Le jeudi 5 décembre, des personnes à visage couvert ont érigé des barricades et ont affrontées la police (COP [l’anti-émeute des Carabineros ; NdAtt.]) avec des cocktails Molotov, devant le Liceo 7 José Toribio Medina, à Ñuñoa, dans la métropole de Santiago.
Cette action incendiaire a été menée en réaction à la persécution politique vécue à l’intérieur de l’établissement, qui a entraîné de l’harcèlement et des expulsions de lycéen.nes à cause d’actions de lutte de rue.
Sur place, en plus de rendre visible la situation décrite, les anonymes ont diffusé des tracts à la mémoire des compas anarchistes Luciano Pitronello et Belén Navarrete, qui sont mort.es en août dernier, et en solidarité avec le camarade prisonnier Marcelo Villarroel.
L’action s’est terminée sans arrestations.
Photos de suyaii.ph, futurodecadente.ph, nocivoph y _pyromano
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Action à l’extérieur du campus JGM, en souvenir de Luciano Pitronello et Belén Navarrete et en solidarité avec Marcelo Villarroel
Le jeudi 5 décembre, des personnes à visage couvert ont érigé des barricades sur l’avenida Macul et ont affrontées la police (COP) avec des cocktails Molotov, devant le campus Juan Gómez Millas de l’université du Chili, à Ñuñoa, dans la métropole de Santiago.
Cette journée a eu lieu en solidarité avec les compas de l’INBA, grièvement blessé.es lors d’un incendie survenu pendant les préparatifs d’une action de rue, le 23 octobre dernier.
Les anonymes ont déployé une banderole pour les compas. De plus, ils/elles ont diffusé des tracts à la mémoire de Luciano Pitronello et Belén Navarrete et en solidarité avec le camarade Marcelo Villarroel, en prison.
Cette journée d’action s’est terminée sans arrestations.
Ce qui suit est une réflexion brute et sous-développée expliquant les raisons pour lesquelles les assassinats politiques de PDG, de politiciens, de proprios de taudis, etc, devraient se passer plus souvent. L’assassinat du PDG de UnitedHealthCare, Brian Thompson, m’a laissé dans une spirale à une myriade de niveaux inattendus, principalement autour de deux questions : Pourquoi ça ne se passe pas plus souvent ? Et peut-être : pourquoi les anarchistes ne semblent plus le faire ?
Les assassinats sont principalement politiques. Il s’agit d’une action radicale entraînée par une analyse politique du pouvoir, ou bien une menace envers son ordre établi. La police, l’État et les grandes entreprises commettent des assassinats mais ils utilisent leurs systèmes judiciaires pour les légitimer.
Je me sens tellement hésitant à en discuter avec certain.e.s de mes camarades bien-aimé.e.s et en qui j’ai la plus grande confiance. C’est tellement tabou. La propagande libéral déemocratique a fait quoi à l’anarchisme pour rendre le sujet de l’assassinat si inconfortable à discuter en tant qu’acte raisonnable ? La non-violence se glisse plus largement dans nos perspectives que nous voudrions l’admettre.
Dans certains cercles, j’entends parler de la nécessité de la violence, mais je ne sais pas s’il s’agit en fait d’une vision romancée de cette dernière. L’expérience de commettre de la violence envers ses adversaires amène plusieurs choses ; bien qu’elle vient avec une montée d’adrénaline, parfois un sentiment furtif d’euphorie, elle peut aussi venir avec de la nausée, un état de choc et l’intuition qu’avec chaque acte de violence, une partie de soi est changée pour toujours.
Et en même temps, what the fuck world ? On nous a déjà démontré que le système juridique est une mauvaise blague. Nous savons que les lois sont faites pour les plus puissant.e.s. Nous savons que les politiciens n’ont aucune envie d’améliorer nos condiditions de vie, et encore moins par des changements systémiques, ils sont au contraire plus investis dans le maintien du capital et de l’ordre étatique peu importe quelles sont les idées spécifiques du parti politique au pouvoir. Nous savons que les manifestations seules ne fonctionnent pas, que péter des vitres ou mettre le feu à la voiture d’un haut dirigeant n’est pas assez dissuasif, alors que reste-t-il à faire ? Conssidérant tout ça, il faut faire quoi pour que lorsque nous disons « Non, ça ne se passera plus ! » et agissons en conséquence, que ça ne passe effectivement plus ?
Celleux qui ont le pouvoir et qui façonnent le terrain sociopolitique de ce monde ne se retireront pas de manière pacifique. Nous sommes victimes d’une grave illusion si nous pensons qu’une autre pétition, manif, vigile, ligne de front va changer quoi que ce soit. Alors que des amix et camarades ont écopé d’accusations RICO dans la lutte Stop Cop City, Donald Trump lui avec les mêmes accusations est devenu président pour un deuxième mandat!
L’État utilise la police pour défendre des projets de plusieurs milliards de dollars. Nous ne pouvons gagner en essayant de les affronter à forces égales ; même les attaques assymétriques n’amènent guère de résultats réjouissants. Par contre, si les chefs d’entreprises, etc., étaient tués, un à la fois, imaginez comment la peur et la conscience qu’ils ne sont plus inatteignables feraient imploser leurs réseaux dans le chaos. Ils peuvent être trouvés. Je ne dis pas que les assassinats sont la seule chose qu’il reste à faire. Je ne fais que lancer la question à l’univers anarchiste; à savoir pourquoi la tactique est utilisée plus par l’État, la police, etc., et moins par les individus qui comprennent et/ou subissent le mal tout comme l’avidité de ces individus qui doivent tout simplement mourir.
Des millions de personnes ont applaudi l’assassinat récent du PDG Thompson, elles ont également applaudi la plus récente tentative contre Trump. Nous sommes au bord d’un précipice – Je demande à mes lecteurs et lectrices d’examiner sérieusement leur relation à la violence. Demandez-vous ainsi qu’à vos amix de confiance : « Jusqu’où es-tu prêt à aller ? ». Connais-tu les conditions pour changer ou intensifier cette relation ? Ou encore, fournis-tu des justifications sans fin selon lesquelles une tactique de violence accélérée ne fera pas une différence? Sois honnête, parfois, nous disons telle ou telle chose parce que nous avons simplement peur des conséquences, de se faire prendre ou parce que nous craignons l’échec. Lorsque nous sommes honnêtes au sujet de nos peurs, nous pouvons faire des plans pour les dépasser. Qu’est-ce qui devrait être en place pour te permettre de sentir que tu pourrais augmenter ta capacité à agir avec violence ? Et à cette fin, à commettre un assassinat ?
Les assassinats sont une tactique anarchiste. Ci-dessous, une liste d’assassins anarchistes connus, certainement incomplète, qui ont décidé que c’était une tactique viable à travers l’histoire. Wikipedia a une page sur chacun.e :
Michele Angiolillo Milan Arsov Joëlle Aubron Germaine Berton Georgi Bogdanov Dmitrii Bogrov Marko Boshnakov Gaetano Bresci Arthur Caron Sante Geronimo Caserio Georges Cipriani Alfredo Luís da Costa Leon Czolgosz Buenaventura Durruti Vladimir Gaćinović Herman Helcher Émile Henry Liu Shifu Gino Lucetti Luigi Lucheni Paulí Pallàs Manuel Pardiñas Giovanni Passannante Yordan Popyordanov Antonio Ramón Ravachol Gennaro Rubino Santiago Salvador Alexandros Schinas Sholem Schwarzbard Oleksandr Semenyuta Jean-Baptiste Sipido Sergey Stepnyak-Kravchinsky Moishe Tokar Kurt Gustav Wilckens Wong Sau Ying Vera Zasulich Bogdan Žerajić
Un train du quotidien sabote lui-même les chantiers de LGV au Sud de Bordeaux
Des câbles de la future LGV Bordeaux-Toulouse-Dax sectionnés au passage d’un TER...
La semaine passée, un train du quotidien a sectionné lui-même les câbles d’alimentation destinés aux AFSB (Aménagements ferroviaires au Sud de Bordeaux), première étape des LGV Bordeaux-Toulouse-Dax. Ces gros câbles au sein desquels en passent d’autres plus petits pour les réseaux sous-terrains sont actuellement déplacés sur 12km pour faire place à une troisième voie dans le cadre de ces aménagements prévus pour introduire les Lignes à Grande Vitesse dans le Sud-Ouest. Ils traînaient inopinément sur les voies.
Trève de plaisanterie, le GIEC (Geste Intrépide des Equipes Cyborg) s’associe désormais aux TER et Intercités pour des actions coup de poing aux conséquences coûteuses...
Les fourreaux rouges contenant d’énormes câbles d’alimentation longaient les voies entre Bordeaux et Saint-Médard d’Eyrans sur plusieurs kilomètres depuis deux mois. Ils avaient été déplacés dans la nuit sur les voies ferrées, permettant au premier train du matin de les couper net sur son passage ! Une métaphore de la coupure que provoquerait l’ouverture d’une ligne à grande vitesse dans les bourgs, villages et forêts se trouvant sur le tracé du GPSO ? Qui fragmenterait pas moins de huit zones Natura 2000 ? Les LGV, pour permettre aux train d’atteindre plus de 300km/h, n’autorisent pas les passages à niveaux. Elles sont entourées de grillages ou de talus, et ne peuvent être franchies que via ponts et tunnels. Pour les villageois.e.s comme pour les chevreuils ou les tortues, cette division du territoire est invivable, et menace réellement la survie d’espèces comme la tortue Cistude dont les habitats seraient détruits.
Plus que cela, ces lignes à grande vitesse signeraient en fait l’arrêt de mort des petites lignes et gares qui pâtissent déjà d’un manque d’entretien, et dont les budgets de maintenance et de rénovation sont ponctionnés par d’autres projets plus gros et plus rentables...
Dans les jours qui ont suivi, ces gaines rouges ont été éloignées des voies d’un mètre supplémentaire, dans l’espoir sans doute de les mettre hors d’atteinte du GIEC... Mais au-delà des câbles, une pelleteuse à proximité a également été mise hors d’état de nuire.
Décidément, les oppositions aux LGV du Sud-Ouest s’aiguisent et se renforcent.
Cela suffira-t-il pour décourager les TER de trancher les veines de la LGV ? Combien coûtera le remplacement de ces centaines de kilos de métal ? Jusqu’où ira l’alliance inter-espèce du GIEC et des trains du quotidien ?
Une invitation à investir ce terrain ethnographique est lancée...
Le petit livre Identifier l’ennemi, recueil d’articles tirés du coin des bonnes adresses (journal anarchie !, 2020-2023), a été autoédité en février 2024. Circulant de la main à la main et de lutte en lutte, il a été rapidement épuisé. Aussi avons-nous réimprimé trois cent exemplaires pour bien finir l’année, et toujours à prix libre !
Présentation : Qui fabrique le matériel électoral ? – Qui conçoit les drones du confinement ? – Qui nourrit gratos policiers et gendarmes ? – Qui développe les dispositifs de contrôle sanitaire ? – Qui s’enrichit sur la machine à enfermer ? – Qui installe les pylônes des antennes-relais ? – Qui transforme les véhicules de matons et de flics ? – Qui est cet esclavagiste moderne ? – Qui fournit l’industrie de guerre ? – Par où s’en prendre aux éoliennes maritimes ? – Qui construit les mâts de vidéosurveillance ? – Par où s’en prendre aux centrales photovoltaïques ? –D’où vient ce robot pour maisons de retraite ? – Qui bâtit le nouveau système de communication unifié des forces de l’ordre ?
C’est à ce type de questions indiscrètes que répondaient les articles de la rubrique « Le Coin des bonnes adresses », publiés au fil de l’actualité dans le mensuel anarchie ! entre 2020 et 2023. A la fois une méthode et une invitation. Celle de porter un regard différent sur notre environnement, pour y dénicher la banalité matérielle où s’élaborent, se construisent et s’amplifient les chaînes de notre écrasement quotidien. Autant d’entreprises périphériques directement responsables du contrôle, de l’enfermement, de la guerre, de l’énergie et des télécommunications du pouvoir. De petites structures aux grandes conséquences, qui demeurent à portée de toutes les mains audacieuses.
Format 18 x 12 cm – autoédition – 112 pages – prix libre
Pour commander des exemplaires (précisez une adresse postale), écrire à :
cygnenoir[at]riseup.net
Une évasion d’une simplicité déconcertante. Ce vendredi, en fin de matinée, un détenu de la prison centrale de Poissy, l’établissement pénitentiaire des Yvelines réservé aux longues peines, a profité d’une extraction destinée à réaliser des démarches administratives au consulat du Maroc, à Pontoise (Val-d’Oise), pour prendre la poudre d’escampette.
La scène s’est déroulée sans violence. Après avoir quitté la prison de Poissy (Yvelines), encadré par des surveillants de l’administration pénitentiaire, l’homme de 43 ans devait être conduit au consulat du Maroc. Une fois arrivé sur place, un peu avant midi, il a demandé à fumer une cigarette sur le trottoir. Il en a profité pour prendre la fuite, avant de s’engouffrer dans une voiture qui l’attendait. Selon nos informations, il n’était pas entravé par des menottes au moment de son évasion.
Dans la soirée du jeudi 5 décembre, une violente rébellion a secoué la prison de Montagne Posée, située sur l’île de Mahé. L’incident a causé la mort d’un prisonnier et conduit à la prise d’otages de quatre surveillants, finalement relâchés.
Une émeute a éclaté jeudi à la prison de Montagne Posée après l’isolement disciplinaire de Stéphan Mondon, un détenu influent impliqué dans le trafic de drogue. Les autorités, refusant de céder aux exigences des prisonniers pour sa libération, ont sollicité l’intervention de la police. Durant l’incident, des vidéos illégalement filmées ont révélé des scènes de chaos : matelas incendiés, barricades improvisées et violences avec des barres de fer. Un détenu a perdu la vie dans les affrontements, et une enquête est en cours pour déterminer les causes de son décès. Les surveillants pris en otage ont été relâchés sans blessures graves, mais l’un d’eux a nécessité une hospitalisation pour hypertension.
L’émeute a été fermement dénoncée par les autorités, qui la considèrent comme une menace majeure pour la sécurité. Une enquête est en cours pour identifier les instigateurs et prévenir de nouveaux incidents. « Une enquête approfondie sera menée pour identifier les responsables et garantir que justice soit rendue », a affirmé le ministre de l’Intérieur, Errol Fonseka. Des mesures ont été prises pour isoler Stéphan Mondon en raison de son influence sur les détenus. Les dégâts importants nécessitent des réparations, et certains prisonniers ont été transférés temporairement. Aucun cas d’évasion n’a été signalé, bien que plusieurs détenus aient été hospitalisés.
Le jeune détenu, incarcéré depuis environ trois semaines dans la prison pour mineurs d’Orvault (au nord de Nantes), a escaladé samedi une gouttière dans la cour de promenade, lui permettant ainsi de franchir le mur d’enceinte. Depuis plusieurs années, les syndicats de l’administration pénitentiaire dénoncent un « angle mort » au sein de cette cour, qui ne permet pas aux surveillants de voir ce qu’il s’y passe depuis leur bureau ou sur la vidéosurveillance. « Cela fait dix ans qu’on demande juste à déplacer une caméra pour éviter cet angle mort, cela n’a pas été pas fait », dénonçait ce lundi William Cozic, délégué FO au sein de l’administration pénitentiaire à Nantes. L’histoire du site est marquée par des lacunes sécuritaires : dès les premières années, des paniers de basket avaient dû être retirés après avoir été utilisés lors de tentatives d’évasion. Pourtant, ces signaux d’alerte n’ont pas conduit à des mesures suffisantes pour renforcer la sécurité.
On espère que les matons continueront de chouiner en vain, et qu’on ne retrouvera pas l’évadé !
Roman Shvedov avait été condamné à seize ans de prison – les autorités affirment qu’il s’est suicidé
Le 18 décembre, le tribunal militaire de Rostov a condamné l’anarchiste Roman Shvedov à seize ans de colonie pénitentiaire, pour avoir attaqué un bâtiment administratif pour protester contre la guerre en Ukraine. Cinq heures après sa condamnation, Shvedov a été retrouvé mort, dans sa cellule, par un surveillant de la prison. L’explication officielle des autorités russes est le suicide. Toutefois, on ne sait pas exactement ce qui s’est réellement passé, car, à ce jour, il y a très peu d’informations.
L’État russe a accusé Shvedov d’avoir jeté un bidon d’essence dans un bâtiment administratif du district de Zimovniki, dans la région de Rostov, en septembre 2022. Selon la police secrète russe, il l’a fait pour « déstabiliser les autorités, influencer leurs décisions et protester contre l’opération militaire spéciale [la définition officielle russe de l’invasion à large échelle de l’Ukraine ; NdAtt.] et la mobilisation en Russie ». Il a été condamné pour terrorisme, dans une nouvelle tentative de faire peur à ceux/celles qui envisagent de continuer à résister à la guerre. En 2023, Shvedov a refusé tout soutien juridique de la part de Solidarity Zone et il a suggéré qu’« il pourrira en prison et qu’il n’y a rien à faire pour l’aider ».
OVD Info, une organisation russe de défense des droits humains, reporte qu’en septembre 2024 il y avait au moins 1116 affaires pénales contre des dissident.es anti-guerre. Selon un rapport récent de l’ONU, « depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, en février 2022, la torture est devenue un outil d’oppression systématique, cautionné par l’État, utilisé pour contrôler et étouffer la dissidence et attaquer les fondements des droits humains et de l’espace civile en Russie ».
Police services are closed due to vandalism at the Yakima Police Department.
According to the Yakima Police Department's Facebook page, just before Midnight Wednesday an unknown suspect threw large rocks through the front door and windows of the Richard Zais Justice Center.
While Municipal Court will be open, the Richard Zais Justice Center will have limited access, according to the YPD.
The Municipal Court and YPD Services window will be closed until further notice and all other access to the building will be limited to scheduled appointments with Yakima's Legal Department
Des salutations de Nanuk, de la prison de Moabit, des nouvelles de sa situation en prison et des mises à jour
Appel à un rassemblement devant la prison de Moabit, à la Saint-Silvestre
Le 21 décembre 2024, cela fait exactement deux mois depuis l’arrestation de Nanuk. Depuis le 23 octobre, il est en détention provisoire à la prison de Berlin-Moabit.
Nanuk a dû passer les premières 24 heures après son arrestation avec les menottes aux mains et aux pieds. Les blessures au genou et au poignet qu’il a subies lors de son arrestation s’améliorent lentement. Mais, compte tenu des circonstances, il va bien. Nanuk remercie pour le soutien et la solidarité à son encontre.
En prison, des mesures de sécurité strictes ont été imposées à Nanuk, jusqu’au début du mois de décembre et elles n’ont été assouplies que lentement. Selon la procédure de l’établissement, cela s’exprime par un système de points stigmatisants, affichés sur la porte de la cellule, du coup il a, entre autres, un point vert, pour « potentiellement violent ». En plus, pour que même le dernier des surveillants comprenne, la porte de la cellule a été munie de la directive « ouvrir à deux » et « remettre de main en main ». Les conséquences de ces nombreux points et panneaux sont considérables. Très concrètement, cela signifie 22 heures par jour enfermé, 2 heures de promenade en commun, sans explications. Mais il a reçu dès le début du soutien de ses codétenus, avec qui il a de très bons rapports.
Jusqu’à récemment, la participation à toute activité sportive ou de loisirs lui était interdite. Entre-temps, il y a eu les premiers assouplissements et on lui a accordé une heure supplémentaire de sport. « Mais l’ennui ne vient pas, je lis et j’écris la moitié de la journée ».
La possibilité d’autodétermination n’existe pas en prison : pour tout ce dont on a besoin ou que l’on veut faire, il faut faire des demandes (des formulaires) et il faut qu’elles soient approuvées. Et tout cela prend beaucoup de temps, parfois des semaines, avant qu’une demande soit traitée et seulement si l’on demande encore et encore. Ceux qui ne connaissent pas l’allemand sont perdus dans ce système.
Par exemple, jusqu’à aujourd’hui, Nanuk n’a pas pu recevoir un seul livre de l’extérieur, malgré les nombreuses demandes qu’il a formulées. Il peut quand même emprunter des livres à la bibliothèque. Même chose, il a dû attendre des semaines pour recevoir les journaux, quotidiens et hebdomadaires, auxquels il est abonné, ce qui n’est pas très régulier. Même si tout prend du temps et une vie autonome a une autre gueule, « le plus souvent, j’attends avec impatience les expériences du lendemain », écrit-il.
À ce jour, Nanuk n’a toujours pas reçu de courrier privé : pas une seule carte postale ni une seule lettre de l’extérieur ne lui sont parvenues. Il s’est avéré que la prison de Moabit n’a pas transmis le courrier au Parquet fédéral pour la censure postale obligatoire. Cependant, les premières lettres envoyées par Nanuk sont arrivées après environ six semaines. Même en ce qui concerne les visites, il est clair que la prison et le LKA [la police judiciaire de chacun des Länder allemands – ici celle de Saxe ; NdAtt.] exercent et exploitent leur pouvoir de toute manière possible, pour compliquer la vie des prisonniers.
À savoir, la mère de Nanuk a été autorisée à lui rendre visite quelques fois, mais un parloir n’a pas pu avoir lieu car la prison avait « oublié » d’en informer le LKA – qui est chargé de surveiller les visites. Et, à ce jour, seulement une partie des autorisations de visite demandées a été accordée. Une demande a été rejetée pour « risque de dissimulation de preuves ». Nanuk est accusé d’actes qui ont déjà été jugés dans le premier procès Antifa Ost, ce qui fait que le « risque de dissimulation de preuves » ne semble pas être une raison très évidente. C’est une pratique bien ancrée que la justice empêche les parloirs de personnes considérées comme « d’ultragauche ». Il est plus qu’évident qu’il s’agit d’une stratégie pour éloigner les prisonniers politiques de leur entourage politique.
Les enquêtes sur l’entourage de Nanuk montrent clairement les mécanismes de répression et les efforts déployés par les autorités chargées de l’enquête. On sait qu’en mai 2023 une personne a reçu à son domicile la visite d’agents du BKA [la police judiciaire fédérale ; NdAtt.]. Il s’agissait là d’une information qui serait liée à la cession d’un véhicule. Le but du BKA était d’obtenir des informations et des renseignements sur le lieu de résidence de Nanuk. Ces efforts se sont intensifiés un an plus tard, c’est-à-dire en mai 2024. La personne concernée a fait l’objet d’une enquête, qui s’est concrétisée par la surveillance des ses télécommunications et une nouvelle citation à comparaître devant le Parquet fédéral. Le refus de témoigner de cette personne lui a valu une amende.
Ces dernières semaines, plusieurs notifications ont été envoyées, indiquant que des personnes de l’entourage de Nanuk avaient fait l’objet de mesures de surveillance. Au moins cinq personnes ont été informées qu’elles avaient fait l’objet de mesures de surveillance de leurs télécommunications et d’observations, au cours de la dernière année : écoutes téléphoniques, surveillance des émails et des connexions à Internet, filatures quotidiennes, écoutes de conversations en dehors du domicile et « accompagnement » pendant les vacances.
Il ressort également d’un PV que l’Office fédéral de protection de la constitution [les renseignements intérieurs allemands, correspondant à la DGSI française ; NdAtt.] s’est chargé d’une partie de la surveillance de l’entourage de Nanuk. La durée et l’ampleur de ces mesures ne sont pas connues et ne le seront probablement jamais.
Apprendre que ses conversations téléphoniques ont été interceptées, que l’on a été observé.es dans sa vie quotidienne rend furieux.ses et indigné.es. Mais pourquoi cela suscite-t-il de tels sentiments ? Nous n’avons rien d’autre à attendre de la part de l’État. Tout comme Nanuk est accusé d’avoir vécu sa position politique et antifasciste, son entourage l’est aussi. Ceux/celles qui sont concerné.es sont des camarades qui ne se sont pas laissé.es intimider par la répression qu’elles/ils attendaient, dont le « crime » est de partager des portions de vie et des luttes avec Nanuk et qui continuent de maintenir sur pieds la lutte politique.
Ce ne sont pas nos camarades qui sont à blâmer pour les filatures et les emmerdements que la répression porte avec soi, mais seulement l’État et sa folie de persécution contre les antifascistes.
Que ce soit derrière les murs de la prison ou à l’extérieur, la lutte continue.
L’antifascisme n’est pas un crime.
Liberté pour tous les antifascistes. Bonheur et force pour celles/ceux qui sont en cavale.
Tract en français, arabe et anglais suite au renversement du régime de Bachar al-Assad.
Comment vivre librement à l’ombre d’une prison ?
Il y a des moments, comme aujourd’hui en Syrie, où l’on ne peut que se réjouir. Voir les statues de Bachar et ses proches saccagées, les foules dans les rues, les portes des prisons ouvertes. Ces moments qui nous rappellent que tous les régimes, y compris les plus autoritaires, peuvent tomber.
S’il est une constante aux révolutions, c’est celle de libérer les prisonnier·e·s. Symbole du pouvoir, de qui peut décider de la liberté de ses sujets, la prison est l’un des nœuds sur lequel repose la soumission à l’État et l’acceptation des normes sociales.
L’une des pires prisons au monde, Sednaya, a semble-t-il été complètement vidée de ses prisonnier·e·s, permettant aux gens de revoir des proches dont iels n’avaient plus de nouvelles depuis de nombreuses années, voire de les rencontrer pour la première fois. Mais ne nous y trompons pas, alors que les « rebelles » vident les prisons du régime déchu, celles sous leur contrôle sont déjà remplies d’opposant·e·s.
Des révolutionnaires sont déjà tombé·e·s dans le panneau en soutenant des organisations pro-État, par tiers-mondisme, contre l’impérialisme, séduit·e·s par le communalisme kurde ou le romantisme de la guérilla. Malheureusement c’est plus une alliance religieuse, souhaitant donner une direction à "la volonté du peuple" que les insurgé·e·s en Syrie qui sont parvenu·e·s à renverser le régime. De telles structures aux pratiques militaires ne seront jamais désirables. Nous voulons porter une solidarité anti-autoritaire et sans frontières avec les révolté·e·s en Syrie, parce que nos espoirs dans la révolution syrienne vont plus loin que la perpétuation d’une société tenue par les armes, soumise à un pouvoir céleste comme terrestre, qui nécessite des prisons pour exister.
Tout en saluant la libération des syrien·ne·s du joug du clan Assad, nous ne pouvons qu’espérer que ce qui était en germe lors des insurrections de 2011 puisse aller encore plus loin, vers une auto-organisation de toutes les sphères de la vie quotidienne, l’attaque et la remise en cause totale du pouvoir et de la propriété.
Ici comme là-bas, il reste tant à détruire. Prisons, Religions, États.
Bonheur aux retrouvailles des libéré·e·s, force aux enfermé·e·s partout dans le monde !
Des anarchistes, confian·te·s comme méfiant·e·s,
France, le 9 décembre 2024
كيف نعيش أحراراً في السجن؟
أحياناً نشهد لحظاتٍ لا يسعنا فيها إلّا الابتهاج؛ كما هو الحال اليوم في سوريا. نرى تماثيل بشار وأعوانه تتهاوى، والحشود تملأ الشوارع، وأبواب السجون تُفتح على مصراعيها. فتذكّرنا هذه اللحظات أنّ كلّ الأنظمة قابلة للسقوط، حتّى أكثرها استبداداً
لطالما شكلّ تحرير السجناء والسجينات النقطة المشتركة الوحيدة للثورات كافّة. فالسجن رمز السلطة، والحاكم الذي يقرّر من ينال حريّته ومن يُحرم منها. إنّه أحد أعمدة الخضوع للدولة وقبول أعرافها الاجتماعيّة
يُعدّ سجن صيدنايا أحد أسوأ السجون في العالم، ويبدو أنّه أُفرغ تماماً من سجنائه وسجيناته اليوم، ما أتاح للناس رؤية أقاربهم/نّ الذين انقطعت أخبارهم لسنوات، بل وربما لقائهم للمرّة الأولى. ولكن لا تغشنّا المظاهر ! فبينما يُفرِغ « المتمرّدون/ات » سجون النظام المُنهار، تمتلئ السجون الخاضعة لسيطرتهم بالمعارضين/ات
بالفعل، وقع بعض الثوّار والثائرات في الفخّ، فدعموا منظّماتٍ مواليةً للدولة تتذّرع بمناهضة الإمبرياليّة، وانجذوا للطائفيّة الكرديّة، وأغرتهم رومانسيّة حرب العصابات. ولكن للأسف، يبدو أنّ المتمردين/ات السوريين/ات هم/نّ بالفعل تحالفٌ دينيٌّ يزعم توجيه « إرادة الشعب »، في حين لا يختلف في الحقيقة عن النظام الذي أطاح به. إنّ مثل هذه الهياكل العسكريّة لن تكون أبداً ما نصبو إليه. فنحن نريد تضامناً بلا حدود مع الثوار والثائرات مناهضاً للاستبداد في سوريا، لأنّ آمالنا في الثورة السورية تتجاوز استمراريّة مجتمعٍ مقيّدٍ بالسلاح، وخاضعٍ لقوى سماويّة وأرضيّة تحتاج إلى السجون لتستمرّ
وبينما نحتفي بتحرّر السوريين والسوريّات من نيّر عشيرة الأسد، لا يسعنا إلّا أن نأمل أن تسير ثورات 2011 أبعد من ذلك : نحو التنظيم الذاتي للحياة اليومية برمّتها، ونحو الهجوم الشامل على السلطة والممتلكات وكلّ مظاهر الاستبداد
هنا كما هناك، لا يزال أمامنا الكثير لنهدّمه : السجون، والأديان، والدول
نتمنّى السعادة لمن عانقوا الحريّة بعد الفراق الطويل، والقوّة لكلّ المحتجزين/ات في العالم
الفوضويّون/ات – الواثقون/ات والمتخوّفون/ات فرنسا، في 9 كانون الأوّل/ ديسمبر 2024
How can one live freely in the shadow of a prison ?
There are moments, like today in Syria, when we can only rejoice. See the statues of Bashar and his relatives looted, the crowds in the streets, the open prison doors. These moments that remind us that all regimes, including the most authoritarian ones, can fall.
If there is a constant in the revolutions, it is that of freeing prisoners. Symbol of power, of who can decide the freedom of its subjects, prison is one of the nodes on which rests submission to the State and acceptance of social norms.
One of the worst prisons in the world, Sednaya, has apparently been completely emptied of its prisoners, allowing people to see their relatives whom they had not heard from for many years or even meet them for the first time. But let’s not be mistaken, while the « rebels » are emptying the prisons of the fallen regime, those under their control are already filled with opponents.
Revolutionaries have already fallen in the trap of supporting pro-State organisations, by third-worldism, against imperialism, seduced by kurdish communalism or the romanticism of the guerrilla. Unfortunately it is more a religious alliance, wishing to give direction to "the will of the people" than the insurgents in Syria who managed to overthrow the regime. Such structures using military practices will never be desirable. We want to carry an anti-authoritarian and without borders solidarity with the revolted in Syria, because our hopes in the Syrian revolution go beyond the perpetuation of a society held by arms, subjected to a celestial power as earthly, which requires prisons to exist.
While we welcome the liberation of syrians from the shackles of Assad’s clan, we can only hope that what was in seed during the 2011 insurrections can go even further, towards a self-organisation of all spheres of daily life, attack and the total questioning of power and property.
Here as there, so much remains to be destroyed. Prisons, Religions, States.
Happiness to the reunion of the freed, force to the ones locked up all over the world !
Anarchists, confident as wary,
France, December 9th 2024
Un camion poids lourd appartenant à Rapid Response Bioclean a été incendié le vendredi 27 décembre à Portland (Oregon). Rapid Response Bioclean est responsable du déblaiement des campements de personnes sans abri, dans la région de Portland ; ils volent les effets personnels des gens et les laissent geler. Il semble que quelqu’un en ait eu assez et ait décidé de riposter.
L’an dernier, quelqu’un.e a riposté à une expulsion de campement en pointant une arme sur les ouvriers de Rapid Response.
Rapid Response Bioclean a une flotte de véhicules composée de camions poids lourd et de camions bennes à ridelle. Ils sont souvent accompagnés d’équipes de 3 ouvriers.
De l’incarcération en Hongrie à la prison en Allemagne : la Cour fédérale impose la détention préventive pour Tobias E.
Après sa libération de prison en Hongrie, Tobias E., 29 ans, est de nouveau détenu. C’est le LKA [la police judiciaire ; NdAtt.] de Saxe qui est responsable de la suite de son incarcération*.
Le 10 décembre, le Berlinois Tobias E. aurait dû retrouver sa liberté : après presque deux ans de prison en Hongrie, son dernier jour de détention était en principe arrivé. Mais, peu avant sa libération de la prison municipale de Budapest, on lui a notifié un mandat d’arrêt européen qui, à la demande du LKA de Saxe, exigeait sa livraison aux autorités allemandes. Cette requête a été acceptée le 4 décembre par un tribunal hongrois, rapporte le Groupe de soutien aux accusé.es de l’ainsi-dite affaire des « antifas de Budapest ». Après que, le 20 décembre, il ait été livré à des fonctionnaires allemands, E. a finalement été présenté à un juge des libertés et de la détention de la Cour fédérale. Celui-ci a ordonné la poursuite de sa détention, préventive, en Allemagne.
Tobias E. a été arrêté à Budapest en février 2023, après avoir été mis en corrélation avec des attaques contre des extrémistes de droite, réelles ou supposés, dans le cadre des manifestations antifascistes à l’occasion du « Jour de l’honneur ». Le tribunal hongrois l’a d’abord condamné à trois ans de prison. Un procès en appel, après une déclaration au tribunal, a réduit sa peine à un an et dix mois, que E. a maintenant purgé.
Son refus de témoigner de manière exhaustive, dans le cadre d’un procès parallèle contre ses coaccusé.es, a provoqué d’autres problèmes à Tobias E., vis-à-vis des autorités hongroises. Appelé en tant que témoin, il a refusé de répondre à des questions qui auraient pu l’incriminer lui-même. Le tribunal a estimé qu’il s’agissait d’un manque de coopération.
D’autres antifascistes qui sont inculpé.es à Budapest en relation avec les manifestations contre le « Jour de l’honneur » subissent elles/eux aussi des pressions. Maja T., une personne transgenre, également mise ne cause, a été extradée vers la Hongrie l’été dernier. Là, elle se voit exposée à l’isolement, à des conditions insalubres, à un manque de soins et plus largement à de graves conditions de détention, que ses soutiens décrivent comme une « torture blanche ».
Hanna S., une autre inculpée dans l’affaire des « antifas de Budapest », est toujours en détention préventive, à Nuremberg, et sera jugée à partir de février, devant la Cour de protection de l’État du tribunal régional de Munich, pour tentative de meurtre, blessures graves et appartenance à une organisation criminelle. Ces accusations sont elles aussi en lien avec les événements de Budapest. S., en tant que membre d’un groupe d’ultragauche, aurait mené deux agressions contre trois personnes, considérées par le groupe comme « appartenant au milieu de l’extrême droite ».
Le fait que cette mis en état accusation soit acceptée est considéré par des observateurs comme une escalade politique. « Le tribunal semble délibérément exagérer les accusations, pour augmenter la pression sur les activistes », a déclaré Alex Schmidt, du groupe de soutien de Nuremberg. Le fait que S. ne soit pas extradée à Budapest, mais qu’elle soit jugée en Allemagne, contrairement à Tobias E. ou Maja T., a une raison simple : il n’y a pas eu de demande d’extradition, confirme la justice bavaroise.
* Note d’Attaque : selon la déclaration de son avocate, Tobias est inculpé en Allemagne dans l’affaire appelé « Antifa Ost », pour laquelle trois camarades ont déjà été condamné.es en juin 2023. Le parquet et la police saxonnes pensent que l’« association de malfaiteurs » dont les camarades feraient partie aurait participé aux attaques contre des néonazis, à Budapest, en février 2023.
Perquisition et transfert. À propos de la nouvelle situation du prisonnier anarchiste Aldo Hernández
À la suite d’une perquisition effectuée par les matons dans la section n°12 de la prison La Gonzalina, à Rancagua, le 18 décembre, les dossiers de l’enquête sur son affaire ont été confisqués au compagnon anarchiste Aldo Hernández. La raison : dans ces dossiers apparaissent les données personnelles des matons blessés dans l’attentat à la bombe de décembre 2021 contre la Direction nationale de l’administration pénitentiaire, dont le compagnon est accusé.
Le mardi 24 décembre, après que des membres de l’administration pénitentiaires aient fouillé sa cellule, Aldo a été transféré à la section n°2, de sécurité maximale, et sa télévision et sa bouilloire ont été confisquées. Nous rappelons que dans la division de sécurité maximale, plus précisément dans la section n°1, se trouve, depuis près de quatre ans, le compagnon anarchiste Francisco Solar, qui continue de lutter pour sortir de l’isolement.
Par conséquent, à cause du fait d’avoir dans sa cellule les dossiers de l’enquête, ce qui est le droit de tout accusé, l’Administration pénitentiaire a enfermé Aldo dans un module de sécurité maximale, ce qui prévoit 21 heures enfermés et plusieurs autres restrictions, ce qui démontre le durcissement évident du contrôle carcéral en général et en particulier l’acharnement contre nos compagnons anarchistes. Ces actes montrent clairement la peur et la vulnérabilité de l’institution carcérale.
Après le passage du cyclone Chido à Mayotte, des écoles pillées et vandalisées
France2, 27 décembre 2024
Après le passage du cyclone Chido, un nouveau coup dur pour les Mahorais. Plusieurs écoles publiques ont été pillées et vandalisées. À Mamoudzou, un directeur d’un établissement a encore du mal à réaliser. Chaque soir, des personnes viennent là-bas se servir allègrement.
« Dans cette salle, ils ont volé les tables, les chaises, le matériel pédagogique des enfants », fait-il savoir. Même le bureau de son adjoint a été cambriolé. Les voleurs sont entrés par le toit qui avait été éventré. « Ils ont volé l’écran qui était là. Il y avait un micro-ondes qui était là également », déclare-t-il.
Dans la ville, 14 autres écoles ont été pillées depuis Chido. Les voleurs viennent des quartiers défavorisés. Des jeunes hommes nous ont confirmé que certains habitants venaient se servir dans les écoles pour reconstruire leurs maisons. « Ils prennent tout ce qui peut leur servir pour créer leur maison », dit-il. À Mayotte, les cambriolages datent d’avant le cyclone, mais il les a rendus plus faciles.
Dordogne : une crèche de Noël incendiée en pleine nuit
France Bleu/France info, 28 décembre 2024
Il ne reste que des cendres sous la halle de La Roque-Gageac ce samedi matin. Dans la nuit de vendredi à samedi 28 décembre, la crèche a été entièrement dévorée par les flammes d’un incendie dont l’origine est a priori volontaire, d’après le maire de la commune.
Dans son gros manteau jaune de travail, Jean-Paul, agent municipal qui a participé à la création de cette œuvre, est, lui aussi, dégoûté. « On a beau faire des choses extraordinaires, bouger, créer, et on se retrouve avec des imbéciles qui font n’importe quoi voilà le résultat, un tas de cendres », lâche-t-il visiblement excédé. Cette crèche était l’œuvre d’un artisan de la commune, montée par des bénévoles et des agents municipaux. Le maire a indiqué qu’il allait porter plainte dès lundi : « Nous ne nous laisserons pas impressionner et conserverons nos traditions et nos valeurs. »