En solidarité avec les camarades et contre la répression, on vous invite à la Relâche* du lundi 5 janvier 2026, pour une cantine végétalienne à prix libre, entre 19h et 22h à La Chapelle (36 rue danielle casanova - Metro canal du midi ou compans cafarelli)
L’affaire du 8 décembre 2020 est une opération antiterroriste commanditée par le Ministère de l’Intérieur contre des militant·es désigné·es par ce dernier comme des « activistes d’ultragauche » et mis·es en examen pour « association de malfaiteurs terroristes ».
La DGSI, accompagnée d’unités de polices militarisées (GAO, RAID), a procédé à l’arrestation de neufs personnes aux quatre coins de la France – que nous réunissons sous la bannière « libertaires », aux engagements politiques divers, à Toulouse, Rennes, en région parisienne, en Dordogne,..
Ces neuf personnes ne se connaissent pas toutes. Certaines ne s’étaient côtoyées qu’une fois dans leur vie (pendant le confinement). Mais toutes avaient comme point commun une personne, ciblée par la DGSI depuis son retour du Rojava en 2018 où il était engagé auprès des forces de protection kurdes.
A l’issue des garde-à-vue, 7 sont inculpées et 5 d’entre elles sont placées en détention provisoire tandis que l’instruction est toujours en cours. 3 autres seront arrêtées plus tard, mais pas inculpées.
En prison, il y aura eu 1 mise à l’isolement, des fouilles à nu, des interrogatoires interminables, des refus de soin, des galères d’accès aux colis, cantine, courrier, etc.. Les remises en "liberté" se font au compte-goutte avec des contrôles judiciaires très stricts. L’un d’entre eux a réussi à sortir d’un isolement carcéral de 16 mois après une grève de la faim de 36 jours, avant de terminer sa détention sous bracelet électronique.
Pour finir, en décembre 2024, c’est un total de près de 150 000e de frais comprenant le paiement des avocat.es, la préparation des colis en prison (habits, revues, livres), la thune pour cantiner, puis tous les frais et les déplacements des soutiens.
Mais ce sont surtout les séquelles physiques et psychologiques, le mépris, les menaces, les pressions, des relations durablement affectées, la surveillance continue...
Au premier procès, qui dura un mois, en octobre 2023, tous.tes sont reconnu.es coupables d’« association de malfaiteurs terroriste » et trois d’entre-elleux de « refus de communiquer ses conventions de déchiffrement ».
Les condamnations vont de 2 ans avec sursis à 5 ans de prison dont la moitié avec sursis probatoire, ce qui fait qu’au vue des peines déjà effectuées, les inculpé.es ne retournent pas en prison (toutes les peines étant aménageables et la probation ressemble fort à la poursuite du contrôle judiciaire : rdv SPIP, suivi addicto, psy, obligation de résidence, obligation de travail, et donc la menace de faire tomber le sursis en cas de manquement).
Pour 6 d’entre elleux une inscription au FIJAIT (Fichier des auteurs d’infraction terroriste) : contrôle des déplacements à l’étranger, pointage, justification de domicile tous les 3 mois et interdiction de travailler dans certains domaines (santé, fonctionnaire, animation...).
Sur les 7 condamné.es, 6 font appel du rendu du procès, l’audience aura lieu du 4 au 22 mai 2026, à la cour d’appel de Paris.
Plus d’informations sur l’appel ici : https://soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org/post/2025/10/05/le-proces-en-appel-du-8-12-approche/
Soutenir les inculpé.es du 8/12 ce n’est pas seulement les soutenir individuellement, c’est surtout lutter contre la répression de toustes. En effet, l’État et l’exécutif attendent beaucoup de ce verdict. Si la caractérisation de terrorisme était validée au cours de l’appel, cela offrirait une jurisprudence inédite pour réprimer les opposant.es au régime. Des personnes ne se connaissant pas toutes et sans projet commun pourraient alors facilement être considérées comme terroristes sans que l’État ait besoin de tenter une dissolution du groupe. Il pourrait envoyer les membres de ces groupes d’opposant.es directement en prison sous l’accusation d’association de malfaiteurs à caractère terroriste…
En solidarité avec les camarades et contre la répression, on vous invite à la Relâche* du lundi 5 janvier 2026, pour une cantine végétalienne à prix libre, entre 19h et 22h à La Chapelle (36 rue danielle casanova - Metro canal du midi ou compans cafarelli)
Sur place, présence d’un infokiosque sur l’affaire, jus de pomme et cidre artisanal en soutien aux inculpé.es et quelques livres Anticiper le bruit sec des verrous - lettres de l’isolement de Libre Flot -> https://soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org/post/2025/04/20/sortie-du-livre-anticiper-le-bruit-sec-des-verrous-de-libre-flot-aux-editions-du-bout-de-la-ville/
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