Il a tenté de se faire la belle à la veille de Noël. Un jeune détenu de 20 ans a tenté de s’échapper de la maison d’arrêt de Druelle-Balsac (Aveyron) ce dimanche 24 décembre.
de.indymedia.org / jeudi 21 décembre 2023
Dans la nuit de mercredi à jeudi, nous avons attaqué le tribunal de Fürth [ville de l’agglomération de Nuremberg ; NdAtt.] avec de la peinture. La façade du bâtiment et l’entrée principale ont été repeinte sur une grande surface.
De cette manière, nous nous montrons solidaires des inculpé.es de la procédure en vertu de l’article 129 du codé pénal [association de malfaiteurs ; NdAtt.], à Nuremberg. Pour ceux/celles qui ne l’auraient pas compris : le parquet de l’État de Bavière construit ici une association de malfaiteurs qui, bien sûr, n’a pas de nom, mais qui aurait fait des tags.
En outre, nos salutations vont à tou.tes les antifascistes qui sont en cavale : still loving you !
Liberté pour les personnes détenues, bonne chance à celles recherchées !
Luttons contre leur justice de classe !

Seven revolutionaries tried for terrorist criminal association were sentenced this Friday, December 22, by the Paris Criminal Court, to sentences ranging from two years in prison suspended to five years in prison, including thirty months with probationary stay. The defendants, six men and a woman, had appeared on trial from October 3 to 27. The heaviest sentence was imposed on Libre Flot, an anarchist comrade who had fought in 2017 in the People’s Protection Units (YPG) in Rojava against the Islamic State. However, he will be able to benefit from a reduction in his sentence for the part of the prison sentence that remains to be served.
The reading of the judgment was disrupted by protests. Twenty minutes after the start of reading, when the president was saying that the offense of association of terrorist criminals was formed, people expressed their disapproval, causing hearing suspension. The magistrate then ordered the evacuation of the room.
Vendredi 8 décembre à Calais, plus de 80 personnes ont été expulsées malgré une résistance déter’ d’un immeuble squatté qu’iels venaient de rendre public boulevard Lafayette, en plein centre-ville. Malgré cette défaite, cette action donne un peu d’espoir dans la ville la plus fliquée de France, où plus d’un millier de personnes bloquées à la frontière britannique dorment actuellement dehors.
Au mois de novembre 2023, des inondations sans précédent ont touché le Pas-de-Calais. Avec l’arrivée de l’hiver, la situation est devenue particulièrement hardcore dans les bidonvilles (« jungles »), où survivent les personnes exilées bloquées à la frontière britannique. Avec les mauvaises conditions météo, la frontière est particulièrement dure à franchir et de plus en plus de gens s’accumulent à Calais, les associations manquent de tout : nourriture, vêtements, couvertures, tentes… Fin novembre, plusieurs campements de fortunes baignaient dans des marres créées par les inondations, les nouveaux arrivant-es à Calais n’avaient parfois ni tentes ni couvertures et dormaient à même le sol sous la pluie.
Face à cette situation, la réponse de l’état a été le 30 novembre une « mise à l’abri », soit disant « volontaire » mais faites à 5h du matin sur les campements en menottant celleux qui essayaient de s’enfuir et les forcer à monter dans des bus pour les déporter à l’autre bout du pays dans des centres d’hébergement. Alors qu’il faisait moins de zéro degré et qu’il a neigé les jours suivants, la police a volé la plupart des tentes. Les gens déportés sont bien évidemment revenus les jours suivant à Calais (puisque leur but n’est pas d’être hébergé-es en Bretagne ou à Grenoble mais d’aller en Angleterre), dans des conditions encore plus précaires qu’avant. Alors que les températures descendaient régulièrement en-dessous de zéro la nuit début décembre, aucun plan grand froid (ouverture d’un grand hangar pour l’hébergement d’urgence de toustes) n’a eu lieu à Calais, une pratique qui risque d’ailleurs de se généraliser avec la nouvelle loi darmanin contre les personnes migrantes.
C’est dans ce contexte chaotique que plus de 80 personnes ont occupé un immeuble, abandonné depuis plus de 10 ans, boulevard Lafayette en plein centre-ville de Calais. Vendredi 8 décembre en fin de journée, l’occupation a été rendue publique en se montrant aux fenêtres, en affichant des preuves d’occupations (assurance habitation) sur la porte et en déployant une banderole « logement pour toustes ». Des dizaines de personnes ont commencé à se rassembler en soutien devant l’immeuble : des calaisien-nes solidaires, des bénévoles d’associations, des personnes exilées…
Quelques minutes après la visibilisation de l’occupation, les flics ont débarqué et contrôlé l’identité de deux personnes à proximité du bâtiment, qui ont été relâchées un peu plus tard. Les proprios ont rappliqué en quelques minutes pour pleurnicher, alors qu’iels gardent cet immeuble vide depuis plus de 10 ans, qui a déjà été squatté et expulsé plusieurs fois par le passé. Peu à peu, les flics ont fait venir la blinde de renforts et les pompiers pour boucler le quartier. Refusant toute discussion avec les occupant-es, les shtars ont seulement été ralenti par quelques carreaux de fenêtres malencontreusement tombés près d’elleux depuis le squat, les obligeant à reculer un temps pour revenir casqué-es et bien planqué-es sous des boucliers.
Pendant ce temps, à l’extérieur, les keufs ont arrosés les soutiens, pourtant plutôt calmes et qui chantaient juste des slogans, de gaz lacrymo et de coups de tonfa. Après avoir bien galéré avec leur bélier contre la vieille porte en bois toute pourrie, les flics sont entré-es dans le squat et ont arrêté 2 personnes. A l’intérieur, les autres occupant-es restaient groupé-es pour se protéger. Les keufs ont fait un tri en faisant sortir sans contrôle les personnes racisé-es et en retenant les blanc-hes dans un coin (dans leur vieille logique raciste, si des personnes racisées ouvrent un squat c’est forcément que des blanc-hes les ont incité ou instrumentalisé). Une fois dehors, la grosse soixantaine de personnes expulsées s’est mêlée à la foule des soutiens qui refusaient de partir tant que tout le monde ne serait pas relâché. Les flics ont commencé à pousser et gazer, suite à quoi ils ont reçu comme réponse des jets de projectiles. Paniqué-es, les keufs ont libéré la dizaine de personnes retenues à l’intérieur du bat’ pour pouvoir être plus nombreux-ses à gérer la foule dehors.
Une partie des gens rassemblés, principalement des personnes expulsées quelques minutes plus tôt, ont continué à défier les keufs et sont parties en cortèges sauvages dans les rues alentours, cassant du mobilier et des voitures au passage et mettant des barrières et des poubelles au milieu de la route aux slogans de « Fuck police » et « Fuck France », une partie espérant re-rentrer de force dans l’immeuble expulsé. Devant les gaz et les charges de keufs, le cortège a fini par se disperser et la plupart des manifestant-es sont malheureusement reparti-es vers les jungles en périphérie de la ville.
Le lendemain, les 2 personnes placées en garde-à-vue pour « entrée et maintien dans un local à usage d’habitation » (le délit de la nouvelle loi antisquat « Kasbarian » de 2023) et pour « dégradation » (des carreaux de fenêtres tombés) sont sorties du comico sans poursuites et sans avoir donné ni empreintes digitales ni papiers d’identité. Pendant une semaine, il y a eu un équipage de flics garé 24h/24 devant le bat’ de peur qu’il soit re-squatté. La seule porte de l’immeuble qui n’était pas condamnée auparavant a été recouverte d’une grande plaque antisquat, preuve que les proprios ne comptent pas y rentrer prochainement pour en faire quoi que ce soit. C’était urgent de mettre des gens dehors pour laisser ce truc vide, bande de bâtards.
En parallèle de cette action, plusieurs squats ont vu le jour ces derniers mois à Calais en toute discrétion et tiennent toujours. Les expulsions de squats comme celui du boulevard Lafayette n’empêchent pas les squats d’exister, elles les rendent seulement plus précaires et instables en les invisibilisant. Même si elle a foiré, cette action collective a permis de nombreuses rencontres et complicités. Vu l’enlisement total de la situation à Calais, il y a toutes les chances que cette énergie s’intensifie et que les squats et autres actions contre la frontière se multiplient.
Fuck borders ! Fuck police ! Fuck France !
[Reçu par mail, 23 décembre 2023]
Bonjour,
Si cela vous intéresse à titre d’archives, vous trouverez ci-joint l’édito, les sommaires détaillés ainsi que les pdf des cinq numéros de Subversions, « revue anarchiste de critique sociale », parue il y a une dizaine d’années de septembre 2012 à décembre 2015. La revue ayant à l’époque tourné uniquement sur papier et étant épuisée depuis longtemps, souhaitons que cela lui donne une autre vie, en permettant désormais à chacun.e de l’imprimer pour la lire sur ce même support. Au vu du poids des fichiers (chaque numéro fait de 54 à 78 pages en format A4), les couvertures couleurs alors tirées en offset ont été passées en noir et blanc. Bonne lecture !
Subversions n°1, septembre 2012, 54 pages

Pot-pourri • Discours sur la méthode. La lutte avec des harragas à Paris • Aux insoumis de la pacification sociale • La répression et son petit monde • A l’air libre • Dans le marécage
Démocratie • Démocratie blues • Le criminel c’est l’électeur • Crève la démocratie ! • Des pavés dans les urnes • Il fallait se décider à lutter • Quelques apports pour un dépassement de la démocratie • Le plus violent de tout serait de retourner à la normalité • L’incendie
Focus • Un retour sur l’insurrection et ses contours • Sur quelques vieilles questions d’actualité parmi les anarchistes (et pas seulement) • Quarante
Fil de l’histoire • Blanqui ou l’insurrection d’État
Subversions n°2, avril 2013, 66 pages

Nuisances • L’ouvriérisme comme idéologie au service des patrons • L’honnête ouvrier • Notre-Dame-des-Landes : Contre l’aéroport et son quoi ? • Res communis ou res nullius ?
Focus • L’enfer est pavé de bonnes intentions. L’Humanitaire à l’aune du 3e millénaire • L’humanitaire en treillis • Ni Salut, ni Armée : contre les collabos caritatifs
Pot-pourri • Critique de la société idéale • Liberté ? • Egypte. Comme la mer • Invitation à la rencontre internationale de Zurich • Contribution barbare • De court-circuit en black-out social • Quelque chose qui manque • Dépasser les frontières
Commentaires déplacés • Sommets et lentilles • L’espace qu’on leur laisse • Charlot policeman
Fil de l’histoire • Un coup de lime : L’anarchisme autonome de G. Ciancabilla
Subversions n°3, septembre 2013, 62 pages

Cette grande prison à ciel ouvert • Lille 2004, une funèbre symphonie • Merde à Vauban • Balade parisienne, Points de passage • De l’ombre des villes aux lueurs de l’insurrection • Bruxelles/Paris, La fin des transports en commun • Paris, Le tram-tram quotidien arrive (encore) • Bruxelles, Les artères de la métropole • Bruxelles, Maxi-taule et ville-prison • Zurich, Société ou prison ? • Zurich, Sans illusions…
Focus • Les pestes religieuses • Pensées iconoclastes • Dieu Patrie Famille • Si Dieu existait réellement… • Mosquées, églises et autres conneries • Nous avons mis le feu à la cathédrale des forces armées • La grande messe
Pot-pourri • Pour régler les comptes • Pacification sociale & citoyennisme • La plaie du civisme • Colères lisboètes • L’imprévu • Amnistie sociale et illusions démocratiques • Contre l’amnistie • Mierda siempre Comandante !
Commentaires déplacés • ZAD alors ! • Gendarmes et voleurs
Fil de l’histoire • Oui, le Reichstag brûle ! L’acte individuel de Marinus Van der Lubbe
Subversions n°4, octobre 2014, 56 pages

Pot-pourri • Pour le bouleversement du monde • Balade souterraine : flux et reflux • Les murs de la ville • Sur la deuxième ligne • Par la fenêtre • L’âge des fossoyeurs • Je vous souhaite à tous de beaux cancers • C’est la guerre… • Otvet • Pour une désobéissance incivile • Nous vivons des temps de guerre…
Focus • Soyons ingouvernables • Dix coups de poignards à la politique • A bas la politique ! • De l’autre côté du miroir • Nous sommes le 1 % • Pour en finir avec le sacré • Le palier du « voisin »
Commentaires déplacés • Consternations • Bonnot et les évangélistes
Fil de l’histoire • La vengeance de Sacco et Vanzetti • Face à face avec l’ennemi • Mourir innocents est plus rageant • Aux révolutionnaires… chrétiens
Subversions n°5, décembre 2015, 78 pages

Pot-pourri • Carpe Diem • Un élément perturbateur • Pourquoi tant d’agressivité ? • Topologie insurrectionnelle • Regard sur la ville • Rompons les rangs ! • Adresse aux zadistes • Il était une fois la cogestion • L’effet dièse • Autour de la question des « montages », de la justice et de l’offensive
Focus • Une métropole quelque part en Europe • Que mille révoltes éclatent • Au pays des démocraties • Temps de guerre • Quelques considérations pour envisager un projet de lutte contre les frontières • Expériences de lutte contre la machine à expulser à Paris • Liberté pour tous, avec ou sans papiers
Cahier • Ni de leur guerre, ni de leur paix • Tous en guerre • Qu’ils soient de Dieu ou de la République, à bas tous les soldats ! • Face à la guerre et à l’état de siège : rompons les rangs • Larmes sélectives
Commentaires déplacés • Aux clients • Blanqui à Venaus • Les récupérateurs radicaux sortent du bois • Fers battus
Edito des cinq numéros
Encore une revue ? Pas tout à fait. D’un côté, il nous semble qu’au moment où les idées tendent toujours plus à devenir des marchandises ou de simples opinions (virtuelles qui plus est), continuer à faire circuler par écrit quelques réflexions reste plus que jamais nécessaire. D’un autre côté, si on peut toujours tenter de disséquer à l’infini la énième restructuration en cours de la domination, la question serait également d’affiner nos angles d’attaque pour mieux lui porter des coups. Théorie, agitation, analyse ou propositions se mêleront donc en un mélange que nous souhaitons subversif.
Le fait que certains textes soient publiés ici ne signifie pas nécessairement que nous en partagions l’intégralité, car il nous importe davantage de susciter des discussions qui rompent avec l’activisme mouvementiste ou avec les spéculations autoritaires. Cela pourrait être aussi une manière d’explorer quelques pistes, tout en sachant que c’est dans notre vie même, au quotidien, que s’élaborent les hypothèses révolutionnaires avec toutes les conséquences qui en découlent.
Encore une revue ? Peut-être. Mais en tout cas un instrument supplémentaire pour intervenir dans la guerre sociale, de l’intérieur d’une conflictualité qui tend aussi à échapper aux récupérateurs traditionnels en se développant dans toutes les directions. Une petite contribution pour approfondir, en quelque sorte, les mauvaises passions d’une liberté démesurée pour toutes et tous.
Aveyron : un prisonnier tente de s’évader de la maison d’arrêt
de Druelle en cette veille de Noël
France3/Le Parisien, 24 décembre 2023
Il a tenté de se faire la belle à la veille de Noël. Un jeune détenu de 20 ans a tenté de s’échapper de la maison d’arrêt de Druelle-Balsac (Aveyron) ce dimanche 24 décembre.
Le personnel pénitentiaire a sonné l’alerte vers 14h30 en se rendant compte qu’un des détenus n’était pas présent dans sa cellule. Prévenus, les gendarmes ont bloqué tous les accès routiers aux alentours de cette prison, située non loin de la zone industrielle de Bel air. Un important dispositif de fouilles est alors déployé avec le personnel de la maison d’arrêt. Le peloton spécial d’intervention de la gendarmerie, une équipe cynophile de Toulouse traquant l’individu au sein de l’établissement pénitentiaire ont aussi participé aux recherches, ainsi qu’un hélicoptère d’Egletons, et même un drone des pompiers.
Finalement, le détenu est retrouvé sur un des toits de la prison par le personnel et les gendarmes au bout d’1h30. Incarcéré pour une affaire criminelle, il est âgé d’une vingtaine d’années. Il est désormais en garde à vue. Une enquête est ouverte pour déterminer quelles étaient ses motivations.
Les 26, 27 et 28 Janvier auront lieu à Toulouse des rencontres nationales contre les constructions de nouvelles prisons à venir et plus généralement contre toutes les prisons. Ce moment s’inscrit dans la continuité de plusieurs rencontres dont la dernière a eu lieu en Juin dans la région d’Avignon.
Ces rencontres nationales contre les constructions de nouvelles prisons à venir et plus généralement contre toutes les prisons s’inscrivent dans la continuité de rencontres dont la dernière a eu lieu en juin dans la région d’avignon.
L’idée c’est de se retrouver entre des personnes qui réfléchissent à la question de la prison et/ou qui se bougent contre des projets de construction de taules près de chez elles sur des bases anticarcérales, quelque soient les formes que la prison prend (prison, CRA, peines alternative, etc).
C’est un moment pour discuter et partager nos expériences pour essayer de lutter ensemble contre les 15000 nouvelles places que l’état commence à construire pour les prochaines années (dont une de 600 places à Muret à coté de Toulouse) et plus largement contre l’horreur que représente l’enfermement.
Car la taule est bien un rouage essentiel de ce monde pourri, qui permet à l’État de réprimer celleux qui n’obéissent pas servilement, et de faire peur à celleux qui auraient envie de faire de même.
On ne pense pas que la justice puisse résoudre ou réparer quoi que ce soit, car la logique de punition n’apprend qu’à se soumettre devant une autorité. D’ailleurs cette justice vient la plupart du temps défendre les intérêts de l’ordre dominant de l’État et du capitalisme, en punissant des pauvres qui s’attaquent à la propriété privée ou des récalcitrant.es qui se révoltent.
Sur ces bases anticarcérales, on a préparé un week-end avec des moments publics et d’autres moments entre collectifs anti-carcéraux. Patiente encore un peu, le programme définitif sera publié plus tard !
Au niveau de la logistique, si le week-end t’intéresse mais que tu n’as pas d’endroit où dormir (on va essayer de s’arranger), ou que tu te poses des questions sur des points précis, tu peux nous contacter à l’adresse mail suivante :
weekend_anticarceral_toulouse@autistici.org
Sinon les cantines seront véganes et à prix libre.
On vous attends nombreuses, feu aux prisons construites ou à venir !
Le Progrès / mardi 26 décembre 2023
Après l’incendie d’un poste RTE (Réseau transport électricité) début novembre à Saint-Bonnet-les-Oules, ce nouvel acte malveillant à Roche-la-Molière pose question sur ses motivations. […]
Le pylône a été scié le 20 novembre et va nécessiter plusieurs mois de réparation. […]

Budapest Antifascist Solidarity Commitee / mardi 12 décembre 2023
Lundi 11 décembre, Maja, qui était visiblement recherché.e par les autorités, a été arrêté.e à Berlin par une unité d’intervention de la police. Cela a eu lieu dans le cadre des enquêtes sur différents affrontements contre des néonazis, pendant la période du « Jour de l’honneur » de 2023, à Budapest. Lors de son interpellation, Maja a été jeté.e par les agents de police à travers une porte vitrée, ce qui lui a causé plusieurs coupures et écorchures. Juste après l’arrestation, il y a eu plusieurs perquisitions domiciliaires chez des proches à elle/lui, à Iéna.
Un mandat d’arrêt national allemand et aussi un mandat d’arrêt européen, produit par l’Hongrie, avaient été émis contre Maja. Le lendemain, Maja a été présenté.e à un juge d’instruction du tribunal de Dresde. Le mandat d’arrêt allemand a été mis en exécution lors de l’audience de validation de l’arrestation et depuis Maja se trouve en détention préventive. Dans les semaines à venir, le tribunal décidera si le procès contre Maja aura lieu en Allemagne ou s’il y aura une extradition en faveur des autorités judiciaires hongroises. Une extradition vers l’Hongrie fasciste porterait non seulement à des peine de prison à deux chiffres et à des conditions de détention inhumaines, mais aussi à une incarcération loin de chez lui/elle, ce qui compliquerait son accompagnement solidaire lors du procès et de la détention.
Le même jour, à Milan, l’audience pour l’extradition de Gabriele [interpellé le 21 novembre par les Carabinieri, suite à un mandat d’arrêt européen émis par un juge hongrois ; NdAtt.] a été reporté une nouvelle fois. Le juge a décidé de poser des questions au gouvernement hongrois sur les conditions de détention et d’exiger de celui-ci des garanties quant au déroulement du procès et à l’indépendance de la justice. La prochaine audition à ce sujet aura lieu le 16 janvier.
Dans les prochaines semaines, il sera important de sensibiliser l’opinion publique, ici en Allemagne aussi, sur les conséquences d’une extradition vers l’Hongrie et de faire sentir à Gabriele et à Maja qu’ils/elle ne sont pas seul.es et que notre solidarité ne s’arrête pas devant les murs des prisons.
Liberté pour Maja, Gabriele, Tobi et Ilaria !
*****
extrait de Budapest Antifascist Solidarity Commitee / jeudi 30 novembre 2023
[…]
Dans la nuit du 20 au 21 novembre à Milan, notre camarade Gabriele a été visé par un mandat d’arrêt européen pour les événements survenus à Budapest en février 2023. Des milliers de néonazis s’étaient rassemblés dans la capitale hongroise pour commémorer le “jour de l’honneur” et certains d’entre eux avaient été attaqués.
Ilaria et Tobias sont en détention à Budapest depuis février, accusés d’avoir participé à ces actions, et Gabriele est actuellement assigné à résidence à Milan en attendant l’audience, fixée le 5 décembre, qui se prononcera sur son extradition en Hongrie.
Certain.e.s camarades allemand.e.s visé.e.s par d’autres mandats d’arrêt européens pour les mêmes faits sont en fuite depuis plusieurs mois.
Face à cette répression massive à l’encontre des camarades antifascistes qui dure depuis 10 mois, nous répondons par la solidarité! Qu’iels soient “innocent.e.s” ou “coupables”, nous serons toujours à leurs côtés!
NON À L’EXTRADITION!
Liberté pour Gabriele!
Liberté pour Ilaria et Tobias!
Solidarité avec tous les fugitifs!
Liberté pour tous, liberté pour toutes!
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Budapest Antifascist Solidarity Commitee / liste en évolution constante
Vous trouverez ici une chronologie de ce qui s’est (supposément) passé depuis le 9 février 2023. Nous voulons signaler que ces informations sont tirées de sources en libre accès, en partie des médias hongrois ou de publications de droite. Ces informations, notamment celles au sujet des prétendues agressions et de leur déroulement, doivent donc être prises avec précaution.
9 février 2023
Selon ses déclarations, Tamás Lipták, membre de la Lègió Hungária, a été victime d’une tentative d’agression, près de la gare Nyugati, à Budapest.
Affrontements avec trois membres de Ruch Narodowy (un parti polonais d’extrême droite), sur la place Fővám, à Budapest.
La police hongroise constitue une équipe spéciale pour identifier les auteurs de l’ attaque.
10 février
Affrontements avec une personne, sur la place Gazdagréti, à Budapest.
Affrontements avec deux personnes, à Budapest. L’un des agressés est Laszlo Dudog, une des figures les plus connues du « rock de droite » hongrois et un important représentant du mouvement Blood and Honour en Hongrie.
En lien avec ces faits, Kristina D. est arrêtée par la police hongroise. Elle est l’une des plus proches collaboratrices d’Andras Jambor [député au parlement hongrois, pour les Verts ; NdAtt.] ; les seuls indices sont une veste, une écharpe et un post sur Facebook.
« Fête de bienvenue » de Blood and Honour pour le « Jour de l’honneur ». Y jouent les groupes Ewiger Sturm (CH) et Hundriver (HU).
11 février
Deux allemands qui revenaient d’un concert nazi sont attaqués, à Budapest. Selon les médias, l’un des agressés est membre du parti Neue Stärke, d’Erfurt. Il a donné lui-même un entretien sur cet incident à Lasse Richei, de Braunschweig, youtubeur nazi et membre d’un groupe néonazi.
Dans le cadre des commémorations du nazisme, des représentants de la presse sont menacés et deux personnes sont blessées.
La marche Ausbruch60, en souvenir des nazis allemands et hongrois [qui ont défendu la ville face à l’Armée rouge et ont tenté une percée (Ausbruch, en allemand) le 11 février 1945 ; NdAtt.], part de la place Kapisztran, dans le centre de Budapest.
À Budapest, six personnes sont interpellées par la police ; des mandats d’arrêt seront émis contre trois d’entre elles. Les personnes arrêtées sont accusées de « violence contre une communauté » et/ou de « constitution d’une association de malfaiteurs ».
Le soir, grand concert à Székesfehérvár, pas loin de Budapest. Il est organisé, entre autres, par Blood and Honour Hongrie. Les groupes qui jouent sont : Álarcband, Brigade Totenkopf, Hobbit, Vérvád et Kitörés
Agression de personnes de gauche, place Széll Kámán, à Budapest, de la part de membres présumés de Betyársereg (une confrérie d’extrême droite). Deux des agresseurs sont interpellés puis relâchés.
12 février
Trois des antifascistes arrêté.es la veille sont libéré.es dans l’après-midi.
13 février
Le quotidien allemand Bild rend compte pour la première fois des évènements en Hongrie.
14 février
Une personne arrêtée auparavant est libérée, car les accusations à son encontre n’ont pas été retenues.
15 février
La police hongroise publie des photos des personnes recherchées, ainsi que les noms complets de deux autres inculpé.es.
A Berlin, il y a deux perquisitions domiciliaires, en lien avec les faits de Budapest.
16 février
Le « bureau central sur l’extrémisme » du Land de Saxe, dépendant du parquet général de Dresde, ouvre une enquête contre sept personnes, accusées de coups et blessures dangereuses.
23 février
Les autorités hongroises publient la photo et le nom complet d’une autre personne mise en cause.
24 février
Kristina D. est libérée de sa détention préventive, par manque de preuves. Elle a coopéré avec les autorités, en leur donnant des renseignements sur son emploi du temps et sur son travail au sein de son parti [les Verts hongrois ; NdAtt.].
7 mars
De la réponse des autorités du Land de Saxe à une interrogation de l’AfD [Alternative für Deutschland, parti d’extrême droite allemand ; NdAtt.], il ressort que le parquet général du Land de Saxe est « en contact avec les autorités judiciaires hongroises » depuis le 7 mars. Selon des informations du quotidien Neues Deutschland, même des actes de la procédure judiciaire Antifa Ost ont été transmis à ces dernières.
15 mars
Avec une opération de grande envergure, qui dure toute la journée, plusieurs perquisitions domiciliaires ont lieu à Iéna et à Leipzig.
En plus des perquisitions chez les inculpé.es, à partir de 16 heures environs a lieu également la perquisition de presque tout un immeuble de la Eichendorffstraße, à Leipzig, car la police pense qu’un inculpé recherché puisse s’y trouver. Plusieurs portes sont enfoncées par les forces spéciales.
31 mars
La police hongroise lance un avis public de recherche contre trois autres inculpé.es et à cet effet publie leurs photos et leurs noms. Des mandats d’arrêts hongrois sont émis contre ces trois personnes.
2 juin
Devant l’ambassade hongroise à Berlin, il y a un rassemblement en solidarité avec les antifas incarcéré.es et ceux/celles recherché.es.
5 juin
Le quotidien Bild lance, dans toute l’Allemagne, une chasse à l’homme contre sept personnes recherchées, avec leurs noms et leurs visages, en lançant ainsi, par la petite porte, un avis de recherche public, au service de la police.
7 juin
A Berlin, la police essaye d’obtenir des confidences sur ce qui s’est passé, en contactant des camarades.
14 juin
Audience de confirmation de la détention pour les deux antifascistes toujours détenu.es à Budapest. La détention préventive est confirmée pour les deux. La date de la prochaine audience de confirmation est le 14 août 2023.
début juillet
A Budapest, des membres de Betyársereg se rendent dans des bars et des brasseries fréquentés par des gens de gauche, pour « faire acte de présence » et intimider les personnes présentes.
6 juillet
Il y a une autre perquisition domiciliaire, à Berlin, en lien avec ce qui s’est passé. Une personne doit se rendre au poste de police en tant que témoin, mais peu après elle peut le quitter.
14 août
La détention préventive des deux antifas emprisonné.es à Budapest est prolongée encore une fois. La date de la prochaine audience de confirmation est le 14 novembre 2023.
23 août
Dans la Eichendorffstraße, à Leipzig, des personnes attentives découvrent une caméra cachée. La caméra filme l’entrée de l’immeuble d’habitation déjà perquisitionné en mars.
25 septembre
La police fédérale (BKA), en collaboration avec la police (LKA) du Land de Saxe et le parquet général fédéral, lance un avis de recherche, au niveau de toute l’Allemagne, contre un camarade, qui est déjà inculpé dans la procédure Antifa Ost. Le camarade est recherché avec sa photo et son nom affichés dans des gares, sur d’énormes écrans publicitaires, dans tous les grands journaux allemands et parfois même dans des notifications push envoyées sur des téléphones portables. Personne ne veut répondre à la petite question d’un député du parlement de Saxe, qui demande combien a coûté cette recherche du camarade. Plusieurs néonazis bien connus participent eux aussi à cette chasse à l’homme et offrent leur propre prime sur la tête du camarade, en plus des 10 000 euros [promis par la police et la justice ; NdAtt.]. L’avis de recherche a été précédé par une campagne médiatique coordonnée, de la part de WDR et NDR [chaînes audiovisuelles publiques qui diffusent dans les Länder septentrionaux et occidentaux ; NdAtt.], qui, la veille, ont annoncé que « 20 extrémistes de gauche » sont passé.es en clandestinité.
31 octobre
Plusieurs journaux, en Allemagne et en Hongrie, diffusent l’information que les autorités hongroises « ont sollicité un mandant d’arrêt international à l’encontre de 14 autres personnes, dont dix allemands, supposément impliquées dans ces faits ».
Le parquet général de Budapest inculpe Tobi, Ilaria [les deux camarades qui sont en préventive depuis le 11 février ; NdAtt.] et une autre personne, actuellement non détenue en Hongrie, mais qui a été libérée sous contrôle judiciaire.
2 novembre
La police hongroise publie les noms et les photos de cinq nouvelles personnes. Elle les cherche aussi par le biais d’un avis public de recherche.
3 novembre
Le journal Bild publie une nouvelle fois les visages et les noms complets de douze personnes. Parmi elles, il y a aussi quatre jeunes camarades qui n’avaient pas été recherché.es publiquement avant. Les photos avaient déjà été publiées par la police hongroise et diffusées entre autre par un compte X (ex-Twitter) d’extrême droite. D’autres médias aussi, comme Focus ou T-Online, diffusent en ligne les photos des nouvelles personnes recherchées.
21 novembre
Gabriele est arrêté à Milan par les Carabinieri. Depuis, il se trouve aux arrestations domiciliaires et attend l’audience d’extradition. Son arrestation fait suite à un mandat d’arrêt européen émis par l’Hongrie. Le camarade est accusé d’avoir participé aux affrontements avec les fascistes dans les jours aux alentours du « Jour de l’honneur » de février 2023, à Budapest. En plus de différentes accusations pour coups et blessures, ou de leur préparation, les autorités hongroises reprochent aux participant.es aussi l’appartenance à une « organisation » ou une « association de malfaiteurs ».
11 décembre
La deuxième audience, au cours de laquelle il devait être décidé de l’extradition de Gabri vers l’Hongrie, est reportée elle aussi. Le juge a décidé de poser des questions au gouvernement hongrois sur les conditions de détention et d’exiger de celui-ci des garanties quant au déroulement du procès et à l’indépendance de la justice. Prochaine audience : le 16 janvier 2024.
A Berlin, Maja, visiblement recherché.e par les autorités, a été arrêté.e par une unité d’intervention de la police, qui le/la jette à travers une porte vitrée.
12 décembre
Maja a été présenté.e à un juge d’instruction du tribunal de Dresde. Le mandat d’arrêt allemand a été mis en exécution lors de l’audience de validation de l’arrestation et depuis Maja se trouve en détention préventive dans la prison de Hammerweg, à Dresde.
Un pylône électrique scié, le maire de Roche-la-Molière s’inquiète de « l’écoterrorisme »
Le Progrès, 26 décembre 2023
Depuis le 1er novembre et l’incendie déclenché sur le poste RTE de Volvon à Saint-Bonnet-les-Oules, le département de la Loire fait face à une nouvelle forme de menace. Si ce jour-là, l’incident n’a causé aucun tort immédiat, l’enquête de la gendarmerie a rapidement confirmé la piste criminelle, puisque des traces de produit accélérant ont été retrouvées sur place.
À peine trois semaines plus tard, le 20 novembre, un pylône très haute tension géré par RTE sur le plateau du Bessy, à Roche-la-Molière, est scié. Alors que la police s’empare des premières formalités, l’événement est mis en lien avec l’incendie du début du mois et un autre méfait constaté dans le Puy-de-Dôme. C’est alors la section de recherches de la gendarmerie, à Lyon, qui prend le dossier en main.
De son côté, Éric Berlivet, le maire de Roche-la-Molière, prend la chose au sérieux et « soupçonne de l’écoterrorisme », bien qu’il n’y ait eu aucune revendication particulière jusque-là. Le parquet de Saint-Étienne, lui, se contente d’évoquer « des actes politiques par cette volonté de couper le courant », sans aller plus loin. Pourtant, ce deuxième acte représente une menace plus immédiate selon l’édile : « Ces pylônes, ce sont des mini-Tour Eiffel et l’une d’elles menace de tomber » affirme-t-il.
« Il y a quatre pieds sur ces lignes à très haute tension, dont un a été coupé, donc le pylône est boiteux. C’est assez impressionnant à voir. » Un périmètre de sécurité a été dressé autour du pylône. « Il n’y a pas d’habitation dans cette zone directe mais les riverains passent outre les barrières que nous avons installées pour rentrer chez eux plus vite », glisse, contrarié, le premier magistrat rouchon.
Ce pylône permet la bonne tenue « d’une grosse autoroute de l’énergie qui alimente l’Ondaine et la Haute-Loire en électricité ». Et il faudra se montrer patient avant que le risque soit définitivement écarté, car l’installation ne peut être simplement réparée. « Il faut commander le pylône, démonter l’ancien et en remonter un autre », explique le maire. « D’après les services concernés, cela va durer au moins jusqu’à l’automne prochain. »
Du côté de RTE, propriétaire du terrain et des installations électriques, on annonce que « des travaux de réparation seront réalisés dans les semaines à venir », sans plus de précision. Une plainte a été déposée par l’entreprise, qui assure qu’il n’y a aucun risque de coupure de courant : « Le réseau étant maillé, la mise hors tension de la ligne n’a pas d’impact sur l’alimentation électrique, celle-ci se faisant par un autre chemin ».
Farewell, Alfredo
I heard today by telephone as the morning winter sun shone through grey clouds into the confines of my cell that our comrade Alfredo Bonanno passed away during sleep surrounded by the love of his close ones. I too send my incendiary embrace to all those who feel his loss and assert that a combative memory will remain.
Alfredo’s contributions to the anarchist movement are undeniable, critical, insightful, and prescient. One of Alfredo’s texts, ‘What are Anarchists?‘ had appeared in an investigation file against me for which I was accused of distributing. His booklet published under the title ‘Locked Up‘ by Elephant Editions is one of the most important documents on the topic of imprisonment in my opinion.
Alfredo’s writings for which he was investigated and incarcerated are never mere collections of words but emerge directly from lived experiences, his own and that of the comrades that participate in our struggle for freedom. Affinity groups, informal organization, direct action and the critique of technology and systems: these concepts form the most potent section of today’s Anarchy, let’s put them into practice!
“Hurry Comrade”
Toby Shone
12-12-2023 HMP Garth

from : https://darknights.noblogs.org/post/2023/12/17/uk-letter-from-anarchist-prisoner-toby-shone-for-comrade-alfredo-m-bonanno/

Just off Tara Boulevard and Poston Road is a construction site full of dirt that the Clayton County Board of Commissioners hopes will bring millions to the city.
Members of the board say when the development is complete it will be a place where the community can live, work, and play.
However, the project temporarily hit a speed bump shortly before Thanksgiving after more than 20 pieces of construction equipment were vandalized.
According to the police chief, a detective on the case reports a contractor whose equipment was damaged also works on the training center, which has allegedly been the impetus for numerous acts of vandalism.
News confirmed the contractor works on both projects. [Brent Scarbrough]
During an August news conference, Atlanta Police showed pictures of vandalized equipment from the same contractor that saw their equipment vandalized at the Clayton County site. [Communique Of Attack On Brent Scarbrough Site Mentioned In Press Conference]
News also found websites by those opposing the training center listing the contractors working on the training center and providing additional details about the business.
[https://www.srycampaign.org/]
[https://sceneshosting.blackblogs.org/]
[uncovercopcity.blackblogs.org]
[https://www.stopcopcitysolidarity.org/]
“When this incident occurs it not only impacts the contractor but the people working for him,” Turner said.
Submitted Anonymously Over Email and Originally Published On Mainstream Media
via: scenes.noblogs
Act for Freedom Now! / vendredi 22 décembre 2023
Le 16 décembre, nos sommes allé.es faire du shopping dans le supermarché Sklavenitis, à Ano Ilíssia [quartier de l’est d’Athènes ; NdAtt.], seulement cette fois notre « shopping » a été diffèrent parce qu’on a eu une réduction du 100 %. Comment se fait-il, pourriez-vous demander ? C’est très simple. Nous nous sommes organisé.es, nous sommes entré.es dans le supermarché, avons pris ce dont nous avions besoin et nous sommes sorti.es sans les laisser nous voler une fois de plus. Vous voyez, c’est une question de choix.
Dans ce climat de « fêtes », où le discours public est inondé d’appels à l’aide pour les personnes dans le besoin, nous avons choisi de montrer notre solidarité en prenant des biens de première nécessité chez ceux qui nous volent chaque jour et en les partageant avec des structures de solidarité qui soutiennent les parties les plus appauvries de la société. Nous avons décidé de ne pas offrir cette solidarité à partir de nos économies, inexistantes, mais en reprenant à ceux qui gagnent toujours sur nos dos.
Personne n’a le droit de nous prendre à la gorge et de nous faire du chantage avec le choix entre payer ces maudites factures, ce loyer impossible ou bien manger. Nos besoins ne se satisfaisant pas des « oui, mais », des allocations étatiques, de l’attente de jours meilleurs (qui ne viendront pas). Nous les apportons, les jours meilleurs ! Nous sommes la vie et eux, ils sont la vermine de la mort. Et ne rions pas ; nous sommes nombreux.ses et couper le pied qui nous écrase n’est qu’une question de choix.
Nous appelons (aussi) à la prolifération d’actions semblables…
P.-S. : salutations fraternelles aux compas qui ont agi de manière semblable, il y a quelques jours, à Výronas et à Patras.
Que les prix descendent, que les salaires augmentent !
Prenons d’assaut les supermarchés, refusons de payer, faisons la guerre à la guerre des patrons !
Nous exproprions car nous n’avons rien à perdre sauf les chaînes… des supermarchés !
Tout est à nous parce que tout nous est volé…
Syndicat des lutins de l’usine du Père Noël
Salut !
On est encore au 1 impasse Lapujade, un squat qui a ouvert mi novembre*. Toujours pas de nouvelles des proprios, alors on prend pour l’instant pas le risque d’amener les livres, on a peur de les perdre en cas d’expulsion... Mais on a ressorti le stock de brochure et fait une sélection de celles qu’on aime particulièrement, hésite pas à venir en prendre, tout est gratuit ou prix libre !
Voilà le programme des discussions pour le mois de janvier (toutes les discussions sont en mixité) :
Lundi 1er janvier à 16H30 : Projection "La colline ou rugissent les lionnes" [Film de 2021 (1h23) de Luàna Bajrami]
Dans un village du Kosovo, 3 jeunes amies se font étouffer leurs rêves et leurs désirs à cause d’injustices, de chemins tout tracés ou de familles toxiques. Mais leurs élans de vie ne se laissent pas facilement éteindre ni enfermer, et elles vont s’en donner les moyens. On pourra discuter du film après si on a l’envie.
N’hésites pas à ramener des trucs à grignoter et à partager, c’est l’idée de faire un mode film-goûter au chaud !
Lundi 8 janvier, 17h : Discussion autour du racisme dans nos interactions
Comment le racisme, au delà d’être une oppression systémique qui existe dans toutes les strates de la société (de l’école au taf, de la police à la justice...), existe aussi dans nos rapports, à des niveaux individuels et collectifs. Notamment dans nos milieux, quand bien même revendiqués "antiracistes". L’idée est de s’appuyer sur certains articles de Sam Nagas et sur deux textes "du racisme dans nos interactions" et "la décence cher.es blanc.hes" pour réfléchir, partager nos expériences, et trouver des pistes pour réduire les effets du racisme dans nos vies et lutter contre. La discussion est proposée en mixité, mais des mixités choisies pourront être mise en place si besoin / envie.
Les textes sont lisibles ici https://farracha.blogspot.com/2020/07/du-racisme-dans-nos-interactions.html // https://sorryiamnotsorryblog.wordpress.com/
https://bxl.indymedia.org/La-Decence-Cher-E-S-Blanc-He-S?lang=fr
Dimanche 28 Janvier à 15h dans le cadre des rencontres anticarcérales : Sur les peines alternatives.
L’idée c’est de faire un état des lieux des "peines alternatives à la prison" (bracelets électroniques, contrôle judiciaire, sursis ...) et comment elles se sont ajoutées au large panel des punitions du système. Ces dernières décennies, elles se multiplient et renforcent le contrôle de l’état sur les populations. Pendant cette discute on aimerait réfléchir et (re)démonter ensemble l’argumentaire répandu "pseudo humaniste" selon lequel les peines alternatives seraient plus humaines que l’enfermement H24, parce que dans ce monde de merde être contre la taule n’est pas suffisant !
Lundi 29 janvier - 16h : Peut-on grandir sans se trahir ?
En se basant sur un épisode de l’émission "Les idées larges" sur arte, on a envie d’explorer les injonctions liées aux différents ages de la vie et comment ça influe sur nos comportements et nos réflexes d’actions. Pourquoi la moyenne d’age de nos milieux est si uniforme ? Qu’est-ce que ça vient dire de nos pratiques et de nos positions ? Pourquoi a t’on si peur de vieillir ? Pourquoi on n’utilise pas le terme "grandir" au lieu de "vieillir" d’ailleurs ? Comment détruire cette tension entre ce que la société attend de nous selon nos ages et ce qu’on a envie de faire et d’être selon le temps qui passe ? Au mois une fois par an au placard brûle, on aime bien parler de ces sujets encore un peu tabous.
On pourra se baser sur d’autres documents (écrits ou audiovisuels), tu peux nous écrire d’ici là si tu as des ressources sur le sujet. La vidéo est visible ici https://www.youtube.com/watch?v=6E8p3DMHO2U Tu peux amener du gouter à partager.
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Le Placard Brûle sous sa forme actuelle existe depuis 2021, mais a été créé en 2009. C’est une bibliothèque et une brochurothèque queer, antiraciste, antiautoritaire et féministe. C’est aussi, et surtout, un espace de discussion où l’idée est de tâtonner et d’affûter ensemble nos réflexions contre cette société de merde pour mieux aiguiser nos couteaux.
De base, les moments que nous proposons sont en mixité, mais, selon les sujets abordés ou les besoins des personnes présentes, une ou des mixités choisies peuvent être mises en place. Jusqu’à juin 2022, les discussions étaient en mixité choisie sans mec cis hétéros, voilà un texte qui explique le changement : https://iaata.info/Placard-Brule-Le-programme-de-juin-2022-5352.html
Souvent, nous nous reposons sur des textes, des docus sonores ou visuels pour aborder des thématiques. Cela ne veut pas dire que nous sommes entièrement d’accord avec leur contenu. Nous estimons qu’ils apportent des éléments intéressants et que leur critique peut être pertinente. Mais, nous pouvons nous tromper, alors n’hésitez pas à vous faire votre propre avis, on se fera un plaisir d’en discuter.
Nous avons choisi les lundis pour nos évènements réguliers et chaque début de mois nous en diffusons le programme. C’est souvent en fin de journée, pile à l’heure où les fringales arrivent, amener à manger à partager peut être une bonne idée.
Si tu veux être ajouté.e sur la liste mail (on envoie le programme tous les mois) ou si t’as des questions, des trucs à nous dire, ou si tu veux proposer une discussion, tu peux nous écrire sur placardbrule (at) riseup.net
*C’est un squat qui à ouvert depuis peu de temps. Une venue des flics, ou du proprio pendant les moments de discussion est très improbable mais c’est une éventualité. Si t’as des questions par rapport à la situation du lieu hésite pas à nous écrire !
Par rapport à l’accessibilité en fauteuil roulant : les évènements du PB auront lieu au rez de chaussée. Mais, pour accéder à la porte d’entrée il faut monter un trottoir rabaissé et les portes ne sont pas larges. (97 cm pour l’entrée principale et la salle d’accueil (avec une marche de 4cm), 66cm pour la salle de discussion, 76cm pour les WC (marche de 4cm)). Hésite pas à nous écrire si t’as besoin de plus d’infos.
Il s’agit du quatrième acte de sabotage à Rheinfelden, à quelques kilomètres à l’est de Bâle, en cinq jours : jeudi soir, des câbles à fibres optiques fraîchement réparés de l’entreprise Improware ont été de nouveau coupés à deux endroits.
Cela s’est produit après que des câbles à fibres optiques municipaux aient été délibérément endommagés à plusieurs reprises au cours des fêtes de fin d’année : le 23 décembre, vers minuit, plusieurs faisceaux de câbles à fibres optiques, avec jusqu’à 288 fibres optiques par faisceau, ont été coupés. Ces dégâts ont été réparés dès la veille de Noël et ont touché environ 600 clients du réseau câblé. Le jour de Noël, 25 décembre, des câbles à fibres optiques ont été détruits par des objets incendiaires cette fois à Riehen (quartier nord de Bâle), et le lendemain 26 décembre, d’autres câbles à fibres optiques ont été à nouveau endommagés à un autre endroit à Rheinfelden.
Il s’agit de l’acte le plus grave : environ 3 400 clients ont alors été concernés. Ces dégâts ont également été réparés vers 15 heures le 27 décembre – mais pas pour longtemps : le dernier sabotage du 28 décembre vers minuit trente a anéanti toutes les réparations sur les deux sites de Rheinfelden. Cette fois-ci, ce sont environ 4000 clients du réseau câblé qui sont concernés par les pannes de connexion Internet, téléphone et TV, rapporte la société exploitante ImproWare AG.
« Ces destructions répétées ont entraîné plusieurs pannes des services de radio/télévision et des services à large bande exploités par Improware AG, comme Internet, Replay TV et la téléphonie fixe », explique Sascha Gloor, le directeur général d’ImproWare AG. Concernant le sabotage, qui n’a jamais été vécu à une telle ampleur, les entreprises partenaires ont été mobilisées jour et nuit pendant la période des fêtes, raconte Gloor, qui précise : « Actuellement, une dizaine de collaborateurs de trois entreprises partenaires travaillent sur les deux sites. »

Pour détruire les câbles, il faut une énergie criminelle, explique enfin Sascha Gloor : afin de procéder au sabotage, il est en effet nécessaire de soulever des regards et de desserrer le coffrage et les vis. C’est le seul moyen d’accéder aux câbles. Le porte-parole de la police cantonale d’Argovie, Adrian Bieri le confirme : « Les auteurs ont coupé le câble à fibre optique avec un coupe-boulons, ce n’est pas une farce. On peut supposer que les auteurs savent exactement quels câbles ils coupent et quels dégâts ils causent. »
[Extrait de la presse germanophone suisse (Basler Zeitung, complété par SRF), 28 décembre 2023]

Mise à jour (Le Parisien, 28/12) : » Lundi 25 décembre vers 8h30, onze étrangers en situation irrégulière, en attente d’une mesure d’éloignement, sont parvenus à prendre la fuite. Après avoir fracassé la fenêtre d’une chambre, découpé le grillage, sauté de six mètres de hauteur, puis escaladé le dernier mur d’enceinte en recouvrant les barbelés de couvertures. »
Onze personnes s’évadent du Centre de rétention de Vincennes
le jour de Noël
France Bleu/AFP, 25 décembre 2023
Onze individus ont réussi à s’enfuir du Centre de rétention administrative (CRA) de Paris-Vincennes ce lundi 25 décembre. Ils ont forcé une fenêtre du centre puis coupé le grillage vers 9h. L’alarme ne s’est pas déclenchée lors de l’évasion du groupe, mais la surveillance a été renforcée sur le site. Les évadés sont activement recherchés.
Cet incident intervient deux jours après le déclenchement d’un incendie, qui n’avait pas fait de blessé, et d’une tentative d’évasion dans ce même CRA. Vers 22 h 30 samedi [23 décembre], en effet, des policiers étaient intervenus pour éteindre un incendie de matelas dans une chambre. En raison de l’épaisse fumée, une centaine de détenus avaient « été évacués » temporairement avant de réintégrer les lieux. Certains, une cinquantaine, avaient alors déjà « tenté de s’évader en coupant le grillage ou en brisant des fenêtres » avant que le calme ne revienne.
Une autre évasion s’était déjà produite en novembre. Huit individus avaient réussi à faire un trou dans une chambre avant de s’échapper du CRA de Vincennes.
extraits de France 3 / jeudi 28 décembre 2023
Christophe Bentz, professeur de profession et député de la première circonscription de la Haute-Marne, a découvert sa vitrine couverte d’inscriptions tracées à la peinture rouge. Il est membre du Rassemblement national (RN, ex-FN), le parti de Marine Le Pen.
Sa permanence parlementaire a été ciblée malgré la présence d’une alarme installée par Verisure. Elle est située au 21 rue Jean Roussat, à Langres (Haute-Marne) […]
« Fachos, cassez-vous« , « Langres est anti-racistes« … Les deux vitrines côté rue ont été recouvertes par ces propos (ainsi que par des petites flèches semblant hostiles à la présence d’une crèche de Noël derrière la vitre). La vitrine du porche et la porte d’entrée ont été également couvertes de zigzags de peinture rouge, ainsi que la poignée de la porte et la serrure.[…]
Selon le Journal de la Haute-Marne (JHM), qui révèle cette dégradation, c’est la troisième fois que ça arrive au député Christophe Bentz, élu en juin 2022. Ce dernier a confirmé cette énumération auprès de France 3 Champagne-Ardenne, et précisé avoir « bien entendu porté plainte comme les fois précédentes ». […]
Informativo Anarquista / vendredi 22 décembre 2023
Après avoir passé trois ans en détention préventive, en juillet 2023 le compagnon Francisco Solar a affronté, avec Mónica Caballero, le procès dans lequel il a été condamné à 86 ans de prison, pour l’envoi des colis piégés à l’ancien ministre de l’Intérieur Hinzpeter et au 54ème commissariat, ainsi que pour le double attentat à explosif contre l’immeuble Tánica, dans le quartier des riches. Cette sentence doit être interprétée comme une partie de l’offensive étatique et elle est l’une des plus longues de ces derniers temps.
Dans la législation chilienne actuelle, l’une des peines maximales est la réclusion à perpétuité simple, la prison à vie pour le condamné, qui ne peut solliciter d’aménagements de peine qu’après avoir purgé 20 ans de prison. De même, les condamnés dont les peines cumulées dépassent les 40 ans peuvent commencer eux aussi à solliciter des aménagements seulement après 20 ans.
En pratique, la condamnation à 86 ans de Francisco a les mêmes effets qu’une condamnation à la perpétuité simple, car le compagnon ne pourra commencer à solliciter des aménagements de peine qu’après 20 ans.
Compte tenu de la durée de la peine, cela se présente comme très difficile. D’autre part, cette même durée fait qu’elle est impossible à purger intégralement, ce qui la transforme en prison à vie. La condamnation prononcée contre Francisco n’est rien d’autre qu’une condamnation à la réclusion à perpétuité, mais déguisée.
Nous faisons face à l’une des condamnations les plus sévères, au Chili, pour des actions politiques qui n’ont pas provoqué de morts. Il suffit de retracer l’histoire des condamnations infligées pendant la dictature et même dans la décennie 1990, contre les groupes de guérilla qui ont continué à combattre, pour voir facilement avec quelle brutalité le pouvoir frappe aujourd’hui.
Mais pourquoi cette sentence démesurée ? Dans cette offensive étatique, nous voyons une condamnation dirigée non seulement contre des pratiques et des milieux révolutionnaires en général, mais en particulier contre le mouvement anarchiste et, plus précisément, contre la tendance insurrectionnelle informelle. En effet, le compagnon Francisco a une histoire de vie qui est directement liée à l’anarchisme d’action et l’ancienne débâcle, pour la justice, du Caso Bombas, en 2010*, est une honte que le pouvoir fait payer avec sa vengeance. Cependant, le coup porté par l’État par le biais de ses tribunaux n’est pas motivé uniquement par un désir d’anéantir personnellement le compagnon, mais principalement par la tendance dans laquelle se positionne Francisco, par les contextes sociaux dans lesquels ont eu lieu les actions et par la précision de ces attaques.
Cette sentence veut être un coup destructeur contre le large camp antagoniste, qui refuse ce monde. De cette manière, l’État chilien devient le bourreau qui impose l’une des peines les plus longues, dans le monde entier, au cours de ces dernières décennies, contre un anarchiste.
Face à cela, il est urgemment nécessaire et de la plus grande importance, évidemment, de comprendre ce coup comme porté aux milieux anarchistes, et, par conséquent, de répondre à cette attaque du pouvoir dans toutes les formes et par tous les moyens disponibles, sans rester étonnés ni impassibles. Nous ne permettrons pas que le pouvoir anéantisse impunément le compagnon.
Luttons contre la réclusion a perpétuité déguisée du compagnon anarchiste Francisco Solar !
Solidarité et complicité avec ceux/celles qui défient les puissants et les répresseurs !
Quelques Anarchistes
* Note d’Attaque :
à l’époque, une quinzaine de compas, dont Francisco et Mónica, avait été accusée de plusieurs attaques explosives, revendiquées par des anarchistes, qui avaient frappé la capitale du Chili ; après deux ans de prison, tout le monde avait été acquitté.
Informativo Anarquista / mercredi 27 décembre 2023
On s’attendait peut-être à autre chose de la part du Pouvoir ? Même si ma condamnation à 86 ans de prison a provoqué de la surprise et une certaine consternation, le Pouvoir a agit de manière conséquente. Il a puni des actions fortes qui ont visé ses défenseurs et ses représentants, l’audace de la de révolte ouverte qui a frappé ses espaces, qu’ils croyaient inexpugnables, et aussi la revendication claire et sans ambiguïtés de ces attaques, ce qui démontre qu’ils comprennent le danger implicite dans la diffusion des idées et des actions.
L’État s’est comporté en tant que tel et cela ne devrait pas nous surprendre.
Il a agi comme il l’a toujours fait au cours de l’histoire, quand il a été attaqué directement, quand ils ont réellement senti la menace de voir leurs vies en danger et quand, en plus, l’État n’a pas trouvé, en face, ni de soumission, ni de repentir.
En plus de vouloir m’enterrer dans ce lieu pour toute la vie, cette sentence constitue clairement une sommation qui veut intimider tous les espaces et les individualités anarchistes qui se positionnent ouvertement pour la lutte, dans la mesure où elle a la prétention d’en finir avec des pratiques offensives qui refusent de disparaître et qui ont démontré leur portée et leur potentialité lors de la révolte d’octobre [2019 ; NdAtt.]. Il s’agit, en fin des comptes, d’un coup porté à l’anarchisme d’action dans son ensemble, qui reflète la menace que ce dernier signifie pour le Pouvoir ; cela montre, bien qu’il puisse sembler paradoxal, que le chemin insurrectionnel atteint une partie de ses objectifs. Le fait qu’on nous persécute, que depuis des années ils aient crée une équipe spéciale anti-anarchistes, qu’ils ont maintenant reproduit pour combattre le crime organisé, et qu’on nous inflige des condamnations à 86 ans, ce sont tous des indicateurs que le chemin de l’action préoccupe et inquiète les puissants.
L’insistance et, par moments, l’intensification de l’action anarchiste ont débouché sur une condamnation lourde, qui a clairement la volonté de nous démobiliser et qui a aussi un sens de vengeance politique.
Cependant, il est indéniable que, ces derniers temps, il n’y a pas eu de progrès dans l’offensive anarchiste, qui se trouve plutôt dans une phase de stagnation et même de réduction des pratiques transgressives. Je pense que cela est dû à des multiples facteurs, parmi lesquels on trouve la variable répressive ainsi que l’effet d’« après-révolte » qui, apparemment, a entraîné la démobilisation de différents milieux et individus. Je crois qu’approfondir ce sujet mériterait une analyse plus poussée, qu’il n’est pas le cas de faire ici.
Et si vous me demandez s’il en valait la peine. Je répond non seulement qu’il en valait la peine, mais qu’il en vaut et en vaudra absolument la peine. Que prendre la décision individuelle de se révolter, d’obtenir une vengeance et de mettre fin, ne serait-ce qu’un instant, à l’impunité des puissants est l’un des moments les plus beaux que l’on puisse vivre. Que le fait de lier la parole et l’action, en dépassant les simples slogans creux, renforce et donne du sens à une position individuelle et collective de conflit. Que transporter les idées dans le domaine du possible est toujours nécessaire et même indispensable, si l’on décide librement d’affronter le Pouvoir, bien que cela coûte des décennies d’enfermement ou même la vie. L’action vaut toujours la peine.
Cette condamnation à perpétuité déguisée, une sentence qui est parmi les plus élevées, au niveau international, contre un.e anarchiste, a l’intention évidente de pacifier, mais il dépend de nous que ce signal n’atteigne pas son but. C’est notre volonté et notre décision de faire en sorte que ces condamnations perdent complètement leur sens et même qu’elles constituent une raison en plus pour attaquer, comme l’a bien exposé le Grupo de acción 6 de julio – Nueva Subversión, après la récente attaque explosive contre une succursale bancaire.
C’est ici, à l’intérieur des murs, en sachant, comme je l’ai dit il y a quelques années, que les anarchistes en prison sont des compas actif.ves, qui se retrouvent temporairement enfermé.es, en opposition à la catégorie limitante du/de la « prisonnier.e », qu’il vaut mieux éviter, que j’ai l’intention de continuer à apporter ma contribution aux différentes initiatives du combat anarchiste. D’insister avec la lutte permanente pour l’annulation des condamnations de la justice militaire [émises pendant la dictature et dans les années qui ont immédiatement suivi sa fin ; NdAtt.] et avec la campagne pour la libération du compagnon Marcelo Villarroel, pour la liberté des prisonnier.es anarchistes et subversif.ves et la destruction de la société carcérale.
Liberté pour les prisonnier.es anarchistes et subversif.ves !
Que les prison explosent !
Vive l’Anarchie !
Francisco Solar Domínguez
Prison La Gonzalina – Rancagua
décembre 2023
La flamme olympique passera par la Meuse le 29 juin prochain, précisément par la petite ville de Gondrecourt-le-Château, à quelques kilomètres de Bure et de son projet d’enfouissement des déchets nucléaires. Article publié sur Manif-est.info
On a dit beaucoup de mal des Jeux Olympiques – à juste titre – et ce depuis longtemps. C’était déjà de la merde à Londres et à Rio, à Albertville ou à Pékin, c’était déjà le lieu de l’exaltation des nationalismes à Berlin en 1936 et il y a fort à parier qu’on aurait même trouvé ça nul dans la Grèce antique. Pourtant, force est de constater que le Comité olympique n’est pas toujours dépourvu de bon sens et qu’il sait reconnaître, apprécier et valoriser les coutumes locales. Il en va ainsi de la venue prochaine de la Flamme olympique dans le sud du département de la Meuse.

Le 29 juin 2024, le « Relai de la flamme » traversera en effet nos verdoyantes campagnes. On pourrait légitimement se demander pourquoi. C’est vrai qu’un événement de moins d’une journée dont le coût (à la charge du département) excède le budget annuel du Conseil général pour le sport, ça peut sembler surprenant. Et puis quand on pense à la Meuse, on ne pense pas directement à l’athlétisme ou au lancer de javelot, encore moins au tennis ou au breakdance (oui, c’est un sport olympique désormais). Certes, la pédale de bicyclette a été inventée à Bar-le-Duc mais ça ne peut pas suffire pour labelliser tout ça « Terre de Jeux ».
Le relai, une discipline en vogue dans la Meuse
C’est qu’en réalité, ce ne sont pas les disciplines habituelles qui ont cours par ici mais le Relai de flamme en tant que tel. Cela fait quelques années, en effet, que des choses brûlent. Dans cette terre mystique, marquée par les apparitions de la Vierge à Jeanne d’Arc, le feu sacré se propage. Il apparaît, se nourrit de ce qu’il trouve et meurt avant de resurgir plus loin, plus vif encore. Il dévore un jour un forage de l’Andra, le lendemain une tour de mesures, plus loin une caserne en construction. Tout y passe : véhicules, installations diverses, pylônes électriques, gendarmeries… Le plus indomptable des quatre éléments rôde sur le plateau du Barrois, dans la vallée de la Saulx et jusqu’à Commercy où une voiture d’entreprise – bien mal employée semble-t-il – a été réduite en cendres l’hiver dernier.
Le voilà le véritable Relai meusien de la flamme ! Ce ne peut être que lui que le Comité Olympique veut mettre en valeur sans oser l’avouer publiquement. Et c’est une juste reconnaissance car il en faut du courage, de l’abnégation, du talent, de l’audace pour accomplir de telles prouesses, pour battre des records de rapidité ou de précision, dépasser ses peurs, esquiver les obstacles qui se dressent comme autant de haies sur le parcours nocturne des incendiaires anonymes. Autant de « valeurs de l’olympisme », cette philosophie universaliste qu’on avait crue pleines de bons sentiments (capitalistes et coloniaux).
On conviendra, dès lors, qu’il ne serait pas très fair-play de décevoir le Comité dans cette dernière ligne droite. Il reste donc sept mois pour se montrer dignes de cette célébration, et multiplier autant que possible les foyers de réjouissances jusqu’au bouquet final du 29 juin. Il paraît même que notre cher président a décrété l’activité physique et sportive Grande Cause Nationale de l’année 2024, c’est dire si nous n’avons plus le choix.
À vos marques, prêt·es, feu (à l’Andra), partez !


On Friday night 12/21, a Chase Bank located near Chuck Schumer's Brooklyn apartment was shut down with ample amounts of superglue in its door lock and card reader. Its windows and walls were redecorated with "Stop Cop City" and "Free Gaza".
JP Morgan Chase is a funder of Atlanta's Cop City, the genocidal regime in Israel, the Mountain Valley Pipeline, as well as numerous capitalist and imperialist projects destroying the earth and causing immense suffering. It must be stopped by any means necessary.
To Chase, we are the New York rats that can't be poisoned. We are the cockroaches that won't die. When you least expect it, we will crawl all over your fancy dinner. We will jump out from the darkest corners of your fears to bite you in the ass. Watch out.
Found On Scenes From The Atlanta Forest
La Nemesi / samedi 23 décembre 2023
Le 8 août 2023, une opération de police a touché dix anarchistes, sous enquête pour « association subversive avec la finalité de terrorisme » et « provocation aux crimes et délits », à cause de la publication de le bimensuel anarchiste internationaliste Bezmotivny. Face à une requête initiale de détention préventive pour les dix inculpés, le tribunal a imposé neuf mesures de contrôle judiciaire : quatre compagnons sont donc finis aux arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions, tandis que cinq autres ont l’interdiction de sortir de la commune de résidence et l’obligation de rester chez eux la nuit. Après les premiers mois, pendant lesquels – entre prison et arrestations domiciliaires – il y a eu quelques aggravations temporaires des contrôles judiciaires, pour la compagnonne et les compagnons qui se trouvent aux arrestations domiciliaires – Gaia, Gino, Luigi et Paolo – le tribunal a fixé une audience de jugement immédiat, au tribunal de Massa, le 9 janvier 2024.
Celle de Bezmotivny est une histoire de solidarité, d’internationalisme, de soutien à une perspective révolutionnaire, tandis que l’opération Scripta Scelera, qui vise à rendre habituelles des mesures de contrôle judiciaire, pour des accusations de provocation aux crimes et délits avec des circonstances aggravantes, est un nouveau chapitre des politiques de guerre de l’État italien.
Après le procès Scripta Manent, la procédure Sibilla contre Vetriolo et le transfert d’Alfredo Cospito en 41-bis, l’opération Scripta Scelera a voulu « démanteler » un journal anarchiste, en essayant – en vain – de donner un autre avertissement répressif encore, de faire taire l’urgence de la critique sociale, les raisons de la révolte, la nécessité de la révolution.
Continuons à nous battre, rendons vaines les tentatives d’attaquer le principe théorique et pratique de la solidarité révolutionnaire, que ce soit celle internationaliste avec les exploités de partout – contre toutes les guerres des patrons et contre tout État, à partir du « notre » – ou celle avec les anarchistes emprisonnés.
Pour mille raisons, ne restons pas impuissants : persévérons dans l’agitation, dans la propagande, dans la lutte révolutionnaire contre l’État et le capital.
Mardi 9 janvier, à 8 heures, au tribunal de Massa, piazza De Gasperi.
Il Rovescio / vendredi 29 décembre 2023
Saverio est sorti de la prison de San Vittore et retourne aux arrestations domiciliaires.
Cependant, il a dû renoncer à son domicile habituel parce que la police l’a considéré comme non adaptée. La solidarité d’un compagnon disponible tout de suite à un échange d’habitation lui a permis de trouver rapidement une alternative.
Ces dernières semaines les retenus font preuve de beaucoup de résistance et de solidarité. Après une révolte généralisée le 23 décembre dans les trois bâtiments du centre de rétention administratif de Vincennes, 11 personnes ont réussi à se faire la belle le matin de noël.
On aurait trop voulu voir la tête du chef du CRA de Vincennes, quand ce 25 décembre au matin, alors qu’il s’apprêtait, tranquille, à déballer sa nouvelle matraque, ses sbires l’ont appellé pour lui dire que 11 retenus venaient de se faire la malle.
En effet, 11 retenus du CRA 2B ont réussi à s’évader en forçant la fenêtre d’une de leur cellule, puis en découpant un trou dans le grillage. Ils ont notamment profité que les caméras de surveillance ne fonctionnaient pas à cet endroit. Bien joué à eux !
La nouvelle s’est rapidement répandue dans tous les bâtiments (le CRA de Vincennes est composé de trois bâtiments enfermant plus de 230 personnes en tout). « Tout le monde est trop content de savoir qu‘il y en a qui ont pu s’évader, ça fait trop plaisir, ça donne de l‘espoir », explique un retenu.
Déjà l’avant veille, le samedi soir, les CRA 2A et 2B se révoltaient en même temps. Des retenus cassaient des vitres pour tenter de s’évader, après avoir fait sonner les alarmes incendie, mis le feu à des matelas et fait disjoncter le courant dans un des bâtiments.
Pendant ce temps au CRA 1, les personnes enfermées manifestaient et gueulaient pour leur liberté. « Comme c’était le bordel dans les 3 bâtiments, les flics n’en pouvaient plus », explique un retenu. « Quand tout le bâtiment se met ensemble, les flics ils sont perdus. » Alors quand les 3 CRA décident de foutre le bordel au même moment…
Face à cette révolte généralisée, les flics sont intervenus massivement. En plus des gazeuses et flash ball, ils ont débarqué avec des chiens. De nombreux retenus se sont fait sauter dessus et griffer par les chiens avant d’être regroupés dans les cours de promenade, le temps que les cellules soient fouillées. Tout cela a duré une bonne partie de la nuit, mais la tentative d’évasion a échoué.
Ce n’était que partie remise. Le lendemain, les retenus des différents bâtiments se font passer le mot : c‘est noël, y a moins de flics, c’est le moment !
Et c’est ainsi que le 25 décembre au matin, les 11 personnes ont pu s’évader. L‘histoire aurait pu être plus belle encore, car quelque heures plus tôt, au CRA 1, une petite équipe tentait elle aussi de se faire la malle. Mais les personnes se sont fait choper – après avoir quand même passé l’enceinte du CRA !
Evidemment, il y a eu depuis une grosse répression et plein de flics partout. Le préfet de police Nunez a annoncé le 26 décembre des « renforts humains notamment à la périphérie du site », l’installation de nouveaux grillages et de nouvelles caméras.
« Les flics ont trop le seum. Ils ont rien capté. Ils sont en échec », rigole un retenu. « Mais là faut qu’on fasse gaffe, car ils jouent les cow boy. Dès que tu leur réponds, tu pars à l’isolement et tu te fait tabasser. Ils ont aussi laché les chiens en bas du bâtiment, coupé la lumière à l’extérieur et ramené une nouvelle équipe en renfort, style intervention. Mais nous on s’en fout, on reste à l’affut ».
Avant cette évasion, il y a eu de nombreuses tentatives, dont celle réussie mi-novembre (8 personnes se sont échappées). Les retenus ont aussi récemment aidé l’un des leurs à se cacher pour éviter de voir le consul et ainsi retarder son expulsion. Il y a quelques jours, ils ont écrit ensemble des textes pour dénoncer la rétention et ses conditions.
On leur souhaite bon vent, et force à eux !
Texte de présentation pour le lancement du R.I.S.I.. Réseau pour mener des actions et des réflexions anarchistes et insurrectionnaliste contre le colonialisme.
Suite à une première réunion publique à la bibliothèque la rue ce 17 décembre, nous avons décidé de nous constituer en groupe informel d’anarchistes et anti-autoritaires car nous voyons dans la situation actuelle, un besoin nécessaire de s’organiser et d’attaquer le colonialisme sous toutes ses formes, en ne perdant jamais de vue l’idéal révolutionnaire.
Les manifestations trop routinières épuisent une colère légitime qui doit s’exprimer de manière violente et radicale, contre le génocide en cours. Nous voulons déborder ces cadres trop organisés pour arriver à s’auto-organiser de manière concrète en soutien aux luttes palestiniennes. Nous refusons la voie légaliste des associations auto proclamées porte-parole de la Palestine avec leur logique cherchant à faire pression sur les gouvernements pour faire reculer Israël. L’État ne reculera pas et nous assumons la conflictualité avec celui-ci. Nous avons l’intention de mettre en déroute l’appareil colonial et capitaliste sans dépendre d’un agenda politique, syndical ou gouvernemental.
Tu souhaites nous rejoindre ou nous contacter : risi-1967@protonmail.com

L’enfermement des
mineur.e.s
Rare récit d’une révolte à Fresnes en 1946 dans une prison pour femmes mineures, un parallèle entre les CEF et les Bons pasteurs dans l’enfermement genrés des mineures à travers un livre et la situation des mineur.e.s en CRA. Chronique du film Transfariana. Et de la musique !
Le domicile du ministre Léon Gloden vandalisé
Le Quotidien/L’essentiel (Luxembourg), 29 décembre 2023
Décidément, l’arrêté anti-mendicité de la Ville de Luxembourg continue à faire parler de lui, puisqu’il a finalement été validé par le nouveau ministre de l’Intérieur et de la Police, du parti chrétien-social (CSV), Léon Gloden.
Ce vendredi 29 décembre, un graffiti a été retrouvé à Grevenmacher sur le mur entourant la maison du ministre. Le tag, écrit en rouge, proteste contre l’interdiction de la mendicité dans la capitale. Dans le texte : « Nee zum Heescheverbuedt » (« Non à l’interdiction de la mendicité »). La voiture du fils de Léon Gloden, garée dans la rue, a également été vandalisée.
En « démocratie, on se dispute à l’aide d’arguments – pas avec des graffitis sur une façade de ma maison ou de pneus crevés sur la voiture de mon fils », s’indigne le ministre sur son compte Facebook.
Act for Freedom Now! / jeudi 28 décembre 2023
Quinze ans après le meurtre d’Alexandros Grigoropoulos, en signe d’hommage symbolique à sa personne, nous avons illuminé le sapin de Noël placé à la station de métro de Maroússi [ville de la banlieue nord-est d’Athènes ; NdAtt.], aux premières heures du 7 décembre.
La lutte contre la normalisation des assassinats d’État nous trouvera toujours présent.es, opposé.es à tout ce que cette normalisation implique.
ALEXANDROS GRIGOROPOULOS PRÉSENT
A
Informativo Anarquista / vendredi 22 décembre 2022
« Celles et ceux qui décident de se révolter face à la misère imposée dès la naissance ne connaissent que deux destinées : la prison et la mort, pour notre part nous ajouterons une troisième option, L’ATTAQUE . »
Grupo de guerrilla urbana anarquista – LA NEGRA VENGANZA
Le matin du 22 décembre 2022, une opération de police a lieu dans la région de Santiago et à Valparaíso ; plusieurs immeubles sont perquisitionnés, ce qui porte à quatre arrestations. L’ordre du Parquet Sud [le parquet du secteur méridional de la région de Santiago, compétent en matière d’anti-terrorisme ; NdAtt.] était de trouver et interpeller le compagnon Aldo Hernández, accusé d’être l’auteur de l’attaque contre la direction nationale de la Gendarmería [le corps des surveillants de prison, qui a en charge tout le système pénitentiaire du Chili ; NdAtt.], en décembre 2021.
Lors ces perquisitions, le compagnon anarchiste Lucas Hernández est arrêté aussi. Tous deux se trouvent en détention préventive. Lucas se trouve dans la prison Santiago 1, alors que Aldo est amené, depuis le jour de son arrestation, à la prison La Gonzalina, dans la ville de Rancagua.
Un an après cette opération du pouvoir, qui garde emprisonnés nos compas, pendant que l’enquête suit son cours, nous appelons à étendre et à diffuser les gestes de solidarité, à visibiliser leur situation et leur position politique, face à cette détention.
Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire de prendre position à partir d’une pratique solidaire active, avec des gestes qui donnent la mesure de l’amour et du dévouement que nos compas derrière les barreaux ont mis dans chaque action offensive. Des gestes qui montrent aux procureurs, aux matons et aux flics que nos compas ne sont pas seul.es, que si on les frappe nous riposterons, que s’ils ont besoin de nous, nous serons là. Parce que la prison n’arrête ni le cours ni, encore moins, l’avancée des idées et des pratiques anarchistes.
Nous n’attendons ni ne demandons rien au pouvoir, encore moins à la justice.
Nous sommes ses ennemi.es juré.es depuis que nous avons embrassé les idées et les pratiques anarchistes. L’action comme une accolade sans équivoques à l’adresse de ceux/celles qui ont subi les assauts de la machine d’État et des puissants.
Que les gestes de solidarité et les actions complices se multiplient.
Jusqu’à ce que tout s’écroule.
Pour le développement de l’action anarchiste, feu aux prisons.
Une accolade complice et solidaire au compagnon anarchiste Francisco Solar, qui fait face à une condamnation longue et exemplaire de la part de l’État et de ses partisans.
Aldo et Lucas libres, maintenant.
Sur l’avancée de CIGEO : vers les expropriations, les fouilles archéologiques et un nouveau prototype en test en Haute-Marne
BureBureBure, 4 décembre 2023
On a appris récemment que l’ANDRA compte lancer dès début janvier les demandes d’autorisations de fouilles archéologiques pour le projet de poubelle nucléaire CIGEO et les expropriations pour acquérir les terrains que leurs propriétaires lui refusent. Ces mesures font suite à la Déclaration d’Utilité Publique signée en juillet 2022 par Elizabeth Borne, et contre laquelle le dernier recours juridique vient d’être rejeté.
Les constructions et destructions dites « aménagements préalables » pourraient ainsi s’accélérer : expropriations, déforestations et artificialisation des terres forestières et agricoles, construction d’un transformateur électrique, déviations de routes départementales, construction et réhabilitation de dizaines de kilomètres de voie ferrée pour l’acheminement des matériaux de construction et les convois de déchets radioactifs…
Concernant les expropriations, celles-ci pourraient durer 20 mois à partir de janvier 2024, selon le calendrier de l’ANDRA. De nombreuses propriétés agricoles et d’habitations sont menacées à court terme. Parmi elles, l’Ancienne Gare de Luméville est, le long du tracé du futur chemin de fer, l’un des lieux d’organisation de la lutte contre CIGEO dans les environs de Bure.
Concernant les « fouilles archéologiques » et les « investigations géotechniques », 600 puits de forages doivent être creusés dont trois en grande profondeur, quatre plateformes de 2 500 m² installées, entre 300 et 400 puits de sondages, et 200 piézomètres (mesure de la pression de l’eau dans les nappes phréatiques).
Aussi, en parallèle des essais en cours concernant le prototype du funiculaire pour la descenderie porté par l’entreprise POMA à Froncles (52), l’ANDRA lance depuis novembre une collaboration avec les entreprises Ferry-Capitain et CEGELEC CEM à Vecqueville (site des forges de Bussy, près de Joinville, 52), pour un contrat à 3 millions d’euros, dans le but de « tester les systèmes d’accostage entre les hottes de transport et la porte d’entrée des galeries ».
Pour rappel, la DUP n’autorise pas le centre d’enfouissement CIGEO lui-même, ce qui veut dire que rien n’est perdu ! Tout va quand même aller très vite car la Demande d’Autorisation de Construire (DAC) déposée en janvier 2023 pourrait être validée dans ces 3 prochaines années, menant à une probable enquête publique en 2026 et le début des travaux pour le chantier CIGEO en 2027.
Les travaux « préalables » imminents (transformateur, voie ferrée, déforestation, routes) et les expropriations qui vont avec nous signalent que c’est le moment où jamais de nous retrouver et de nous organiser pour occuper le territoire et empêcher massivement et sur tous ces fronts la poubelle nucléaire !
Tout d’abord, une série de réunions publiques organisées par l’ANDRA devrait se tenir en janvier au sujet des expropriations et des fouilles archéologiques. On vous en dit plus bientôt.
[Cet article contient de nombreux liens techniques, ainsi que des brochures en annexe, qu’on pourra consulter en se rendant directement sur le texte original ici.
Un palmarès (non exhaustif) du relai meusien de la flamme entre 2015 et 2023 a également été publié dans l’article Meuse : la tradition du relai de la flamme enfin reconnue.]
Paris : il s’échappe par la fenêtre en plein tribunal, trois
policiers légèrement blessés
LCI, 27 décembre 2023
Stupéfaction au tribunal administratif de Paris, mardi 26 décembre. Alors qu’un homme retenu au centre de rétention administrative de Vincennes (Val-de-Marne) comparaissait vers 17h30, il s’est échappé en pleine audience par une fenêtre de l’édifice, situé rue de Jouy, dans le 4ᵉ arrondissement de la capitale. En voulant rattraper le fugitif, trois policiers ont été légèrement blessés.
Pour rappel, le week-end dernier, 11 personnes ont réussi à s’évader du centre de rétention administrative de Vincennes, et sont toujours en fuite.