-à-dire la plupart), de nombreuses instructions anciennes pour les retardateurs ne sont tout simplement plus réalisables.

L’essor des boutiques en ligne au cours des dernières années a rendu presque impossible l’obtention de transistors ou de circuits intégrés auprès des magasins d’électronique locaux où l’on pouvait payer en liquide. S’il y a un tel magasin dans ta ville, la prudence est de mise, car la police est parfois étonnamment douée pour tracer les composants électroniques.

Les commandes sur Internet ne sont malheureusement pas non plus une option pour des gens comme nous. En essayant de souder les pièces nécessaires à partir d’appareils bon marché achetés dans des magasins à 1 €, on se rend vite compte que les composants CMS utilisés de nos jours sont généralement beaucoup trop petits pour être soudés à la main.

Ce guide est donc né du désir de partager nos expériences avec du matériel en vente libre dans les supermarchés ou les magasins de bricolage. Il s’agit également d’une mise à jour du guide « Setting Fires with Electrical Timers » de l’ELF, qui vaut encore la peine d’être lu.

Kommando Angry Birds, automne 2024

La Motte-d’Aveillans (Isère) : saboter l’industrie du tourisme

Publié le 2024-12-18 00:56:53

Près de Grenoble : cette station de ski victime de dégradations
ne peut pas ouvrir

ActuGrenoble/France Bleu, 17 décembre 2024

C’est un immense coup dur. La station de ski des Signaraux, située sur la commune de La Motte-d’Aveillans (Isère) a été victime de dégradations lors de la semaine du lundi 9 au dimanche 15 décembre 2024.  Un des bénévoles a découvert il y a une semaine que l’armoire électrique qui alimente l’unique téléski de la station, située au sud de Grenoble, a été détruite.

Conséquence directe de cet acte de vandalisme, la station de ski ne peut pas ouvrir en cette période hivernale. La station, gérée par des bénévoles depuis des décennies, ne peut donner de date d’ouverture tant les travaux nécessaires seront importants. « Personne ne comprend ce genre d’acte. Soit il revendique quelque chose au niveau de l’environnement, ou du territoire, ou c’est simplement de la jeune délinquance » confie Angélique Rossi, maire de La Motte-d’Aveillans. La mairie a déposé plainte, une enquête a été ouverte par la gendarmerie de La Mure.

Ducos (Martinique) : pas de télé ni d’internet pour Noël

Publié le 2024-12-18 01:13:49

Plusieurs armoires à fibre détruites à Ducos : des abonnés
privés de moyens de communication

RCI/France Antilles, 17 décembre 2024

Plusieurs armoires abritant des relais de fibre optique ont été détruites par les flammes dans la nuit du 16 au 17 décembre 2024. Les clients Fibre de SFR desservis par ces armoires de rue sont coupés de leurs services (Internet, TV, Téléphonie). Selon nos informations, les quartiers Grande Savane et Durivage sont concernés par les conséquences de ces exactions.

Au regard de l’importance des dégâts causés, SFR estime que les travaux à réaliser sont significatifs. Des actes qualifiés d' »irresponsables » par l’entreprise dans un communiqué « car ils privent des familles martiniquaises de moyens de communication avec leurs proches en cette période de Noël… SFR Caraïbe déplore cette destruction d’infrastructures de télécommunication qui n’apporte absolument rien à personne, mais met en difficulté de nombreux martiniquais qui en ont besoin pour communiquer ou travailler. »

Police and City-Owned Vehicles Targeted in Two Arson Attacks (Baltimore, Maryland)

Publié le 2024-12-18 04:20:03

Police say a fire that destroyed a city-owned vehicle parked across the street from Baltimore City Hall on Thanksgiving Day was an act of arson.

That city vehicle, was parked next to the Councilman Harry S. Cummings Building in the 400 block of East Fayette Street. Officers were alerted to the fire around 9:40 p.m., according to authorities.

This is the second arson investigation launched within a two-block radius of downtown Baltimore this week.

Police are investigating a fire that damaged a patrol vehicle, too. The vehicle was parked outside of Baltimore City Police Headquarters when someone broke its rear window and ignited a fire, according to authorities.

That person fled on foot as the flames began to damage the vehicle, police said.

That arson attack occurred around 12:15 a.m. on Monday, according to authorities.

Found on Mainstream News

Home Of Ghost Robotics CEO Flooded

Publié le 2024-12-18 04:22:04

Early thankstaking morning* we flooded the home that Ghost Robotics CEO Gavin Kenneally is trying to sell. He used to live there but seems to have moved out after the home started getting attacked. In July his home was tagged and in October it was tagged again and windows were broken. To create more lasting damage we ran a hose from a wall faucet through a small hole we punched into a glass door and turned the water on. Ghost Robotics develops robot dogs that are used in occupied Palestine and at the US/Mexico border. We took the fox we saw slipping under a fence as a good omen and hope the water kept running all night.

Let us each be a small drop in a liberating flood that drowns all authority!

-some anarchists

*November 28th

Found On Philly Anti-Cap

Estadens (Haute-Garonne) : non c’est non !

Publié le 2024-12-18 23:36:58

La tension monte autour d’un projet d’usine de bûches densifiées
France3/France Bleu, 12 décembre 2024

Le feu a été signalé aux alentours de 4h30 du matin, dans la nuit du 10 au 11 décembre 2024. Un incendie sur le chantier d’une usine de production de bûches de bois densifié qui devait ouvrir ses portes au premier trimestre de l’année 2025 dans la zone du Cap d’Arbon, à Estabens, en Haute-Garonne.

« Des dommages importants ont été constatés sur l’ensemble des machines de terrassement présentes sur le chantier. Montant provisoire des dégâts estimés à 500 000 € », indique la direction du groupe Cimaj Bricafeu dans un communiqué de presse. La crainte de prochains sabotages plane également, selon Simon Pulou, gérant de l’entreprise STA TP, en charge des travaux de terrassement. . « Qui va accepter de nous louer une mini-pelle alors qu’il y a un risque qu’elle soit brûlée ? » s’inquiète Simon Pulou.

Le collectif citoyen « Cagire sans usine! », créé en novembre dernier pour s’opposer à l’implantation de l’usine de la Cimaj, entreprise toulousaine qui produit du bois de chauffage, réfute être à l’origine de l’incendie qui a détruit cette pelle mécanique. Une consultation publique est en cours jusqu’au 17 décembre.

Prison de Seysses : Damien rentrera au placard. Une fois de plus.

Publié le 2024-12-19 00:00:00

reçu par mail / jeudi 19 décembre 2024

Le 24 au plus tard je rentre au placard. Une fois de plus.
La raison officielle c’est que je dormais dans le camion du travail alcoolisé mais comme j’étais mal garé ils ont considéré que j’étais sur la route et donc alcool au volant ect…
La vraie raison c’est qu’en tapant mon nom dans le fichier bah anarchiste fiché S etc etc….

Cependant j’ai pas à me plaindre car grâce à la femme que j’aime qui a grave assuré sur le coup c’est 4 mois en semi à la place de 2 ans fermes + 2 ans de sursis qui tombent.

But pour me contacter à partir du 24 faut joindre Seysses et demander mon numéro d’écrou.

Aller dans quelques heures je vois la JAP, je vais essayer de dormir.
Un abrazo solidario.

Damien

 

[in English]

Caen : Un conte de Noël

Publié le 2024-12-19 00:00:00

reçu par mail / jeudi 19 décembre 2024

Il était une fois un lutin exploité,
usé par le travail dans la fabrique à cadeaux,
révolté par ce monde de spectacles et d’enclos.
De l’usine de noël il était prisonnier.

Par un soir de décembre le lutin s’est enfuit,
il a gagné la ville dans le noir de la nuit.
Finie l’exploitation, à bas la production
plus qu’un mot à la bouche : la révolution.

Mais alors qu’il profitait de sa nouvelle condition
dans la rue soudainement se fige son attention :
là, là, et encore là, des encarts publicitaires…
sa colère et sa rage bientôt le rattrapèrent.
« Grrr Grrr », se dit le lutin,
hors de ma vue ces horreurs lumineuses,
hors de ma vie ces images calomnieuses !
Votre société j’en ai plein le dos
et pour lutter contre elle, il n’y a pas que les mots.
Ces panneaux sont en verre ? Trêve de bavardage :
je vais mettre dès maintenant tout mon coeur à l’ouvrage !

Alors sur le boulevard Leroy cette nuit-là
le lutin à cassé 8 panneaux dans le froid
.
Et il chantait :
« quand le verre pleut, ça va bien mieux
quand le verre casse, noël trépasse »

La légende raconte que l’aventure de ce lutin n’est pas une histoire isolée. D’autres parviendraient parfois lors de nuits brumeuses à quitter la route de l’usine et à emprunter des chemins de liberté, dont les panneaux publicitaires font les frais.

Caen, décembre 2024.

Évreux : Le procès pour l’action contre Lafarge de décembre 2023 commence

Publié le 2024-12-19 00:00:00

France Bleu / jeudi 19 décembre 2024

Le 10 décembre 2023, une centaine de personnes s’étaient introduites dans la centrale à béton du groupe Lafarge à Val-de-Reuil, dans l’Eure, répondant à un appel national du collectif des Soulèvements de la Terre pour une journée d’action contre Lafarge et le monde du béton. Vêtus de combinaisons blanches, de gants, le visage dissimulé, les militants ont cassé des vitres, éventré des sacs de ciment, et détérioré du matériel informatique. Ils ont aussi enfermé le gardien de la cimenterie dans un local, et inscrit des tags hostiles au groupe sur les murs, tels que « Lafarge terroriste » ou encore « le béton tue ». L’enquête est confiée à la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et quatre mois plus tard, 17 personnes sont interpellées.

Huit d’entre elles ont été remises en liberté faute de charges suffisantes, mais neuf sont jugées jeudi et vendredi pour des faits de dégradations, séquestration et association de malfaiteurs. Sept hommes et deux femmes, dont beaucoup d’enseignants ou d’anciens enseignants, qui comparaissent libres devant le tribunal correctionnel d’Évreux, et n’ont pas été placés sous contrôle judiciaire. Les prévenus risquent jusqu’à 10 ans de prison.

[…]

Le procès est prévu sur deux jours. Des arrêtés d’interdiction de manifestation et d’attroupement dans un périmètre de sécurité ont été pris le 16 décembre par la ville d’Évreux, interdisant la circulation et le stationnement entre 7 heures et 22 heures ce jeudi et ce vendredi dans un périmètre bien précis. Le dispositif de sécurité mis en place prévoyait, selon le communiqué de la préfecture de l’Eure, la mise en place d’un filtrage par les forces de l’ordre des piétons qui seraient amenés à emprunter les axes situés aux abords du palais de justice. Arrêté finalement annulé ce jeudi soir par le tribunal administratif de Rouen, […]

selon France Info, même date :

[…] Selon le parquet, le gardien aurait été « séquestré » dans une pièce jusqu’à l’intervention de la police une dizaine de minutes plus tard. « Vêtues de combinaisons blanches, les visages dissimulés et porteuses de gants », selon un communiqué de Rémi Coutin, ces personnes avaient empêché l’agent de sécurité de sortir de son local avant de se livrer à « d’importantes dégradations ».
Avant d’être dispersés par la police à l’aide de gaz lacrymogène, ces activistes écologistes avaient inscrit plusieurs tags dénonçant les activités de l’industriel et les soupçons d’un financement de l’État islamique qui pèsent sur le groupe.
Les dégradations commises sur le site Lafarge de Val-de-Reuil – mousse expansive à l’intérieur de plusieurs appareils, béton dans une arrivée d’eau, un contenant de billes de polystyrène et des sacs de ciment éventrés ou encore vitres brisées – sont estimées à plus de 450 000 euros. […]

et selon BFM, même date :

[…] Des tags proclamant « Demain sera sans béton ou ne sera pas« , « Lafarge terroriste« , « le béton tue« , ou « Drogués au béton ? Qui est votre dealer ? Macron Daesh ? JO » avaient par ailleurs été relevés, selon le parquet. […]

*****

Mise à jour du 21 décembre : des relaxes et du sursis

extraits de Reporterre / samedi 21 décembre 2024

Les neuf personnes mises en cause suite à une action contre une cimenterie Lafarge en décembre 2023 ont, à l’issue de leur procès, reçu leur verdict le vendredi 20 décembre. Cinq d’entre elles ont été relaxées [1], les quatre autres condamnées à respectivement six et dix mois de prison avec sursis. Ils risquaient pourtant jusqu’à 10 ans de prison pour association de malfaiteurs et séquestration, au terme d’une procédure qui aura vu les moyens de l’antiterrorisme déployés contre ces écologistes.
Avec un tel enjeu, les pouvoirs publics ont, eux aussi, sorti les grands moyens pour les deux journées qu’a duré l’audience au tribunal d’Évreux : rues barrées, escouades de CRS et filtrage des piétons donnaient aux abords du palais de justice un aspect bunkerisé. Ce qui n’a pas empêché, non loin, le rassemblement de plusieurs dizaines de soutiens des prévenus à l’appel d’organisations comme Sud éducation et le Nouveau parti anticapitaliste, dont deux des mis en cause sont membres.
[…]

Par la voix de son avocat, maître Arnaud de Saint-Rémy, la multinationale du béton estime les dégâts totaux à 453 000 euros et réclame 278 000 euros aux prévenus ainsi qu’un euro symbolique de dommages et intérêts pour le préjudice psychologique qui aurait été subi par les employés du site.
« C’est l’économie de la société qui est en jeu. On peut ne pas être d’accord mais est-ce qu’on peut s’en prendre à des outils de production ? » a déclaré l’avocat. D’après le directeur de la centrale à béton de Val-de-Reuil, l’usine n’a pu reprendre son activité que le 30 janvier 2024 soit près de deux mois après les faits, à une cadence réduite.

Pour la défense, l’enquête aurait été entachée de nombreuses irrégularités. Ainsi, certaines des analyses détaillées de factures téléphoniques — qui comprennent les numéros appelés et l’historique d’envoi de SMS — auraient été réalisées sans réquisition d’un magistrat. Même constat pour l’exploitation de lecture automatisée des plaques d’immatriculation (Lapi), qui a permis d’identifier les voitures des suspects à une dizaine de kilomètres du lieu des faits.
« 10 000 véhicules ont été flashés ce jour-là par ce Lapi,comment a-t-on pu réduire à 10 voitures suspectes ? » a interrogé l’avocate Aïnoha Pascual, qui dénonce une enquête faite à rebours en se basant sur les fichiers issus des services de renseignements sur les militants écologistes.
[…]

Un autre inculpé a quant à lui décrit les conditions de son arrestation : « J’ai été pointé avec un fusil d’assaut par des policiers, on me demande de me mettre au sol puis on me relève et on me roue de coups pendant trente secondes à une minute avant de me dire les faits qui me sont reprochés ». Un mauvais traitement qui lui a valu quatre jours d’ITT, déclare son avocat.

[1] Parmi ces personnes, trois ont tout de même été condamnées à 400 € d’amende pour refus de donner leur photographie et empreintes digitales au moment de leurs interpellations.

UMPD Officer's Home Redecorated – Michigan

Publié le 2024-12-19 04:22:56

Last night, we visited the home of Milot Goci, a Lieutenant of UMPD. Twenty five years ago, Milot fled ethnic cleansing in Kosovo. Today, Milot is part of the machine that perpetuates the genocide in Gaza. He has overseen the brutalization and arrests of people protesting the University of Michigan's funding of "israel" and the companies that are profiting from the blood of Palestinians.

We spray painted his garage with the words "GAZA = KOSOVO, FUCK12, FUCK DPSS" and broke a window of his house. We did this to remind those contributing to this genocide that so long as they continue doing so, they are not safe.

Fuck 12. Free Palestine

Found On Unsalted Counter Info.

Des pneus de SUV dégonflés à Caen

Publié le 2024-12-19 14:31:18

Des pneus de SUV dégonflés à Caen

Infos locales Ecologies Actions directes - Sabotages

Un article de France Bleu évoque le dégonflage de pneus de véhicules SUV dans la ville de Caen, dans la nuit du 16 au 17 décembre 2024, une action revendiquée par un tract.

" Plusieurs véhicules en stationnement ont été visés dans la nuit de lundi à mardi à Caen par des militants présumés pour le climat. Ils ont dégonflé les pneus de ces voitures accusées d’émettre d’importantes quantités de gaz à effet de serre.

Ce sont des faits que l’on a déjà connus à Caen. Dans la nuit de lundi à mardi 17 décembre, plusieurs SUV ont été la cible de militants présumés pour le climat. À chaque fois, les pneus de ces véhicules ont été dégonflés. Au réveil ce mardi matin, les propriétaires des voitures visées ont eu la mauvaise surprise de découvrir leurs pneus à plat et de ne pouvoir emprunter leurs véhicules.

En guise d’explication à leurs gestes, les auteurs présumés de ces « dégonflements » ont glissé, sous les balais d’essuie-glace, un prospectus de revendication au titre évocateur :« Pourquoi j’ai voulu saboter votre bien ». Il y est fait référence au poids des véhicules de type SUV, à ce que leur production et leur usage coûte en matière première et en dépense énergétique néfaste pour l’environnement. Les auteurs du texte concluent en indiquant : « si la loi ne vous punit pas, alors nous le ferons ». Parallèlement, France Bleu Normandie a été destinataire ce mardi matin d’un tract revendiquant l’action et indiquant que ce sont 100 pneus qui auraient été dégonflés dans la nuit. Un chiffre que la police ne confirme pas pour l’instant.

Sur les réseaux sociaux, les victimes dénoncent des actes aveugles. « Posséder un SUV n’est pas toujours un choix de confort ou de mode de vie. Bien souvent, c’est une question d’utilité », indique ainsi un internaute qui fait allusion à une infirmière libérale qui n’a pu aller travailler ce mardi matin suite au dégonflement des pneus de sa voiture. « En t’attaquant à ces voitures, tu ne frappes pas un symbole mais des personnes », conclut l’auteur du message.

Du côté de la police de Caen, on précise que ces faits ne constituent pas une dégradation du véhicule. Les victimes qui se présentent pour les dénoncer peuvent cependant déposer une main courante."

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Si ça valait pour Monza, ça vaut pour Manhattan

Publié le 2024-12-19T21:08:32+01:00

Rarement un homicide a pu susciter une approbation sociale aussi vaste que celui attribué à Luigi Mangione. En analysant l’impressionnant phénomène d’acclamation en cours aux États-Unis (des dizaines de milliers de messages de soutien, des t-shirts, casquettes, badges, chansons avec les slogans « deny, defend, depose » et « Free Mangione », des collectes de fonds pour les frais juridiques de l’accusé, le boycott du McDonald’s où il a été arrêté…), un consultant du Network Contagion Research Institute a écrit ces savoureuses lignes : « L’assassinat de Thompson est accueilli comme une sorte de signal de départ pour une guerre de classe plus large. »

Pour comprendre un tel phénomène, il faut d’abord savoir qui est la personne tuée.Rien que l’an dernier, l’entreprise UnitedHealthcare, dont Brian Thompson était le PDG, a engrangé 22 milliards de dollars de profits, littéralement faits sur la peau de millions de personnes. Les principaux actionnaires de UnitedHealth sont le géant de la gestion d’actifs Vanguard, qui détient 9 % des parts, suivi de BlackRock (8 %) et Fidelity (5,2 %). Les trois formules standards de cette société – rendues célèbres par les balles qui ont abattu Thompson – avec lesquelles elle refuse la couverture des soins médicaux ne s’appliquent pas seulement aux interventions chirurgicales coûteuses. Ce deny (« refus ») est une réponse automatique pour un tas de gens, tous les jours. Loin des quartiers huppés, dans ces ectoplasmes qui ne sont ni des campagnes ni de véritables villes, mais des banlieues désertiques, les caissières, nettoyeurs, ouvriers, livreurs font la queue pour entrer dans des pharmacies indiscernables des supermarchés, avec des vigiles armés à l’entrée, où tout – même le dentifrice – est enfermé derrière des vitrines verrouillées. À la fin de la queue, un employé « qui dégage cette subtile odeur rance rappelant une maladie endocrinienne » annonce que le médicament prescrit par le médecin ne peut être délivré car il manque l’autorisation préalable de l’assureur. Ajoutons à cela le sentiment d’être des cobayes pour l’industrie pharmaceutique (et pour la Big Tech). Pensons par exemple aux thérapies numériques, dont la commercialisation a été autorisée par la FDA en 2017. Ce qui pousse les gens à accepter ces médicaments-logiciels équipés de nano-capteurs permettant au « télé-médecin » de « surveiller » l’activité neuropsychiatrique et métabolique, c’est souvent le chantage d’éviter ainsi une assurance plus coûteuse. Plus prosaïquement, certains employés publics se retrouvent contraints de porter un Fitbit (une montre connectée qui compte les pas), faute de quoi leur assureur, tel UnitedHealthcare, peut refuser de les couvrir au motif d’une vie jugée insuffisamment saine sur la base des données recueillies par cet appareil…

Dans la joie suscitée par la mort de Thompson, il y a tout cela : des soins refusés, certes, mais aussi des humiliations imposées par des vigiles armés, des opportunités verrouillées, des marches forcées et une misère mortifère.

Si, en plus, le vengeur est un jeune homme blanc, beau, issu d’une famille aisée, diplômé d’une prestigieuse université, auquel on attribue « un manifeste politique anticapitaliste », des sympathies pour Ted Kaczynski et des manières plutôt courtoises (« Ces parasites doivent payer. Je m’excuse pour les traumatismes causés, mais il fallait le faire »), sa « brutale honnêteté » (autre expression attribuée à Mangione) nous fait ressentir un sentiment de revanche et d’espoir parce qu’elle brise la plus puissante – sinon la seule encore existante – idéologie contemporaine : l’inéluctabilité.

Plaçons-nous maintenant du côté des capitalistes, des PDG et des technocrates. Leur sentiment d’appartenir à une race supérieure ne repose pas seulement sur l’éducation, les privilèges quotidiens et leur appartenance à des communautés sécurisées. À ce darwinisme social – qui a historiquement produit l’eugénisme – s’ajoute aujourd’hui quelque chose de nouveau. La possibilité d’atteindre, sinon l’immortalité, du moins une vie augmentée. Dans le transhumanisme réellement existant, cette élite dépense des millions de dollars en biotechnologies anti-vieillissement et en médecine régénérative avec l’idée – qu’on leur vend à prix d’or – de vivre jusqu’à 120 ans. Cette nouvelle race de seigneurs est donc traversée par la terreur des accidents qui pourraient réduire leur capital biologique, tout en possédant le pouvoir de construire une société panoptique adaptée à ses propres paranoïas. Pour ces gated dreams, le spectre cagoulé qui s’est matérialisé sur Avenue of the Americas, à Manhattan, le 4 décembre dernier, est un cauchemar humain, trop humain.

En observant combien un seul geste a polarisé les passions de toute une société, il y a matière à réflexion. Si le jugement du fait est presque banal, celui de la valeur ne l’est absolument pas. Sur ce point, nous avons surtout lu des formules prudentes, des distinctions, des précisions (non demandées) visant à éviter toute apologie ou incitation. Et puis les sempiternelles diatribes contre « l’individualisme » et le « terrorisme », ou encore des versions « antagonistes » de l’inéluctabilité : un PDG meurt, un autre prend sa place.Pour nous, c’est exactement le contraire qui prévaut. L’action violente, quand elle est bien ciblée, doit toujours être défendue. Peu importe qu’elle soit individuelle ou collective. Si, comme dans ce cas, elle est même cristalline, la défense devient elle-même un outil de propagande révolutionnaire.

Certes, Thompson aura un successeur. Mais on peut aujourd’hui répéter ce que l’anarchiste Galleani disait d’Umberto Ier (la comparaison n’est pas exagérée, car le pouvoir des Thompson n’est pas inférieur). Le roi assassiné enseigne à son successeur, au minimum la prudence sinon la modération. Ce qui est déjà bénéfique pour tous les exploités. Et cela semble précisément être le cas ici. Les formules deny, delay, defend se sont miraculeusement faites moins arrogantes, améliorant un peu la santé des individus et de la classe. Une action collective aurait-elle pu produire le même effet ? En théorie, oui. Concrètement : laquelle ?

En attendant, une nouvelle semble confirmer la sagesse de Galleani. Moins d’une semaine après l’assassinat de Brian Thompson, et à la veille de l’arrestation de Luigi Mangione, une autre assurance santé, Anthem Blue Cross Blue Shield, a fait marche arrière sur une décision tout simplement inhumaine qu’elle avait annoncée : réduire la couverture de la durée des anesthésies  (laissant, en cas de dépassement, les coûts supplémentaires aux patients).

L’entreprise était depuis longtemps au cœur de nombreuses protestations. Si nous ne pouvons pas savoir exactement ce qui les a fait changer d’avis, nous sommes plutôt certains que, ces jours-là, les balles tirées sur Thompson résonnaient aussi dans les têtes des dirigeants d’Anthem.En espérant de tout cœur que les trois coups de feu tirés à Midtown Manhattan soient vraiment une « sorte de signal de départ pour une guerre de classe plus large », nous pouvons dire de Mangione ce que nous disons toujours de nos compagnons emprisonnés : « S’il est innocent, il mérite notre solidarité. S’il est coupable, il la mérite encore davantage. » D’ailleurs, pour une fois, renonçons volontiers à nos formules.

Nie, défends, détrône.

Mangione Libre !

Traduit de https://ilrovescio.info/2024/12/18/vale-per-monza-vale-per-manhattan/

Carapatage #80 : Technologie et prison (18/12/24)

Publié le 2024-12-20 00:00:00

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Une des caractéristiques des prisons modernes c’est d’etre équipées de toujours plus de technologies. Ces avancées technologiques sont présentées comme des améliorations pour les prisonniers, par opposition aux vieux cachots vétustes, ce serait carrément humanisant. En réalité les technologies servent globalement à augmenter la sécurité de la prison, synonyme de plus d’isolement pour les prisonniers, en limitant les contacts humains et en tentant de ne laisser plus aucun angle mort, en mettant chaque endroit et chaque interaction sous contrôle.
Après un état des lieux de l’usage de la technologie dans les prisons françaises on ira voir ce qui se passe du côté des entreprises privées et de certaines prisons étrangères, car les deux ont une influence sur le futur d’ici.
Pour finir on parlera de luttes et résistances à l’intérieur des prisons contre les avancées technologiques.
Bonne écoute !

SOMMAIRE

PLAYLIST

RESSOURCES

Sabotage of Ottawa factory producing parts for Israel’s F-35 warplanes (Canada)

Publié le 2024-12-20 09:10:36

Earlier this week a group of people sabotaged Gastops’ factory in Ottawa, the only place in the world where engine sensors are produced for Lockheed’s F-35 combat jets — including the ones dropping 2,000 pound bombs on Gaza. We cut the wiring inside all of the heat pumps on the Gastops roof, locked them out with official Ministry of Health and Safety lock-out tags, shut off the gas, broke the handles for their systems, and cut the lines to their backup communication system on the way out.

The following letter and photos were left on site:



It’s worth noting that we disabled their heat pumps as it begins to get cold here in Ottawa and as displaced people in Gaza and Lebanon plead with us to help them secure shelter, blankets, clothing, as they freeze in displacement camps. Earlier this month an Ottawa neighbour lost her uncle while he returned to his home in Gaza attempting to bring back blankets for the children so they would not freeze to death. He was murdered by air strike while doing so, likely by an F-35 that Gastops supplies parts to.

People growing tired of politicians continuing to support the slaughter of civilians in Palestine and Lebanon will continue to escalate actions seeking peace and an end to these war crimes.

Anonymous Submission to North Shore Counter-Info

Toulouse (Haute-Garonne): fire to the trucks collaborating with the A69 (France)

Publié le 2024-12-20 09:28:18
Charred trucks, explosions, anti-A69 tags: what we know about the violent fire in Toulouse
ActuToulouse/Ouest France/La Dépêche, October 21, 2024
Several explosions ripped through the night, rousing many Toulousains from their beds. On Monday, October 21, 2024, at around 4 a.m., a violent fire broke out on the premises of Spie Batignolles, located in the Gramont district of Toulouse. When firefighters arrived on the scene, seven trucks were engulfed in flames. An eighth was only just saved. The explosions heard by local residents were none other than the tires of the trucks, which were subjected to temperatures too extreme for them to withstand.
Specialized in construction work, Spie Batignolles is involved in two major projects in the Toulouse region: line C of the Toulouse metro, and the A69 highway between Toulouse and Castres. This project has been the subject of fierce protests from environmental militants for many months.
The police are investigating the incident as a crime, and the Toulouse public prosecutor’s office has opened an inquiry for “deliberate damage to private property by dangerous means”. Damage is estimated at 2 million euros.

What appears to be an act of vandalism is corroborated by a video showing intruders entering the site from the rear, crossing a fence on the Hers river side. CCTV images are currently being analyzed by Groupe d’appui judiciaire (GAJ) investigators. “They revealed the presence of two individuals dressed in black and wearing balaclavas inside the company premises”, says a police source, who were seen entering the site of the public works company at around 3:20 a.m., before leaving a few minutes later, just as the fire was starting to spread.
Investigators also noted the fire “started at multiple sites”. In view of the carcasses still in the parking lot, the fires were thought to have been started in the cabins, with the rear of the vehicles less affected by the flames. The arsonists probably used an accelerant.
According to our on-site reporter, Spie Batignolles has been tagged in the past by opponents of the A69. In February 2024, “No A69 Assassins” was written on a sign at the company’s entrance. This was immediately erased. This morning, other tags – “Assassins Non A69 On a dit non” (“Assassins A69, We said no”) – stain the huge concrete blocks lined up in front of Spie Batignolles, but it’s not clear whether they’re recent or not. An employee we met on the outskirts of the site said they were old.
A69: sabotage and damage on the rise
According to a tally compiled by La Dépêche du Midi, at least 13 vehicles have been set on fire – 11 on the construction site – in connection with the A69 freeway project, mainly in the Tarn département. According to concession holder NGE – Atosca, 327 incidents of damage (stone-throwing, tagging, arson) were recorded between September 26, 2022 and September 30, 2024. 171 of these incidents gave rise to complaints. The most notable recent act of sabotage was the burning of a formwork used to cast a bridge pier in Saïx (Tarn) at the end of August.)
Construction sites on metro line C and A69 targeted
This is not the first suspicious fire to affect Toulouse’s major construction sites in recent months. In June 2023, an ill-intentioned hand set fire to two cranes on the metro site in the Raisin district.
Two separate fires were claimed on an anarchist website. “A thought of solidarity to the zadists who are not discouraged, and continue to occupy and sabotage the A69 construction site”, it was written. The DTPJ inherited the investigation, which is still ongoing. In May 2024, an NGE drilling rig caught fire in the middle of the night on the site of the future Sept-Deniers station. The same group claimed responsibility.
Four construction machines destroyed in the middle of the night
At the beginning of October, the courts decreed the definitive evacuation of the Verfeil ZAD and the last “squirrels” perched in its trees, to prevent them being cut down as part of the A69 construction project. An issue that has generated unbridled passion and a fierce determination to go to extremes.
via: sansnom Translated by Act for freedom now!

Cerisy-la-Forêt (Manche) : Des miradors de chasse abattus

Publié le 2024-12-21 00:00:00

Ouest-France / mardi 17 décembre 2024

« Nous avons recensé une vingtaine de miradors vandalisés dans la forêt de Cerisy-la-Forêt (Manche), mais il y en a peut-être davantage », déclare Quentin Canuet, directeur de chasse et technicien forestier sur l’unité territoriale Ouest Normandie à l’Office national des forêts (ONF). Déboulonnés voire cassés, une quinzaine de miradors ont été vandalisés en un seul week-end, quelques jours avant la troisième journée de chasse en traque affût qui s’est tenue jeudi 12 décembre.

« Je fais toujours un tour sur la parcelle sur laquelle nous prévoyions de chasser quelques jours avant. Cela nous a permis de réparer une partie des miradors défectueux et de modifier un peu la parcelle parcourue », explique-t-il. Si cette nouvelle méthode de chasse a nécessité l’installation de 150 miradors dans la forêt, présents de manière permanente pour des raisons logistiques, l’ONF considère qu’ils sont peu visibles pour les promeneurs et qu’ils contribuent à un meilleur partage de la forêt entre les différents usagers. […]

 

[in English]

Libérez Gino !

Publié le 2024-12-21 11:12:50
Infos locales Antifascisme - Extrêmes-Droites Répression - Justice - Prison

Libérez Gino !

Communiqué de G.A.R.B.A suite à l’arrestation de notre camarade Gino.

Notre camarade Gino a été arrêté en France, à Paris, le 12 novembre 2024, par la SDAT (Sous-direction antiterroriste). Il est depuis emprisonné à la maison d’arrêt de Fresnes.

L’état Hongrois gouverné par le dirigeant fasciste Viktor Orbán demande son extradition, pays où il risque une peine de 16 ans de prison ferme, dans des conditions exécrables.
Il est accusé d’être impliqué dans des violences contre des militants néonazis à Budapest en février 2023, lors d’une contre-manifestation antifasciste qui s’est opposé à une commémoration baptisée « Le jour de l’honneur ».
Les moyens mis en oeuvre pour cette poursuite judiciaire sont énormes par rapport aux accusations portées à son encontre ; pour "coups et blessures ayant entraîné 6 jours d’ITT", on lui envoie la SDAT.
L’état Français approuve et est complice du gouvernement d’extrême droite hongrois.

Ce mercredi 18 décembre, Gino est passé devant la cour d’appel de Paris.
Des camarades antifascistes étaient présent.e.s et lui ont exprimé leurs soutiens à travers un rassemblement.
Nous avons appris que le Parquet a demandé l’exécution immédiate du mandat d’arrêt européen, (étonnant).
La cour d’appel a notamment refusé la demande de la défense de placer Gino sous contrôle judiciaire, justifié par le risque présumé de fuite.

Le délibéré est fixé le 15 janvier 2025, deux solutions s’ouvrent alors ;
Soit de procéder à l’extradition immédiate de Gino, soit, comme demandé par la défense, d’exiger des informations complémentaires à la Hongrie sur le fond du dossier avant de pouvoir statuer sur l’exécution du mandat d’arrêt.

C’est à nous maintenant de parler de Gino autour de nous, de participer aux caisses de soutiens et de nous mobiliser, la couverture médiatique est encore trop peu présente par rapport aux faits.

Nous réclamons sa libération immédiate !

Free all Antifascists

G.A.R.B.A

Ressources à lire :

https://www.streetpress.com/sujet/1734001637-france-militant-antifasciste-gino-hongrie-mandat-arret-europeen-neonazis-viktor-orban

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Baltimore (Etats-Unis) : deux incendies visent des véhicules de la police et de la ville

Publié le 2024-12-21 19:54:19

Trouvé et traduit de l’anglais via Unravel, 17 décembre 2024

La police affirme que l’incendie qui a détruit un véhicule municipal garé en face de l’hôtel de ville de Baltimore (Maryland), le 28 novembre,  jour de Thanksgiving, était d’origine criminelle. Ce véhicule municipal était garé à côté du bâtiment du conseiller Harry S. Cummings, dans le bloc 400 de la rue East Fayette. Selon les autorités, les agents ont été alertés de l’incendie vers 21 h 40.

Il s’agit de la deuxième enquête sur un incendie criminel ouverte dans un rayon de deux pâtés de maisons du centre-ville de Baltimore cette semaine.

La police enquête également sur un incendie qui a endommagé un véhicule de patrouille, qui était garé devant le quartier général de la police de Baltimore lorsque quelqu’un a brisé sa vitre arrière et déclenché un incendie. Cette personne s’est enfuie à pied alors que les flammes commençaient à endommager le véhicule, a indiqué la police. Cet incendie criminel s’est produit vers 0h15 lundi.

L'épidémie frappant les panneaux publicitaires continue ses ravages !

Publié le 2024-12-21 20:23:28

L’épidémie frappant les panneaux publicitaires continue ses ravages !

Infos locales Publicité - Médias - Consommation Actions directes - Sabotages

Cela fait quelques années que cette épidémie fait chuter différents panneaux publicitaires sur la commune de St Lô avec quelques cas aux alentours. Si quelques panneaux 4*3 ont pu en être victimes, ce sont surtout les sucettes Decaux qui en souffrent avec un nouveau variant décrit ici.

Cela fait bien 4 ans que plusieurs dizaines de panneaux publicitaires se retrouvrent désarmés face à l’oeuvre sanitaire effectué par le collectif antipub saint-lois. La presse quotidienne régional d’ici relaient souvent les peurs et la colère de la ville et a dénombré 9 panneaux touchés par la fièvre fin octobre 2024 mais la rumeur en décompte beaucoup plus malgré une capacité énorme de Decaux à se rendre fissa au chevet de ces panneaux désarmés.
Comme qui dirait la chasse est ouverte :

"Le sport à la mode à Saint-Lô est toujours (et plus que jamais) la chasse aux panneaux Decaux. Après avoir testé de très nombreuses méthodes (quelques vidéos en libre accès sur Dailymotion ont été faites à ce sujet, ici, ici et ici), nous avons à nouveau innové.

Plus efficace, plus rapide, plus discret, plus jouissif ! Il vous suffit d’accentuer l’angle de la tête d’un foret à béton à la meuleuse (c’est dur) puis de fixer un manche de votre choix (à l’autre bout !). Vous avez le parfait outil pour casser le verre sécurit de chez Decaux. Petit, selon la taille du manche, et très efficace : un seul coup suffit, pas besoin de rayer le verre à l’avance. Il est donc très peu encombrant dans une poche, et on peut s’en séparer facilement et discrètement en cas de besoin (pensez à mettre un manche noir si vous opérez la nuit, ou de le couvrir avec du scotch noir, et à prendre soin d’enlever vos empreintes avant).

Et là, la partie de plaisir commence ! Deux guetteurs et deux qui opèrent est un bon ratio : cela permet de bien voir les différentes directions d’où pourrait provenir le danger, et on peut briser les deux vitres d’une même sucette en même temps : « un… deux… troiaaaaaaassssccchhh ». Vous apprécierez le bruit net et feutré que cela occasionne. La méthode est extrêmement rapide et permet de compter les victimes par sortie comme les oeufs, par douzaines.

Petit appel à contribution : les vitres plutôt en plexi nous posent plus de problèmes : elles ne cassent pas. Les brouiller en les chauffant au chalumeau fonctionne mais prend beaucoup de temps. Si vous avez des idées, pour chauffer plus fort et plus rapidement ou s’en occuper d’une tout autre manière, n’hésitez pas à faire passer."

A lire aussi...

Bling bling bling, c’est Noël chez Carrouf et BNP !

Publié le 2024-12-21T12:46:28+01:00

 

Lassé.e.s des habituelles décorations de Noël, des sapins en plastique et de la fausse neige, dans la nuit du 20 au 21 décembre, nous avons paré le Carrefour de Grand Clément et sa voisine la BNP, de sculptures sur vitres.Lassé.e.s de voir les enseignes complices du génocide à Gaza, nous avons remplacé le rouge feutré du manteau du Père Noël en rouge dégoulinant symbolisant les dizaines de milliers de mort.e.s.

Ces deux enseignes ont été ciblé parce que participent activement au génocide, l’une en distribuant de la nourriture à Tsahal et en posant fièrement aux côtés des soldats, et l’autre en finançant le régime fascisant d’Israël et son expansion coloniale en Palestine occupée.

Par notre action, nous souhaitons manifester notre soutien au peuple du Liban, de la Syrie et de la Palestine, ciblés par les bombardements israéliens.

Les lutin.e.s ravaleureuses de façades

Athènes (Grèce) : Fracasser la gentrification, au nom de Kyriakos X.

Publié le 2024-12-21T22:54:49+01:00

Exárcheia a été transformé en une zone de divertissement touristique stérile et morte, où la culture de la consommation domine et où prévalent des relations aliénées et superficielles. Des boutiques pour hipsters, des hôtels chics, des Airbnb tape-à-l’œil inondent désormais le quartier, le transformant en une vitrine tape-à-l’œil pour l’apathie apolitique qui convertit en musée ses caractéristiques rebelles. Contre cette condition qu’ils essaient de nous imposer, nous maintenons vivants et inchangés nos projets politiques et nous confirmons les perspectives d’une camaraderie conséquente. Récemment, Exárcheia a été caractérisé par l’éclatement de cette situation d’apathie, le 6 décembre, quand des affrontements généralisés ont eu lieu et des slogans ont été scandés, pour notre compagnon décédé Kyriakos X. Dans cet esprit, le samedi 14 décembre nous avons mené une attaque symbolique, en brisant les façades de l’hôtel Alter Athens et de la boutique de vêtements Deklar, dans la rue Zoodochos Pigi. Nous privilégions l’action multiforme, jusqu’à ce que nos messages de résistance évoluent en une menace réelle, jusqu’à ce que des flambées de rébellion et d’expropriation de l’espace et du temps surgissent partout.

Solidarité sans faille avec la compagnonne Marianna M., gravement blessée, et avec les autres compas emprisonné.es dans le cadre de l’affaire d’Ambelókipi.

LE PRÉLÈVEMENT FORCÉ D’ADN EST UNE TORTURE.

KYRIAKOS X. TOUJOURS PRÉSENT DANS NOS CŒURS ET DANS NOS LUTTES.

FORCE AU COMPAGNON EMPRISONNÉ K.K., ACCUSÉ D’UNE VIOLENTE ATTAQUE CONTRE UN FOURGON UTILISÉ POUR LES INTERROGATOIRES, À MISSOLONGHI.

NI CRIMINELS NI POLITICIENS, DESTRUCTION ET FEU POUR TOUTES LES PRISONS

Anarchistes

 

https://attaque.noblogs.org/post/2024/12/21/athenes-grece-fracasser-la-gentrification-au-nom-de-kyriakos-x/

https://actforfree.noblogs.org/2024/12/17/athens-greece-smashing-gentrification-in-the-name-of-kyriakos-x-by-anarchists/

https://athens.indymedia.org/post/1633365/

 

Russie et territoires ukrainiens occupés : Résistance radicale (du 1er au 19 décembre 2024)

Publié le 2024-12-22 00:00:00

a2day / jeudi 19 décembre 2024

Donetsk

Le 9 décembre, la voiture du bourreau Sergueï Yevsyukov a été faite exploser, à Donetsk. Il était le directeur de la prison d’Olenivka, où les combattants capturés du régiment Azov ont été torturés, et a fait sauter l’un des baraquements où ils étaient détenus. Environ cinquante prisonniers de guerre d’Azovstal qui s’y trouvaient ont été tués et plus de soixante-dix autres ont été blessés. Selon les premières informations, Yevsyukov a été tué et sa femme (elle aussi employée du ministère de l’Intérieur) a eu une jambe arrachée par l’explosion.

Moscou

[…]

Le 9 décembre, un conflit au travail, à cause du non-payement de salaires, a poussé un employé désespéré à mettre le feu à la voiture du directeur d’une entreprise des constructions. Vladimir K., un électricien de 55 ans, avait quitté l’entreprise fin novembre et le directeur lui avait promis de lui payer les salaires dus, mais ne l’avait jamais fait. Le 9 décembre, le patron a garé sa voiture près du chantier et l’employé est venu lui demander l’argent une nouvelle fois. Le patron a dit que le salaire arriverait le lendemain et il est parti. Après cela, l’employé et ses compagnons ont mis le feu à la voiture du directeur. La voiture de marque Haval, d’un valeur de 1,7 millions de roubles [presque 16 000 euros, au change d’aujourd’hui ; NdAtt.], a été complètement brûlée. Vladimir a été arrêté par la police. Maintenant, lui et ses camarades risquent jusqu’à cinq ans de prison.

[…]

Rostov-sur-le-Don

Selon la chaîne Telegram SHOT, dans la soirée du 15 décembre, Nikolaï et sa copine Polina, âgé.es de quinze ans, sont allé.es à la gare de Rostov-Tovarny et ont mis le feu à la locomotive électrique d’un train transportant des céréales. Ils l’ont fait avec deux cocktails Molotov et ensuite il/elle ont rapidement quitté les lieux. La locomotive électrique a été immédiatement détachée du reste du train, pour éviter que l’incendie se propager aux wagons de grains.

Malheureusement, tou.tes les deux ont été arrêté.es peu après, avec un ami à eux, qui, pour cette action, a reçu 150 mille roubles [presque 1400 euros ; NdAtt.] en cryptomonnaie, versés de l’Ukraine sur un portefeuille spécial. On sait que Nikolaï était un étudiant de deuxième année à l’école technique des chemins de fer de la ville et que Polina étudiait à distance à la Mobile Digital School BIT.

Nous ne savons pas exactement comment les jeunes partisan.es ont été trouvé.es, mais, une fois de plus, nous mettons en garde : ne dites à personne en Russie ou en Ukraine où et quand vous allez mener une action et ne communiquez aucune donnée personnelle. Utilisez la fonction de hachage pour confirmer l’auteur [des communications]. Le sabotage n’est pas un moyen de gagner de l’argent.

13/12 : Actions simultanées contre l'Etat policier

Publié le 2024-12-22 12:22:47
stuut.info>

13/12 : Actions simultanées contre l’Etat policier

13/12 : Actions simultanées contre l’Etat policier

Belgique | sur https://stuut.info /B_collectif>
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Image issue de la vidéo des actions.

Une série d’actions simultanées a été menée à Bruxelles le vendredi 13 du 12 contre plusieurs institutions répressives de l’Etat belge et de l’Europe. Dans un communiqué le « comité 1312 », explique ses motivations derrière ces actions : Vidéo des actions, publiée en ligne.

« Nous savons que la police assassine. Nous voyons l’enfermement massif des personnes sans-papiers dans les centres fermés, l’arrivée de frontex à Bruxelles et la construction de méga-prison. Nous observons la prolifération de caméras dans nos rues, dotées de reconnaissance faciale. Nous vivons la criminalisation grandissante des militant.es, la répression policière et judiciaire des mouvements pro-palestiniens, les expulsions répétées, toujours plus violentes, d’occupations temporaires et de squats. Nous constatons le harcèlement de la police contre les TDS (Travailleur.euses du sexe). » « Comité 1312 »

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Image issue de la vidéo des actions.

Le choix de la date d’action et du comité n’est pas anodin, « 1312 » est une manière de dire « ACAB » (All Cops Are Bastards / tous les flics sont des salauds). Le « 1 » symbolisant le « A », le « 3 » le « C », … Cette expression populaire est une des incarnations des mouvements politiques critiques ou abolitionnistes à l’encontre de l’institution policière. Le terme « ACAB« , dénonçant « Tous les flics » (« All Cops« ) renvoie à une critique structurelle de l’institution policière en tant qu’institution étatique. Ces critiques structurelles s’opposent aux théories telles que celle de la « pomme pourrie ». Cette dernière par exemple, explique que les violences policières sont le fait de mauvais individus (les pommes pourries du panier) au sein de la police, là où une critique structurelle explique que c’est la police en tant qu’institution qui produit des violences, non pas les potentiels mauvais individus qui la composent.

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Image issue de la vidéo des actions.

Dans une vidéo publiée sur internet, on peut reconnaitre différents endroits pris pour cible à Bruxelles, Prison de St-Gilles, Casernes de la police fédérale à Etterbeek, Gare du midi, où Frontex a récemment reçu l’autorisation d’opérer sur le territoire belge ainsi que la Commission Européenne. C’est le DG Migration (Migraton and home affairs) responsable de la politique migratoire européenne qui a été visé, les vitrines de ses locaux ont été brisées et il a été inscrit sur les murs « Borders kills« , « Revenge for all refugee deaths« .

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Image issue de la vidéo des actions.

« […] Ce soir, si des structures sont visées, c’est d’abord parce qu’elles sont les premières à produire cette violence contre touxtes personnes minorisées !

Mais c’est aussi pour affirmer que nous souhaitons les voir disparaitre et imaginer un futur où elles n’existeront plus, n’auront plus de pouvoir et seront abolies. » « Comité 1312 »

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Image issue de la vidéo des actions.

Le communiqué complet de l’action est disponible sur Stuut.info , à retrouver dans nos sources.

Source :

Voir en ligne : BXL Dévie

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Assemblée ouverte de « kaliméro » caisse de solidarité avec les prisonnier.e.s de la guerre sociale

Publié le 2024-12-22 16:00:00

Assemblée ouverte de « kaliméro » caisse de solidarité avec les prisonnier.e.s de la guerre sociale

| Kalimero

Kaliméro est une caisse et une assemblée solidaire des prisonnier-es de la guerre sociale. La prochaine aura lieu le jeudi 9 janvier à 19h et se tiendra au 19 rue burnouf 75019 paris.

La prison est un des rouages de ce système basé sur l’exploitation et la domination que nous voulons raser au sol, c’est pourquoi nous envoyons des mandats à celles et ceux accusé·e·s d’actes de révolte dont on est solidaires.

Une caisse de solidarité a besoin de continuité. Nous n’avons ni sponsor, ni mécène, aussi avons-nous convenu d’un rendez-vous par mois pour collecter des sous pour alimenter la caisse. Ces rencontres sont également l’occasion d’échanger sur nos pratiques face à la répression, d’assurer le suivi des différentes histoires et de discuter des situations qui se présentent. Elle est également un moment de discussion autour des possibles moyens d’esquive, de résistance et d’auto-organisation offensive contre la machine judiciaire et carcérale.

Dans un souci de régularité, ces rencards ont été fixés le 2e jeudi de chaque mois à 19h, la prochaine réunion Kaliméro aura lieu le jeudi 9 janvier au 19 rue burnouf à Paris 19e.

Pour envoyer de l’argent, pour demander des informations, ou pour être tenu·e·s au courant des prochains rendez-vous de la caisse et être inscrit·e·s sur la mailing-list de Kaliméro, écrivez à kalimeroparis(at)riseup.net

Mots-clefs : anti-carcéral
Localisation : Paris 19e

Lyon (Rhône) : prendre la poudre d’escampette

Publié le 2024-12-22 18:27:35

Un homme s’évade du palais de justice des 24 Colonnes
lors d’un transfert

Le Progrès, 19 décembre 2024

Un homme s’est évadé des « Vingt-quatre colonnes » [cour d’assises et cour d’appel de Lyon], mercredi 18 décembre en début d’après-midi à Lyon (5e) et, malgré les recherches, il était toujours en fuite ce jeudi. Selon nos informations, cet étranger en situation irrégulière arrivait du CRA (centre de rétention administrative) de Lyon Saint-Exupéry sous escorte de la gendarmerie, pour être présenté à un juge au palais de justice.

Dans des circonstances encore mal connues, et alors qu’il était menotté, il s’est soudain échappé et s’est enfui en courant. Il a réussi à se débarrasser des menottes et à quitter le palais de justice sans être inquiété, puis a disparu. Des moyens de police ont aussitôt été déployés pour tenter de le localiser, mais ces recherches sont restées vaines.

Amsterdam (Pays-Bas) : barbecue d’hiver pour KPN

Publié le 2024-12-22 19:00:55

(Traduit de l’anglais de Indymedia Nederland, 19 décembre 2024)

nuit du 16 au 17 décembre
camionnette électrique de KPN* incendiée
quartier amsterdam nieuw-west

méthode :
allume-feu (les blancs pas les bios)
cassez-les au milieu sans les sortir de l’emballage plastique
placer le paquet entier sur l’un ou l’autre des pneus avant
allumer avec un briquet tempête, à travers l’emballage
profitez de votre barbecue à distance de sécurité

contre KPN et son réseau de contrôle et de surveillance, sa technologie de guerre avec IA, et tout ce qu’elle fait et représente

*NdT : KPN est l’un des principaux opérateurs de téléphonie mobile et de télécommunications aux Pays-Bas, voir ici la précédente attaque contre eux le 25 novembre dernier

rassemblement mensuel contre le projet de CRA

Publié le 2024-12-22T21:54:40+01:00

Le prochain rassemblement mensuel contre le projet de CRA se tiendra samedi 7 novembre à 14h au Miroir d’Eau.

Comme dans de nombreuses autres villes en France, il y a un projet de construction d’un CRA à Nantes. Les CRA sont des lieux prévus pour l’enfermement des étranger.es que l’Etat met ou maintient en situation irrégulière.

Comme dans de nombreuses autres villes en France, il y a un projet de construction d’un CRA à Nantes. Les CRA sont des lieux prévus pour l’enfermement des étranger.es que l’Etat met ou maintient en situation irrégulière.

Rassemblement tous les 1er samedi du mois pour se rencontrer, s’informer et s’organiser.