Vive l'Anarchie - Semaine 52, 2025

Sommaire

Assemblée contre la guerre et la militarisation

Publié le 2025-12-29 10:04:36

L’AG contre la guerre continue de se réunir toutes les deux semaines, les jeudi au squat de l’impasse quartier bonnefoy et les mercredis à Toulouse Grill, au Mirail, 5 rue de l’université.

En janvier ça sera donc jeudi 8 à l’Impasse et mercredi 21 à Toulouse Grill.



Viens discuter de perspectives d’actions futures et de réflexions contre l’industrie de l’armement et la millitarisation de ce monde.

Le jeudi 8, l’idée c’est de parler de qu’est-ce qu’on veut que cette AG soit. Est-ce qu’on veut prendre toutes les décisions ensemble sur les actions et événements qui sortent de l’AG ? Ou bien est-ce qu’on veut que ça soit un moment où on peut proposer des choses et trouver des gens avec qui les faire, mais pas forcément tout valider ensemble ? Ou peut être un entre deux ? Bref, ça sera l’occasion d’en parler !

L’assemblée a été créée à la suite des deux week-ends contre la guerre qui ont eu lieu à Toulouse en avril. On voulait un espace d’organisation pour agir contre la militarisation de la société et l’omniprésence de l’industrie de l’armement à Toulouse et dans la région.

L’assemblée est ouverte et rejoignable, pour penser des actions, des discussions, rencontrer du monde et s’informer sur la production de la guerre près de chez nous.

A+ !

Cantine à la Chapelle en soutien aux inculpé.es du 8/12

Publié le 2025-12-29 10:14:35

En solidarité avec les camarades et contre la répression, on vous invite à la Relâche* du lundi 5 janvier 2026, pour une cantine végétalienne à prix libre, entre 19h et 22h à La Chapelle (36 rue danielle casanova - Metro canal du midi ou compans cafarelli)



L’affaire du 8 décembre 2020 est une opération antiterroriste commanditée par le Ministère de l’Intérieur contre des militant·es désigné·es par ce dernier comme des « activistes d’ultragauche » et mis·es en examen pour « association de malfaiteurs terroristes ».
La DGSI, accompagnée d’unités de polices militarisées (GAO, RAID), a procédé à l’arrestation de neufs personnes aux quatre coins de la France – que nous réunissons sous la bannière « libertaires », aux engagements politiques divers, à Toulouse, Rennes, en région parisienne, en Dordogne,..

Ces neuf personnes ne se connaissent pas toutes. Certaines ne s’étaient côtoyées qu’une fois dans leur vie (pendant le confinement). Mais toutes avaient comme point commun une personne, ciblée par la DGSI depuis son retour du Rojava en 2018 où il était engagé auprès des forces de protection kurdes.

A l’issue des garde-à-vue, 7 sont inculpées et 5 d’entre elles sont placées en détention provisoire tandis que l’instruction est toujours en cours. 3 autres seront arrêtées plus tard, mais pas inculpées.
En prison, il y aura eu 1 mise à l’isolement, des fouilles à nu, des interrogatoires interminables, des refus de soin, des galères d’accès aux colis, cantine, courrier, etc.. Les remises en "liberté" se font au compte-goutte avec des contrôles judiciaires très stricts. L’un d’entre eux a réussi à sortir d’un isolement carcéral de 16 mois après une grève de la faim de 36 jours, avant de terminer sa détention sous bracelet électronique.
Pour finir, en décembre 2024, c’est un total de près de 150 000e de frais comprenant le paiement des avocat.es, la préparation des colis en prison (habits, revues, livres), la thune pour cantiner, puis tous les frais et les déplacements des soutiens.
Mais ce sont surtout les séquelles physiques et psychologiques, le mépris, les menaces, les pressions, des relations durablement affectées, la surveillance continue...

Au premier procès, qui dura un mois, en octobre 2023, tous.tes sont reconnu.es coupables d’« association de malfaiteurs terroriste » et trois d’entre-elleux de « refus de communiquer ses conventions de déchiffrement ».
Les condamnations vont de 2 ans avec sursis à 5 ans de prison dont la moitié avec sursis probatoire, ce qui fait qu’au vue des peines déjà effectuées, les inculpé.es ne retournent pas en prison (toutes les peines étant aménageables et la probation ressemble fort à la poursuite du contrôle judiciaire : rdv SPIP, suivi addicto, psy, obligation de résidence, obligation de travail, et donc la menace de faire tomber le sursis en cas de manquement).

Pour 6 d’entre elleux une inscription au FIJAIT (Fichier des auteurs d’infraction terroriste) : contrôle des déplacements à l’étranger, pointage, justification de domicile tous les 3 mois et interdiction de travailler dans certains domaines (santé, fonctionnaire, animation...).

Sur les 7 condamné.es, 6 font appel du rendu du procès, l’audience aura lieu du 4 au 22 mai 2026, à la cour d’appel de Paris.
Plus d’informations sur l’appel ici : https://soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org/post/2025/10/05/le-proces-en-appel-du-8-12-approche/

Soutenir les inculpé.es du 8/12 ce n’est pas seulement les soutenir individuellement, c’est surtout lutter contre la répression de toustes. En effet, l’État et l’exécutif attendent beaucoup de ce verdict. Si la caractérisation de terrorisme était validée au cours de l’appel, cela offrirait une jurisprudence inédite pour réprimer les opposant.es au régime. Des personnes ne se connaissant pas toutes et sans projet commun pourraient alors facilement être considérées comme terroristes sans que l’État ait besoin de tenter une dissolution du groupe. Il pourrait envoyer les membres de ces groupes d’opposant.es directement en prison sous l’accusation d’association de malfaiteurs à caractère terroriste…

En solidarité avec les camarades et contre la répression, on vous invite à la Relâche* du lundi 5 janvier 2026, pour une cantine végétalienne à prix libre, entre 19h et 22h à La Chapelle (36 rue danielle casanova - Metro canal du midi ou compans cafarelli)

Sur place, présence d’un infokiosque sur l’affaire, jus de pomme et cidre artisanal en soutien aux inculpé.es et quelques livres Anticiper le bruit sec des verrous - lettres de l’isolement de Libre Flot -> https://soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org/post/2025/04/20/sortie-du-livre-anticiper-le-bruit-sec-des-verrous-de-libre-flot-aux-editions-du-bout-de-la-ville/
Cash uniquement

Lecture-discussion : l'affaire du 8 décembre c'est quoi ?

Publié le 2025-12-29 10:24:35

La veille de la cantine de la Relâche, en soutien aux inculpé.es de l’affaire du 8/12, on a envie de prendre le temps de s’informer et discuter de l’affaire du 8/12.



La veille de la cantine de la Relâche, en soutien aux inculpé.es de l’affaire du 8/12, on a envie de prendre le temps de s’informer et discuter de l’affaire du 8/12. On propose un petit atelier de lecture de textes issus de brochures sur l’affaire du 8/12. Ce sera l’occasion d’en savoir plus sur cette affaire (qui a maintenant 5 ans, et dont l’appel se tiendra à Paris en mai prochain), et on pourra discuter plus généralement sur la répression, la prison, l’anti-terrorisme, la solidarité,..
Ce moment est pensé en complément de la cantine de soutien organisée le lendemain à la Chapelle, pour celles et ceux qui se demandent ce qu’est l’affaire du 8/12 et qui voudraient en savoir plus.

Ce sera le 4 janvier à 18h au squat de l’Impasse : 1 bis impasse Lapujade à Toulouse.

Comme pour la Chapelle, présence d’un infokiosque et jus de pomme et cidre artisanales à prix libre. Le soutien financier ira aux inculpé·es du 8/12.

Assemblée anticarcérale

Publié le 2025-12-29 10:32:42

Mercredi 7 janvier à 18h30 à l’Impasse, c’est l’assemblée anticarcérale ! Et on vous attend nombreux.es !



L’assemblée anticarcérale, c’est quoi ? C’est un espace pour parler, s’informer, et s’organiser contre toutes formes d’enfermement et la taule en particulier.

Cette assemblée a d’abord eu pour objectif de lutter contre la construction de la nouvelle prison de Muret, ce qui ferait de Seysses-Muret un des plus grands centres pénitentiaires d’Europe. Depuis, nous avons élargi les objectifs de cet espace à la lutte contre la taule en général.

Plusieurs évènements ont déjà été organisés par l’assemblée - cantine, manif, ateliers d’écriture, discussions publiques, etc. - et on souhaite continuer en force cette année.

Nous nous sentons concernées de près ou de loin par la prison en tant que proches de personnes incarcérées, d’anciens taulard.es et personnes qui luttons contre la taule et son univers d’enfermement et d’humiliation.
L’idée est de se réunir pour porter des initiatives autonomes, sur des bases anticarcérales et anarchistes. Nous ne sommes ni un collectif ni un groupe politique en tant que tel mais bel est bien une assemblée ouverte où les compagnon.nes/toute personne peuvent venir porter des réflexions et des propositions d’organisation contre la taule, que ce soit par des discussions ou des propositions d’action.

On veut se donner de la force contre la taule qui pèse sur plein d’aspects de notre vie, ne pas se laisser abattre par la vengeance de l’état et tout faire pour enrayer cette machine répressive.

Parce que la prison constitue une torture qui isole et bousille le corps et l’esprit, quelles que soient les conditions, on ne veut pas que davantage de personnes soient enfermées, ni que quiconque soit enfermé tout simplement. On ne veut pas d’une société qui a besoin d’enfermer, d’humilier et de punir. On ne pense pas non plus que la justice pénale puisse résoudre ou réparer quoi que ce soit, ni que le droit ou la loi puissent changer quelque chose puisqu’ils produisent les moyens d’enfermement.

La logique punitive tue et blesse dans les chairs, les plus pauvres, les marginaux, celles et ceux qui sortent du rang, et elle ne rend service qu’à l’État et à ses intérêts capitalistes.

Aujourd’hui, on vous appelle à venir nous rencontrer, et peut être nous rejoindre pour lutter ensemble contre la taule.

RDV le mercredi 7 janvier à 18H30 au 1 impasse Lapujade, avec du goûter pour les plus téméraires ;)

Feu à la taule et l’état,
Ni barreau, ni frontière,
Liberté pour tous.tes

Pour toute question, demande de renseignement ou proposition, l’assemblée est joignable à l’adresse mail suivante :
aganticarcerale31@riseup.net

New York (USA) : Un compte rendu des Groupes anti-surveillance

Publié le 2025-12-29 10:33:11

never sleep / vendredi 26 décembre 2025

Un compte rendu des Groupes anti-surveillance de New York, division MTA

L’autre nuit, quelques ami.es sont allé.es désactiver un peu de ces fichues caméras de reconnaissance faciale que la MTA* a installées dans les stations de métro de la ville. C’était très facile, très rapide et très amusant ! Ces caméras sont connectées avec des câbles catégorie 6 (qui sont à basse tension et que tout le monde peut couper sans danger). Le câblage est encastré dans un conduit électrique qui est souvent fermé avec des joints de connexion qui peuvent être ouverts avec un tournevis, du coup vous n’avez pas besoin de rester près de la caméra pour la désactiver, il suffit d’ouvrir un des connecteurs et de couper. Yes !

Cela est juste une des manières d’embêter ces caméras. Nous espérons que des gens en essaieront d’autres. Un inconvénient de celle-ci est que les caméras sont encore intactes et semblent fonctionnelles aux passant.es, ce qui poussera encore les gens à réguler leur comportement en conséquence. Nous croyons que la surveillance a un effet psychologique paralysant, même sur des personnes qui ne feraient jamais rien d’illégal. Désactiver les caméras, nettoyer la ville, laisser tout le monde libre – il s’agit d’un service public.

Nous ne sommes pas sûr.es du calendrier d’entretien des caméras. Elles semblent avoir été installées par un prestataire externe et les travaux doivent être planifiés, il est donc concevable que cela puisse prendre un certain temps ou que, dans certains endroits, les efforts de réduction de la surveillance puissent suivre le rythme des travaux de réparation.

Il convient de noter que nous vivons un boom historique particulier de la surveillance. Bien sûr, les autorités ont toujours installé des infrastructures pour surveiller et contrôler les gens, mais les caméras n’ont pas toujours été si omniprésentes et elles ne le seront pas forcément pour toujours. Il y a quelques années, le MTA était un système qui, « prétendument » ou ostensiblement, avait des caméras de sécurité installées à différents endroits, mais elles étaient si rares que ce n’était pas vraiment quelque chose à laquelle les gens pensaient et beaucoup d’entre elles ne fonctionnaient apparemment pas. Nous pourrions y revenir à nouveau ! Malheureusement, nous voyons rarement les autorités démanteler volontairement leur propre infrastructure, mais elle tombe en panne tout le temps – toute seule ou avec de l’aide. <3

 

* Note d’Attaque : la Metropolitan Transportation Authority est l’entreprise qui gère les transports en commun de l’agglomeration de New York. Pour une affiche qui informe sur l’installation des caméras dotées de logiciels d’intelligence artificielle aux États-Unis, non seulement dans les transports publics, mais un peu partout, voir ici

Valbonne (Alpes-Maritimes) : Des miradors de chasse abattus

Publié le 2025-12-29 15:13:19

extrait de Nice Matin / vendredi 26 décembre 2025

Sur un sentier en lisière de la forêt communale de Valbonne, les miradors ne dominent plus la végétation. Ils sont désormais couchés au sol, disloqués. Ces grands postes d’observation en bois, installés pour sécuriser les battues aux sangliers, ont été visés à trois reprises. D’abord renversés. Puis, après avoir été scellés à nouveau dans le béton, littéralement arrachés.

« Ce n’est pas avec un simple coup de pied qu’on fait ça, commente Pierre Bouhelier, président de la société de chasse de Valbonne. Il fallait des outils, de la force. » Le ton est calme, mais l’exaspération est palpable.

Ces destructions, loin d’être anecdotiques pour les chasseurs locaux, cristallisent un malaise plus profond. Celui d’une défiance croissante à l’égard de la chasse, dans un territoire très fréquenté par les promeneurs, joggeurs, vététistes et familles. […]

La Barben (Bouches-du-Rhône) : Le parc à thèmes du châtelain réac a failli y passer

Publié le 2025-12-29 15:18:40

Le Figaro / dimanche 28 décembre 2025

Intrusion dans un château millénaire de Provence. Dans la nuit de samedi à dimanche, au moins deux individus ont forcé l’entrée du château fort de la Barben qui accueille depuis 5 ans le parc de loisirs historique du Rocher Mistral. Ce site, classé monument historique, propose des spectacles immersifs sur l’histoire de la Provence «de Daudet et Pagnol», explique au Figaro le président et propriétaire des lieux, Vianney d’Alançon*.

La nuit dernière, des rais de lumière sont apparus sur les écrans de vidéosurveillance de l’agent de sécurité du parc. Au moins deux individus avec des lampes torches étaient en train de taguer les murs d’un escalier et dans les sous-sols du château où ont lieu des «spectacles de déambulation». L’agent s’est immédiatement rendu sur place, mettant en fuite les malfrats.

«Quand il est arrivé, il s’est aperçu qu’ils avaient versé de l’essence partout sur le sol. L’odeur était tellement forte qu’il a craint un départ de feu et a tout aspergé avec l’extincteur», raconte Vianney d’Alançon. Il a également découvert des A cerclés, symbole anarchiste, tracés à la peinture noire.

Les vandales ne sont pas identifiables sur les images de vidéosurveillance. Le président du parc a déposé une plainte et le Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie (PSIG) est intervenu dans la nuit pour effectuer les premières constatations et sécuriser le domaine. «Ce n’est pas la première fois que notre parc est pris pour cible. Des militants d’extrême gauche ont déjà bloqué l’entrée de nos visiteurs pour des raisons qui nous dépassent», déplore Vianney d’Alançon persuadé que, cette fois-ci «ils ont passé une nouvelle étape et ont tenté de mettre le feu». L’enquête devra déterminer à qui ces dégradations peuvent être attribuées et pour quel motif.
En attendant, le président du site doit engager des travaux de restauration pour faire disparaître les traces de l’incident nocturne. Ces actes de vandalisme n’ont toutefois pas d’impact sur l’exploitation du parc, celui-ci étant fermé de novembre à avril.

Selon la Provence, même date : « Dans la nuit de samedi à dimanche, en effet, plusieurs individus ont été mis en fuite après avoir escaladé les remparts du château et tenté de mettre le feu au monument historique millénaire. […] « C’est insupportable, dénonce Vianney d’Alançon. Depuis plusieurs mois, nous sentons monter de la tension et ce qu’il s’est passé cette nuit est inadmissible« . Pour lui, les coupables ont signé leur méfait. La présence de tags siglés A, symbole de l’anarchisme ne fait aucun doute sur l’identité des malfrats : « l’ultragauche fait tout pour tenter de mettre des bâtons dans les roues du château, appuie le propriétaire du parc à thèmes. Ça fait cinq ans que nous subissons des pressions, que l’on a une opposition forte de l’ultragauche. Récemment, c’est le mouvement Extinction-rebellion qui était devant le château. Régulièrement, des tas de sable sont déversés devant nos parkings pour empêcher l’accès aux visiteurs. Nous sommes sur un projet de développement sur vingt ans et toutes ces actions n’ont qu’un but, nous retarder« . »

* NdAtt. : pur plus d’informations sur Vianney d’Alençon, lire ici.

ACAB on est parti.e !

Publié le 2025-12-29 15:23:13

Le 13 décembre, la Chapelle accueille l’ACAB Party organisée par le Secours Rouge de Toulouse. Au programme : une projection, des discussions, des trucs à vendre, de quoi manger. Bref une journée comme il s’en est passé des centaines depuis l’ouverture de ce lieu.



Sauf que la semaine avant cet événement, on voit des fafs de CNEWS en parler pendant 15 minutes, ça fait couler de l’encre aussi dans les journaux (Europe 1, le Parisien, nos amis de la Dépêche ...).

Et Moudenc ce charognard en campagne en profite pour tweeter à ce sujet, et prendre la défense de ses gentils petits toutous dont il espère sans doute les voix pour les municipales, les sales condés.
Rien d’étonnant jusque-là, lui qui a recruté à tour de bras, a foutu des cams partout, leur a donné tous les joujous qu’ils demandaient ...

En tout cas ce tapage a permis à la préfecture de mettre la pression sur l’évènement en postant des flics dans les rues aux alentours de la Chapelle : des gentes se font contrôler, les sacs sont fouillés. Puis un peu plus tard, les camions finissent par se casser et les personnes peuvent rentrer sans se faire contrôler.

On est un peu plus de 300 personnes, la Chapelle est blindée.
Et alors que la dernière discussion a commencé depuis à peine 20 minutes, discussion présentée par une sociologue abolitionniste pénale qui vient juste de nous dire qu’il faut un abolitionnisme de la police revolutionnaire, on nous annonce qu’un arrêté a été scotché devant la Chapelle et que les organisations prennent la décision d’annuler la suite de journée.

On assiste alors à une scène plus que lunaire, où 300 personnes se lèvent en criant « Tout le monde déteste la police ! », en pleine conférence sur « Comment abolir la police ? » et quittent les lieux face à cet arrêté.

En 10 minutes, la Chapelle est quasi vide. Les organisations viennent de se coucher face à un bout de papier qui interdit l’évènement depuis 13h alors qu’en plus il est 18h passé. Sans possibilité de discuter, sans possibilité de résister collectivement alors qu’on est des centaines, sans rien en fait ... Et Moudenc peux censurer des discussions politiques pépouze en restant sur son canap !

Parce que l’excuse de « c’est pour que les personnes ne se prennent pas d’amende qu’on a arreté l’évènement » en les foutant dans la rue où elles risquent justement de se faire mancher ne nous a pas convaincu. On pense plutôt que la mairie tient la Chapelle en faisant traîner le processus d’achat du lieu (qui lui appartient toujours) et que ça aurait été plus honnête de le présenter comme ça ...

Parce que caler le mot « révolutionnaire » à toutes les phrases ne fait pas qu’on le soit ... C’est les pratiques qui comptent, et se coucher face à un arrêté sans rien essayer alors qu’on avait le rapport de force ne nous semble pas tout à fait cohérent avec le discours tenu par le Secours Rouge

Parce qu’on se doute que stopper un évènement suite à un arrêté, ça laisse à penser que ça se reproduira vu l’efficacité que ce bout de papier a eu, et que la Chapelle acceptera à nouveau cette décision sans broncher.

Parce que pour nous ACAB signifie quelque chose politiquement, c’est un cri mondial de ralliement contre cette police qui nous oppresse et pas juste un super logo à mettre sur tous les goodies vendu à prix fixe à des cool kids.

Parce qu’avoir une énorme banderolle ACAB et des voitures de police en feu en déco ne fait pas tout.

On a eu envie de vomir ce texte.

ACABisous et joyeux 1312 !

Recherches collectives sur l'industrie de l'armement à Toulouse

Publié le 2025-12-30 08:30:39

En réponse à cet appel :

Cartographions l’industrie de l’armement dans la région de Toulouse !

on propose de se retrouver le jeudi 15 janvier, de 14 à 17h, au squat de l’Impasse (1 impasse Lapujade), pour trouver des infos sur les entreprises, start up, laboratoires, écoles, etc. qui se font de la thune sur la guerre !

On a déjà fait 2 sessions de recherches, on a bien avancé et on continue ! (Tu peux bien sûr venir même si t’étais pas là les dernières fois !)

C’est cool de ramener un ordi ou autre pour pouvoir faire des recherches sur internet.

Caen : un nouveau conte de Noël

Publié le 2025-12-31 08:24:26

Réponse caennaise à un doux poème saint-lois.



Il était une fois, par une nuit froide et sèche du mois de décembre, alors que seul le souffle du vent dans les nuages semblait pouvoir perturber le silence urbain, l’histoire étrange d’une fée que la lumière de la lune empêchait de dormir.

Dans sa mansarde de l’est caennais, à la bougie, elle lisait des poèmes pour rêver sans dormir et passer le temps. La cire s’écoulait et la flamme des bougies ondulait à cause du courant d’air se glissant par la fenêtre entre-ouverte.

Alors qu’elle lisait un doux poème saint-lois, elle entendit soudain au loin dans la rue un chant mélodieux. Elle ne parvenait pas à distinguer les paroles de cette chanson qui lui semblait familière. S’approchant de la fenêtre, elle remarqua que le chant s’interrompait parfois, et qu’alors, des fracas de verre se faisaient entendre ! Intriguée, elle sortie dans la nuit à la recherche de la créature chantante… sur son chemin, elle découvrit des panneaux publicitaires d’abribus en mille morceaux scintillants. Un, puis deux, puis trois, puis cinq, puis dix, et encore d’autres, ça et là. Quel mystère, mais quelle belle surprise ! Elle que cette chère Surconsommation avait rendue si triste et résignée ne pouvait que se réjouir de voir à terre ces symboles marchands. « Que de poésie libératrice dans ces éclats de verre », se dit-elle.

Soudain, au détour d’une avenue, le chant se fit plus fort. La créature venait par là ! La fée se cacha derrière une poubelle et découvrit alors un petit lutin qui chantait à tue-tête :

« Ôooo douce nuit, ôoooo belle nuit,
Daaaans la ville, jeeeee revis,
Taaaa noirceur accueillante me protège,
Jeeee casserai même s’il vente même s’il neige,
Les panneauuux Clear Channeee-eeel
A bas l’usine et noëeeel ! »

Et le lutin disparut après avoir détruit un énième panneau.

Une fois rentrée dans sa mansarde, elle se dit : « ce lutin vit sur une drôle de planète, il ne sait donc pas qu’on ne dit plus Clear Channel mais Cityz Media ? C’est pas pire pas mieux que JC Decaux, mais à Caen, pour la publicité dans l’espace public, c’est cette grande firme qui a remporté le marché. Le marché de noël hahaha hohoho » « il faut que je le retrouve pour tirer cette affaire au clair… foi de fée, une nuit prochaine, moi aussi je détruirais des vitres en chantant, pour faire rappliquer le lutin et déverser ma rage contre cette chère Surconsommation ! »

Caen, décembre 2025